Chapitre 7
Il faut rester zen.


James se réveillait de son état comateux, peu à peu. Il se rappelait avoir pris cette fichue potion, de s'être dit qu'un aussi bon goût ne pouvait que cacher une chose affreuse, et il n'avait pas tardé à comprendre que ses craintes étaient fondées quand il s'était mis à dire des phrases qu'il n'aurait jamais dites en temps normal. Heureusement, dans un élan de « solidarité », ses amis avaient préféré le laisser seul dans son délire, plutôt que d'entendre chacune des choses qu'il allait dire et s'en servir ensuite contre lui.

Mais maintenant, il se rappelait de tout ce qu'il avait dit et, en plus, son état ressemblait de près à celui qu'il avait le lendemain d'une soirée de beuverie, c'est-à-dire pas glorieux.

- Saluuuuuut ! tonitrua Sirius en entrant dans la pièce.

Aussitôt, James grimaça et lui envoya un regard assassin.

- Quand est-ce que tu auras des manières ? pesta-t-il.

Sans se démonter parce qu'il avait l'habitude du mauvais caractère de James, Sirius entra dans la pièce, un petit-déjeuner dans un sachet sous le bras, et un journal dépassant de sa poche de manteau.

- Je vois que ton sale caractère est de retour. Je me disais aussi qu'hier, tu étais presque supportable, se moqua-t-il.

- Tu veux pas te taire ? grommela James en fermant les yeux.

Sirius leva les yeux au ciel, sans que James ne le remarque, heureusement pour lui.

- C'est dingue, le James désagréable ne me manquait pas…

James ne répondit rien, gardant les yeux fermés, dans une vaine tentative de faire comprendre à son meilleur ami qu'il n'était pas le bienvenu. Quand il comprit que c'était peine perdue, il soupira et rouvrit les yeux.

- Qu'est-ce que tu fiches là ?

- Je ne travaille pas aujourd'hui, mais Alicia, si. D'ailleurs, elle veut te rencontrer. Elle a déjà rencontré Peter et Remus. Enfin, rencontré… Ils se sont croisés dans la cuisine au petit-déj', alors que les gars étaient venus me voler à manger. Entre nous, il faut vraiment qu'ils apprennent à faire des courses avant de n'avoir rien d'autre dans leurs placards que des patacitrouilles. Enfin, ils se sont déjà tous vus. Une rencontre assez gênante pour elle, d'ailleurs, vu sa tenue ! s'esclaffa Sirius. Elle n'a pas encore l'habitude de voir mes amis débarquer à n'importe quel moment de la journée… Bref, je suis venu petit-déjeuner ici, parce que Peter, lui, travaille, et que Remus doit aller voir son père. D'ailleurs, il y allait comme s'il allait à un enterrement, précisa Sirius en roulant des yeux. Oh, et je suis venu avec Sorcières Hebdos, parce qu'il y a un article sur le gala de charité de l'hôpital d'hier soir, et je suis sûr que cela va t'intéresser.

- J'en doute, rétorqua aussitôt James. Au cas où tu l'aurais oublié, je n'y étais même pas.

Sirius leva les yeux au ciel.

- T'es si bête que ça, ou tu fais des efforts aujourd'hui ? Gala de l'hôpital où tu te trouves actuellement… Tu pensais vraiment qu'aucun journaliste ne réussirait à faire un lien entre toi et ce gala ? Sachant que ton Médicomage et ta mère s'y trouvaient, surtout… Je te jure, une vraie mine d'or et d'insanités, cet article. Ça a le mérite de faire rire… et de confirmer ma théorie quant à miss Evans et son cher collègue monsieur White ! continua Sirius avec un clin d'œil. Alors, je te le lis ?

James haussa les épaules. Il n'avait pas le droit de bouger avant ce soir, dix-huit heures, alors autant passer le temps en lisant un article sans intérêt. Il pourrait au moins se plaindre de l'imbécilité des journalistes, et de leurs stupides théories.

- Bon, alors, t'es prêt ? demanda Sirius en s'installant sur un fauteuil.

James haussa les épaules.

- Je vais prendre cela pour un oui, afin de ne pas être vexé d'un aussi grand manque d'intérêt. Déjà, pour te mettre dans l'ambiance, l'article est intitulé « L'hôpital de l'amour », ricana Sirius. Un jour, il faudra que je regarde si ce journal a déjà écrit un seul article sans qu'il n'y ait un lien avec une histoire de cœur, parce que, franchement, je crois qu'ils ne font que ça…

- Que veux-tu que je te dise ? Cela se vend !

Sirius prit le temps de réfléchir à ce que venait de dire James, avant de hocher la tête. C'était vrai, ça se vendait.

