Grâce à Holstar je me suis rendue compte qu'il manquait pas mal de chapitres à ma fiction, j'ai rajouté ce qui manquait dans ce chapitre !

Bonne lecture et merci à Holstar !


DIMANCHE 4 JANVIER
Les vacances arrivèrent à leur fin et Peter, Ginny et Hermione retournèrent à Poudlard. Hermione avait hâte de retourner au château et retrouver son professeur préféré. Cependant ce dernier était absent au dîner. Elle monta dans son appartement alla se disant qu'elle le verrait le lendemain pendant leur cours de potions. Elle s'emmitoufla dans sa cape et s'endormit après avoir contemplé une dernière fois, leurs deux prénoms gravés ensemble sur ce pendentif.

LUNDI 5 JANVIER
La jeune fille se réveilla de bonne humeur ce matin. Elle se doucha et lissa ses cheveux. Elle s'habilla et descendit déjeuner. La place de Rogue était encore vide.

- C'est pas normal, Gin', il devrait être là.
- Oui, mais il ne faut pas s'inquiéter, il a peut être eu une panne de réveil.
- J'ai un mauvais pressentiment.
- T'inquiète pas. Allez viens on va en cours.

Elles se dirigèrent vers les cachots, rejointes par Peter.

- Ca va les filles ?
- Très bien et toi ?
- Très bien. Ca va pas Hermione ?
- C'est juste que...
- Que tu n'as pas vu ton homme et ça t'inquiète.

Elle hocha la tête.

- Quoi Granger a un mec ? Qui voudrait d'elle ? lança un élève de Serpentard.

Rogue ouvrit la porte à ce moment là.

- Willis, dix points en moins, pour avoir crié dans un couloir. Maintenant, rentrez en silence.

Les Serpentards étaient très surpris, leur directeur venait de leur enlever des points pour des raisons même pas valables. Aucun d'eux ne broncha pendant le cours ainsi que les Griffondors qui pensaient que leur professeur devait être d'une humeur massacrante pour punir ainsi ses propres élèves. Hermione, Ginny et Peter, eux, se lancèrent un regard complice. Hermione était rayonnante, elle avait enfin revu son amant, malgré qu'elle ne puisse pas l'embrasser, ni le toucher. Il leur fit préparer une potion très compliquée. Il passait dans les rangs, lançant des remarques, même aux Serpentards. Lorsqu'il passait derrière le bureau de Hermione, c'est-à-dire assez souvent, il ne pouvait s'empêcher de s'arrêter et de la frôler, la faisant sursauter. Et Ginny se retenant à chaque fois d'exploser de rire.

- Il n'y a qu'un binôme qui a réussit à obtenir la potion de la bonne couleur et ... consistance, dit –il regardant avec dégoût la potion de Willis, celui de Miss Granger et de Miss Weasley. Vous resterez cinq minutes après le cours, j'ai à vous parler. Sinon, pour le prochain cours vous me ferez un résumé sur les propriétés et la préparation de cette potion.

La cloche sonna et tous les élèves sortirent en vitesse, de peur d'attirer les foudres de leur professeur de potions. Seules les deux jeunes filles du premier rang restèrent, comme leur avait demandé Rogue.

- Je ne pouvais pas te demander que seule toi reste, dit-il à Hermione.
- Je peux attendre dehors, si je dérange, ajouta Ginny.
- Non de toute façon, on n'a pas beaucoup de temps, le prochain cours va commencer.

Il prit le visage de Hermione et l'embrassa. Ginny tourna le dos et comprit à ce moment là ce que ressentait les autres lorsqu'elle était avec Harry.

- Je t'aime ma Princesse, ne l'oublie jamais
- Moi aussi, je t'aime.

La sonnerie, comme souvent, ramena les amoureux à la dure réalité de l'école. Lui son rôle de professeur et elle celui d'élève. Elle le quitta à regret et rejoignit Peter qui les avait attendues dehors.

- Je suppose que ce n'était pas pour vous féliciter pour votre potion.
- Et pourquoi voulais tu que ce soit, bien sûr que c'était pour nous féliciter pour ...
- Pour te féliciter, plutôt, en t'embrassant, l'interrompit Ginny.

Ils éclatèrent de rire. Ginny les abandonna, allant à son prochain cours. Les deux préfets en chef montèrent dans l'appartement de Peter.

