Voici la suite~

Un peu de détente avant de retomber dans le moche ! =P

Bonne lecture !


Musique de fond : Ost de Fairy Tail, Home.

Chapitre 7 :

« On rit, on pleure, on vit puis on meurt. Trois p'tits tour et puis s'en vont les p'tits malheurs... » Renaud

Dans le début d'après midi, la détente était revenue à l'ordre du jour. L'ambiance n'était toujours pas au point, mais le calme et un peu de joie étaient revenus. Cependant, on voyait clairement l'espace vital de chacun des deux groupes. Pas question de se mélanger plus que ça. Sur la plage, les files étaient en ligne, sur les chaises longues. Elles profitaient du soleil en bavardant, essayant de ne pas trop se laisser dériver sur le sujet inquiétant. Konan arriva sur la plage, elle regarda un instant l'étendue de l'océan et les légères vagues qui venait se briser sur le sable. Elle soupira en voyant les jeunes s'amuser dans l'eau. Elle s'approcha d'une chaise longue à l'écart et alors qu'elle allait pour s'y installer, on lui barra la route. Surprise elle regarda Maïlys qui venait de se mettre entre elle et la chaise et qui avait attrapé cette dernière par le dossier. Sans rien dire, impassible, elle se mit à marcher vers les autres en tirant la chaise qu'elle tenait toujours derrière elle. Elle l'installa à côté de la sienne qui était en bout de file sous le regard médusé des ses amies et de la jeune femme. Etait-ce une invitation ? Elle s'installa de nouveau dans sa chaise sans un regard. Elle n'en revenait pas. Qu'ils les tolèrent sur leur île parce qu'ils ne pouvaient pas faire autrement, soit. Qu'ils soient un peu indulgents parce que certains de leur membres venaient de trouver la mort dans des circonstances pour le moins étranges passait aussi. Que cette fille fasse ami-ami… C'était invraisemblable. Konan se savait que faire. Elle comprit alors que c'était plutôt une marque de mépris, qu'elle lui retirait le droit à cette chaise même éloignée. Là, c'était bien plus logique. Finalement Maïlys tourna la tête vers elle, baissant ses lunettes de soleil :

- Qu'est ce que t'attends ? C'est moche de ruminer des idées noires toute seule dans son coin.

Elle ouvrit la bouche pour contester mais ne put rien dire. Qu'y avait-il à répondre à cela ? Elle jeta un regard aux autres, toujours penchées pour observer, l'observer elle, guetter sa décision. Elles étaient surprises mais sans plus. Blasées même. Etait-ce habituel ? Depuis la veille de leur tour de garde commun cette gamine l'épatait, mais peut être était-elle toujours ainsi… Elle s'approcha encore hésitante. Elle finit par se mettre dans la chaise, ce qui arracha un sourire à la blonde. Sans transition, elle se remit à parler à son autre voisine, c'est-à-dire Temari, en reprenant la conversation précédente le plus naturellement du monde.

- Alors comme ça Gaara se drogue aux cookies ? Si c'est comme ça qu'il assume son poste de Kazekage, bah bravo !

- Et bien… Drogue n'est pas vraiment le mot… Voulu tempérer maladroitement Temari.

- Il va surtout prendre du poids… Commenta distraitement Ino qui fixait la nouvelle arrivante avec un léger sourire.

- Vu comme il est maigre, ce n'est pas du luxe. Lui répondit Tenten.

La jeune femme aux cheveux bleus sentait bien qu'elle était observée. Elle n'était pas du tout à l'aise car ne semblait pas la bienvenue pour tout le monde. C'était logique. Mais un instant, elle avait cru à cette invitation. Quelques secondes seulement. Elle devrait être plus prudente, on apprend de ses erreurs seulement lorsqu'elles ne vous coûtent pas la vie. Elle avait grandit dans cette univers dangereux, elle savait bien que dans ce monde, le moindre faux pas était fatal. Certains en avait fait l'expérience pas plus tard que cette nuit… Pourquoi avait-elle donc accepté de venir s'asseoir avec ses ennemies ? Parce qu'elle n'avait pas le choix ? Faux, on a toujours le choix. Elle aurait très bien pu reprendre la chaise. Elle pouvait encore le faire d'ailleurs ! Mais elles le prendraient surement très mal. Elle y avait cru parce qu'elle se sentait mal. Cette gamine avait raison. Elle y avait cru parce qu'elle était seule et tracassées. Triste.

