Bonjour tout le monde!
Voilà le chapitre 8 plus émouvant que le précédent, je vous montre un House blessé et qui se confi à Cuddy!
J'èspère que vous aimerez le lire autant que j'ai adoré l'écrire (en 2 jours :p).
J'ai mis une musique aveec, je trouve que les paroles correspondent autant pour House que pour Cuddy:)
Avec "Ma religion dans son regard" de Johnny
Il cessa de respirer durant plusieurs secondes, réfléchissant à la manière dont il allait se confier.
Elle le regardait, inquiète. Cuddy se sentait très mal, quand il lui avait répondu qu'il ne valait pas la peine qu'elle se préoccupe de lui, elle avait eu envie de le prendre dans ses bras pour le réconforter, et paradoxalement, elle voulait le gifler pour sa stupidité. Elle souhaitait lui faire comprendre à quel point il il était important, pour elle, mais aussi pour les personnes qui avaient eu l'occasion de lui parler assez longtemps pour se rendre compte de l'être exceptionnel qu'il était. Pour elle, il était un homme formidable, qui cherchait juste à se protéger, il était bien plus humain qu'il ne le laissait paraître, et ce dont Cuddy était persuadée, c'est que sans House, son hôpital ne serait plus le même. Elle n'aurait ni le courage, ni l'envie de continuer de diriger le Princeton Plainsboro, mais House manquerait également au personnel du PPTH bien plus qu'on ne le pense. La preuve, en une semaine d'absence, l'hôpital était devenu ordinaire, monotone, presque morose pour elle ; les infirmières s'ennuyaient de ne rien avoir à se mettre sous la dent à propos de l'irascible docteur et elle-même, l'équipe de House et Wilson s'ennuyaient de lui et surtout, Cuddy n'avait plus aucune intrusion dans son bureau qui égayent ses journées et rend son travail administratif moins pénible et long sur certains aspects...
Cuddy redoutait la réponse du diagnosticien, cynique, blessante et provocante, c'est pour ça qu'elle tomba des nues lorsqu'elle entendit le ton avec lequel parlait House et ses paroles.
- Je sais que je suis un sal con arrogant et détestable au possible. Je n'ai d'ailleurs jamais compris que vous n'ayez jamais cessé de vous battre pour la cause perdue que je suis. Mais mon talent d'autodestruction et mon asociabilité, bien que tout deux accentués par la perte de ma jambe, ne sont pas dûs qu'à moi-même. Mon père m'a détruit ! Durant toute mon enfance et mon adolescence il m'a humilié, m'a battu, remplaçant les gifles par des coups au fur et à mesure que je grandissait. Il me faisait dormir dehors, quelque soit la météo, sans jamais me donner de quoi me protéger du vent, de la pluie et autres. Si j'avais de la chance, et croyez-moi c'était rare, il me laissait dormir dans la cave... House retint un sanglot en racontant la suite. Il me forçait à prendre des bains d'eau glacée pour me punir, je me suis d'ailleurs évanouis plusieurs fois. Plus je grandissais et plus je me renfermais sur moi-même, déjà que je n'avais pas une grande vie sociale, je n'avais plus aucun ami, je les rejetais par honte. Jusqu'à mes 16 ans, mon père a été muté dans des dizaines de pays à cause de son métier. C'était fabuleux pour moi de découvrir autant de cultures si différents de la nôtre, vous n'imaginez même pas comment peuvent vivre certaines civilisations d'autres pays, leurs cultures, leurs principes, mais surtout l'image qu'ils ont de nous. Il parlait avec des étincelles qui illuminaient son regard si assombri par ses souvenirs, ça réchauffa le coeur de Cuddy de le voir si heureux de parler de ses voyages, bien qu'elle sache que ça ne durerait pas. J'ai visité de nombreux pays , mais celui qui m'a le plus marqué et où j'ai le plus été, c'est le Japon ! J'ai aimé y vivre, y découvrir des endroits fantastiques, là-bas, il n'y a pas un seul déchet qui traîne, c'est l'opposé d'ici... J'ai vécu à Wakayama, une petite ville au sud d'Osaka, pendant quatre ans, j'y ai fait la connaissance d'un garçon de deux ans mon cadet, j'avais dix ans à l'époque. Il s'appelait Mikio Wong, il avait huit ans, mais il était très intelligent, et il m'a fait découvrir un tas de choses intéressantes de la ville, comme le château féodal qui domine Wakayama. J'ai cependant été obligé de couper les ponts deux ans plus tard, en fin, pour être plus exacte, j'ai décidé d'arrêter de le voir pour qu'il ne remarque pas trop mon changement de comportement ; froideur, asocialité, renfermement, méchanceté, voilà comment on pouvait me définir à l'époque. Maintenant on peut rajouter arrogance et sens de la provocation, n'est-ce pas ? demanda-t-il, sans lui laisser le temps d'en placer une. J'étais devenu comme ça pour les mêmes raisons que maintenant, éloigner les gens comme vous, pour ne pas qu'ils s'attachent à moi, je veux éviter de vous faire souffrir, je m'y prend mal, je sais, mais Cuddy, j'ai toujours espéré que vous vous rendiez compte que je ne suis pas quelqu'un de bien, je suis nocif pour les autres.
