Disclaimer : l'univers ainsi que les personnages appartiennent à JK Rowling et je n'y gagne rien.
Chapitre 8 : La Préfète
Ce matin-là, Alix, Aliénor et Suzy étaient folles de joie. Elles adoraient Halloween. Elles se faisaient déjà une joie du festin qui aurait lieu le soir-même.
-Tu as vu les citrouilles d'Hagrid ? s'exclama Aliénor, encore plus monstrueuses que l'an passé !
-Oui, gloussa Suzanne, et il paraît que McGo va les transformer en mini calèches et Flitwick les ensorceler pour nous transporter deux par deux, dans la Grande Salle et les jardins. Qui vas-tu inviter dans ta calèche Alix ? demanda Aliénor avec un clin d'œil.
-Comment ça qui je vais inviter ? émergea Alix, plongée dans ses pensées. Je ne vais inviter personne. Je suis Préfète et je...
-Et tu peux aussi t'amuser ! Ne soit pas rabat-joie ! Allez ça va être cool.
Alix sourit.
-Oui ça va être cool, vous avez raison, c'est toujours très réussi Halloween au château. Et on mange très bien aussi, j'ai hâte. Il paraît que les Bizarr' Sisters reviennent au château cette année !
Elles pénétrèrent en bavardant gaiement dans la Grande Salle.
Elles s'assirent à la table des Poufsouffle, et tandis qu'Aliénor reluquait la nuque du fils Potter installé à la table des Serpentard, Suzy, elle, remplissait déjà son bol.
Alix aimait, le matin, observer les arrivées des élèves, et surtout la table des professeurs. Hagrid était en grande conversation avec le Professeur Londubat qui riait à gorge déployée, manquant se prendre un coup dans le nez, suite aux grands gestes désordonnés d'Hagrid.
Le Professeur McGonagall parlait avec le Professeur Flitwick, ce dernier semblant lui expliquer un sortilège particulièrement complexe de sa petite voix flûtée.
Quant au Professeur Slughorn, il exhibait de ses poches quelques vieilles photo sous le regard amusé et mystique du Professeur Trelawney.
Gilderoy Lockhart confiturait consciencieusement un pancake et le déposa avec un petit sourire dans l'assiette du Professeur Rogue qui le remercia en posant nonchalamment une main sur le bras de Lockhart, tout en la retirant dans la demi seconde qui suivit semblant se souvenir où il se trouvait. Il lança alors à la ronde un regard noir, et Alix détourna les yeux, se retenant de rire, pour regarder de nouveau la porte d'entrée, évitant ainsi le courroux de son professeur.
Elle vit ainsi arriver Hermione, de son pas tranquille. Elle ne la connaissait pas plus que ça, mais elle aimait bien cette gosse. En fait, elle se reconnaissait en elle, à son arrivée à Poudlard, un peu trop sûre d'elle, un peu trop intello. Mais Alix savait par expérience que cette jeune Hermione apprendrait avec le temps, et serait de toute façon une excellente élève. Quoiqu'en disaient les autres, Alix se disait qu'Hermione avait nécessairement quelque chose d'exceptionnel si ce qu'elle racontait était vrai, à savoir qu'elle avait hérité de l'oiseau de Dumbledore. Les Gryffondor criaient haut et fort qu'elle mentait, parce que Fumseck aurait forcément choisi un Lion pour nouveau maître, comme l'était l'ancien, et qu'il avait aidé un Gryffondor dans la Chambre des Secrets. Les Serpentard non plus n'y croyaient pas, mais plus par jalousie. Qui ne rêvait pas d'avoir un Phœnix ? Alix imaginait bien Scorpius se pavaner avec l'oiseau sur son épaule. Seuls le fils Potter et ses amis proches semblaient y croire. Chez les Serdaigle, personne ne doutait que ce fut faux, chacun ayant une théorie sur la question. Et chez les Poufsouffle, les avis étaient partagés. Mais Alix la croyait. Elle sentait que ce Phœnix était différent, qu'il était ici comme chez lui il se posait sur l'épaule de certains professeurs sans crainte, comme s'il les connaissait depuis toujours.
Alors quand Hermione avait posé le Choixpeau sur sa tête à cette rentrée, Alix était revenue quatre ans en arrière, et elle se revit elle-même, assise sur ce même tabouret, avec ce truc miteux sur sa tête qui lui parlait à l'oreille. Alix savait qu'il voyait en elle une Serdaigle, mais elle en avait assez des énigmes, des discussions à n'en plus finir sur la théorie de l'œuf, des conversations animées autour de la table familiale, elle voulait juste que l'on laisse son cerveau en paix, fonctionner au rythme qu'elle voulait. Toute sa famille était passée par Serdaigle, jusqu'à ses arrières grands-parents. Alors le Choixpeau cria :
Poufsouffle ! Et avec un grand sourire, elle rejoignit ses nouveaux camarades. Sa mère avait été déçue, mais son père lui avait dit qu'il était fier d'elle, quelle que soit la Maison où elle ferait ses études.
Bien sûr, quand elle rentrait pour les vacances, son grand frère la charriait régulièrement l'été quand elle retrouvait ses cousins, elle avait le droit à des blagues vaseuses, mais cela la faisait plus sourire qu'autre chose. Mais cet été-là, quand elle reçut son badge de Préfète, personne ne rit. Tout le monde en eut le souffle coupé. Alix était la première de sa grande famille à recevoir un badge de Préfet.
-Pourquoi tu as un sourire béat ? lui demanda, narquoise, Aliénor.
Alors qu'elle s'apprêtait à répondre, Alix sentit ses cheveux se décoller, comme si elle se trouvait en plein vent. Elle leva la tête, et ne vit qu'un beau ciel bleu, et aucun hibou ni aucune chouette arriver.
Par contre elle remarqua l'air inquiet des Professeurs.
