Bonjour à tous,
Voici donc le chapitre 8. Il est beaucoup plus courts que ses petits copains mais comme les fan du professeur Flitwick et Tyrion Lanister le savent déjà c'est pas la taille qui compte...
Chap 8 : Rencontre avec belle-maman
Mia posa un pied hors du bateau. Le sol était gelé malgré la saison estivale. Sur ce rocher sinistre même la végétation semblait grise et terne, comme si une fine pellicule de suie l'avait recouverte. Une immense bâtisse grise apparu soudain. Elle trônait au centre de la petite île à la façon d'un manoir hanté.
- Voilà donc Azkaban. Songea la jeune femme alors qu'elle saisissait la main que son époux lui offrait pour l'aider à sortir de la barque.
Ils suivirent leur guide le long du chemin qui menait aux lourdes portes de la prison. Là, un être encapuchonné rappelant la grande faucheuse les attendait. A mesure qu'ils s'en approchaient le froid s'insinua dans leurs veines. Les moments les plus malheureux de leurs existences leur revinrent en mémoire. Privé de baguette Draco, laissa sa langue glisser entre ses dents. Il n'aimait pas se sentir impuissant.
- Expecto patronum, scandât le geôlier qui les guidait.
Une nuée de luciole apparue, les encerclant de toute part.
Une vague tiédeur enveloppa le couple qui traversait l'entrée de l'édifice. On les mena jusqu'à une pièce sans fenêtre, divisée en son centre par une rangée de barreaux. De l'autre côté de ceux-ci, une femme blonde était allongée sur une couche, les yeux grands ouverts.
Draco eut du mal à reconnaître sa propre mère. Elle semblait avoir pris vingt ans. Son teint était blafard, ses joues creusées, ses yeux marqués… Elle n'était plus que le vestige de la femme splendide qu'elle avait été. Il déglutit lentement. Il venait lui apporter le coup de grâce en lui présentant sa moldue d'épouse. Il avait tellement honte qu'il en tremblait. Elle serait déçu de lui une fois de plus. Et cette fois elle ne lui pardonnerait pas. Lui-même ne pouvait se pardonner.
Mais il n'avait pas le choix. Dans son état de faiblesse ont aurait aucun mal à lui arracher la vérité s'il la lui divulguait. Elle entendrait le même mensonge que Potty et le Magenmagot : son fils unique était un traître à son sang.
Elle levât vers lui des yeux embrumés des souvenirs que les Détarqueurs lui imposaient jour et nuit. Elle était fragile, misérable. Draco se surprit à penser qu'il aurait préféré la voir morte que dans cet état. Elle le reconnut et sans un mot se levât pour s'approcher. Elle passa le bras au travers des barreaux pour caresser ses cheveux blond. L'espace d'un instant il oublia la besogne qu'il venait accomplir et lui sourit avec tendresse.
Mia qui observait la scène d'un peu plus loin fut troublée. Elle ne savait pas son mari capable d'avoir l'air si tendre, aimant, fragile. Une chose était claire à présent quelques fut les crimes ayant conduit la précédente lady Malfoy à une condamnation à perpétuité, son fils les lui pardonnait tous. Il l'aimait profondément, sans condition ni resserve et rien ne pourrait changer ça. Jamais.
Son sourire s'effaça ses yeux se firent douloureux. L'espace d'un instant il avait dut oublier la raison de leur dans ce sinistre endroit.
- Mia, l'appela-t-il en se tournant vers elle.
Elle s'approcha, fixa prunelles cyan sur sa belle-mère. Elle avait les traits tirés d'une personne prématurément usée par la vie. Pourtant il était impossible de douter qu'elle avait été belle. Ses yeux onyx se fixèrent dans les siens lui inspirant une mystérieuse fascination. Elle frémit. Même malmenée par la prison, cette femme avait une présence écrasante. Le même charisme digne et froid que celui de son fils.
Draco lui prit la main, ce qui la tira de sa contemplation. Sa peau d'ordinaire froide et lisse était chaude et moite. Il était nerveux. Beaucoup plus nerveux que devant le Magenmagot.
- Mère je voudrais vous présenter ma femme Euphemia.
Les yeux de Narcicia Malfoy s'agrandirent d'étonnement. Ne lisant plus la gazette des sorciers depuis qu'elle s'était tournée vers les amoureux des moldus et n'ayant pas le droit au courrier elle n'était pas préparée à la nouvelle. Elle finit par sourire. Elle regrettait de n'avoir assisté à la cérémonie mais elle était heureuse pour son fils. Il allait de l'avant.
