Chapitre 8 : Aveux
- Harmonia Nectere passus
La main contre les fibres rugueuses du bois sombre, Scorpius fermait les yeux en répétant inlassablement la formule de son père.
- Harmonia Nectere Passus
ça faisait maintenant plus d'une demi heure qu'il avait traversé le passage seul et qu'il s'acharnait dans l'obscurité inquiétante du couloir sous-terrains. L'aller vers l'armoire s'était avéré beaucoup plus facile que prévu, Poudlard était une vrai forteresse en gruyère, difficile d'accéder par l'extérieur, mais tellement mal surveillé de l'intérieur. Voler les clefs de Rusard en se cachant derrière les armures du Hall était une plaisanterie, atteindre les escaliers magiques une promenade de santé, et s'introduire dans la salle de cours, un jeux d'enfants. Le Quidditch s'était avéré utile, pour une fois, Les élèves qui participaient aux banquets des vainqueurs et qui déambulaient dans le couloir étaient une bonne diversion. Scorpius avait organisé cette opération comme un ultimatum, il n'avait pas le courage de traverser la foret jusqu'à pré-au-lard comme la dernière fois, il n'avait d'ailleurs même pas envisager l'échec. Le sortilège devait fonctionner.
- Harmonia Nectere Passus
A chaque mots, à chaque syllabe il renforçait sa volonté, en mettant plus de force dans son sortilège. D'ici il arrivait a sentir la présence du reptile à une centaine de mètres. C'était comme si sa respiration brûlante raisonnait dans sa tête et soufflait sur son visage, comme si ses écailles incandescentes effleurait sa peau. Ce n'était plus seulement un rêve, il le sentait vivre dans ses veines et souffrir dans son ventre. Scorpius contracta sa mâchoire. L'armoire était une priorité, il ne pouvait pas rejoindre le Dragon avant d'avoir trouver un moyen de retourner à l'école. Il n'avait pas le cœur de constater son état avant d'être sur de savoir comment le sortir de là.
- Harmonia Nectere Passus
Les morceaux d'ébène se mire a trembler légèrement et s'immobilisèrent à nouveau. Peut-être qu'il aurait du demander de l'aide à Al et réitérer l'exploit de Patronus ? Peut-être qu'il pouvait partager d'autre sortilège en combinant sa force et la baguette de son père ? Mais Scorpius ne savait pas comment lui faire face à nouveau depuis qu'Al s'évertuait a mettre de la distance entre eux. Si la situation le lui demandait pas autant d'adrénaline et si la chaleur de la cave n'assécher pas ses yeux, il en aurait probablement pleurer. Ce qu'ils avaient vécu ensemble ces derniers jours ne pouvait pas être simplement railler d'un simple trait parce qu'ils s'étaient maladroitement embrasser dans la bibliothèque. La magie qui les traversait avec tellement de puissance, comme un ouragan qui hurlait à l'intérieur de leurs têtes, ne pouvait pas être anodine. Scorpius posa son front contre la partie encore intacte de l'armoire.
- Harmonia Nectere Passus.
Ses yeux s'arrondir. Les flammes bleues s'échappaient de ses mains. Elles étaient faibles, mais pulsaient de manière régulière comme un oisillon dans le creux de sa paume. Les morceaux de bois se soulevèrent du sol et rejoignirent leur emplacements comme une vidéo en marche arrière. Le puzzle se recomposa dans un bruit de craquement de fibres et d'écorces, les derniers clous s'enfoncèrent sur les arrêtes. L'imposant meuble venait de regagner sa place initiale. Seul la poignée en argent restait manquante mais elle ne devait pas empêcher le mécanisme de fonctionner. Scorpius fixa ses paumes, ce n'était plus seulement les visions, il était en train d'acquérir les mêmes capacités qu'Al. Il recula en observant son œuvre avec une expression effrayée. Qu'est ce qui ce passait, bon sang ?
