Chapitre 8
Une bonne heure s'était écoulée depuis l'incident du parc Yumisawa. Les Shinigamis qui étaient présent sur les lieux attendaient silencieusement devant une porte d'un étroit couloir de la boutique d'Urahara. En effet, ils avaient reçu pour ordre de patienter le temps que le capitaine de la dixième division s'entretienne avec le capitaine commandant de l'autre côté du panneau. Seul Urahara avait réussi à négocier sa participation à cette réunion privée.
Cependant, cela ne rassura pas tellement Rangiku qui demeurait plongée dans un mutisme ininterrompu depuis le début de la réunion. Elle savait très bien que le capitaine commandant ne passerait pas l'éponge aussi facilement sur ce qui s'était passé plus tôt au nord de Karakura. Son supérieur avait malgré lui – ou du moins s'en persuadait-elle - transformé Yumisawa en véritable banquise. Heureusement, il n'avait blessé personne grâce à l'orage qui avait forcé les habitants à se hâter chez eux. Toutefois, cela n'empêchait pas les gens de s'interroger sur l'étrange phénomène ayant frappé leur quartier, sans compter les nombreuses structures qui avaient été endommagées.
Alors que tout le monde continuaient de se murer dans le silence, on entendit la porte d'entrée du magasin s'ouvrir à la volé et la voix aiguë et reconnaissable d'Inoue appelant haletante le nom du Shinigami remplaçant.
-Nous sommes ici ! Répondit Rukia à la place d'un Ichigo perplexe assis contre le mur, à l'image de ses homologues.
La jeune femme apparût au bout du couloir le visage déformé par l'inquiétude intense qu'elle n'arrivait pas à contenir. Ichigo lança un regard à la fois interrogateur et accusateur à la Shinigami aux cheveux noir.
-C'est toi qui l'a appelé ?
-Oui, tu as besoin de soins, affirma Rukia en le mettant au défi de s'opposer à son jugement d'un simple regard. Depuis tout à l'heure t'as l'air de souffrir le martyr sans nous en toucher mot.
-C'est peut-être parce que je ne souffre pas autant que tu le crois, rétorqua-t-il.
Il mentait. Mais il trouvait ridicule qu'Orihime intervienne pour si peu. Après tout, il n'avait qu'une entaille sur la joue et une blessure plus ou moins modérée à l'abdomen. Cette dernière le faisait plus mal moralement que physiquement. Il avait déjà vu bien pire, mais Toshirô en était l'auteur. Voilà les raisons de sa tourmente. Cette vérité, il continuait de la cacher aux autres. Ils n'étaient pas obligés de savoir... surtout Rangiku. En revanche la coupure superficielle fendant sa joue était très douloureuse et avait été insupportable lors de son affrontement contre Sayuki. Pourquoi ? Il n'en savait rien et n'avait depuis lors émis que quelques hypothèses. Il avait conscience qu'il devait impérativement tenir les autres au courant de cette anomalie, très probablement en lien avec les capacités spéciales de l'ennemie.
La rousse s'était approchée de lui.
-Ne te fatigue pas Inoue, dit-t-il.
-Mais ça ne me fatigue pas du tout! Répliqua-t-elle en opérant sa technique de soin.
-Ouais arrête de râler et laisse toi faire Ichigo, ajouta Renji adossé le plus prêt de la porte les bras croisés. Comme ça on ne t'entendra plus geindre comme une fillette de huit ans...
Piqué au vif, Ichigo commença à débiter une série d'insulte contrée et renvoyée par le lieutenant de la sixième division aussi bien qu'auraient pu le faire deux joueurs de tennis de table. Cette échange dura jusqu'au moment où ils observèrent Rangiku prendre congé dans une pièce annexe, la mine sombre.
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… …
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-… pour ces différentes raisons, vous ne serez plus en charge de cette mission et serez rapatrié à la Soul Society aussitôt cette conversation arrivée à son terme, proclama Genryûsai Shigekuni Yamamoto depuis l'écran géant installé en font de salle.