Draco se méprisa de devoir briser ce sourire qui lui avait tant manqué.
- C'est un p-plaisir que de vous r-rencontrer Lady Ma-Malfoy. Murmura timidement l'eurasienne en faisant une légère révérence.
Son mari la foudroya du regard. Il n'était pas d'humeur à tolérer son bégaiement. Narcicia fut troublée par son manque évident d'assurance mais n'en laissa rien paraître.
- Appelez-moi Narcicia mon enfant. Ça voix laissait transparaître son affaiblissement. Euphemia est un très joli prénom. Je ne crois pas l'avoir déjà entendu... De quelle famille venez-vous?
Drago déglutit douloureusement. Il avait espéré quelques minutes de plus avant de devoir lui délivrer le coup de poignard final. Son cœur se mit le serrer. Sa respiration se fit difficile.
- Mia ne viens pas d'une famille de sang pur. Lâchât-il comme un Doloris.
Le visage de sa mère se décomposa. Il détourna le regard pour pouvoir ajouter:
- C'est une moldue. La pureté des Malfoy s'éteindra avec moi.
Fixant le mur à sa gauche il attendit : des sanglots, des hurlements, un rire hystérique... n'importe quoi...
Mais rien ne vint.
Quand il eut le courage de regarder à nouveau dans sa direction, sa mère était de dos, parfaitement immobile. Elle restait immobile à contempler le vide devant elle en murmurant pour elle-même des choses qui lui étaient incompréhensible. Soudain ses épaules s'agitèrent de petits spasmes. Pensant qu'elle pleurait il tenta de lui prendre la main à travers les barreaux mais il n'en eut pas le temps.
Elle se retourna soudain pour se jeter sur sa belle-fille. Son corps rentra en collision brutalement avec les barreaux. Elle n'avait plus rien de la femme épuisée et affaiblie de tout à l'heure. Elle était furieuse, bestiale. La haine déformait son visage.
- Que lui à tu fais ?! Créature immonde ….
Les centimètres lui manquèrent. Elle ne put que lui égratigner le cou. Mia recula de plusieurs pas. Draco la remplaça face à sa mère. Il saisit ses mains blanches et osseuses et les tira à ses lèvres pour les baiser doucement. Comme il le faisait quand il était enfant pour lui demander pardon.
La furie sembla se calmer un instant. Puis il leva les yeux vers elle. Des yeux si semblables à ceux de son père, si plein d'amour... Comment ses yeux qu'elle aimait tant pouvaient la trahir ainsi. Regarder une immonde moldue comme une Malfoy. La mettre elle, l'héritière d'une des plus fière et plus ancienne lignée de sans pur du monde, à égalité avec cette... Chose !
Elle détourna le regard en essayant d'arracher ses mains de celle de son fils qui les retenait. Elle ne pouvait pas le regarder. Pas quand il se vautrait ainsi dans la fange. Un éclair illumina son esprit.
Elle arrêta de se débattre pour dévisager son fils d'un air compréhensif.
- Ça doit être ça. Ça ne peut être que ça. Se mit elle à répéter frénétiquement.
Draco ne s'inquiéta pas qu'elle ait compris son plan mais qu'elle semble au bord de la folie.
- Ce n'est rien Draco, mon Draco se mit elle à lui chuchoter comme si elle parlait à un enfant. Ce n'est rien... c'est un âge où tu veux faire de nouvelles expériences… Draco mon ange, elle caressa sa joue avec tendresse, le nouveau... l'interdit... la chair moldue, elle tira ses mains au travers des barreaux pour y déposer un baiser. Peu importe d'où elle vient, la chair attire les hommes. Le seigneur des ténèbres lui-même comprendrait... ils les laissaient jouer avec les captives... même les moldues... Elle le fixa avec des yeux pleins d'amour. Ce n'est pas grave mon dragon joue avec et jette là ce n'est pas grave, ce n'est pas grave Draco, ce n'est pas grave… elle se mit à répéter ses dernier mots comme si elle cherchait à s'en convaincre.
- Mère je ne veux pas la jeter c'est ma femme, je l'aime. Murmura le blond presque suppliant.