" Bref, à l'époque, mon père avait commencé à se faire plus dur et violent avec moi, j'ai préféré m'éloigner de toute vie sociale, ne voulant pas que les personnes de mon entourage s'en rende compte et que le colonel House aie des problèmes, il me l'aurait fait payer trop cher !
Il faut que vous vous rendiez compte que je ne vaut pas la peine qu'on s'occupe de moi, je suis juste un mec que la vie n'a pas épargné ... Et Stacy n'a rien fait pour arranger ça ! House avait maintenant la tête baissée, il pleurait toutes les larmes de son corps, mais malgré la honte, il ne se cachait pas, sachant pertinemment que Cuddy ne se moquerait pas de lui.
C'était le plus long et sincère discours que House ait jamais fait ! pensa-t-elle. Cuddy s'était effondrée au fur et à mesure du récit de son employé, qui en cet instant, était un ami dans le besoin, un besoin de réconfort et de soutien, mais surtout pas de pitié. Pendant qu'il racontait son histoire, elle avait vu tant d'émotions traversé le visage, mais surtout les yeux, de House, de la tristesse à la joie en passant par la colère, tout y était passé. Il avait osé enlever son masque, et s'était ouvert face à elle, faisant tomber quelques barrières de sécurité pour la laisser la décrypter. Elle ne pouvait croire que cet homme, qui avait l'air si fort, si sûr de lui, puisse avoir été aussi peu gâté par la vie, il avait vécu plus d'horreur qu'elle n'en vivrait certainement jamais... Mais elle avait aussi découvert un homme qui désirait se protéger les autres de lui-même, mais aussi se protéger des autres. Il pensait être un moins que rien, quelqu'un de mauvais pour les autres, elle détestait son père pour lui avoir fait ça ! Elle ne supportait pas l'idée qu'il pense ça, qu'il se sente aussi minable, alors que de son point de vue, il était unique, un être à part, doté d'une intelligence hors norme et un esprit très développé, mais surtout, d'un don d'observation et de déduction que personne ne peut lui égaler. Il a beau se montrer salop envers les patients, son but est avant tout de leur sauver la vie. Elle en voulait aussi à Stacy, de l'avoir laissé dans cet état et surtout, d'avoir osé revenir lui demander de l'aide pour sauver son mari ! Mais plus que tout, dans cette histoire, elle se sentait coupable d'avoir suivi cette femme pour l'opérer contre son gré, ça avait beau être la meilleure solution, à cause de ça, elle avait rajouté une merde dans sa vie...
House se rendit compte de ce à quoi elle pensait et, passant un bras autour de ses épaules pour le serrer contre lui, dans un besoin d'affection - qu'il n'avouerait jamais - et une envie de la consoler et lui montrer qu'il était là pour elle.
- Arrêtez de culpabiliser pour cette foutue jambe! Je ne vous en ai jamais voulu, à Stacy bien sûr, elle savait qu'elle me perdrait et que tout changerait, mais vous, vous avez agi en tant que médecin et vous êtes un bon médecin... Et puis, c'était la meilleur solution après l'amputation, j'aurais fait pareil avec n'importe quel autres patients. Alors cessez de vous en vouloir alors que je ne vous reproche rien !
Cuddy et House restèrent contre le muret, lisa appuyée sur le torse du diagnosticien et encerclée de ses bras puissants, House, tête posée tendrement sur celle de sa patronne, amie de longue date, la lune éclairant ce paysage magnifique de part son romantisme. Puis, elle se décida enfin à lui dire ce qu'elle pensait :
- Ne me dites plus jamais que vous ne valez pas la peine que je me tracasse pour vous! Vous n'êtes pas un pauvre type, vous êtes quelqu'un de bien, même si vous montrer le contraire, vous êtes extraordinaire ! Bien sûr, je ne vais pas vous mentir, vous êtes arrogant et irritant, mais vous êtes aussi brillant, intelligent et doué dans beaucoup de domaines... Pourquoi n'avoir jamais rien dit sur votre passé ? Ni à Wilson, pas même à votre mère ?