- Bon alors, ensuite… Oh, oh, que de potins en perspective ! se réjouit Sirius. « Hier soir avait lieu le gala de charité annuel de l'hôpital Ste Mangouste, l'unique établissement de santé public de Londres. De nombreuses personnalités s'y sont rendues, et les dons ont été, une année encore, plus généreux que ce que les sorciers donnent à d'autres établissements publics. Mais les regards ne se sont pas tournés uniquement vers les personnalités présentes – dont le Premier Ministre de la Magie, dont la femme était souffrante et n'a pas pu faire le déplacement, ou le Président du Magenmagot. Les regards se sont rapidement dirigés vers la nouvelle figure de l'hôpital, LA Médicomage Lily Evans.

Outre le fait que cette jeune femme de vingt-sept ans ait été nommée Médicomage de l'année, elle est l'unique femme occupant ce poste à Ste Mangouste. D'après ses propres paroles : « Ce métier n'est pas celui vers lequel se dirigent les femmes qui veulent travailler dans le domaine de la santé. Il est réputé pour être un métier entièrement masculin, et rares sont les femmes qui se risquent dans la formation, sachant que beaucoup de conseillers d'orientation les découragent à se lancer dans cette voie. ».

Mais miss Evans ne nous intéresse pas uniquement pour être une pionnière dans ce métier. Non, ce qui nous intéresse avant tout, c'est le patient plus que célèbre dont elle a à s'occuper actuellement. Le célèbre attrapeur de l'équipe nationale d'Angleterre, James Potter, est actuellement hospitalisé à l'hôpital Ste Mangouste. D'abord venu pour soigner une blessure due à une bagarre dans un bar, il s'y trouve encore, alors que le reste de l'équipe a, quant à elle, pu retourner dans son quartier général. Beaucoup de nos lectrices, connaissant les charmes de monsieur Potter, se sont aventurées à dire que miss Evans, malgré son professionnalisme évident, n'a pas su résister à l'aura de ce cher attrapeur. Toutefois, la principale intéressée reste discrète là-dessus : « Monsieur Potter est mon patient, point. Si je devais qualifier nos relations d'une façon autre que patient-Guérisseur, je ne dirais rien de plus qu'un simple « connaissance ». Vous pourrez dire à vos lectrices que monsieur Potter est libre comme l'air… »

Cette déclaration nous fait nous demander si elle a eu des informations de l'attrapeur lui-même concernant ses amours. Ce à quoi elle s'est contentée d'un haussement d'épaules : « Je n'en ai pas la moindre idée. Nous parlons surtout de sujets médicaux, puisqu'il est ici pour soigner ses blessures. Et si vous avez d'autres questions à propos de la vie amoureuse de monsieur Potter, je vous propose d'aller les lui poser lui-même… Ah mais non, suis-je bête, vous n'avez pas accès aux couloirs de l'hôpital… »

Après cette remarque non dénuée d'ironie, nous avons donc décidé de nous pencher sur le sujet de l'hospitalisation de monsieur Potter, justement. C'est un mur de pierre que nous avons alors rencontré : « Je ne suis pas dans la mesure de pouvoir vous donner ce genre de renseignements. Monsieur Potter lui-même, ou bien sa famille, peut vous répondre s'il le souhaite. Sinon… secret médical ! »

Miss Evans s'est ensuite excusée, allant rejoindre son cavalier, un charmant Médicomage répondant au nom d'Andy White qui, en nous voyant, a tôt fait de s'exclamer : « Ne suis-je pas chanceux d'avoir la plus célèbre et la plus jolie Médicomage à mes côtés pour cette soirée ? ». Une question légitime s'est posée en voyant les liens évidents qui unissent ces deux personnes : seraient-ils amants, ou plus ? Aucun n'a voulu répondre à cette affirmation, mais nous avons dans l'idée que miss Evans fait chavirer bien des cœurs dans cet établissement…

Surtout que son assurance à nous répondre « non » quant à son amitié – voire plus – avec James Potter a été plus qu'ébranlée lorsqu'il fut mis en évidence qu'elle entretenait une relation plus que cordiale avec madame Potter, la mère de notre attrapeur favori. Les deux femmes ont en effet terminé la soirée ensemble, discutant, riant, et buvant plus d'un verre ensemble. De toute évidence, madame Potter est déjà assez à l'aise avec la Médicomage de son fils pour passer de nombreuses heures en sa compagnie… Démonterait-elle l'image de la belle-mère acariâtre ? Quant au beau-père, aucune trace…

Sirius referma le journal, riant aux larmes.

- Merlin, la belle-mère et le beau-père… Tu m'avais caché ta relation avec Evans !

James se renfrogna.

- Génial… Va falloir que j'écrive une lettre à Sorcières Hebdos pour démentir tout ça, sinon, ça va atteindre des proportions gigantesques !

Sirius hocha la tête, gravement, avant de retrouver son air espiègle.

- Et ta Guérisseuse-fiancée, tu l'as vue ? se moqua-t-il.

James lui lança un regard noir.

- Non, mais c'est juste pour savoir ce qu'elle en pense, elle, se justifia Sirius.

- Non, soupira James. Je ne l'ai pas vue. C'est son étudiant, pas Stevenson, mais O'Mar, qui est passé. Pas sympa, celui-ci. Enfin… si, il est très sympa, mais pas futé plutôt. J'ai cru qu'il n'avait jamais vu de célébrités avant aujourd'hui.