- Hey, je t'ai pas fais venir pour que tu continue à te prendre la tête !

Elle se tourna surprise. La jeune fille avait cette fois complètement remonté ses larges lunettes de soleil ses le haut de sa tête et la regardait d'un air accusateur. Etait-elle télépathe ?

- Ne t'en fait pas, elle est toujours aussi perspicace… Et c'est toujours aussi dérangeant ! Lui apprit Sakura.

- Je… Voulu-t-elle dire.

- On ne mord pas tu sais ? Coupa Sakura.

- Sauf peut être Tenten… Répondit Ino.

- Quoi ?! Hurla la concernée.

- Moi… C'est Hinata… Enchantée !

La jeune fille avait bégayée mais Konan vit bien que sa présentation venait du fond du cœur. Tout comme son sourire innocent. Les autres suivirent dans leur présentation, sauf Maïlys qui estimait l'avoir déjà fait. La pauvre avait déjà oubliée les premiers noms… Mais cette acte de civilité lui paru un grand pas. Un grand et adorable pas. Pourtant elle semblait toujours douter…

- Mais… Commença-t-elle.

- Pas de mais ! L'interrompit Tenten. C'est un mot interdit à Konoha, tout comme impossible ! S'exclama-t-elle fièrement.

Temari sourit à cette réplique. Naruto avait instauré cette règle et la répétait souvent. Tellement que c'était devenu vrai. A Konoha, on n'abandonne pas, on ne renonce pas, on avance et on se bat jusqu'au bout ! Cela fit un choc à Konan. Autant de détermination même dans un contexte aussi banale que de bronzer sur la plage. Ces filles là lui parurent immédiatement beaucoup plus vieilles et matures que ce que leur jeune âge ne laissait présager. Dans l'état où elle se trouvait, ces parfaites étrangères lui semblait êtres ses connaissances les plus proches, les plus aptes à l'aider… Aussi invraisemblable que cela puisse paraître entre une criminelle et ses ennemies jurées.

- Moi c'est Konan. Finit-elle par dire avec un maigre sourire.

- Dis-moi tout ! S'écria Ino. C'est quoi la mode en ce moment à Ame ?!

- La…

- Oui ! Je suis sûre qu'elle est différente dans cette capitale !

Elle jeta un coup d'œil à son maillot de bain. Deux pièce bleu clair tout ce qu'il y a de plus basique. Quant à son paréo lui aussi bleu était un dégradé de cette couleur. Simple. Puis elle se tourna vers les six jeunes filles. Les milles et une ficelles qui composaient le maillot d'Ino lui donnèrent le tournis et les couleurs toute plus chatoyantes les unes que les autres lui firent trouver sa tenue bien pâle.

- C'est-à-dire que…

- On s'en tape ! S'exclama Sakura.

- Toi je t'ai pas sonnée. De toute façon, aucune mode n'inventera jamais quelque chose pour cacher ton grand front.

- Et alors ? Moi au moins, ce n'est pas tout mon visage de cochon qu'il faut dissimuler !

- Hein ?!

- Ne t'en fais pas, ça aussi, c'est toujours comme ça. Apprit Maïlys à Konan. Mais on s'y habitue.

- Vraiment ? Demanda cette dernière septique.

- Moi aussi j'y croyais pas au début. Lâcha Temari.

- Alors là, c'est le pompon ! lui répondit Ino.

- C'est toi qui nous dis ça ? S'esclaffa Sakura.

- On ne s'entretue pas au moins, nous.

Le nous était grassement appuyé. Faisant bien sonner que elle oui. Elle marmonna quelque chose dans sa barbe. Faisant rire Tenten et Maïlys.