Le vieil homme chauve, dont la longue barbe blanche ne pouvait dissimuler ses multiples cicatrices au visage, dit ces derniers mots d'un ton sans appel. Hitsugaya avait gardé la tête respectueusement incliné, sachant d'avance qu'il ne pourrait aller contre la décision du capitaine commandant, même si cela le froissait affreusement. Mais contre toute attente, l'ex directeur du BDT qui jusqu'ici était resté silencieux derrière son éventail, s'avança devant l'écran et prit la parole :
-Pourrais-je émettre une option quelque peu différente et peut-être plus judicieuse capitaine général?
L'homme usé par les ans entrouvrit une paupière, surpris que l'on vienne émettre une objection.
-Je ne suis pas vraiment disposé à écouter vos contestations Kisuke Urahara. Cela dit... vous m'avez convaincu de vous laissez participer à cet entretient et n'avez pas ouvert la bouche depuis le début. J'imagine que si vous avez décidé de n'intervenir que maintenant c'est pour une raison bien précise ?
-Tout à fait.
Le blond rangea précautionneusement son éventail à l'intérieur de son manteau avant de s'expliquer.
-Capitaine commandant, je comprends bien les raisons qui vous poussent à démettre le capitaine Hitsugaya au commandement de cette mission et à le renvoyer à la Soul Society. Cependant, comme vous l'avez soulignez tantôt, vous n'êtes pas parvenu de votre côté à prendre contact avec nous, ni même pu envoyer des Shinigamis dans le monde réel après le premier détachement et mettre la lumière sur cette affaire. Hors, il en était de même pour nous ici. Les soldats de la division du capitaine Hitsugaya envoyés à la Soul Society vous rendre rapport ne sont jamais arrivés, ni même revenus. Nous n'avons pas réussi malgré les efforts de nos deux côtés à établir un contact jusqu'à ces deux dernières heures. Si mes calcules sont bons, 51 heures se sont écoulées avant que tout ceci ne rentre enfin dans l'ordre.
Le capitaine commandant, tout comme Hitsugaya, écoutaient les paroles du scientifique avec beaucoup d'attention.
-Mais pas de notre fait, poursuivit Urahara d'un ton grave. Comprenez bien commandant, ni moi, ni la douzième division ne sommes parvenus à établir un contact. Peut-être aurions nous fini par réussir avec le temps, je n'en doute pas, mais... il faut se rendre à l'évidence : ce sont nos ennemis qui ont choisi de rétablir ce qu'ils avaient eux même interrompu et ce, pile au moment où Kurosaki et le capitaine Hitsugaya entamaient leur combat face a Yue Sayuki.
-Drôle de coïncidence en effet, précisa Toshirô qui commençait à comprendre où voulait en venir le scientifique.
De l'autre côté de l'écran, Yamamoto sembla plongé dans une profonde réflexion malgré son habituelle immobilité statuaire.
-Que préconisez-vous Kisuke Urahara ? Finit par demander l'ancien.
Urahara s'avança jusqu'au milieu de l'écran afin de bien faire face à Yamamoto.
-Je pense que ce serait une grave erreur de renvoyer le capitaine Hitsugaya à la Soul Society aussi longtemps qu'il aura perdu le contrôle de son zanpakutô.
Le jeune Shinigami réprima une grimace.
-Selon moi, continua l'homme au getas et au bob, l'ennemi n'attend que ça.
-Le capitaine Hitsugaya serait sous contrôle une fois à la Soul Society, déclara l'ancien, quel risque peut-il y avoir à ce qu'il soit rapatrié ?
-J'ignore également les projets de l'ennemi une fois son retour à la Soul Society, avoua Urahara. De ce côté là, je ne peux qu'émettre des hypothèses. Mais c'est un risque que je ne prendrais pas à votre place.