- C'est peut-être le cas, lui fit remarquer Sirius.

- En tout cas, il se comportait comme un incapable. Il n'a pas arrêté de me demander comment j'allais, s'il ne me faisait pas mal, et tout le reste. Je te jure, une horreur !

- Merlin, on t'a changé ! s'exclama Sirius en le pointant du doigt comme s'il le découvrait pour la première fois.

- De quoi est-ce que tu parles ? s'enquit James sans rien y comprendre.

- Tu n'as pas apprécié que quelqu'un fasse des manières devant toi ! Depuis quand t'es comme ça ? Heureusement qu'elle t'a gardé ici, finalement, la Médicomage Evans, parce que je crois que ton cerveau est atteint de la maladie la plus dangereuse qu'il soit : la modestie chronique ! Cette maladie n'est pas du tout compatible avec tes gênes, elle risque de te tuer !

L'air horrifié et dramatique de Sirius ne fit pas rire un seul instant James qui, au contraire, se renfrogna et le fusilla du regard, jusqu'à ce que Sirius se calme.

- Hum. Désolé, murmura le brun, penaud tout à coup.

- C'est toi qu'il faudrait faire soigner, grommela James.

- Ils ont essayé, affirma Sirius. Ils sont devenus fous au bout de cinq minutes !

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Lily marchait dans les couloirs du cinquième étage, ressortant tout juste de la chambre d'Ethan Wayne et, pour la première fois depuis le moment où elle avait commencé à s'occuper de ce garçon, elle souriait franchement. Il était en bonne voie de guérison et, normalement, si aucune mauvaise surprise ne pointait le bout de son nez, le garçon pourrait bientôt rentrer chez lui et suivre son traitement à sa maison. Peut-être même pourrait-il apprendre à voler, un jour, ce qui était son vœu le plus cher. Cette nouvelle ne pouvait que la réjouir, et lui faisait même oublier sa fatigue, sa colère contre Rainbow, contre les autres employés et, plus principalement, contre cet imbécile d'O'Mar qui avait changé l'ordre des visites des patients parce qu'il préférait commencer par l'étage le plus proche de la cafétéria. Rien que pour cela, elle l'avait envoyé au premier, s'occuper des blessures les plus simples… et habituellement réservées aux infirmiers. Ils avaient pas idée, à l'école de Médicomagie, de leur envoyer des incapables de ce genre…

Elle arrêta le cours de ses pensées – qui s'était égaré sur les possibilités lui restant pour récupérer ses trop nombreuses heures de sommeil en retard tout en faisant en sorte que Rainbow ne soit pas mis au courant, ni aucun des Guérisseurs qui pourraient vouloir la voir renvoyée – quand elle entendit de légers sanglots, ponctués de reniflements. Détestant les pleurs, mais détestant encore plus ne rien faire pour consoler les gens, elle se dirigea machinalement vers la source du bruit, se demandant qui cela pouvait bien être. Le proche d'un patient qu'on n'avait pas pu aider, un étudiant craquant sous la pression ?

Finalement, ce n'était pas ce type de personnes qu'elle trouva, avachi dans un coin. C'était l'infirmière qu'elle préférait le plus – bien qu'elle ait un gros défaut, celui de s'entendre avec Church – qui, en entendant le bruit de pas, tenta tant bien que mal de se relever et de s'essuyer les yeux dans sa manche. Mais c'était peine perdue. Lily l'avait déjà vue et avait laissé tomber ses dossiers pour venir la consoler.

- Brenda ! Brenda, qu'est-ce qui se passe ?

- Rie… Rien, hoqueta difficilement l'infirmière.

Lily fronça les sourcils, puis décida qu'il serait temps de poser les questions lorsqu'elle aurait réussi à calmer la femme dans ses bras, qui se laissait aller contre son épaule alors que jamais elle ne l'avait vue craquer. Et pourtant, elle l'avait vue enchaîner des gardes à des heures pas possibles, surtout pour une mère de trois enfants dont le mari n'était pas souvent à la maison, pour ne pas dire qu'il était tout le temps absent.

- Brenda, reprit Lily une fois que l'infirmière eut retrouvé la dignité qui la caractérisait, dis-moi ce qui se passe.

La femme secoua la tête, se mordant les lèvres comme pour empêcher les larmes de revenir. Puis, animée d'une volonté nouvelle, elle redressa la tête et regarda Lily droit dans les yeux.

- Trouvez-vous que je sois une bonne infirmière ?

La Médicomage eut un instant d'hésitation, avant de répondre franchement, bien que ne comprenant pas le sens de la question.

- Oui. Oui, t'es une des meilleures de cet hôpital.

Elle réfléchit à nouveau, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres.

- T'es même la meilleure, Brenda.

L'infirmière hocha sèchement la tête.

- Très bien. Alors, est-ce que vous pourriez m'écrire une lettre de recommandation ?