- C'est comment le pays de la pluie ? Demanda Hinata. C'est beau ?

- C'est… Pluvieux. Répondit Konan.

- Et bah, quel scoop ! Railla Tenten. Mais y'a des cochons volants ?

- Pas à ma connaissance…

- Oh, comme il doit faire frais… Rêvassa Temari.

- Plus que ta fournaise c'est sûr.

Temari la regarda surprise. Konan plaqua une main devant sa bouche. Maïlys rit.

- Bah voilà, ça commence déjà à venir !

Voyant que toutes souriaient, elle fit de même. Les problèmes s'étaient déjà envolés loin de la petite île.

Une petite demi-heure passa ainsi jusqu'à ce que quelqu'un s'approche sans bruit de la brochette de demoiselles. Dans leur dos. Le bruit de ses pas étouffé par le sable. Doucement… Clandestinement… Dangereusement.

- BOUH !

Le bond simultané qu'elles firent toutes fit exploser Naruto de rire. Il se roulait littéralement dans le sable alors que Lee et Kiba riaient aussi, juste un peu plus loin. Il s'empressa de partir en courant, fuyant d'éventuelles représailles.

- Ca aussi c'est habituel ?

- Ouais…

- Il ne faut décidément pas être cardiaque ou susceptible avec vous…

Le constat fit sourire et rire la bande au grand damne des trois garçons qui pensaient pourtant avoir assez bien réussit leur coup pour les faire râler et pester jusqu'au soir. Quelqu'un d'autre vint les voir mais sans prendre de gants. C'était Neji. Il resta également dans leur dos bien que toutes se soient tournées, ou tentent d'attraper un torticolis en penchant la tête en arrière, pour voir ce qu'il voulait. Mais peu préoccupé par les regards, il se penchant vers Tenten pour lui murmurer quelque chose à l'oreille. Il se redressa et la jeune fille lui répondit.

- Ouais, d'accord ! J'arrive.

- Je t'attends là bas alors.

Et il parti sous les regards toujours muets des autres. Tenten était déjà entrain d'empoigner les deux côtés de sa chaise longue.

- Bon ben je vous laisse deux minutes. Je reviens.

Mais elle ne pu se lever. Et elle aurait dû s'en douter. Les regards muets n'étaient que de l'impatience voilée, une curiosité terrible qui attendait que Neji se soit suffisamment éloigné pour se manifester… Aussi avait-elle Temari pendue à son bras gauche et Sakura au droit, leurs deux sourires étaient de mauvais augures. Hinata, Maïlys et Konan étaient penchée de manière à la voir, c'était tellement ostentatoire que cela suggérait parfaitement qu'elles attendaient quelques chose. Quant à Ino, elle était devant elle avec ses yeux qui la scrutaient, avides de réponses à ses questions qu'elles voyaient venir des kilomètres à la ronde ! Elle serait restée à Konoha qu'elle l'aurait entendu lui hurler mentalement…

- Quoi ? Lâcha-t-elle déjà amère.

- Qu'est ce qu'il t'a dit avec tant de discrétion ? Avec tant de délicatesse !

- Quitte cette tête d'entremetteuse Ino, ça ne prend pas avec moi.

- Dis-moi tout de suite ! Exigea plutôt la blonde.

- Mais enfin trois fois rien ! Il voulait juste que je vienne c'est tout !

- Pourquoi ? Pressa Sakura.

- Il leur manque un joueur pour une partie de foot ninja.

Le silence accueillit cette réponse, elles ne s'y étaient pas du tout attendues. Mais il en fallait plus que ça pour convaincre Hinata, elle qui connaissait si bien le caractère de son cousin… Et pour cause, elle devait le supporter tous les jours !

- Mais Neji n'a jamais rien demandé de la sorte… Surtout pas une partie de foot ninja… Il n'y joue jamais…

- Tu vois ! S'écria Ino trop contente.

- Crache le morceau ! Lui ordonna Temari.