-Et je ne peux prendre le risque de laisser le capitaine Hitsugaya attendre dans le monde réel qu'on démêle toute cette histoire, clama le vieil homme. Tout comme moi, vous n'êtes pas ignorant de ce qui risque d'arriver. Vous avez effectuez des recherches sur l'incident du dernier millénaire et avez donc connaissance des dangers auxquels les humains seraient exposés si j'accepte qu'il reste dans le monde réel.
Hitsugaya se força à contenir sa colère. Il n'aimait pas qu'on parle de lui ainsi, comme s'il était un animal dangereux à surveiller.
Urahara prit une profonde inspiration.
-Je suis prêt à endosser toute la responsabilité capitaine commandant, annonça le scientifique. Sous mon magasin se trouve un vaste espace d'entraînement à l'épreuve des reiatsus des plus puissants. Je l'ai conçu moi même afin que ceux qui s'y affronte puissent se battre à près de cent pour cent sans causer le moindre dommage dans le monde réel. Si vous acceptez ma proposition, je mettrai tout en œuvre pour que le capitaine Hitsugaya réussisse à reprendre le contrôle de son pouvoir.
Toshirô dévisageait le directeur du bazar avec beaucoup de méfiance, comme s'il essayait de sonder ses véritables intentions. Quant au capitaine commandant, il se tut un long moment avant qu'il ne déclare enfin :
-Capitaine Hitsugaya, je fonde de nombreux espoirs en vous depuis votre arrivée au sein des treize divisions... Si vous ne parvenez pas à reprendre le dessus sur votre zanpakutô, j'ai bien peur d'avoir à prendre des mesures plus rudimentaires et de ce fait, plus drastiques vous concernant... Me comprenez-vous bien?
-Je comprends, acquiesça Toshirô d'une voix mesurée sans desserrer les poings. Maintenir l'équilibre des mondes est notre raison d'être. Cet équilibre doit être le même entre un Shinigami et son zanpakutô, où alors il est un danger pour l'équilibre absolu.
-C'est exact, confirma Yamamoto de son timbre rauque. Je vous accorde donc un mois dans le monde réel avec Kisuke Urahara. A la fin de ce mois, je dois avoir des résultats. Dans le cas contraire, vous serez ramené à la Soul Society pour délibérer de votre cas qui est une menace pour notre loi première. Par contre, je maintiens votre destitution à cette mission. Cette tâche sera déléguée à un autres capitaine qui prendra la tête de votre équipe actuelle.
-Bien capitaine général.
-Avez vous une déclaration à faire?
Il y eut un instant de silence pendant lequel Toshirô observa l'ex directeur du BDT avant qu'il ne bascule à nouveau sur Yamamoto.
-Commandant... Avez-vous été obligé d'abattre ce Shinigami il y a mille ans?
Un nouveau silence s'installa, un silence éloquent.
-Notre conversation s'arrête ici, capitaine Hitsugaya.
Le lendemain matin, dans la maison des Kurosaki, s'activait avec beaucoup d'ardeur la jeune Yusu sur tous les plans de la maison. Elle était l'aînée des jumelles mais était dotée d'un tempérament beaucoup plus doux que sa sœur. Depuis la mort de sa mère, elle prenait en charge toutes les tâches ménagères de la maison ainsi que l'exécutions des repas. Elle ressemblait beaucoup à sa défunte mère : des cheveux châtains clairs, de grands yeux noisettes attendrissants et pourvue d'une gentillesse infinie.
Alors qu'elle finissait d'épousseter le canapé, elle jeta un coup d'œil à sa montre avant de sursauter d'horreur.
-7h20 déjà ?!Ah ! Il est bientôt l'heure d'aller en cours ! Et Karin n'est toujours pas sortie de son lit !
Elle posa son plumeau et se dépêcha de passer devant la présentatrice du journal affichée à l'écran de télévision pour monter réveiller sa sœur. Mais elle se résilia subitement quand elle aperçut les images que faisaient défiler les informations.