- Elle était au courant, mais la seule et unique fois où je lui ai demandé de l'aide, et qu'elle a voulu prendre ma défense, il a failli s'en prendre à elle, alors j'ai décidé de ne plus l'impliquer, de peur qu'elle ne soit blessée, la culpabilité et la peine qu'elle ressentait déjà suffisaient. De toute façon, elle n'aurait rien su faire pour empêcher cette brute d'appliquer ses "si beaux principes". C'est pour ça qu' a dix-sept ans je l'ai arrêté, je lui ai dit que je comptais faire des études de médecine pour sauver des vies contrairement à lui, qui en détruisait. Il a pèté les plombs, et m'a mis une baffe, celle de trop, j'ai riposté et lui ai mit mon point sur le nez, on s'est battu jusqu'à ce que je le frappe assez fort pour qu'il tombe et me lache, j'ai pris des affaires et j'ai claqué la porte, sans un regard pour lui, m'excusant auprès de ma mère. Porte que je n'ai franchi à nouveau qu'à l'obtention de mon diplôme de médecin en tant que premier de ma promo. Mais bon, arrêtons d'en parler, vous êtes la première et la seule, à part ma mère, a connaître la vérité. Wilson sait, bien entendu, que j'ai eu des soucis, et la patiente victime de viol, qui ne voulait parler qu'à moi, m'a percé à jour et m'a fait raconter un passage difficile de ma vie...
Cuddy, toujours bouleversée par les révélations de House, ne pu s'empêcher de se sentir fière de cette marque de confiance, si peu présente chez House. Elle se colla un peu plus à lui, pour le soutenir - parler n'aurait servi à rien - et aussi pour chercher un peu de chaleur, la température ayant considérablement baissé avec l'heure qui avançait. . Elle regarda sa montre et sursauta lorsqu'elle vit le cadran affiché 20h18, ils étaient restés là-haut pendant deux heures sans s'en rendre compte...
- House, je suis désolée, mais il se fait tard et la nounou s'en va à vingt et une heure, et il n'y a personne pour garder Rachel.
- Du calme Cuddy, rentrez chez vous, votre fille a besoin de vous...
Se sentant mal de le laisser seul un soir comme ça, et sachant pertinemment que dans cet état d'esprit là, il allait faire un cocktail dangereux de Vicodin-Bourbon, elle fit une chose qu'elle n'aurait jamais cru faire un jour.
- Vous voulez venir manger à la maison ? se risqua-t-elle doucement.
- ... euh... il était scotché par la demande, je veux pas que vous vous forciez par pitié...
- Vous me connaissez House, est-ce mon genre d'avoir pitié de vous? Je vous le demande parce que j'en ai envie!
- D'accord, mais je dois d'abord passer à mon bureau pour récupérer ma veste et mes clefs de voiture, je serai chez vous d'ici une demi-heure, ça vous va ?
- Très bien, on commandera un plat chinois quand vous arriverez.
Ils se séparèrent lorsque House descendit de l'ascenseur à l'étage de son service, pour rejoindre son bureau. House se dirigea ensuite vers le parking, clopinant un peu plus fort que d'habitude. Il était pensif, il fallait qu'il aille se racheter une moto le lendemain au plus tard, il détestait utiliser sa carriole. Ne souhaitant pas arriver les mains vides chez Cuddy, pour une fois qu'il y allait en y étant convié, il passa par chez lui pour récupérer une bouteille d'un délicieux Cabernet Sauvignon 1962, il connaissait bien Cuddy, et pouvait affirmer qu'elle adorait les vins français et la nourriture de Europe de l'ouest...
Pendant que House était en route, la directrice était rentrée chez elle, elle paya Marina et la congédia avant d'aller s'habiller plus confortablement, elle mit un jean noir moulant et troqua son chemisier pour une blouse tout aussi décolletée, elle échangea ses chaussure à talons douze centimètres contre de simples ballerines plates. Elle alla ensuite dans la chambre de Rachel, profité un peu de sa fille, bien qu'elle dorme paisiblement. Il n'y a pas plus beau spectacle pour une mère que de voir ses enfants dormir, toutes traces de peine ou de joies ayant disparus pour laisser place à un visage peint d'innocence, si serein. Lisa regrettait terriblement de ne pas passer assez de temps avec son enfant, bien sûr elle avait modifié ses horaires lorsqu'elle en avait eu la garde. S'arrangeant pour rentrer assez tôt pour la laver, la nourrir et la mettre au lit. Cependant, il y avait des jours, comme celui-ci, où elle rentrait plus tard à cause du travail, mais elle ne pouvait se résigner à quitter son job, c'était sa vie, il était clair que sa fille était plus importante que quoi que ce soit d'autre, mais elle s'était battue pour en arriver là, cependant, sans son hôpital (et House par la même occasion), elle se sentait démunie, inutile.