- Mais que voulez vous que je vous dise au juste ?

- Que tu nous cache quelque chose ! S'exclama Sakura.

- Et vous n'avez pas pensé que si j'avais vraiment quelque chose à cacher, je voudrais le garder cacher ?

- Tu vois bien que tu caches quelque chose depuis tout à l'heure ! Fit Ino.

- Non ! J'ai dis si j'avais quelques chose à cacher ! Or je ne cache absolument rien. Que voulez vous que je vous cache ? Parce que moi je ne cache rien aux gens qui ne me cache rien comme vous ne me cachez rien je ne vous cache rien. Rien de plus logique. Donc je n'ai rien à vous caché.

- Vous ne voulez pas changer de mot… Ca commence à faire beaucoup de cacher là… Se plaignit Hinata.

- Elle fait justement ça exprès pour nous embrouiller c'est sa technique ! Déclara Temari.

Elle soupira et dégageant ses bras de l'étreinte de ses amies elle se leva tout de même. Mais avant qu'elle n'ait pu faire un pas Ino s'était littéralement jeté sur elle et entourait ses jambes d'un étau solide : ses bras de commères affamés de potins.

- Tu me fais quoi là ?

- Je t'empêche de partir tant que tu ne m'aura pas dit ce que je veux entendre !

- Quitte à ce que je mente ?

- Tu mens depuis le début.

- Je vais te traîner de force derrière moi !

- M'en fiche !

- Je vais aller dans l'eau et tu mourras noyé !

- Va donc ! On va rire si tu mets les pieds sur mon terrain de jeu. Prévins Maïlys.

Le sourire amusé de son amie ne lui dit rien qui vaille. Ses Justus aquatiques étaient redoutables. Pire, c'étaient des menaces ! Minutes, en étaient-elles arrivées à vouloir la torturer ?!

- Mais puisque je vous dis que je n'ai rien à dire… Gémit-elle. Vous vous plaindrez à Neji sur ses façons de parler la prochaine fois.

Ino finit par s'asseoir dans le sable, lâchant les jambes de la jeune fille aux macarons. Résignée. Les autres aussi commencèrent à se réinstaller. Alors que Tenten, satisfaite allait pour repartir, Konan rit doucement. Maïlys la regarda suspicieuse :

- C'est vrai ça, t'es bien silencieuse depuis tout à l'heure toi…

- C'est que, je suis en train de les revoir tous les deux, ce matin…

- HEIN ?! Hurlèrent toutes les voix, y comprit celle de la concernée.

- Quand nous étions tous dans le salon, ils étaient côtes à côtes dans le canapé, se tenant discrètement la main.

Les regards se braquèrent vers Tenten.

- Qu'as-tu à répondre à ça ?

- Bien infortuné la poire qui court en ayant oublié sa sauce tartare.

- Ah ! S'écria Ino.

- La phrase débile pour tenter de s'esquiver… Comme d'habitude commenta Maïlys.

- Grillée ! Lança Sakura.

- Je n'y crois pas… Neji mon cousin et… Tenten… Murmurait Hinata.

- Toi, puisse tu mourir piétinée par un troupeau de taureau camarguais affolés après être tombée de ton cheval unijambiste ! Hurla Tenten à l'adresse de Konan. D'où tu nous a vus d'abord ?

Cette fois c'est Maïlys qui se mit à rire. Elle tendit la main à Konan qui tapa dedans avec un sourire amusée.

- T'es une trop bonne actrice !

- Merci.

- Vous voulez dire…

- C'était du bluff. Déclara Konan.

- On avait tout manigancé. Leur apprit Maïlys.

- Vous êtes géniales ! Adula Ino.

- Quand ? S'exclama Tenten horrifiée de ne pas les avoir vue faire.

- Bah, pendant que tu te faisais harcelée par Ino et Sakura.

- Et maintenant tu nous dis quoi ? Hein ? Railla Temari.

- Vous êtes ensemble ! Chantonna Hinata.

- Oui et alors ?