- Hermione, il faudrait que je te parle, d'une voix grave.
- Il y a quelques chose de grave. Vas y parle moi Peter.
- Mon père fait partit des derniers mangemorts qui veulent revenir au pouvoir, je lui ai fait comprendre ce que je pensais et il m'a renié. Ca va que je suis majeur maintenant.
- Mais ta mère ?
- Ma mère est décédée à ma naissance. Mon père s'est tout de suite remarié avec sa maîtresse. Elle ne m'a jamais aimé. Mais ce n'est pas ça l'important.
- Comment ça ?
- J'ai intercepté une discussion entre plusieurs mangemorts et Ron, Harry et toi êtes leur principal sujet de conversation.
- On s'en doutait, j'en ai déjà parlé avec Harry. Mais lui et Ron sont toutes la journée au Ministère et Ginny et moi sommes à Poudlard. Tu sais, ça fait depuis notre première année que Harry est leur sujet de conversation. Et Ron et moi avons vite été ajoutés. Ne t'inquiète pas Peter.
- J'ai peur pour toi.
- Ne t'en fait pas. Allez ça te dit qu'on aille se balader ?
- Allons y.

Ils allèrent dans le parc. Peter passa son bras sur les épaules de Hermione. Cette dernière le regarda.
- Peter, tu crois que je fais une erreur avec Severus ?
- Non. Pour ma part, je ne pense pas que ce soit une erreur. Tu l'aimes, ça crève les yeux. Et lui aussi d'ailleurs. De toutes mes années à Serpentard, je n'ai jamais vu Rogue enlever des points à un de ses élèves. Je pense que tu peux prendre comme une preuve d'amour le fait qu'il est enlevé des points à Willis. Il a du entendre ce que cet imbécile a dit.
- J'ai peur qu'il me rejette un jour, qu'il se rende compte que je suis trop jeune pour lui. Je pense pas qu'on va vivre notre amour caché toute la vie, alors quand il va voir les regards posés sur nous, peut être qu'il va réagir et qu'il va me jeter.
- T'arrête un peu tes bêtises. Lorsqu'il s'est jeté sur toi pendant la bataille de boules de neige tu crois qu'il s'est inquiétait des regards, ou alors quand Harry vous a vu main dans la main, a-t-il retiré la sienne. Non ! Il t'aime Hermione et ce que pensent les gens n'y changera rien.
- Tu as peut être raison. On verra bien.
- C'est ça, vis ta relation au jour le jour sans t'inquiéter du lendemain. Promis ?
- Promis.

Ils continuèrent à se balader puis décidèrent d'aller patiner sur le lac gelé. Hermione riait aux éclats alors que Peter essayait péniblement de rester en équilibre. La jeune fille le tira par le bras et Peter réussit par miracle à rester debout et la suivre.

- Tu sais Mione, je n'ai jamais eu une amie aussi géniale que toi.
- Toi aussi tu es génial et je suis contente de passer du temps avec toi.
- Si on m'avait dit qu'un jour je serais ami avec Hermione Granger, Harry Potter et Ginny et Ron Weasley.
- Comme quoi, tout peut arriver Peter.

Elle semblait tellement heureuse. C'est ce qu'était en train de penser cet homme, assis au pied d'un arbre, près du lac. Il se demandait si c'était lui la cause du bonheur de la jeune fille ou si c'était le garçon avec qui elle s'amusait. Après tout, ce jeune homme avait le même âge qu'elle, à peu près. Alors que lui, il en avait presque vingt de plus. Mais c'est bien à lui qu'elle avait prononcé son premier Je t'aime. Comme la jeune fille auparavant, c'était à lui de douter. Lorsque tout le monde saurait, peut être qu'elle voudra avoir quelqu'un de son âge.

- Severus, ouhou Professeur Rogue.
- Miss Granger, dit-il, sortant de sa rêverie.
- C'est dommage qu'il y ai du monde, je vous aurez volontiers embrassé, professeur.
- Je serais vous, je partirais immédiatement car je ne vais pas me retenir longtemps.
- Rejoignez moi dans mes appartements après le repas, professeur Rogue.

Puis elle partit, accompagnée par Peter, à l'intérieur du château.