- Oui, bien sûr, je peux…

Lily se stoppa net, ouvrant de grands yeux.

- Tu veux quitter l'hôpital ?!

- Bien sûr que non ! rétorqua vertement Brenda. Mais Rainbow ne m'en laisse pas le choix, et une seule lettre de recommandation de la part de Church ne sera pas assez. Je veux mettre toutes les chances de mon côté, et une lettre de votre part, la Guérisseuse de l'année de l'hôpital Ste Mangouste, m'aidera grandement à obtenir un nouveau poste.

Abasourdie, Lily ne savait pas quoi dire. Les infirmières tournaient beaucoup dans cet hôpital, mais c'était surtout chez les jeunes que se faisaient les allées et venues, et elle pensait alors que c'était parce qu'elles trouvaient mieux ailleurs, ou qu'elles comprenaient que le métier était très physique, et pas pour elles, finalement. Brenda, par contre, ne pestait jamais contre la charge de travail, elle n'avait jamais fait aucune faute professionnelle, et il n'y avait pas plus compréhensive avec les patients. Alors pourquoi serait-elle renvoyée ?

- Brenda, je ne comprends rien à cette histoire, lui avoua Lily.

- Moi non plus, je ne comprends pas, avoua l'infirmière. Enfin, si, je comprends beaucoup de choses, plutôt… Il m'a demandé de quitter l'hôpital le plus rapidement possible. Il ne veut pas que je sois trop vue dans les couloirs, à présent. Je venais juste récupérer mes affaires quand j'ai…

Quand elle avait craqué, comprit Lily. Un élan de rage monta en elle. Comment Rainbow osait-il renvoyer des infirmières dont le travail était apprécié de tous ? Comment pouvait-il autant abuser de son pouvoir de directeur d'hôpital ? Oh, elle n'allait pas le laisser faire. Rainbow allait l'entendre hurler, et, plus, il ne serait pas le seul à l'entendre hurler.

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S'il y avait bien une chose que Lily avait retenu des années où elle avait vécu avec sa sœur, à l'époque où les deux sœurs s'entendaient presque bien parce qu'un certain Vernon Dursley n'avait pas encore fait irruption dans la vie de l'aînée, s'immisçant dans leurs relations sororales et laissant derrière lui un carnage pas possible, c'est que lorsque l'on veut se faire entendre, il faut hurler, et dans une salle où se trouvait des tas d'autres personnes. Ainsi, le réfectoire étant rempli comme jamais, et ce l'unique jour où Rainbow faisait une apparition au milieu de ses semblables pour leur rappeler qu'il leur était supérieur mais qu'il leur faisait l'honneur de poser à leurs côtés de temps à autre.

Elle détestait cette petite comédie qu'il jouait chaque semaine et, en général, Andy et elle évitaient la cafétéria ce jour-là. Mais là, passablement énervée, elle s'y dirigeait et avait arraché Andy à sa discussion avec un étudiant pour l'entraîner à sa suite.

- Lily, tu sais qu'on va croiser Rainbow si on va à la cafétéria ? s'enquit Andy en voyant la direction qu'ils prenaient.

- C'est exactement ce que je veux : croiser Rainbow, siffla-t-elle.

Andy leva les yeux au ciel, se disant qu'il aurait mieux fait, lorsqu'il avait rencontré Lily Evans, de partir en courant et de ne pas tenter de devenir son ami. Malheureusement, c'était trop tard à présent, et il allait être au premier rang pour voir et entendre. Il tenta tout de même de dérider l'atmosphère.

- Au fait, tu as lu les magazines du jour ? Féminins, je veux dire ?

- J'ai pas le temps de dormir, quand veux-tu que je trouve le temps de lire des torchons pareils ? rétorqua-t-elle méchamment.

Il se tut. Il aurait dû le savoir que ce n'était pas une bonne idée que de lui parler, vu comme elle paraissait énervée.

Alors, prenant son mal en patience – ils arrivaient bientôt à la cafétéria – il se demanda ce qui pouvait bien la mettre tellement en colère. Peut-être que Rainbow avait reparlé de renvoyer Ethan Wayne chez lui avant que son traitement ne soit prêt pour être appliqué à la maison. Ou alors, peut-être que l'étudiant O'Mar, dont elle devait supporter le caractère pas toujours commode, avait encore fait une bourde. Ou bien, peut-être qu'elle en avait marre d'attendre indéfiniment l'augmentation que Rainbow leur promettait à tous les deux depuis déjà des mois, et qu'ils attendaient toujours.

Il penchait pour la dernière hypothèse quand, une fois arrivés dans le réfectoire, elle lui lâcha le bras et se dirigea rapidement vers Rainbow, déjeunant avec des infirmiers, riant avec eux.