Son cri surpris les autres demoiselles. Encore une fois, elle ne s'attendait pas à cela. Les yeux noisette lançaient des éclairs furieux. Mais cela ne prit pas longtemps sur ses amies, ses joues devenant soudainement rosées de gêne.

- Ca vous pose un problème ? Bafouilla-t-elle en tentant encore de faire croire qu'elle était en colère.

- Non ! Moi je serai ravie que tu rentre dans notre famille ! S'empressa de dire Hinata en se levant pour aller serrer Tenten dans ses bras.

- Pas si vite, ensemble ça ne veut pas dire mariés !

- T'as raison ! Le mariage c'est pour les vieux ! S'exclama Maïlys avant de se lever pour l'attraper autour du cou et lui sauter sur le dos.

- Dis pas ça ! J'espère bien que tu te marieras un jour pour que je puisse être ta demoiselle d'honneur ! Lui répondit Temari en venant à son tour serrer Tenten.

- Moi je veux toujours tout savoir ! Et t'auras donc intérêt à tout me dire, même dans les pires détails ! Prévins Ino.

Elle et Sakura se précipitèrent de faire de même que leurs amies. Déjà qu'ils faisaient chaud, là, Tenten étouffaient littéralement. Elles commencèrent à lâcher celle qui maudissait intérieurement son petit ami de l'avoir mit dans une telle posture, lorsque Konan murmura :

- C'est pas dans l'Akatsuki qu'on pourrait apprendre ce genre de nouvelles.

- Bah pourquoi ? S'étonna Ino dont l'oreille traînait toujours partout.

- Je suis la seule femme. Rappela-t-elle.

- Bah justement, avec tous ces hommes à tes côtés ! Et puis, ils sont quand même plutôt canon… Fit la blonde avec un sourire entendu.

- Tu veux rire ? Ils sont tous plus invivables les uns que les autres !

- Allons, une jolie fille comme toi…

- Kakuzu ne vit que pour l'argent, c'est à se demander si son avarice a des limites. Deidara est un artiste raté qui fait exploser tout ce sui s'approche trop près de lui, chose comme être humain. Itachi est aussi bavard et froid que le carrelage. Zetsu est plus plante qu'humain. De même Kisame est plus requin et veuillez m'excusez mais je ne suis pas zoophile. Hidan est sadomaso et en plus il s'automutile de sorte qu'il est toujours en train de se vider de son sang. Et enfin Tobi est pire qu'un gosse de quatre ans.

Pendant son explication les jeunes filles avaient enfin complètement lâchées Tenten. Toujours debout elles avaient sagement écouté. Quelques maigres secondes de silence passèrent et l'expression de la jeune femme changea. Elle ramena ses jambes contre sa poitrine et les enserra de ses bras. Le visage en grande partie cachée derrière ses genoux.

- Ou plutôt ils étaient. Corrigea-t-elle.

Elle s'était elle-même rappelé ce qu'elle avait vainement tenté d'oublier.

- Je dois avouer que je n'imaginais pas l'Akatsuki aussi haute en couleur et aussi soudée. Fit doucement Maïlys.

- Soudée, pas vraiment. On reste étrangers les uns aux autres, rassemblés juste pour des causes idéologiques. Surtout pas par affinités. Mais à force de se côtoyer, on s'habitue les uns aux autres. Disons plutôt qu'on était un peut comme une famille, travaillant ensemble mais dont les membres, bien que liés ne peuvent s'empêcher de se détester parfois.

- Je crois que je comprends. Lui répondit Ino.

Temari reconsidéra ces paroles un moment. Après tout, c'est vrai que c'est à force de voir les mêmes personnes que des affinités peuvent se créer. C'est à force de venir à Konoha et d'être toujours reçue par les mêmes qu'elle s'était faite des amis. Dans leur grand groupe, ils ne se ressemblaient guère. Ils n'avaient pas les mêmes goûts ou les mêmes opinions. Et pourtant ils étaient amis et ils s'entendaient bien… Enfin plutôt bien… Presque avec tout le monde… Ne put-elle s'empêcher de penser.

