Chapitre Sept
« Alors Théo, ta première pleine lune s'est bien passée ? Demanda l'aveugle.
-Si on veut. Répondit ce dernier, fatigué.
La pleine lune et sa transformation avaient eut lieu deux jours auparavant. Deucalion avait laissé le nouvel Alpha aux mains des membres de sa meute, afin qu'ils se chargent de lui apprendre à se canaliser. Ce qui s'était traduit par des coups, des projections contre diverses surfaces, et autres bizutages assez costauds. Digne de loups-garous Alphas.
-Bien, tu es donc près pour notre rendez-vous avec se... Brunski ?
-Bien sur. Fais-moi confiance. »
Deucalion et Théo entrèrent dans l'hôpital psychiatrique de Beacon Hills : Eichen House. Ils allèrent à l'accueil afin que leur présence soit signalée au Dr. Brunski. Ils furent ensuite priés d'attendre quelques instants dans la salle d'attente. Ils n'eurent cependant pas le temps de s'asseoir, que la porte du bureau du docteur s'ouvrit sur ce dernier. Son physique en imposait : grand, plutôt musclé, un cou long et large, un visage plus inquiétant que rassurant, un regard malicieux, voir malsain pour certains, des cheveux courts, châtains et des yeux marrons clairs.
Il leur sourit à tout deux, puis les invita à entrer dans son bureau.
« -Théo Raeken ! Cela faisait longtemps, mon garçon. Alors, comment vas-tu à présent ?
-Je vais bien, docteur. Il fit briller ses yeux rouges, puis se pencha vers l'aîné. Je me porte à merveille.
-Un loup-garou ! Souffla-t-il, caressant de ses pouces le dessous des yeux flamboyants. Et pas n'importe quel rang : un Alpha. Félicitations, mon garçon. Alors, que me vaux ta visite ?
-Nous aurions besoin de votre aide. Intervint Deucalion.
-Je suis tout ouï
-Voilà plusieurs jours que le... Shérif de Beacon Hills, comment dire ? Commença l'aveugle.
-Délire complètement ? Proposa Théo.
-Tient des propos quelque peu... Inquiétants. Corrige le plus vieux. Il est convaincue de l'existence d'un loup-garou qui vivrait dans la forêt. Ce pauvre homme n'a plus toute sa tête depuis que son fils a disparu, ou fugué, il y a quelques temps déjà.
Le Docteur les regarda tour à tour, compris où ces derniers voulaient en venir, puis leur sourit, d'une façon clairement machiavélique.
-Je comprend vos inquiétudes, messieurs. Je ferais tous ce qui est en mon pouvoir pour m'occuper de cet homme. Il risquerait de devenir un danger pour autrui, comme pour lui-même.
Les trois hommes se sourirent, d'une manière toujours aussi malsaine.
-Cependant, comprenaient qu'il me faut des preuves, des témoignages, sur ses propos. Afin que je puisse faire mon travail.
-Vous disposerez de tout ce dont vous aurez besoin, ne vous inquiétez pas.
Ils se levèrent dans une synchronie parfaite. Deucalion sortit une liasse de billets de sa poche, puis lui dit tout bas :
-Évidemment, nous comptons sur votre discrétion, Docteur.
-Comptez sur moi. Lui sourit se dernier, rangeant les billets dans la poche interne de sa veste. »
Ils quittèrent Eichen House et Théo affirma à l'Alpha qu'il se chargeait de faire parler le Shérif.
Au Manoir :
Stiles s'occupait du potager, dans le jardin. Il y avait passé toute la matinée. Sourwolf lui avait promis qu'ils parleraient, mais il n'avait pas tenu sa promesse. Il avait expliqué à l'adolescent qu'il avait eu des détails à régler pour préparer la pleine lune, qui avait eu lieu il y a deux jours. Alors l'hyperactif n'avait pas insisté. Après tout, il avait fait un pas vers le Loup, alors maintenant c'était à lui d'en faire un.
Sur le balcon, l'Alpha et ses Bêtas observaient Stiles travailler la terre et les légumes, puis Isaac prit la parole :
« -Tu lui as promis que vous parleriez tout les deux.
-Je sais. Soupira Derek.
-Alors qu'est-ce que tu attends ?
-Mais ce n'est pas si facile, merde ! Qu'est-ce qu'il va penser après ? Que je ne suis qu'un assassin, et un lâche...