- Ah, vous riez avec eux, à présent ? l'agressa-t-elle immédiatement. Vous riez à propos du renvoi de Brenda Lee, ou vous ne leur avez pas encore parlé de ce renvoi ? Non parce qu'après cette annonce, il est possible que vous ne soyez plus autant apprécié que maintenant, hein. Qu'est-ce que Brenda a bien pu faire pour mériter son renvoi ? Qu'est-ce qui a justifié ce renvoi, par Merlin ? C'était certainement la meilleure infirmière de cet hôpital, et je crois que vous allez avoir beaucoup de mal à la remplacer !

Le silence se fit dans la cafétéria, tandis que Rainbow, légèrement plus pâle, se leva de son siège et s'approcha de Lily. Il la prit par les épaules, comme pour lui parler en tête à tête, mais elle se dégagea rapidement.

- Ne jouez pas le coup de la sympathie avec moi, ça ne fonctionnera pas ! s'énerva-t-elle en reculant de quelques pas. Pourquoi est-ce que vous renvoyez l'employée qui mérite le moins de l'être ? Non parce que si c'est une histoire de restriction budgétaire, ou je ne sais quoi, je peux vous affirmer que je peux vous donner le nom de beaucoup d'infirmiers qui n'ont pas leur place ici ! On peut trouver ceux qui n'ont pas les talents requis pour ce travail !

- Docteur Evans ! Voulez-vous vous calmer ? Si j'ai dû me séparer de Brenda Lee, ce n'est pas de gaité de cœur. Plusieurs facteurs sont à prendre en compte, et je peux vous assurer que la décision a été mûrement réfléchie. La raison…

Elle émit un drôle de ricanement, croisa les bras sur sa poitrine.

- La raison ? Oui, j'aimerais beaucoup la connaître, votre fameuse raison, parce que je suis à peu près sure qu'elle n'est pas valable !

Rainbow la toisa un moment. Elle ne se démonta pas, loin de là. Déjà que tous, ils bossaient beaucoup trop, si en plus on leur ôtait des effectifs, ils n'allaient jamais s'en sortir.

- Miss Lee était de garde la nuit précédente et elle s'est endormie. On avait besoin d'elle à ce moment-là, et lorsque l'on a découvert qu'elle dormait, il a été normal qu'elle soit renvoyée, dit-il avec un sourire en coin narquois.

Lily haussa un sourcil.

- Qui l'a trouvée ?

- Moi, répondit Rainbow.

Elle ricana.

- Un peu facile, vous ne trouvez pas ?

- Seriez-vous en train de me traiter de menteur ?! s'énerva le directeur de l'hôpital.

- Je dis simplement que c'est étrange que vous soyez le seul témoin de cette scène ! Depuis des années qu'elle travaille ici, avec moi et avec d'autres Guérisseurs, elle a toujours répondu dans la seconde lorsqu'on a eu besoin d'elle ! Jamais il n'y a eu aucune plainte, les patients l'adorent, et là, du jour au lendemain, elle aurait commis l'irréparable ?! Oh, non, j'ai compris en fait ! C'est pour assouvir votre besoin de supériorité, pour vous prouver que vous êtes le meilleur de cet hôpital, et qu'il vous suffit de claquer des doigts pour renvoyer qui vous voulez ! Oui, c'est ça en fait le but de la manœuvre : rappeler à tout le monde que vous êtes le chef !

Elle ricana.

- Quel chef, dites-donc… Mais quel chef !

Il s'avança d'un pas, beaucoup plus menaçant tout à coup, et elle se demanda si elle n'avait pas exagéré. Elle se tut, et tenta, tant bien que mal, de faire redescendre la colère. Elle venait de dépasser les limites qu'elle s'était instaurée et qui étaient aussi celles de Rainbow. Elle venait de lui hurler dessus devant tous les employés de l'hôpital, mais pas que, réalisa-t-elle en jetant un coup d'œil dans la pièce. Beaucoup de patients étaient là, en train de prendre leur déjeuner, et écoutaient avec une grande attention la dispute.

- Vous vous prenez pour qui, docteur Evans, pour venir me hurler dessus devant tous mes employés ? Qui plus est, me hurler dessus pour un motif stupide et irréfléchi, permettez-moi de vous le dire, puisque vous n'avez aucune preuve qu'il s'agit là d'un licenciement abusif. Car, si je lis bien entre les lignes, c'est exactement ce dont vous m'accusez, n'est-ce pas ?

Elle hocha la tête, la gorge sèche tout à coup. Le nier ne servait à rien, et elle s'était mise dans un sacré pétrin. Si Rainbow prenait sur lui la décision de la renvoyer immédiatement, elle ne pourrait rien dire, rien faire. Elle venait de prouver que son comportement pouvait être légèrement agressif, et trop emporté, et plusieurs personnes seraient d'accord pour dire que ce type de comportement n'est pas apprécié dans un hôpital où le calme est censé régner.

- Vous avez de la chance que je sois compréhensif, docteur Evans, reprit Rainbow.