Il se mit a courir dans le tunnel que le conduisait jusqu'à la salle aux torches, il avait l'impression de sentir le pouls du Dragon s'accélérer. C'était une sensation insupportable. Il devait trouver le moyen d'y mettre fin. Il continua de courir à s'en brises les genoux, la baguette serrées entre ses doigts. Quand il émergea au milieu de la pièce en brisant les coquilles d'œuf, leurs yeux se rencontrèrent presque immédiatement. Le Dragon ne bougea pas, il se contenta de le fixer avec attention, sa queue pleine d'épines frappait le sol avec allégresse. A son grand soulagement Scorpius constata qu'il n'était pas plus blessé que dans sa vision. Le sang séché recouvrait une partie de la plaie au-dessus de son œil et s'étendait sur tout son profil gauche, mais la blessures s'était un peu refermée. Scorpius s'empara de la sacoche qu'il avait emporté avec lui et la renversa entre ses pattes avants. Elle contenait les reste qu'il avait volé dans la cuisine des elfes. 20 kg de côtelettes, de rôtie et de volailles tombèrent au sol dans un bruit sourd. Le jeune Dragon se précipita sur la nourriture comme un chiot affamé, les bouchées qu'il engloutissait à un rythme trop rapide entrecoupait son souffle. Scorpius s'accroupit à coté de lui et caressa le dessus de sa tête. Il fit courir ses doigts le long de sa colonne vertébrale hérissée d'épines. Il avait espéré qu'un nouveau face à face avec la créature le libère de ses cauchemars, mais il réalisa que c'était au contraire en train de renforcer le lien qu'il partageait. Le Dragon se coucha sur le coté en laissant apparaître sa patte meurtrie et la grosse chaîne qui le retenait prisonnier. Scorpius profita qu'il soit en plein milieu de son repas pour analyser les maillons en acier rouillés. La chaîne était abîmée à plusieurs endroit, il choisit une partie particulièrement fragilisé. Les flammes bleues apparurent à l'extrémité de sa baguette.
- Bombarda
Le maillon explosa. Le Dragon leva immédiatement la tête de son tas de viande, les pupilles dilatées. Il secoua la patte pour vérifier qu'elle était bien libre et déplia ses ailes. Scorpius essaya de poser sa main sur son dos pour le calmer, mais la créature fit un bon en l'air et plana dans la pièce en décrivant un large siècle. Dés que ses pattes se posèrent à nouveau au sol, il brûla la reste de la chaîne dans un torrent de flammes et se mit à gesticuler dans tous les sens en poussant des piaillements. Pas facile de la calmer son euphorie soudaine ! Scorpius écarta les bras et le suivit en l'appelant comme un fermier qui chassait une poule.
- Petit, petit... vient par là...
Le Dragon fit volte face et marcha vers lui en se dandinant dans un démarche incertaine. Scorpius lui adressa un grand sourire.
- Oui c'est ça vient... vers moi... encore un peu... encore un peu.
Dés que le reptile fut a bonne distance il le souleva et l'agrippa sous son bras le temps de s'emparer du sac zippé qui avait servi à transporter la viande. Il n'était pas si lourd, sa masse corporelle était surtout occupée par ses ailes, son corps en lui même n'était pas plus gros que celui d'un jeune chien. Le Dragon se débattit en poussant des piaillements insatisfaits.
- Ne crache pas de feu d'accord ?
Le Dragon lui adressa une moue boudeuse et se laissa déposer au fond du sac.
- Je sais que ça ne va pas être très agréable, mais il faut que tu me faces confiance.
Il poussa un grognement et allongea sa tête au fond du sac d'un air résigné. Scorpius caressa le haut de sa tête et zippa la fermeture éclair au dessus de lui. Il souleva le sac avec un peu de peine et le plaça sur son épaule en gardant un bras glissé sous le ventre pour compenser un peu le poid.
Il fit le trajet en sens inverse en peinant un peu pour transporter son compagnon. Quand il pénétra dans l'armoire reconstituée, il prit une grande inspiration. Elle semblait parfaitement intacte mais rien n'indiquait qu'elle fonctionnait normalement. Il patienta dans le noir la tête plaqué en arrière en priant intérieurement. Par merlin, elle devait marcher ! De sa main libre il caressa le dos de son compagnon a travers le sac pour le réconforter. Le rythme cardiaque du petit dragon pulsait à une allure rapide, il semblait calme malgré son anxiété, mais la confiance mutuelle qui s'était installer entre eux était encore fragile. Au bout d'une dizaine de minute Scorpius poussa le battant et fit un pas hors du meuble. Il faillit pousser un hurlement de joie quand il reconnut la salle de classe vide et poussiéreuse.