-Ça, c'est toi, et uniquement toi qui le pense, Derek. Intervint Erica.
-Regarde, nous t'avons bien accepté, nous. Déclara Boyd.
Le Loup réfléchit aux paroles de ses Bêtas. Ils avaient raison. Encore.
-J'aimerais lui faire plaisir. Quelque chose comme... Un cadeau... Mais j'ignore quoi...
-Ah ! En voilà une bonne idée ! S'extasia Erica.
-Un bouquet de tes roses, avec des chocolats ? Proposa le bouclé.
-Un nouvel abonnement internet ? Proposa le noir de peau.
-Les garçons... Soupira Erica. Il faut quelque chose de spécial ! À la hauteur de Stiles ! Mais quoique... J'ai une idée ! Déclara la blonde.»
Stiles rentra se laver les mains, pleines de terre. Alors qu'il finissait de se rincer, il sentit quelqu'un se glisser dans son dos, puis un bandeau se posa sur ses yeux. Il sursauta, puis lorsque Derek lui souffla à l'oreille que ce n'était que lui, il se détendit et ria même de sa petite frayeur.
« -J'ai une surprise pour toi. Il fit pivoter l'hyperactif afin qu'ils se retrouvent face à face, puis lui attrapa les mains.
-Où tu m'emmènes ?
-C'est le principe de la surprise, Stiles. Sourit l'Alpha.
-Maiiiiiiis ... Sourwolf!
-Tais-toi et avance. »
Derek tenait une main de l'adolescent dans l'une des siennes, puis sa deuxième avait trouvé place dans son dos, afin de stabiliser ce maladroit. Tout le long du trajet, il sentit le cœur de Stiles battre frénétiquement d'excitation. Ils s'arrêtèrent devant une pièce. Derek l'ouvrit, fit entrer Stiles, puis le fit entrer dans une autre pièce. Il lâcha la main de l'hyperactif, alla ouvrir les rideaux, puis Stiles s'impatienta :
« -C'est bon Sourwolf ? Je peux regarder ?
-Attend une minute, que je t'enlève le bandeau. »
Il dénoua le tissu, puis Stiles siffla d'admiration. Il reconnut la pièce adjacente à la chambre de Sourwolf. Pourtant, elle était quelque peu différente: la table avec la rose, ainsi que l'étagère qu'il avait déjà vu étaient toujours là. Mais des étagères bibliothèques, en bois, ont été ajoutées, puis de simples étagères clouées aux murs. Un meuble, toujours en bois, soutenait une cafetière et une bouilloire, avec un rangement en dessous, où se trouvaient le café et thé. Mais ce qui retint le plus son attention était, dans un premier temps, les roses, fraîches cette fois, éparpillées sur les étagères, puis en petits bouquets, posés dans des vases en verres, partageant leurs effluves dans la pièce. Puis enfin, le plus ahurissant et intéressant, la quantité gargantuesque de livres qui occupait les quatre bibliothèques, ainsi que quelques coins de la pièce. Au centre, un petit nid douillé avait été crée à base de coussins colorés et moelleux, d'une grosse couette blanche, recouverte d'un plaid duveteux rouge.
« -C'est... Un coin lecture. Stiles tourna son regard vers lui, toujours bouche bée. C'est une idée d'Erica.
-Et, pourquoi a-t-elle eu cette idée ? Lui demanda-t-il en souriant.
-Euh... Je... *Un Derek qui rougit, on aura tout vu ! C'est pathétique* se dit le Loup. Parce que je voulais te faire plaisir. Alors, chacun des Bêtas a eu une idée, et nous avons réussi à toutes les rassembler. Tu as tous ces livres à ta disposition. Je te les offres. Tu peux venir ici quand tu veux et y rester autant de temps que tu le souhaite. Ou si tu préfère prendre un bouquin et le lire dans ta chambre, sers toi. Je sais que tu adores les roses, et qu'elles te rappelles ta défunte mère... Alors, tu pourras en cueillir autant que tu le souhaiteras. Tu en feras ce qu'il te plairas. Et pour finir, j'ai amélioré la réception internet dans cette pièce, grâce à un amplificateur Wi-fi. L'adolescent le regardait avec des yeux pétillant de joie et de gratitude.