Elle retint de justesse le frémissement qui venait de monter en elle. Ce ton doucereux, ce sourire faux, cette mimique, tout ceci ne lui augurait rien de bon. Elle avait à présent l'impression qu'il se jouait d'elle, qu'il venait de monter un plan parfait dont elle ne serait qu'un pion, forcé d'y jouer ou obligé de quitter la scène. Elle se sentit presque… nauséeuse. Nauséeuse de voir qu'il n'avait pas un seul instant eu peur d'elle, mais qu'il lui faisait clairement comprendre qu'elle devrait être effrayée. Nauséeuse de comprendre qu'elle ne devrait pas se croire invincible pour un simple statut de Guérisseuse de l'année, parce qu'il se ferait un plaisir de la renvoyer d'un claquement de doigts. Nauséeuse de réaliser que personne ne la soutiendrait. Nauséeuse en comprenant qu'il avait tout calculé. Que rien n'avait été laissé au hasard. Que si elle avait l'intime conviction qu'il avait, d'une façon ou d'une autre, licencié de façon abusive Brenda, elle ne pourrait jamais le prouver. Et la suite des évènements ne tarda pas à lui confirmer cette conviction.

- Vous dites que j'ai renvoyé Brenda ? C'est vrai. Ou, plutôt, je lui ai demandé de signer sa lettre de démission. Il n'y a aucun renvoi direct, docteur Evans. L'infirmière Brenda Lee a reconnu avoir commis une faute professionnelle, et a accepté la sentence. Voilà pour l'histoire. À présent, si vous voulez bien m'excuser, j'étais plongé dans une conversation extrêmement intéressante avec ces chers infirmiers concernant la charge de travail qui leur est donnée. Vous vous doutez bien que le confort de mes employés est ma priorité…

Ce sourire doucereux… Elle le détestait. Et elle était sure que ce n'était pas une démission à l'amiable qui avait été négociée entre Rainbow et Brenda. Mais elle ne pourrait jamais rien prouver, et de ça aussi elle en était certaine.

Elle serra les poings et, avant de se donner encore plus en spectacle qu'elle ne l'avait déjà fait, elle fit demi-tour et quitta rapidement la cafétéria. Elle ne prit pas garde à la main tendue d'Andy, et elle fit mine de ne pas entendre les murmures qui avaient commencé à s'élever dès la fin de sa confrontation avec Rainbow.

Maintenant, c'était sûr, elle avait perdu toute crédibilité dans cet hôpital.

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Elle soupira et fixa son bol de café, à présent vide. Merlin, il fallait qu'elle apprenne à en faire, plutôt que d'attendre désespérément d'aller s'occuper d'un patient à l'étage de la cafétéria pour remplir son bol, ou qu'une âme charitable entre dans la salle de pause pour en faire, ou pour qu'un de ses étudiants décident de lui en apporter.

Enfin, le seul étudiant qui lui en apportait était Johnny et elle ne travaillait plus avec lui tant qu'O'Mar réussissait à travailler avec elle, et son patient le plus proche de la cafétéria était Ethan Wayne et elle espérait sincèrement qu'il n'ait pas de problèmes aujourd'hui.

Aussi, bien qu'elle ne soit pas du tout proche de Gautier Church, quand celui-ci entra dans la salle de garde et se dirigea vers la machine à café pour refaire les stocks de breuvage, elle ne put que le remercier intérieurement.

- Pas mal, le petit speech contre Rainbow, tout à l'heure.

Elle sursauta. Sur son fauteuil à l'écart de l'entrée, et légèrement dans l'ombre, elle avait cru être invisible. Elle n'avait pas envie de discuter.

- Tu as su que j'étais là ? s'étonna-t-elle.

- Tout l'hôpital évite la salle de garde parce que tu t'y trouves, s'esclaffa-t-il. Ils ont tous peur que tu leur hurles dessus…

Elle pesta.

- Génial. Maintenant, je suis la folle qui hurle sur son patron…

Il se retourna et lui sourit franchement. Ce n'était pas un faux sourire, comme ceux qu'il lui offrait habituellement, non, c'était un sourire on ne peut plus sincère, un sourire amical.

- Tu sais, quand j'ai appris qu'elle était renvoyée, j'ai voulu faire pareil. Mais je savais très bien que ça ne servirait à rien…

Elle haussa les épaules.

- Ça soulage, c'est déjà ça…

- Et ça te met en tête de liste pour être la prochaine…, murmura-t-il en se versant une tasse et en récupérant la tasse de la jeune femme pour en faire de même.

- Tu crois qu'il me virerait ? demanda-t-elle avec un peu d'angoisse, malgré qu'elle essaie de la dissimuler.

- Je ne pensais pas à cela.

Elle laissa le silence s'installer, attendant qu'il se décide enfin à lui répondre. Church n'était pas du genre à se taire, il voudrait qu'elle sache à quoi il pensait pour prendre son avertissement au sérieux.

- Tu crois vraiment que c'était un simple renvoi pour faute professionnelle ? s'enquit Church.