La suite des opérations ne devait pas poser tant de problème a condition que personne ne rode sur son trajet jusqu'à sa chambre. L'heure n'était pas si avancée et il n'avait pas prévu d'être de retour seulement1h après son départ. Ce qui risquait de poser problème parce qu'il devait passer par le hall pour atteindre le sous-sol. Avant d'emprunter le couloir il positionna son sac devant son ventre pour le maintenir a deux bras. Même a travers le tissu du sac, le corps de son compagnon était chaud comme une bouillotte, il sentait son flan se soulever au rythme de sa respiration rapide. Il tenta de l'apaiser en resserrant son étreinte autour de lui tout prenant soin de ne pas trop écraser ses ailes.
La traversée des deux étages se déroula sans encombre. On entendait au loin le cris et les rires des élèves qui profitait du repas qui s'éternisait pour déambuler dans les couloirs. Scorpius emprunta un escalier capricieux qui les conduisit jusqu'au Hall après plusieurs escales hasardeuses qui le fit criser à chaque fois. Arrivé en bas des marches, il constata que les deux portes menant à la grande salle était ouverte et que beaucoup d'élèves débordaient au-delà des tables. Il zigzagua entre les petits groupes qui discutaient avec animation en se faisant le plus discret possible. Sa destination n'était qu'a une centaine de mètres, il pouvait presque déjà s'imaginer dans sa chambre, allongé sur son lit en sécurité.
- Hé Malfoy !
Le préfet de Serdaigle et ses amis venaient de l'interpeller depuis une zone sur la droite. Il fit mine de ne rien avoir entendu en contractant sa mâchoire. C'était bien sa vaine !
- Il a l'air pressé, Tu crois qu'il n'est pas content de nous voir ? S'exclama un grand type a l'allure peu commode.
Le préfet éclata de rire et rejoignit sa victime en quelques pas. Scorpius ne prononça pas le moindre mot. Même si la rage s'emparait progressivement de chaque particule de son corps, il ne devait pas céder et s'éloigner le plus rapidement possible. Aujourd'hui ce n'était pas le jours à jouer les héros.
- Lâchez moi. Je ne vraiment pas d'humeur aujourd'hui. Marmonna-t-il entre ses dents.
- Pourquoi ça , Malfoy, tu trouves qu'on est pas suffisamment gentil avec toi ? Hé les gars, il n'est pas d'humeur aujourd'hui !
- La ferme ! Où ça va vraiment mal se passer. Articula-t-il entre ses dents serrées.
Il pensa très fort au poignard de sa mère dans la poche arrière de son jeans. C'était tellement facile de l'attraper et de planter la lame de son artère. Miles se retourna vers ses amis.
- C'était une menace ?
- Je crois bien. Répondit l'un d'eux avec un haussement d'épaule.
- Tu n'es plus une mauviette, Malfoy ? Attention petit con, on peut encore s'occuper de toi comme la dernière fois.
Le Dragon était en train de s'agiter, il devait probablement ressentir la colère de Scorpius. Son corps devenait de plus en plus brûlant, le feu se condensait dans le creux de son ventre. Ses pattes remuaient énergiquement et son thorax se gonflait d'air acide, prêt à expulser une gerbe de flamme. A ce stade ni lui ni Scorpius n'était suffisamment lucide pour s'enfuir dans le couloir. Mais avant qu'ils n'aient fais quoi que ce soit, leur souhait se réalisa. Un coup de poing monumentale s'écrasa contre la joues de Miles et l'envoya au sol dans un un bruit sourd. Le groupe s'écarta, stupéfait. Al, qui avait surpris leur conversation, se tenait au milieu du groupe le poing à la hauteur de son visage en position de garde. Scorpius eut l'impression de ne pas le reconnaître, son visage transpirait la haine, tous les traits habituellement doux de son visage étaient remplacer par une expression crispée par la colère. Deux élèves le ceinturèrent à la taille alors qu'il essayait encore de frapper le préfet qui se relevait péniblement, le visage tuméfié et l'expression hagarde.
- Qu'est ce que tu fous, Potter ? Tu ne te trompe pas de cible ? S'exclama un étudiant de Serdaigle.
- Lâchez moi ! Ou je vous défonce tous la gueule ! Hurla-t-il alors que des flammes bleues entouraient ses poing et léchaient ses avant bras.