- CE N'EST PA VRAI ! Rugit la prisonnière en arrachant définitivement ses mains des siennes.
Elle se mit à parcourir sa cellule de long en large tout en marmonnant comme une démente :
- Ce n'est pas vrai. Mon Draco n'oserait jamais... C'est un bon petit... un bon petit...Ce n'est pas vrais... Rien de tout ça n'existe...
Elle s'arrêta net. Les yeux grands ouverts, un sourire dément sur les lèvres, elle leva vers son fils un doigt accusateur.
- Illusion. Tu n'es qu'une une illusion. Ce sont les detraqueurs. Ce n'est pas mon fils. Non... non... Non ...les detraqueurs... Pas mon fils...
- Maman... l'implora son Draco sans réaliser qu'il l'appelait comme un enfant.
- TU N'EXISTE PAS ! lui hurla elle comme-ci elle cherchait à le convaincre d'avantage lui qu'elle même.
Elle se laissa tomber mollement dans le fond de la cellule, se balançant comme une démente en répétant inlassablement : '' ce n'est pas vrais, tu n'existes pas...''
Draco ferma les yeux. Il refusait de la voir comme ça. Il s'était attendu à ce qu'elle accuse Mia de l'avoir pervertie, qu'elle explose en sanglot, le nomme du nom du traître, lui crache au visage, le haïsse… Pas une seconde il n'avait pensée qu'elle entrerait dans le déni. Qu'elle irait jusque nier son existence. Il avait envie de vomir. Il ne se sentait pas la force d'insister. Il reprit une attitude composée et se dirigea vers la sortie, oubliant son épouse derrière lui.
- Au-revoir mère. Murmura-t-il en quittant la pièce.
Un pop sonore retentit dans le hall du palace de la grande gargouille, faisant apparaître le couple Malfoy.
Draco s'écarta violemment de son épouse comme si son contact la répugnait. Il se fichait qu'ils soient en public. A cet instant sa proximité lui était insupportable. A peine la porte de leur suite franchi il prit la direction du petit salon où il se servi un whisky. Peu importait qu'il soit trois heures de l'après-midi. Que ça ne soit pas une heure convenable pour boire. Que l'alcool ne puisse qu'empirer le dégoût de lui-même qu'il ressentait déjà. Il avait besoin d'un verre. Ou de six.
Ses oreilles bourdonnaient encore des mots de sa mère, il entendit à peine ceux de son épouse, qui sentant qu'il avait besoin d'être seul, s'éclipsa dans leurs chambre.
- S-si tu as besoins de q-quoi que ce soit je laisse la p-porte ouverte...
Les heures défilèrent. Les verres aussi.
Le souvenir de la femme qui l'avait élevé se balançant frénétiquement sur le sol de sa cellule hantait ses pensées. Il savait qu'elle ne s'en remettrait pas. Elle pouvait lui pardonner de se détourner du seigneur des ténèbres, de son père, de fréquenter des traîtres à leurs sangs, même d'en être un ou de prendre des moldues pour maîtresse, mais en épouser une... Jamais. L'idée de ses petits-enfants grandissant dans le ventre d'une telle créature la rendait malade. Elle préférerait le savoir mort.
C'était une Malfoy et une Black. Les deux familles les plus respectées des vingt-huit sacrés. ''Toujours fier'' et ''toujours purs'' étaient ses devises. Des serrements que son propre fils foulait du pied...Pour une moldue !
Son regard traversa la porte entrouverte menant à la chambre. Assise sur le lit le dos calé par deux oreillers son épouse s'était assoupie. Comme si elle venait juste de les prononcer, les mots qu'elle lui avait adressés avant de quitter la pièce lui revinrent en mémoire. La compassion qui transparaissait dans sa voix...
Déjà en sortant d'Azkaban elle lui avait pris la main doucement comme pour le réconforter. L'espace d'un battement de cil ses yeux brillèrent de reconnaissance. L'espace d'un battement de cil. Puis des vapeurs de dégoût et de honte remontèrent de ses entrailles. Était-il tombé si bas qu'il trouvait du réconfort dans la compassion d'une moldue ? Et cette moldue en particulier...celle dont l'existence détruisait tout ce qui lui restait de dignité. Celle qui le privait de l'affection de la seule femme qu'il avait jamais aimée... Comment avait elle avait le culot de le prendre en pitié... Il sortit sa baguette, il était d'humeur cruelle.
à suivre...