-Mais... Tu sais que pour accéder à cette pièce, je dois traverser ta chambre ? Le Loup haussa les épaules, lui signifiant que cela lui était égale. Merci beaucoup, Sourwolf. C'est très gentil. Mais...Pourquoi me faire un tel cadeau ? Demanda-t-il, ému.
-Parce que... Pour m'excuser, d'abord. Pour ne pas te faire assez confiance pour te laisser partir tout de suite. Et puis, surtout, parce que tu le mérite, Stiles. Cela ne fait que peu de temps que l'on se côtoie, mais je sais, je sens, que tu es quelqu'un de bien. Tu n'as pas hésité à te mettre en danger pour sauver Isaac d'un Alpha, malgré ta... Hum... Condition d'humain. L'hyperactif avait ricané à l'hésitation de son vis-à-vis quant au bons mots a utiliser. Et enfin parce que... Je voulais te voir sourire...
-Et bien, c'est réussi. Le plus jeune continué de sourire, puis entoura le cou du Loup de ses bras, l'entraînant dans une étreinte chaleureuse. Merci, Sourwolf. »
Derek soupira puis referma ses bras dans le bas du dos du plus jeune. Il respira le plus discrètement possible l'odeur de Stiles. Il sentait la terre, le shampoing et la rose. Il se sentit bien pour la première fois depuis sa malédiction. Quand il se séparèrent, ils descendirent à la cuisine, afin de rejoindre les Bêtas pour manger.
Comme d'habitude, la profusion était de mise sur la table. Ce midi, c'est Boyd qui c'est occupé du repas. Et visiblement, son ami est le spécialiste des plats en sauce : une magnifique gardiane de cerf est disposée au centre de la table, accompagnée de petits pois bien verts et d'une purée relevée d'une pointe de muscade. Le repas se passe dans la même convivialité que d'habitude. Stiles avait prit goût à ses repas bruyants, pleins de rires, de taquineries et même d'une pointe de bouderie, par moment.
Pour occuper leur après midi, Derek proposa à tout le monde de l'aider à arracher les trois rosiers morts, puis de les remplacer par les trois nouveaux qu'il avait acheté. Tous avait accepté. Chacun avait revêtu une tenue de travail : Boyd portait une salopette pantalon en jeans bleu clair, mais avait rabattu les brettelles, qui lui tombaient aux genoux, un marcel noir et des bottes déjà bien sales. Certainement celles qu'il utilisait d'habitude. Isaac, lui, portait une salopette semblable à l'autre garçon, sauf que la sienne était un short, et que lui avait laissé les brettelles sur ses épaules. En dessous, il avait opté pour un tee-shirt noir et des bottes en caoutchouc, couleur kaki elles aussi un peu sales. Erica, elle, portait un mini short en jeans et un bustier rouge. Par dessus, un grand tablier de fleuriste, vert sapin, protégeait sa tenue. Elle aussi portait des bottes en caoutchouc, mais plus haute que celles du bouclé et jaune canaris. Derek ne portait rien en haut, comme toujours, mais un jean large et troué habillait ses jambe, et des chaussures de sécurité noir protégeaient ses pieds. Enfin, Stiles portait un tee-shirt, en col V à l' effigie Wolverine, un vieux jeans trop large et délavé, avec aux pieds ses vieilles baskets usées.
Alors qu'ils arrivaient dans le jardin, ils se dispersèrent : Isaac décréta que, finalement, il préférait s'occuper des plantes aromatiques, et le couple décida d'aller ramasser les fruits dans les arbres. Derek réprimanda un peu ses Bêtas, pour la forme, car il savait très bien ce qui se tramait, mais les louveteaux n'en avaient cure ! Il se tourna vers Stiles :
« -Bon, est-ce que je peux au moins compter sur toi ? »
L'hyperactif se contenta de rire puis se dirigea vers les rosiers.
Derek s'occupa de les déraciner, puis de tamiser la terre, alors que Stiles replantait les rosiers neuf, et tailler les autres. Après plusieurs heures de travail, de chamailleries et gentilles réprimandes, l'Alpha entama une conversation plus sérieuse :
« -Stiles. Je sais que je t'ai promis que nous discuterions tout les deux. Et je tiens toujours mes promesses ! Je sais que j'ai mis du temps mais, comme je te l'ai expliqué, avec la pleine lune qui arrivait, j'avais d'autres préoccupations. Le plus jeune le regardait et écoutait sagement ce que lui disait son aîné. A présent, nous pouvons parler. Je te laisse commencer : c'est toi qui vois. Tu peux me poser des questions, ou bien me parler de toi, comme tu le sens.