Il se dégagea vivement des deux étudiants qui le maintenait en arrière et s'avança à nouveau vers Miles qui se décomposait sur place. Scorpius posa la main sur son bras pour l'en dissuader.
- On se tire de là. Dit-il simplement.
Les flammes s'éteignirent brusquement, comme souffler par une brise de vent. Leurs yeux se rencontrèrent enfin. L'expression de Al se fit plus tiède et douloureuse mais il se laissa conduire.
Ils firent quelques pas vers le couloir. Les autres étudiants présent dans le hall s'écartèrent pour le laisser passer.
-Mais qu'est ce qu'il te prend ? L'interpella James Potter qui avait assister à la scène.
Al lui le fusilla du regard.
- Je crois que c'est assez explicite, je donne une raclée au pire salopard de l'école.
- Depuis quand tu te mêles des problèmes entre Malfoy et le reste de l'école ? Répondit son frère en fronçant les sourcils.
- Depuis que tu fais semblant de ne pas comprendre mes insinuations !
Sur ces mots, il passa son bras autour des épaules de Scorpius et l'embrassa. Scorpius mit un peu de temps à réaliser qu'il venait de plaquer ses lèvres contre sa bouche devant une trentaine de témoins. La colère avait brusquement quitté son corps en laissant place à l'incrédulité. La façon dont il l'embrassait n'avait rien a voir avec la première fois. Il y avait tellement d'assurance dans ce geste, comme si c'était la chose la plus évidente au monde. Scorpius ferma les yeux et agrippa timidement sa nuque. Quand Al décolla ses lèvres, il serra ses doigts autour de son poignet et le tira vers le couloir en plantant James, estomaqué au milieux de hall. Personne ne fit la moindre remarque, un long silence régnait parmi les élèves qui avaient assisté a la scène depuis les 1er loges.
Ils marchèrent silencieusement. Avant d'arriver au niveau de l'entrée des cartiers de Serpentard, Scorpius dévia légèrement son trajet vers une salle d'étude qu'il savait inoccupée. Il brisa la serrure d'un sortilège et referma la porte derrière eux. C'était une petite pièce occupée par quelques tables et une immense cheminée. Scorpius posa son sac sur un bureau et dézippa la fermeture pour libérer le dragon qui s'extirpa d'un pas maladroit et étira ses ailes. Il toussa une série de petites flammes qui roussir légèrement le bois de la table et poussa un bâillement.
- J'aurais peut-être du t'en parler. Dit Scorpius avec un petit sourire embarrassé.
Al glissa les deux mains dans ses mèches blondes et l'embrassa à nouveau.
- Il... faut...qu'on... parle...articula Scorpius alors qu'Al interrompait chaque mot par un nouvel assaut de ses lèvres.
Et puis il finit par abandonner et serrer ses bras autour de sa nuque. Al avait cette façon tellement suave et intense de l'embrasser, tellement incroyablement entreprenante. Il souleva légèrement Scorpius par la taille, si bien qu'il se retrouva sur la pointe des pieds. Ses mains glissèrent sous son t-shirt et caressèrent son dos. Un léger frémissements parcourut sa peau, une fièvre incontrôlable était en train de s'emparer de sa tête alors que ses lèvres remuaient inlassablement contre la bouche de Al.
Après de longue minutes de souffles entrecoupées et d'échange de salive, Al fit un légers mouvement en arrière, en laissant ses bras glissé autour de sa taille.
- On ne devrait pas sortir ensemble ! Dit il dans un soupir.
- C'est pas vraiment l'impression que tu donnes, lui fit remarquer Scorpius.
- Ah bon ? Pourtant je fais tout ce que je peux pour m'éloigner de toi.
Scorpius lui adressa un sourire goguenard.
- Intéressante manière de t'éloigner. J'ai presque faillit laisser tomber tu sais ?
Al resserra son étreinte autour de ses hanches et colla son front contre son épaule.
- Il faut vraiment qu'on arrête de se voir pendant un moment.
Scorpius se remit a sourire.
- Commence par me laisser respirer alors ! Ça serait un bon début.
Al ne fit aucun mouvement pour le laisser partir. Il resta simplement là, à le serrer dans ses bras. Scorpius posa ses mains sur les bras qui le maintenait prisonnier et l'obligea a les baisser avec douceur. Al se redressa et les écarta pour qu'il puisse faire un pas en arrière.