-Mais... mais c'est... ! KARIIIIIIIIIN !
Karin Kurosaki bondit brusquement de ses couvertures après avoir entendu le hurlement poussé par Yusu. Elle dévala l'escalier et déboula dans le salon, une bat de baseball entre les main à l'affût du moindre danger.
-Ecoute ça Karin ! C'est incroyable ! fit la petite brune en augmentant le son de la télévision.
-Yusu ! Tu es folle de crier comme ça ! J'ai failli avoir une attaque ! J'ai cru que quelqu'un...
-Chuuuuut! La coupa sa sœur.
« … de cette étrange phénomène qui a frappé, hier, le quartier de Yumisawa au nord de la ville de Karakura. En effet, si les spécialistes ont encore du mal à expliquer la cause de ce bouleversement climatique, il est d'ors et déjà possible de faire un compte rendu des dégâts engendrés. Selon un rapport, l'importante quantité de glace devrait finir par fondre dans les prochains jours avec la hausse des températures de ce milieu de semaine, mais on note de nombreux dommages matériels. Une pluie de grêlons se serait même étendue jusqu'au quartier de Kita-Kawase et Gakuenchô, là où réside le Lycée Daiichi de Karakura. Mais fort heureusement, il semblerait que personne n'est été blessé. Des témoins affirment que cette tempête... »
-Ce n'est pas... normal, bredouilla Karin hébétée.
-Heureusement qu'Ichigo finissait les cours à 18h ! Ou tu imagines si la tempête avait commencé plus tôt ? Grand frère aurait pu être pris dans le blizzard ! Ce qui est surprenant c'est qu'ont est simplement eu de la pluie et du tonnerre de notre côté...
-Oui tu as raison... répondit Karin pensive qui ne l'écoutait plus vraiment.
Yusu regarda une nouvelle fois sa montre avant de s'écrier :
-Karin habille toi vite ! Faut qu'on aille en cours ! Je te prépare un petit déjeuner à emporter pendant ce temps...
Si la petite brune courait déjà vers la cuisine, Karin restait immobile et muette devant le poste de télévision et observait avec aberrations les images de Yumisawa touché par cette vague de gel.
-Karin ! rappela Yusu la mine sévère depuis l'encadrement de la porte. Tu entends ? On va être en retard !
Sur le chemin menant au collège, Karin n'avait pas une seconde cessé de penser à la catastrophe. Elle songeait même à se rendre sur place après les cours pour voir de ses yeux ce que son esprit ne pouvait croire. Car si les habitants cherchaient une explication logique à ce soit disant bouleversement climatique, la jeune fille, elle, en avait déjà une petite idée bien précise. Bien sûr elle n'avait aucune certitude de ce qu'elle avançait mais elle ne pouvait croire que cet événement se soit produit naturellement. Les chances pour qu'il en soit responsable étaient plutôt élevées. Ne l'avait-elle pas déjà vu à l'œuvre ?
Le jours où Toshirô leur avait pour la première fois prêté main forte à elle et son équipe de foot, le match s'était clos par l'apparition d'un de ces monstres masqués. Elle n'avait pas oublié. Juste avant que la gigantesque créature ne l'écrase, il s'était interposé pour la sauver, retenant la bête de la simple pointe de son sabre. C'est là qu'elle sut qu'il était un Shinigami, comme son frère. Le ciel s'était obscurci et d'un coup rapide et précis il avait tranché le monstre en deux comme dans du beurre. La glace l'avait consumé au sûrement qu'une flamme, puis dans un craquement semblable au cristal, la créature avait explosé en un millier de particules scintillantes lui picorant le visage dans sa retombé. Après quoi, le ciel avait recouvert sa couleur de soir d'été et le garçon aux cheveux blancs était venu lui tendre la main...