Stiles réfléchit quelques minutes, puis déclara :
-On aura qu'à se retrouver dans la pièce de lecture, se soir, tout les deux. On sera plus tranquille et nous pourrons discuter tranquillement, qu'en dis-tu ?
Derek lui sourit, puis lui répondit :
-C'est une excellente idée. »
A peine ses mots furent prononcés qu'un jet d'eau s'abattit sur eux. Un jeune bouclé riait aux éclats, un tuyau d'eau dans les mains. Le Loup et l'Humain se regardèrent. Le garou désigna un arrosoir plein à Stiles. Il le prirent à deux, puis se jetèrent sur l'insolent qui avait osé leur causer un tel affront. Le pauvre louveteau se retrouva trempé de la tête aux pied. Le couple les rejoignirent et la journée jardinage se transforma en bataille d'eau générale.
Finalement, c'est après plusieurs heures de jeux et de séchage au soleil qu'ils rentrèrent. Stiles proposa de cuisiner cette fois, afin de leur montrer ses talents culinaire. Chacun passèrent à la douche, pendant que l'adolescent cuisinait. Puis, lorsqu'il eut fini, Derek lui ordonna d'aller se doucher avant de manger, sinon il risquait d'attraper froid. L'adolescent bouda un peu, mais admit qu'une bonne douche lui avait fait du bien. L'on avait beau être au mois de juillet, avec une chaleur quasi caniculaire, passer une après midi dans de l'eau glacée n'était tout de même pas recommandé. Quand il descendit, la table était dressée, et les plats n'attendaient que le cuistot pour être servi. Il avait préparé sa spécialité : poulet au curry, accompagné de riz, puis, pour le dessert, des coulant au chocolats. Le repas finit et la table débarrassée, Derek prévint ses louveteaux que Stiles et lui étaient dans la pièce de lecture. Ce qu'ils traduire par : si l'un de vous vient nous déranger, je lui fait la peau ! Enfin, dans leur tête, c'était un peu moins effrayant.
Dès qu'ils furent en haut, les trois amis épiloguèrent sur leur relation :
« -Finalement, ça avance plutôt bien leur histoire, non ? Commença Isaac.
-Oui ! Je suis ravie de la tournure des événements ! Répondit Erica.
-C'est vrai qu'il y a du mieux, mais je reste quand même sceptique... Répliqua Boyd.
-Pourquoi donc ? Demanda le bouclé
-Eh bien, même s'ils s'entendent bien, Stiles reste un otage. Il n'est pas là de son plein gré. Bientôt, le manque de son père et de Scott va devenir trop important. Et si Derek refuse de lui accorder un peu de temps avec sa famille, Stiles lui en voudra beaucoup, et je ne suis pas sur que Derek pourra se rattraper cette fois.
-Pourtant, Stiles reste en contacte avec Scott, non ? Dès qu'il le peut, il lui envoi des messages. Peut-être qu'il pourra s'en contenter jusqu'à ce que notre cher Alpha se décide à lui faire confiance. Répondit Isaac.
-Moi, ce qui m'effraie, ce sont les Alphas. Ils ne nous ont pas attaqué pour rien. Ils ne se sont pas défendu avec autant de ferveur que les fois précédentes. Je suis sur qu'ils préparent quelque chose. Et j'espère vraiment qu'ils ne visent pas Stiles. Déclara la blonde.
-Pourquoi serait-il visé ? Qu'est-ce qu'il leur apporterait ? Questionna le noir.
-Derek. Tout simplement. Ils ont trouvés le moyen de nous faire sortir du manoir. Répondit-elle.
-Merde ! Il va falloir être encore plus vigilent maintenant. Intervint Isaac.