- Vous avez remarqué qu'elle s'est abstenue de mentionner le chef dans sa liste ? Demanda Ino avec un large sourire victorieux.

Tenten profita qu'Ino se soit trouvé une nouvelle cible pour s'éclipser. La malheureuse Konan se fit donc presser de question et son bourreau ne se décourageait pas malgré ses protestations et qu'elle s'obstine à nier. Maïlys riait. Hinata souriait. Temari et Sakura s'étaient réinstallées, un peu moins enclin à faire cas de la jeune femme de l'Akatsuki. Si sa présence ne les dérangeait ne pas, s'immiscer dans sa vie privée était autre chose.

Dans la demeure, Kakashi et Pein était assis face à face. Ils avaient fait le tour de l'île, ensemble, pour chercher la moindre explication ou un quelconque indices. Ils étaient revenus bredouille. Rien ni personne. Pas une odeur, une piste pour les chiens, rien. Ils discutaient calment. Tentaient de réfléchir, de comprendre. Au début la méfiance était de mise entre eux. Se soupçonnant mutuellement. Puis cela avait passé grâce à des arguments rationnels. L'Akatsuki n'aurait pas tué ses propres membres et les ninjas de Konoha n'étaient pas sortis de leur chambre. Le coupable ne pouvait pas être parmi eux. Alors ils n'étaient pas seul sur l'île ? Mais ils n'avaient rien trouvé. D'autant que supposer l'acte d'un seul homme était absurde. Il aurait dû s'y mettre au moins à une dizaine pour avoir une chance contre Hidan, Kisame, Tobi et Zetsu réunis. Pas le moindre bruit n'avaient filé. Le combat était aussi à exclure. Les communications étaient aussi impossibles. Kakashi avait voulu joindre Konoha mais impossible. Les lignes semblaient comme brouillées d'interférences. Donc il avait écrit une lettre. Cela mettrait plus de temps. Ils décidèrent que le plus sage était de se barricader. Rien ne disait que cela recommencerait, mais la prudence valait mieux. Fermer toutes les portes et fenêtre à clé. Que chacun reste dans sa chambre. Et une garde toujours dans le couloir. L'un des notre l'un des leurs, comme la veille. Protection contre l'inconnu et contre l'autre. La raison ne peut ôter des vieux ennemis de tous leurs doutes.

Le ninja copieur était bien malgré lui admiratif du calme dont parvenait à faire preuve son interlocuteur. Toujours stoïque et toujours sensé. Qui plus est, sa manière d'analyser la situation, de la décortiquer et de l'exposer était tellement semblable à la sienne que c'en était troublant. Il était peu heureux de se découvrir la même logique qu'un criminel.

Le repas fut assez calme. L'ambiance plutôt compliqué et tendue entre les deux camps. Chacun mangeait le repas de son côté de la table. Chôji se goinfra littéralement. Plus encore qu'à son habitude. Ses amis et son sensei savaient bien que lorsqu'il faisait ça, c'était pour cacher autre chose, enfouir et digérer ce qu'il avait sur le cœur au même titre que cette nourriture. Les autres virent seulement là une nouvelle manifestation de son estomac gourmand et sans fond. Ensuite, les membres de l'Akatsuki restèrent gentiment attablés dans la salle à manger, jouant aux cartes sans Deidara puisque celui-ci était avachit sur la table et dormait à moitié disant qu'il avait trop la flemme de participer. Paresseux à souhait ! Songeait Konan. Alors que les ninjas étaient dans la pièce d'à côté, sur les sofas du salon. La porte battante entre les deux pièces était restée ouverte. Mesure de sécurité.

- Quoi ? Hurla Lee. Neji et Tenten sortent ensemble ?

- Ino ! S'écria à son tour Tenten, sur un ton de reproche.

- Oui ?

- Ne me dis pas que tu as…

- Bah si, je l'ai dit à tout le monde ! Chantonna la blonde. Ca pose un problème ?

- Un peu oui !