- Mon dieu, cette fille me rend fou ! pensa t-il, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres. Willis, dix points en moins pour avoir lancé une boule de neige sur votre professeur. Maintenant rentrez manger avant que je ne vous enlève d'autres points.

Il se dirigea à son tour dans le château et alla s'installer à la table des professeurs pour manger. Son regard se posa immédiatement sur une jeune fille brune, les joues rosies par le froid.

- Qu'est ce qu'elle est belle, pensa t-il.

Elle tourna la tête vers lui et ne pu retenir un sourire, qu'il lui renvoya. Il se concentra sur son assiette malgré une irrésistible envie de se lever et d'aller l'embrasser. Mais il ne devait pas, il avait encore six mois avant de pouvoir montrer à tout le monde combien il l'aimait. Six mois. Six longs mois où durant ses cours, il devrait résister à ne pas la toucher. Six longs mois où il la croiserait dans les couloirs, dans la grande salle et qu'il ne pourrait l'embrasser, lui dire qu'il l'aime.

- Severus, Severus. Vous allez continuez à torturer cette pomme de terre encore longtemps ?

Il se rendit compte que pour la deuxième fois, il était partit dans ses rêveries. Mais ce n'était pas une aussi jolie femme qui l'avait réveillé, mais sa collègue, la directrice des Griffondor. Il se rendit compte aussi qu'il avait massacré une des pommes de terre qui se trouvaient dans son assiette.

- Mon esprit est ailleurs Minerva.
- Ca je l'avais remarqué. Rien de grave j'espère.
- Non, non bien sûr, rien de grave, dit-il toujours un peu rêveur.
- Vous êtes bizarre Severus en ce moment.
- La fatigue sûrement, d'ailleurs je vais aller me reposer avant mon premier cours.
- Vous n'avez rien mangé.
- Ce n'est pas grave, j'ai des réserves. Bonne après midi Minerva.

Il quitta la salle sous le regard étonné de ses collègues et celui de la préfète en chef. Elle avait remarqué son air songeur. Elle décida d'aller dans ses appartements où elle lui avait donné rendez vous. Il était midi et quart.

- Je me doutais que tu me suivrais, lui dit-il lorsqu'elle rentra dans l'appartement.
- J'avais besoin de passer du temps avec toi, répondit-elle, s'installant sur ses genoux.
- Tu m'as manqué ma princesse.
- Toi aussi tu m'as manqué.

Ils s'embrassèrent, se racontèrent la fin de leurs vacances, interrompant leurs récits par des baisers. Et une fois de plus, la sonnerie les sépara.

- Je t'aime ma princesse.
- Moi aussi je t'aime.

Hermione s'empressa de ramasser ses affaires et courut jusqu'aux serres. Après leur journée de cours, les deux jeunes filles allèrent poser leurs affaires, puis rejointes par Peter, ils allèrent dans le parc, profiter de la neige. Après une bataille de boules de neige générale, ils allèrent patiner sur le lac. Hermione éblouissait tout le monde sur ses patins. Elle avait une telle grâce, une telle souplesse. On aurait dit qu'elle avait fait ça toute sa vie. Personne ne remarqua une Serpentard, jalouse, lui jetant une boule de neige ou plutôt de glace. Hermione la prit en plein visage, interrompant violemment la figure de la jeune fille, qui s'écroula à terre. Un groupe entoura immédiatement la Préfète en chef.
- Que ce passe t-il ici ? demanda Rogue, remarquant un soudain attroupement sur la glace et essayant de le traverser.

Lorsqu'il la vit, son cœur eut un raté.

- Miss Granger. Écartez vous, Weasley allez prévenir le professeur McGonnagal et dites lui de me rejoindre à l'infirmerie.

Il ne s'inquiéta pas des regards et prit Hermione dans ses bras. Il sentait à peine sa respiration. Il courrait presque jusqu'à l'infirmerie dont il ouvrit la porte violemment.

- Professeur Rogue ! s'exclama l'infirmière.

Son teint blanchit en voyant le visage ensanglanté de Hermione.

- Posez là sur ce lit et reculez vous.

McGonnagal arriva suivie par Ginny et Peter.