-Et il faudra en parler à Derek, surtout. Conclut Boyd. »
Avant de se diriger vers la pièce lecture, Stiles était passé par sa chambre, afin de récupérer son ordinateur pour envoyer un message à Scott. Depuis le premier message qu'il avait réussi à lui envoyer, il essayé de lui faire un rapport détaillé de ses journées. Il avait cependant volontairement omis de lui parler de l'attaque des Alphas, mais lui avait quand même parlé d'eux et pour une raison qui lui échappait, il tentait de faire comprendre à son ami que Sourwolf était un faux méchant, et que finalement, il était plutôt bien ici. La dernière ombre au tableau étant le fait qu'il soit un otage, et non un invité.
Il rejoint le Loup dans la pièce. Ce dernier c'était installé sur les coussins, assis en tailleur, le scrutant. Stiles s'installa à côté de lui, si proche que son genoux droit effleurait le genoux gauche de son vis-à-vis. Il rédigea le message à Scott, lui racontant sa journée et le cadeau de Sourwolf. Il lui demande des nouvelles de son père, comme toujours, et de Mélissa bien sur. Une fois son message envoyé, il ferme l'ordinateur, le dépose à côté de lui, puis se tourne vers son hôte :
« - J'ai toujours le droit de commencer ?
-Je t'en prie. Mais je te préviens : je ne pourrais pas répondre à toutes tes questions.
-Pourquoi ?
-Parce que je n'en ai pas envie !
Stiles ricana franchement. Cette franchise qui qualifié le loup-garou le fascinait et lui plaisait bien. Beaucoup de personnes, en général, préféré le « politiquement correcte », voir l'hypocrisie, à l'honnêteté.
-Bon, admettons. Dans ce cas, je peux faire pareil, non ?
-Je suppose...Bougonna le loup.
-Bien. Alors, pour commencer : comment t'appelles-tu ?
-Je ne te le dirais pas !
-Bon, bon. J'aurais essayé. Alors... Pourquoi tu es seul ? Je veux dire... Tu n'as pas de famille ?
-Ils ont étaient tués...Répondit-il, après un temps d'hésitation.
-Quoi, toute ta famille ? Il n'y a plus personne ? Il n'arrivait pas à s'imaginer une telle tragédie. Le Loup hocha cependant la tête, et le cœur de Stiles se serra douloureusement. Merde... Je suis désolé...
Sourwolf se contenta de hausser les épaules, puis son regard se perdit dans le vide. L'adolescent reprit :
-Ma mère est morte, quand j'étais petit. Le regard du loup-garou se reposa sur l'hyperactif. Les médecin disaient qu'elle était atteinte d'une dégénérescence fronto-temporale. Il inspira fortement. Au début, je ne comprenais pas. Mes parents m'ont expliquaient que maman était malade. Mais... Je ne le remarquais pas. J'ai su après qu'elle faisait beaucoup d'efforts pour ne rien me montrer. Puis petit à petit, elle oubliait des trucs, comme refermer la porte du frigo, éteindre une lumière, un plat sur le feu. Ensuite, il lui arrivait de m'oublier à l'école. Elle s'excusait toujours, au début. Mais... Elle a finit par me voir comme... Un danger, un ennemi. Il replia ses jambes contre son torse, qu'il entoura de ses bras et posa sa tête sur ses genoux. Elle se méfiait de moi : elle me surveillait tout le temps, et quand je voulais l'emmener jouer dehors avec moi... Elle avait peur. Elle me rejetait et s'enfermait dans sa chambre. Elle ne me faisait même plus à manger. Un larme roula sur sa joue, mais il la chassa du revers de son poignet. Je n'ai rien dis à mon père. Je ne voulais pas l'inquiéter. Quand il était là, ma mère semblait plus détendu. Elle ne faisait plus du tout attention à moi... Mon père à prit la décision de la placer à l'hôpital lorsqu'un jour, il est rentré plus tôt du travail. Il à vu ma mère lever la main sur moi... Quand elle c'est aperçut de sa présence, elle a courut dans ses bras et elle ne faisait que répéter : « Il veut me tuer...Il veut me tuer...Sauve moi ! ».