- Bah, de toute façon, le secret n'aurait jamais vécu bien longtemps ici… Soupira Neji.

- Oui, mais là on bat des records. Lui répondit la jeune fille.

- Je n'y crois pas un seul instant !

Tous se tournèrent vers Lee. Il se mit à les pointer du doigt.

- Je suis sûr que c'est faux !

- Allons, c'est la fleur de la jeunesse ! S'écria Gai.

- Dis Tenten, ça fait combien de temps exactement que tu nous le cachais ? Demanda Temari.

- Hey mec, vas y raconte… Murmura Kiba à Neji. Tu te l'es déjà tapé combien de fois ?

- Hein mais…

- Oh ne fais pas ta mijaurée ! Ricana l'homme chien.

- Et mon poing dans ta gueule pour parler d'elle comme ça ? S'énerva le brun.

- Stop !

De nouveau on fixa Lee. Qu'est ce qu'il voulait encore le petit cornichon ? Se demanda Ino.

- Je vous dis que je ne vous crois pas !

- J'avoue que ce n'est pas hyper convaincant… Confirma Naruto qui avait du mal à imaginer Neji avec une fille.

- Si je confirme, est ce que vous nous foutez tous la paix comme si nous n'étions que de vulgaires pinces à linge perdues dans le désert du Nevada ? Questionna Tenten.

- Au moins là bas on aurait la paix… Murmura Neji.

- Oui ! Promit Lee.

- Alors c'est vrai.

Vu que personne de disait rien, qu'il la regardait de cet air qui attend quelque chose, quelque chose de plus… Comme des petits toutous attendant leur friandise ! La jeune fille soupira. Et rapidement elle déposa un léger baiser sur les lèvres de Neji, se mettant sur la pointe des pieds pour l'atteindre. Naruto eut un large sourire, content pour ses amis. Mais Lee ne l'entendait pas de cette oreille…

- Vous voulez rire ? Même avec Gai-sensei on fait mieux !

Temari ne put s'empêcher de sentir une légère nausée. Que Gaara ait coupé court à leur conversation la dernière fois en lui disant qu'il préférait les garçons n'était en rien un problème. Lee… Gai… Lee et Gai c'était tellement… Tellement insupportable rien que quand ils chialaient dans les bras l'un de l'autre, proférant des inepties sur la jeunesse ! Alors en imaginant la scène c'était dur de rester stoïque. Personne ne le put d'ailleurs. Naruto qui avait trouvé adorable la façon dont Neji avait légèrement rougit, était à présent incapable de retenir une grimace… Ce qui lui valu les moqueries de sa voisine, Sakura. Elle avait toujours soupçonné qu'entre le maître et l'élève il y avait peut être un peu plus qu'une amitié sous la fleur de la jeunesse. Et ce, malgré toutes ces déclarations enflammées à son égard. Neji, voulant rompre le doute et faire changer l'ambiance prit Tenten par la taille et l'embrassa à pleine bouche.

- Satisfait ? Demanda-t-il aux autres.

- Oh oui… Répondit Tenten.

- Sakura-chan ! Pleurnicha Lee en accourant vers l'élue de son cœur.

Il prit un pied dans la gueule. Elle s'était juste donné la peine de lever la jambe et il s'était encastré la tête dedans.

- Ah non hein, pas après avoir dit ça. Maintenant je ne vais plus retenir mes coups par pitié.

Sur ces entrefaites, Kakashi déclara qu'il était peut être temps de monter.

- Ah non ! On est en vacances ! Couchés 20h non merci ! S'écria Naruto.

- Tu proposes donc une idée géniale à la place ? Railla Kakashi.

- Je propose une bataille d'oreiller ninja !

- C'est quoi la différence avec une bataille d'oreiller normale ?

- Bah c'est des ninjas qui y jouent !

- Bof…

- Moi je propose de finir les bouteilles et de balancer du son à fond ! S'écria Kiba.

- Non plus.

- Vous allez dire non à tout ce qu'on vous propose ? Bougonna le blond.