- Weasley, que c'est t-il passé ? demanda t-il, brusquant presque la rouquine.
- Je ne sais pas, dit-elle entre deux sanglots, elle était en train de patiner quand elle a reçu une boule de neige ...
- Je crois que c'était plutôt de la glace, l'interrompit Peter.
- Qui a tiré cette boule de neige, hurla Rogue.
- Calmez vous Severus, ne comprenant pas cette soudaine colère de son collègue.
- Me calmer ! Bien sûr. Peter, voulez vous venir avec moi pour trouver la personne qui a tiré sur Miss Granger, continua t-il, tentant de reprendre son calme.
- Oui.

Une fois dehors, le professeur de potions se prit la tête entre les mains et se laissa tomber contre le mur.

- Professeur ...
- Je n'arrive plus à me contrôler, je ne sais comment je vais réagir si je trouve la personne qui lui à tirer sur elle. J'ai besoin de vous Peter.

Pendant ce temps là, Ginny continuait de pleurer attendant que l'infirmière finisse d'ausculter son amie. McGonnagal, quant à elle en plus de s'inquiéter sur l'état de son élève, se questionnait sur le comportement de son collègue.

- Je lui ai administré une potion calmante, elle devrait dormir jusque demain. Elle a une jambe cassée et une belle blessure sur la joue.

Ginny et la directrice adjointe s'approchèrent du corps endormi de Hermione. Un pendentif attira le regard du professeur de métamorphose. Elle le prit entre ses doigts. Hermione était donc amoureuse voilà pourquoi elle était beaucoup plus souriante. Elle tourna le pendentif.

- Tout s'explique ...

Ginny remarqua que ce que son professeur regardait.

- Professeur, je peux vous expliquer.
- Ne vous ne faites pas Miss Weasley, je vais faire comme si je n'avais rien vu.
- Merci pour eux, professeur.

Puis soudain, elle partit en courant. Elle venait de réagir. Severus était parti à la recherche de l'élève qui avait blessé celle qu'il aimait. Elle craignait son comportement. Mais Severus était toujours à côté de l'infirmerie, la tête dans les mains.

- Severus, allez la voir, je m'occupe de punir l'élève. Peter, aidez moi, s'il vous plait.

Ils aidèrent Severus à se relever et partirent à la recherche de l'élève qui avait blessé Hermione. Severus entra dans l'infirmerie et s'approcha du lit de sa bien aimée. Ginny lui répéta ce qu'avait dit l'infirmière et quitta l'infirmerie. Severus se pencha sur Hermione et posa un baiser sur ses lèvres. Malgré la chaleur de la pièce, les lèvres de la jeune fille étaient gelées et pas que ses lèvres, son visage entier, ses bras aussi.

- Pomfresh !
- Oui, professeur.
- Est-ce normal si ses ...

Il hésita. Elle allait sûrement se demander comment il l'avait su. Oh tant pis !

- Quoi professeur ?
- Est-ce normal si ses lèvres sont gelées et son visage aussi ?

Elle regarda, interloquée le professeur avant de réagir que cela ne pressentait rien de bon.

- Professeur, quittez l'infirmerie. Je vous tiendrais au courant.
- Tiens bon ma princesse, murmura t-il à l'oreille de la jeune fille.

Severus se dirigea à grandes enjambées vers le bureau de McGonnagal, où il se doutait qu'elle était en train d'interroger celui qui avait blessé Hermione. Il ne frappa même pas, faisant sursauter sa collègue et la jeune fille présente. Sa collègue lui jeta un regard l'incitant à garder le silence.

- Professeur Rogue, merci d'être venu aussi vite. Miss Jillian est la jeune fille qui a attaqué Miss Granger, appartenant à votre maison, je voulais vous demander quelle punition vous suggériez ?

Rogue rentra en silence dans l'esprit de la serpentard. Il vit Hermione valser sur la glace, qu'elle était belle. Il ressentit de la jalousie et de la haine, émanant de la jeune serpentard et vit la boule de glace voler vers Hermione, la frappant au visage et la faisant tomber.

- Professeur Rogue !
- Minerva, puis je vous parler à l'extérieur.
- Oui, bien sûr.
- L'état de Her ... euh ... Miss Granger a empiré, dit-il une fois dehors.
- Comment ça ?
- Elle était gelée, son visage, ses bras.

Sa voix était tremblante.

- Severus, je ne vous ai jamais vu comme ça.
- Minerva, ne dites à personne ce que je vais vous dire.
- Bien sûr Severus.
- J'ai peur ... je ne veux pas la perdre.