C'était décidé. A midi, elle s'éclipserait du collège pour se rendre à la boutique de ce détraqué d'Urahara afin d'y trouver Toshirô. Ce n'était qu'à dix minutes du collège et elle était bien décidée à lui tirer les vers du nez car trop de choses se passaient dans l'ombre sans qu'on ne juge bon de la mettre au courant du danger. Aujourd'hui encore, sa ville était sous le feu des projecteurs et il était hors de question cette fois qu'elle ne mette pas la main sur l'explication à toute cette histoire. Que ces Shinigamis le veuillent où non, elle se sentait concernée par ce qui arrivait. Elle vivait dans cette ville, connaissait l'existence des dieux de la mort, voyait ces monstres masqués qu'ils appelaient Hollows et surtout, elle était la petite sœur du Shinigami qui leur avait sauvé la mise plus d'une fois. N'étaient-ce pas des raisons suffisantes pour prendre part aux explications?
Quand Karin entra dans la boutique d'Urahara aux alentours de midi, elle fut accueillie par Jinta et Ururu qu'elle connaissait bien pour avoir participé au Groupe de la protection de Karakura formé et dirigé par Don Kan'onji il y a quelques années de cela. Ce dernier était un homme excentrique et charismatique connu dans tout le pays pour avoir la faculté de voir et parler aux esprits. Ce qui était vrai, mais avait choisi d'exhiber cette capacité. Une émission avait même été crée pour mettre en scène le médium et ses exorcismes en direct, donnant un semblant de notoriété à Karakura. Bien entendu, elle n'était plus d'actualité aujourd'hui.
Karin avait tiré beaucoup de chose de cette expérience un peu loufoque. Mais surtout, elle avait noué d'étroits liens avec Jinta et Ururu qui travaillaient à la boutique et à qui elle continuait régulièrement de rendre visite. Jinta, devenu un jeune homme, avait conservé toute son énergie et son impatience naturel, que rendait plus intense ses cheveux rouges vermeils. Au contraire, Ururu, un peu plus âgée que Jinta, gardait elle sa réserve et sa maladresse en parfait accord avec son apparente timidité et son visage triste qu'encadraient ses cheveux noirs.
-Il n'est pas là votre patron ? Interrogea Karin en posant son regard tour à tour sur ses deux amis.
C'est alors que surgi derrière le comptoir telle une montagne Tessai Tsukabishi et son accoutumé tablier noir.
-Monsieur Urahara n'est pas disponible pour le moment, dit-il de sa grosse voix grave en remontant ses petites lunettes carrées.
-En fait, c'est plus précisément Toshirô que je cherche. Il loge ici avec Rangiku, non ?
-Tout à fait, mais le capitaine Hitsugaya n'est pas disponible non plus.
-Ouais, il est descendu en bas tôt ce matin avec Urahara..., commença Jinta avant d'être interrompu par le regard significatif de Tsukabishi.
-En bas ? Y a un sous sol ? Demanda Karin intriguée.
-Avez-vous besoin de quelques chose mademoiselle Kurosaki ? questionna poliment le géant qui tentait de changer de sujet.
Mais elle scrutait le vide sans sans rendre compte et n'avait pas fait attention à la question.
-Hein? Finit-elle par bafouillé en remarquant l'ensemble des regards posés sur elle.
-Je demandais si vous aviez besoin de quelque chose d'autres? Répéta-t-il.
-Non... non merci. Dites juste à Toshirô que je suis passée et que je reviendrai le voir ce soir après les cours. Histoire qu'il se tienne disponible...
Tandis qu'elle s'apprêtait à prendre congé, elle vit l'homme aux getas et au bob apparaître de l'arrière boutique qui - en passant - ressemblait plus à un bazar délabré qu'autre chose.
-Tiens ! S'exclama Urahara surpris. Mais c'est la jeune Kurosaki que voilà ! Se réjouit le blond avec un large sourire.
C'est alors qu'apparût à son tour Toshirô qui le talonnait. Ses iris pers dévisagèrent avec stupeur la jeune fille de l'autre côté du comptoir.
-Karin ?