Deux nouvelles larmes dévalèrent ses joues. Derek ne put se retenir plus. Il s'approcha encore de lui, entoura ses épaules d'un bras et le plaqua contre son torse, dans une étreinte timide, mais qui se voulait réconfortante. Sa main alla gratter le cuir chevelu de l'adolescent, puis descendre jusqu'à sa nuque, créant un mouvement de caresse. Stiles se laissa volontiers aller contre le réconfort que Sourwolf lui offrait. Elle allait un peu mieux à l'hôpital. Des fois, elle me souriait, me disait qu'elle m'aimait. J'essayais d'y aller le plus souvent possible. Je passé chaque jour après l'école avec Scott, parce que sa mère, Mélissa, travaillait et travaille toujours à l'hôpital. Elle s'occupait de nous et veillait à ce que tout se passe bien entre ma mère et moi. Mon père travaillait beaucoup et n'avait pas vraiment le cœur à voir sa femme dépérir. Alors il ne venait pas souvent. Malheureusement, les derniers temps, elle recommençait à avoir peur de moi. Elle me criait dessus quand elle me voyait... Elle appelait les infirmières à l'aide, qu'on vienne la sauvé. Un sanglot s'échappa de ses lèvres, et il pleura comme il ne l'avait pas fait depuis longtemps. Derek l'enlaça avec son second bras et se retrouva avec le visage de Stiles dans son cou, pleurant à chaude larmes. Ce dernier s'était agrippait à son bras. Le Loup le berçait à présent. Tout ce que je voulais, moi... c'était lui dire que je l'aimais... la prendre dans mes bras... lui offrir les dessins que je faisait à l'école... »
Le Loup se sentit tellement désolé pour cet adolescent si plein de vie et de qualités, qui en avait déjà tellement bavé. Il est si jeune pourtant... Lui aussi avait perdu sa famille, mais avait une chance de la retrouver. Alors que Stiles, lui, devra continuer à vivre sans sa mère. Il essaya d'apaiser ses pleurs en continuant ses caresses et ses mouvements de balancier. Quand l'hyperactif fut calmé, Derek se lança :
« -J'ai perdu... Toute ma famille, il y a quelques années. Ils ont étaient tués. Je pense encore aujourd'hui que c'est de ma faute. J'ai fais une terrible erreur... J'ai reçut se physique comme punissions. Sa voix était basse et grave. Stiles connaissait que trop se sentiment de culpabilité alors il ne dit rien et, comme le plus âgé avait fait pour lui, il le laissa parler sans l'interrompre. Nous étions très unis. Rarement seuls. Comme une meute. Un léger sourire flotta sur ses lèvres. Après leur perte, je me suis sentis tellement seul... Tu as sûrement dû les remarquer, les objets dans ma chambre ? La balle de baseball appartenait à mon père, le cylindre avec le triskel gravé était à ma mère, l'ours en peluche était le doudou de ma petite sœur, et la boîte à bijoux le bien le plus précieux de ma grande sœur. C'est tout ce que j'ai pu sauver... Heureusement, notre émissaire, Deaton, a veillé sur moi pendant des années. Il m'a aidé à récupérer les cendres auprès des pompes funèbres . Puis il m'a permis de reconstruire mon... Ce manoir, afin que je puisse m'y installer. Il espérait de tout son être que l'adolescent n'est pas capté son lapsus. Et puis, au début de leur entrée au lycée, j'ai fait d'Isaac, Erica et Boyd mes Bêtas. Avec leur accord, bien sur. J'ai retrouvé une famille...
-Un sacré famille de loup poilus et glouton ! Ria Stiles. »
Ils continuèrent de discuter des bons moments de leur vie : Stiles lui raconta son improbable rencontre avec Scott : il lui avait tout bonnement sauvé la vie ! Scotty est arrivé en milieu de deuxième année de maternelle et ne connaissait personne. La bande de Jackson Whittemore, version bambin, s'en était prit tout de suite au nouveau, asthmatique en prime, et Stiles avait volé à son secours alors que ces balourds avaient volé son l'inhalateur. Depuis, la rivalité Whittemore-Stilinski/McCall n'avait pas cessé. Il lui parla ensuite des recettes de gâteaux de sa mère, qu'il avait apprises et maîtrisés, à présent, parfaitement. C'est à se moment que Derek intervint en lui parlant du talent de son père, pour la cuisine, plus spécialisé dans les plats salés. Il poursuivit en lui conta la médiocrité du niveau de cuisine de sa mère. Il lui raconta comment, une année, elle avait réussi à faire cramer le dessus de la dinde de Noël, tout en gardant l'intérieur congelé ! Mais elle était une vrai nymphe des bois avec la nature et ses plantes. C'est elle qui lui transmit sa passion pour les plantes. Tout comme Claudia, la maman de Stiles, avait inculqué quelques bases de jardinage à son fils. Spécialement les soins à donner aux différentes espèces de rosiers.