Minerva resta sans voix. Severus Rogue venait de lui avouer sa peur, son collègue insensible, froid, méprisant était amoureux d'une élève, d'autant plus une griffondore, et cet amour semblait bien loin d'être une amourette mais bien un amour profond.

- Elle va s'en sortir Severus. Et comptez sur moi pour punir Miss Jillian comme elle le mérite.

Severus tourna la tête, sûrement pour cacher les perles humides qui coulaient sur ses joues. McGonnagal retourna dans son bureau.

MARDI 6 JANVIER
Severus regardait son réveil, attendant une heure décente pour arriver à l'infirmerie. 6h06. Il ne tenait plus, il fallait qu'il la voie. Il s'habilla et regagna l'infirmerie. L'infirmière était penchée sur le corps d'Hermione. Elle sursauta lorsque la porte s'ouvrit.

- Professeur Rogue ?
- Comment va-t-elle ?
- Mieux, son corps a retrouvé une température normale. Elle a été très agitée cette nuit.

L'infirmière avait les yeux cernés, marquant son manque de sommeil. Mais elle n'était pas la seule dans ce cas.

- Allez vous reposez, je veille sur elle.
- Vous devriez vous reposez aussi, professeur, vous avez une mine affreuse.
- Ne vous en faites pas pour moi.

Une fois l'infirmière sortit, il s'allongea au coté de sa douce Hermione. Une heure après, le soleil fit son apparition dans l'infirmerie, réveillant le maître des potions.

- Severus
- Oui c'est moi ma princesse.
- Qu'est ce que je fais là, aïe ma tête. Et ma jambe !
- Tu as reçu une boule de glace lorsque tu patinais et tu es tombée.
- Severus, que c'est-il passé d'autre ? Je vois que tu n'as pas dormi. Et tu ne te serais pas inquiéter si j'avais juste une jambe cassée.
- Ton corps s'est soudainement refroidit, ton cœur battait très lentement. Pomfresh m'a dit de sortir et je n'ai eu de nouvelles il n'y a que une heure. J'ai eu très peur.
- Je vais bien, ne t'inquiète plus. Il faut plus qu'une boule de neige pour m'achever, essaya t-elle de plaisanter. J'aime pas l'infirmerie, tu crois que tu pourrais me ramener dans ma chambre ?
- Je ne pense pas non, tu va rester ici jusqu'à ce que Pomfresh te donne l'autorisation de sortir. Je viendrais te voir à midi. En attendant, tu te reposes et tu reprends des forces.
Hermione fit la moue, Severus quitta le lit et l'embrassa. Arriver devant la porte, il se retourna. Hermione lui sourit et passa innocemment sa langue sur sa lèvre supérieure. Rogue s'empressa de sortir, cachant la sensation que lui avait fait ce geste, pas si innocent que ça. En effet, Hermione souriait intérieurement, elle avait eut l'effet souhaité. Son coup sur la tête l'avait légèrement changé. Elle s'était seulement rendue compte qu'elle devait vivre au maximum, que la mort pouvait être très proche et que elle avait plein de chose qu'elle souhaitait encore faire. Pendant la pause, elle reçut la visite de Peter et Ginny, très heureux de voir leur amie aussi en forme. Vers onze heures et demi, Pomfresh lui donna l'autorisation de sortir. Elle passa dans sa chambre se changer et prendre une douche et alla attendre devant la classe de potions la fin du cours. Midi sonna et le professeur Rogue pressa les élèves à sortir.

- Miss, je vous ai demandé de sortir.

Lorsque Hermione releva la tête, son visage s'égaya.

- Tu as pu sortir.
- Oui, Pomfresh a été étonné de la vitesse à laquelle j'ai récupéré.
- Elle n'est pas la seule.
- Je n'avais pas de temps à perdre à l'infirmerie.
- Et aurais tu du temps à perdre avec moi.
- Oui, autant que tu veux.

Ils montèrent dans l'appartement d'Hermione et s'allongèrent sur son lit.

- Tu sais, j'en ai marre de me cacher. J'ai envie de montrer à tout le monde combien je t'aime.
- Moi aussi ma princesse, mais je continue à penser que c'est mieux d'attendre la fin de l'année scolaire.