- Entre nous ? Je n'y crois pas une seule seconde. Brenda, faire une faute professionnelle ? C'est tout à fait impossible. La plus grosse faute qu'elle ait fait, à ce jour, c'est de demander à James Potter un autographe, mais vu qu'elle s'est immédiatement reprise en se morigénant parce qu'elle était en train de travailler, je ne crois pas qu'on puisse dire que ce soit vraiment une faute.

- Je suis d'accord avec toi, confirma Church.

- Alors, tu penses à quoi, toi ? lui demanda-t-elle alors qu'il se taisait obstinément.

- Je me demande jusqu'où Rainbow est capable d'aller pour avoir l'impression d'être le maître de cet hôpital… Evans, dans cet hôpital, il n'y a presque que des hommes. Je sais que c'est différent dans les hôpitaux Moldus – j'ai lu tes articles là-dessus, oui, malgré ce que tu penses de moi, je lis les articles que tu as écrit – et je sais que dans d'autres pays, il y a autant de femmes que d'hommes dans les hôpitaux. Mais pas en Angleterre. C'est incroyable, quand même, tu ne trouves pas ? Nous sommes toujours pris en exemple, alors que nous sommes les plus attardés…

Elle fronça les sourcils, prit le temps de réfléchir.

- Ne va pas croire que je ne suis pas d'accord avec ce que tu me dis, dit-elle lentement, mais pourquoi est-ce que tu me parles de tout cela alors que le sujet premier de notre conversation était le renvoi de Brenda ?

- Je pense juste que le lien entre le besoin de tout dominer de Church et le renvoi de Brenda – et d'autres personnes avant elle – est plutôt évident… mais que moi, en tant qu'homme, je ne peux pas le prouver.

Elle souleva un seul de ses sourcils, sceptique tout à coup.

- Moi, par contre, tu penses que j'en serais capable ? railla-t-elle.

- Je dis juste que tu es certainement la mieux placée pour faire disparaître une bonne fois pour toutes le sexisme de cet hôpital, rétorqua-t-il. Et…

Il hésita, se tenant au chambranle de la porte, prêt à partir.

- Prends soin de toi, Lily. Il peut être franchement vicieux, Rainbow.

Il ne lui donna aucune information de plus. Elle soupira. Il se fichait d'elle, pas vrai ? Il n'allait rien lui dire de plus ? Eh bien, qu'il se débrouille seul alors !

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- Aaah, notre Guérisseuse préférée ! s'exclama Sirius. Vous savez qu'on ne parle plus que de vous dans les journaux ?

Elle sourit légèrement en passant le pas de la porte, sans comprendre cependant pourquoi Sirius Black avait un grand sourire alors que James Potter, lui, semblait au contraire très énervé en cachetant sa lettre.

- Ne faites pas attention à lui, il est tout simplement sur les nerfs à cause des articles, expliqua Sirius avec un sourire rivalisant ceux des mannequins des magazines féminins.

- Des articles sur le gala ? supposa Lily. Qu'est-ce qui peut se dire dans ces magazines à la noix pour que cela vous mette en colère ? Vous permettez ? enchaîna-t-elle en prenant la main de son patient. Il faut que je vérifie que le traitement a bien agi, et des tas d'autres choses qui vous feront mourir d'ennui si je vous les énumère toutes.

- Pas envie d'en parler, grommela James.

Elle lança un regard surpris à Sirius, qui haussa les épaules.

- Cherchez pas, c'est son caractère habituel qui revient. Au bout d'un moment, on s'y habitue presque… Bon, enfin, il n'est pas content parce que dans les articles parus, vous êtes décrite comme sa nouvelle petite amie. Enfin, ce n'est pas très clair. Vous êtes soit sa petite amie, soit celle d'Andy White, votre collègue, un truc du genre. Aaah, les magazines à potins, c'est incroyable tout ce qu'ils sont capables d'inventer ! Enfin, d'inventer, je ne sais pas ! se récria-t-il alors qu'elle le regardait avec de grands yeux. Si vous êtes en couple avec ce type, c'est vraiment bien pour vous ! C'est juste que les journalistes en font toute une montagne, et que ça énerve James, parce qu'il est obligé de démentir et… vous vous en foutez, j'ai l'impression, conclut-il.

- Non, je me retiens simplement de rire. D'où est-ce qu'ils ont sorti tous ces mensonges ? s'enquit-elle.

- Vous savez, pour les journalistes, il suffit d'une simple photo…, expliqua Sirius après avoir jeté un coup d'œil à James, qui grommelait toujours dans son coin. Là, il a suffi qu'ils vous voient discuter avec facilité à la mère de notre cher attrapeur national, ainsi qu'arriver au bras de ce charmant collègue que vous avez, pour que leur imagination s'enflamme. Entre nous, je suis presque surpris qu'ils n'aient pas cherché plus d'informations. Ils attendent certainement que l'un d'entre vous sorte de l'hôpital pour poser toutes les questions qui leur brûlent les lèvres. Ou alors, comme entrent en scène vous, mais aussi James, qui a déjà dû plus d'une fois démentir ce genre de rumeurs tout à fait idiotes, je pense qu'ils estiment préférable de vérifier un peu plus leurs informations avant d'affirmer quoi que ce soit et, pour le moment, ils se contentent de spéculer. Entre nous, vous feriez mieux de faire attention à ce que vous dites. Un mot compris de travers – et ils en comprennent souvent de travers, si ça leur permet de mieux vendre – et vous aurez une émeute derrière vous. Une émeute composée de journalistes et de fans en colère. Et… ça ne semble pas vous inquiéter plus que cela, constata Sirius avec une moue affligée.