- Sauf si vous trouvez quelque chose d'intelligent et assez calme.

- Dessiner c'est gagner ? Proposa Sai.

- C'est encore toi qui va gagner… Râla Sakura, se rappelant amèrement de la dernière partie et de sa défaite cuisante.

- Bon je sais que ce n'est plus un secret mais, Tenten, Neji, si vous pouviez arrêter de vous bécoter sans cesse ! Reprocha Ino.

- Ah euh…

- Et vous, Asuma-sensei, c'est pas parce que vous ne dites rien depuis le début que le fait que vous êtes en train de ploter Kurenai-sensei passe inaperçu ! Pensez donc à la pauvre Hinata assise entre vous quatre !

Tous les regards se tournèrent vers elle. La pauvre piqua un fard encore pire que celui qu'elle affichait déjà à cause de ses voisins. Non, elle n'avait pas du tout l'impression de tenir la chandelle. Non, elle n'était pas du tout mal à l'aise. Non elle n'était pas du tout jalouse. Elle qui était trop timide pour avouer ses sentiments, absolument pas jalouse d'eux qui pouvaient s'afficher sans honte…

- Et si on sautait tous à pieds joints sur Shikamaru pour le réveiller ? Lança Temari guillerette.

- Je ne dors pas, et donc je t'entends. Répondit-il.

- Et alors ?

Il se redressa dans le canapé en lâchant un « galère », sachant bien qu'elle mettrait ses menaces à exécution s'il restait couché. C'est donc Anko qui tenta sa chance :

- Arracher le manteau de Shino !

On regarda alors Shino. Il ne dit rien comme toujours. Il était tellement silencieux qu'on finissait par oublier qu'il était là, planté dans un coin et debout. Indifférent à la scène qui se déroulait devant lui. Alors qu'il sembla faire un mouvement qui pouvait laisser supposer qu'il aller rompre le silence, qu'il releva la tête pour que sa bouche dépasse de son manteau, il fut interrompu par un fou rire. L'origine provenait d'un canapé à l'opposé. Maïlys et Kankurô étaient en plein fou rire, se tenant les côtes et les larmes perlant à leurs yeux. Temari sur le même canapé haussa les épaules.

- Il a dit quelque chose que je n'ai pas entendu et depuis voilà.

Ils commencèrent à se calmer mais eurent le malheur de se regarder. A peine eurent-ils croisé le regard l'un de l'autre que c'était reparti. Temari, exaspérée d'entendre rire sans qu'elle ne sache pourquoi, saisit le coussin qui lui servait d'accoudoir et voulu en frapper violement sa voisine. Mais celle-ci vit venir le coup et se baissa de sorte que c'est Kankurô qui prit. Cela stoppa net son fou rire. Mais la jeune fille, elle, rit de plus belle en pointant Kankurô du doigt. Celui-ci, en la voyant se ficher de lui, prit l'arme du crime pour lui en assener un coup. Naruto se jeta, avec quelques clones, dans ce début de bataille, ravi que son idée soit celle qui soit finalement adopté.

A l'écart, comme toujours, Shino regardait les grand ninjas de Konoha se frapper aussi fort qu'ils le pouvaient avec des coussins. Ce qu'ils pouvaient être bruyants. Pourquoi devaient-ils être toujours aussi bruyants ? Derrière ses lunettes, son regard dériva vers les membres de l'Akatsuki. Il s'aperçut que, tout en jouant, la femme aux cheveux bleu ne pouvait s'empêcher de regarder vers là. Il ne comprenait pas. Pouvait-elle préférer cette ambiance loufoque au calme agréable qui régnait sur leur partie de carte ? Lui aurait bien échangé sa place… Il n'avait aucune envie de venir en vacances avec ces énergumènes qui lui ressemblaient si peu. Mais quand il avait marqué sa volonté de rester à Konoha, l'Hokage l'avait renvoyé avec perte et fracas, hurlant tout un tas d'insultes. Il savait qu'elle était à bout de nerfs mais ce n'était pas une raison pour traiter ses ninjas de la sorte.