- Avant de dire des conneries, explique moi ce qu'il se passe. Je ne pas sortirai de cette salle avant d'avoir une explication qui me convient. Je suppose que ça n'a pas vraiment de rapport avec les autres élèves de Poudlard, sinon tu aurais évité de m'embrasser devant tout le monde. Lui dit Scorpius en croisant les bras.
Al pris une grande inspiration un peu tremblante.
- Je suis dangereux pour toi.
Scorpius lui lança un regard dubitatif.
- Je crois que je peux faire avec !
- Non tu ne comprends, je suis dangereux parce que, je t'aime !
Ce tout petit mot eut l'effet d'une bombe dans sa poitrine. Son cœur venait de rater un battement. Sa réaction fut tellement violente que le Dragon qui s'était endormis sur la table bondit sur ses pattes et se mit à grogner. Il ressentait la détresse de Scorpius comme une agression. Al plongea son visage dans ses deux mains.
- Je suis désolé, j'aurais voulu te l'annoncer autrement... j'aurais voulu que tout soit différent.
- Je suis perdu, lui avoua Scorpius, les genoux faibles.
- Tu n'as pas trouvé que tout était étrange récemment ? Que tu commençait à développer certaines capacités ? À subir des transformations...
Scorpius le dévisagea. A l'évidence il n'avait pas tord, toutes ces visions, les flammes au bout de se doigts, le lien avec le dragon, l'immersion dans les souvenirs de Al, pouvaient aisément être résumé par « certaines transformations ».
- Oui en quelques sortes... reconnut-il.
- C'est de ma faute. Je suis tellement faible pour contrôler mes émotions quand tu es avec moi, j'ai même réussi a briser les sortilèges de protection de mes parents par négligence.
- Je ne comprends rien, Al... comment est ce que tu peux être responsable de toutes ces choses qui m'arrivent ?
- Tu sais ce qu'est un Horcruxe ?
- Oui, bien sur. C'est un fragment d'âme contenu dans un objet.
- Ou dans une personne...
- Tu veux dire que quelqu'un a fais de toi... un Horcruxe ?
- Non pas exactement. ça vient de mes parents. Ils m'ont en quelques sortes transmis tous les fragments de magie noires qui vivaient encore en eux. Ça n'a pas affecté mon frère ou ma sœur, je suis le seul à avoir hérité des dernières particules d'Horcruxes. Voldemort ne vit plus mais j'ai absorbé une grande partie de ses pouvoirs magiques.
- C'est dingue !
- Je suis une sorte de catalyseur.
Pour illustrer son propos il fit danser une flamme bleue dans le creux de sa paume.
- Je trouve ça incroyable, mais je n'ai pas peur de tes pouvoirs, Al.
- C'est plus compliqué que ça en l'air. Quand mon esprit est focalisé sur toi, je te transmets inconsciemment une partie de ma magie nocive comme le ferait un Horcruxe, plus tu te rapproche, plus je t'expose. A chaque fois que je touche, je te blesse dans des proportions qui ne sont même pas mesurable.
Scorpius poussa un soupir.
- ça m'est égale.
Al lui lança un regard perplexe.
- Tu ne réalise pas ce que je te dis.
- ça m'est égale, je te dis. C'est toi qui ne réalise pas à quel point tu me sauve à chaque fois que tu me parle, à chaque fois que tu me regarde. J'avais l'impression de me noyer. Je serais probablement mort d'ennuis si tu ne m'avais pas trouver dans cette tour !
Al resta immobile, avec son visage vide de toute expression. Des larmes coulèrent le long de ses joues. Silencieuse et lente. Il prit un expression plus douloureuse.
- Je ne peux pas continuer à te faire du mal. Dit-il les dents serrées.
Scorpius plaqua la mains derrière sa nuque.
- Je t'ai dis que je pouvais très bien survivre à ça.
- Mais tu vas commencer a te brûler a chaque sortilèges...
- Je volerai des compresses à l'infirmerie.
- Mais...
- La ferme, Al ! C'est toi qui a commencé.
- Je sais, mais je voulais que ce soit la dernière fois, je voulais que tu comprenne...
- La ferme.
- Je t'aime. Dit Al.
- Je sais.
fin du chapitre 8