Elle resta là, devant le berceau de Rachel, se rappelant de la manière dont elle en avait eu la garde, et la réaction de son diagnosticien...
Lui, venait de se garer devant chez sa supérieur. Comme à son habitude, avant de toquer à la porte, il regarda par la fenêtre donnant sur le salon, mais ne la vit pas, se doutant que la gamine devait dormir à cette heure-ci, il était persuadé que Cuddy était en train de profiter d'un peu de temps avec elle. Il prit donc la clef sous le pot de fleur situé à gauche de la porte d'entrée. Il entra le plus doucement possible, alla poser les plats chinois, qu'il avait été chercher en chemin, et la bouteille de vin rouge, puis, il se dirigea vers la chambre du parasite qu'il savait être en face de celle de Cuddy. Il s'appuya sur la chambranle de la porte, observant minutieusement le comportement de Cuddy en tant que mère. Elle regardait l'intérieur du petit lit avec amour, comme si ce qu'il y avait dedans était la huitième merveille du monde. Elle avait l'air si heureuse et épanouie grêce à cet chose, sauvée in-extrémis des griffes de la mort, que House se sentit mal, jaloux. Il aimerait tellement pouvoir faire la même chose pour cette femme, mais aussi, pouvoir ressentir un jour la même chose qu'elle, un sentiment de plénitude, sans avoir abusé ni de la vicodin, ne de l'alcool. Il s'approcha un peu, claquant légèrement sa canne sur le sol pour lui signifier sa présence et lui faire comprendre que c'était lui. Après tout, il ne voulait pas la faire crier et réveiller la gosse, enfin, pas crier dans ce sens là... Après quoi il faudrait qu'elle calme la môme et accomplir tout un rite avant de profiter de la soirée et manger, or, il avait faim lui !
Elle sursauta violemment, portant sa main au coeur. Elle ne cria pas, ayant reconnu la démarche de House, mais elle ne s'attendait pas à ce qu'il soit là, si près d'elle, lorsqu'elle se retourna. Elle fut troublée par la proximité qu'il y avait entre eux, elle pouvait sentir son souffle sur le sommet de son crâne. Elle essaya vainement de cacher son trouble, et empoigna son invité par le bras pour le guider dehors, prudemment quand même pour sa jambe. Elle referma la porte et se retourna, lui lançant un regard noir, House, lui, lui répondit par un sourire narquois.
- Non mais vous êtes malade! s'exclama-t-elle en se dirigeant vers la cuisine.
- Quoi ? demanda-t-il innocemment. Je pouvais pas savoir si vous étiez avec un amant imprévu au programme, je ne voulais surtout pas vous couper pendant que vous...
- C'est bon! le coupa-t-elle. J'ai saisi l'idée! Contente de voir que vous avez repris du poil de la bête, malgré que ça soit pour me foutre les jetons !
- Roh, allez Cuddy! Faites pas cette tête, c'était marrant! Et puis, j'ai pas voulu toquer parce que je savais que vous seriez avec Rachel...
- Trop aimable, ironisa la jeune femme. Bon, vous voulez commander quoi ?
- Pas la peine de téléphoner... Tout est sur votre table basse, au salon, apportez juste un ouvre-bouteille et deux verres à vin rouge.
- Vous êtes allé chercher à manger ! Et ai-je bien compris? Du vin rouge? C'est plus agréable de vous recevoir lorsque vous êtes invité ! Malheureusement, je n'aime pas toute la cuisine chinoise, je n'aime que le...
- Le tofu à la sauce piquante, je sais, tout comme je sais que vous avez un faible pour le vin français, c'est pour ça que j'ai pris un Cabernet Sauvignon 1962. N'oubliez pas à qui vous avez affaire Cuddy, vous allez me vexer ! dit-il, faisant la moue.
- J'aurais dû me douter que vous vous en souviendrez... Elle sourit, repensant à leur passé commun à la fac.
- Bon, arrêtez de jacasser ! J'ai faim moi. Dis m'man, je peux commencer à manger? Te plaîîîît ? demanda-t-il larmoyant.
- Allez-y, j'arrive avec ce qu'il faut pour le vin...
C'est comme ça que House se retrouva assis confortablement dans le divan de Lisa Cuddy, allias la vilaine sorcière, allias la femme qu'il aime, à manger des filets à la sauce aigre-douce, un sentiment de bien-être l'envahissant.
Cette soirée promettait des merveilles !
Alors?
Laissez un tit message please ^^
XXX,
Harmonie...