Tous deux riaient beaucoup de leurs anecdotes respectives. La conversation dériva sur leur date d'anniversaire: l'adolescent étant du 26 Juillet et le Loup du 11 Août, Sourwolf se dit qu'il y avait quelque chose à faire de cette information !
Il parlèrent ensuite de leurs goûts littéraires : Stiles s'intéressait à tous, mais préférait les fictions fantastiques ou les mythologies. Surtout les mythologies Grecque et Égyptienne. Derek s'y intéressait aussi, mais préférait les contes originels, en particulier ceux des frères Grimm. Mais son type de lecture préféré restait les récits autobiographiques, ou biographiques des Grands de l'Histoire. Tout deux aimaient aussi quelques auteurs français, l'hyperactif ayant un penchant pour Marcel Proust, alors que Sourwolf penchait plus pour Denis Diderot.
Après une soirée riche en émotions, passant des larmes aux rires, Stiles s'endormit lové contre le Loup. Ce dernier n'ayant pas le cœur de le sortir de ses songes se résigna à le porter jusqu'à sa chambre. Il ricana doucement en se disant que, si le bel endormit dans ses bras était un peu plus éveillé, il s'indignerait en lui expliquant en long, en large et en travers, qu'il n'était pas un fichu princesse en détresse !
Le Loup était heureux que sa relation avec le plus jeune se soit tant amélioré. Cependant, même si ce dernier ne disait rien, il supposait que son père et son amis lui manquait... Il déposa délicatement l'adolescent dans son lit, lui ôta ses chaussures et ses chaussettes, puis lui rabattit le drap jusqu'à ses hanches. Il ne put s'empêcher de caresser son front, dégageant une courte mèche rebelle qui avait trouvé place sur son front. La pensée qu'il devra un jour se séparer de lui, lui faisait mal au cœur. Mais ce qui l'effrayait le plus était le regard qu'il porterait sur lui si il savait... D'après ce qu'il avait compris, Stiles se souvenait parfaitement de lui et de sa famille. Et l'aimait bien. Cette idée lui réchauffait et lui déchirait le cœur en même temps. Il était un peu perdu, ne sachant pas trouver de mots à poser sur ce qu'il ressentait : de l'admiration ? De l'affection ? De l'amour ? Mais n'est-ce pas trop tôt pour envisager de tels sentiment ? Il était pourtant sur d'une chose: il le protégerait et le rendrait heureux autant de temps, et de fois, qu'il le pourra.
Note de l'auteur :
Bon désolée, j'ai dû changer leur véritable date d'anniversaire, parce que sinon cela aurait été trooooop long !
Réponses aux Reviews :
PlumeAngel : Mdrr je vois pas du tout de quoi tu parle :P
Oui à la base je voulais qu'il y ai des lambeaux de livres aussi, mais finalement j'en voyais pas l'intéret
Lol effectivement, j'en ai encore un peu besoin. Par contre ses couilles... Nan c'est bon ! Je te les laisses ^^
Contente que le chapitre t'ai plus :) Bisous Baveux Partout !
Lydiamartin33430 : Mdr ! Toujours énergique, j'adore ! Merci pour ta review ^^
Mathilde Malfoy-Stilinski : Mdr ! Moi aussi je l'appelle « mon bébé » xD Si il savait, t'imagines ?
Mdr je te rassures, tout le monde déteste mon Théo xD
Mdr j'espère pouvoir au moins t'offrir une scène au lit, mais pour le reste sa risque d'être un peut chaud patate !
Merci de continuer à me suivre ;)
Invoges : Merci ^^ Alors j'ai adorééééé la vidéo ! Franchement ils se gavent ! Même les costumes, les décors, c'est génial!
Lol, j'espère pouvoir faire d'autres scène avec la salive de Derek aussi xD Et si je te rend de plus en plus accroc au Sterek, bah déjà sa me touche beaucoup, et je suis très fière que tu rejoigne cette communauté ;) Bisous !
Lylie Wolfie : Mdr t'inquiète pas ! Y'a pas de retard pour les avis ^^
Ravie que le chapitre t'ai plu ^^ Et le plan de Théo est carrément diabolique ;) Biz !