Elle haussa les épaules.

- Votre main a très bien accepté le traitement, monsieur Potter. Allez, cessez de faire la mauvaise tête, vous pourrez sortir d'ici quelques jours seulement ! le rassura-t-elle.

Il poussa un grognement peu semblable à celui d'un humain, et elle soupira légèrement avant de se tourner vers Sirius qui, lui, semblait plutôt content de discuter avec elle.

- Vous savez, j'ai des dizaines de patients, ici. Une fois que monsieur Potter sera sorti, je n'aurai plus aucun lien avec lui, sauf pour un dernier contrôle de routine, et cela ne devrait pas prendre beaucoup de temps et, surtout, cela n'alimentera pas les ragots des journalistes. Je pourrais m'en inquiéter outre-mesure, mais à vrai dire, je préfère prendre toute cette histoire à la légère, parce qu'il leur suffira d'un seul démenti de la part de monsieur Potter pour qu'ils cherchent quelqu'un d'autre qui pourrait être sa petite amie potentielle. En réalité, je crains plus de la réaction d'Andy, dit-elle avec un sourire. Je ne suis pas sure qu'il apprécie qu'il soit dit dans tous les journaux que j'entretiens une liaison avec lui. M'est avis qu'il va, soit très mal prendre l'affaire, soit en profiter outrageusement. Vos autres amis ne sont pas là ? demanda-t-elle soudainement.

- Non…, répondit lentement Sirius qui se posait des questions sur la santé mentale de la Médicomage.

- Oh. Dommage. Je voulais remercier votre ami, Remus Lupin. J'ai appris qu'il avait beaucoup aidé mon étudiant et, en lisant l'article que ce dernier m'a rendu, je dois reconnaître qu'il l'a vraiment bien aidé. Je voulais le voir pour en parler un peu. J'attendrai ! Bonne fin de soirée, messieurs, je dois m'en aller.

Elle sortit rapidement de la pièce.

- Elle n'est peut-être pas parfaite – et rousse surtout ! – mais elle a le mérite d'avoir toujours la joie de vivre !

- Tu parles. Tu veux que je te rappelle son coup d'éclat à la cafétéria de ce midi ? lui rappela James.

Sirius évinça l'argument d'un simple geste de la main.


BAAAAAAAAAH. Vous êtes géniaux avec vos reviews, elles me font vraiment chauds au cœur, c'est trop cool ! Et je me demande sérieusement comment vous faites pour trouver autant de choses à dire. J'en suis incapable, j'oublie la moitié des choses "pertinentes" que je veux dire à chaque fois, et...

Le sujet n'est pas là. Le sujet est ailleurs.

JE SUIS EN VACANCES ! Ok, je les termine bientôt, mais, du coup... j'ai énormément plus de temps pour écrire, vous n'avez pas idée du bien que cela me fait !

Bon, en fait, je m'emballe un peu quand je dis que j'ai du temps pour écrire. Certes, j'en ai, mais c'est pas encore le grand luxe, loin de là.

MAIS !

J'ai quand même pu venir à bout du chapitre 17. Il me posait des problèmes, celui-ci, je ne savais pas si j'allais réussir à mettre tout ce que je voulais en une seule fois, ou si je devrais mettre une partie dans le chapitre 18. Comme je suis incapable de faire court, voilà, c'est dans le chapitre 17. Mais vous vous en fichez, puisque vous n'avez PAS LA MOINDRE IDÉE d'où en sera l'histoire à ce moment là !

(Ceux qui veulent le savoir, ça vous coûtera un calendrier de l'avant, des chaussons confortables, 6,398kg de chocolat noir (si c'est au lait, je prend aussi) et une potion miracle pour pas que j'ai l'air d'une déterrée. Celui qui le fait est chou.)

C'est marrant, en relisant ce chapitre, j'avais oublié ce qui se passait dans ce chapitre, je pensais que c'était plus tard ! Mais en fait, non.

Voilà, j'aurai encore réussi à ne rien dire en plein de lignes. Sérieux, faut que j'aille dormir. (Bosser, aussi, mais suis pas sure que ce soit efficace, alors... DODO !)

Des bisous. On se voit mercredi prochain ! (Et j'aurai déjà repris les cours. Rajoutez des anti-dépresseurs à la liste des choses nécessaires pour connaître la suite en avance).

(J'ai essayé de me relire, mais là, je dois bien reconnaître que mon état de fatigue avancé ne m'a pas du tout aidé à tout repérer, j'en suis sure... Désolée par avance !)