Elle était en train de caresser le visage de Severus, puis descendit dans son cou, puis le long de son bras. Il ne portait qu'une chemise blanche. Elle ôta la chemise rentrée dans le pantalon et passa sa main sur le torse de Severus, découvrant le dessin de ses muscles. Severus, lui, avait fermé les yeux, se laissant aller aux caresses de sa princesse. Il sursautait lorsqu'elle se rapprochait du bas du ventre.

- Severus, j'ai faim, s'exclama t-elle soudainement.
- Tu veux aller dans la grande salle ?
- Oui j'aimerais bien.

Ils descendirent et arrivèrent en même temps dans la Grande Salle, attirant quelques regards, que Rogue fit aussitôt dévié avec sa méprise habituelle. McGonnagal retint un léger sourire. Après le repas, Hermione se pressa dans ses appartements et prit ses affaires de l'après midi. Elle se rendit rapidement à son cours avant que Severus essaie de l'en dissuader.

- Miss Granger, après ce qu'il vous ait arrivé, je ne pensais pas que vous assisterez à mon cours.
- Je vais très bien professeur Watson, j'ai très vite récupéré, sûrement un remède de Mrs Pomfresh.
- Sûrement, oui, répondit il septique.

Et Hermione avait raison, elle allait très bien. Elle réussit à produire un excellent patronus face aux détraqueurs, ce dernier n'ayant pas eu le temps de lui rappeler les horribles choses qu'elle avait vécues. A la fin de son cours, elle remarqua Rogue derrière la porte. Elle décida d'aller parler au professeur Watson.

- Miss, je ne pense pas que vous ayez besoin de mes cours, vous avez très nettement le niveau au dessus. Je sais ce que vous avez traversé l'année dernière et je ne comprends pas pourquoi vous avez continué les études.
- Je voulais obtenir mon diplôme. Et puis, Poudlard est devenue ma maison, bien sûr je vis aussi avec Harry, mais pouvoir revenir ici une année supplémentaire sans Harry et Ron était pour moi une façon de faire le point, de repartir à zéro. J'aurais tout aussi bien pu faire le tour du monde ou allait m'installer ailleurs mais j'ai assez voyagé l'année dernière alors j'ai préféré Poudlard.
- Et que comptez vous faire l'année prochaine ?
- Je comptais devenir médicomage.
- Comptais, vous parlez au passé, ce n'est plus d'actualité.
- Je ne sais plus très bien où j'en suis. Le coup sur la tête m'a fait réagir de pas mal de chose. Et puis, je ne sais pas si j'arriverais à quitter Poudlard, je pourrais peut être rater mon examen pour revenir l'année prochaine.

Ils rigolèrent tous les deux. Elle entendit la deuxième sonnerie et vit Rogue s'éloignait.

- Vous avez sûrement un cours après, je ne vais pas vous déranger plus professeur.
- J'ai les deuxième année, voulez vous me donner un coup de main.
- Moi ?
- Oui, vous, un peu comme une assistante et si l'enseignement vous plait, vous pourrez toujours postuler pour pouvoir revenir à Poudlard.
- D'accord.
- Entrez, signala t-il aux élèves. Aujourd'hui, Miss Granger va me donner un coup de main, on va apprendre l'art du duel. Une tradition très importante chez les sorciers.
- Est-ce que Vous savez qui pratiquait les duels ?
- Miss Granger, je crois que vous en savez davantage que moi.
- Lors du tournoi des trois sorciers, Voldemort a provoqué Harry en duel, oui. Peut être pas avec toutes les règles que cela impliquent mais en en respectant beaucoup. Et de même lors de la bataille finale.
- Miss Granger, mettez vous en face de moi.

Ils montrèrent un duel aux élèves et pendant l'heure chaque élève se battait en duel avec un autre.

- Merci beaucoup Miss. Votre aide a été nécessaire. Vous devez être exténuée. Retournez dans vos appartements.
- Merci à vous professeur, vous m'avez donné envie d'apprendre à ces élèves.

Et, c'est rêveuse que Hermione retourna dans ses appartements. Elle fit ses devoirs et recopia les cours qu'elle avait manqués et que Ginny lui avait passés. Puis, elle descendit manger. Lorsqu'elle entra, Rogue lui jeta un regard froid et elle lui sourit en retour.

- Pourquoi as-tu été en cours cet après midi, tu veux te ruiner la santé, entendit-elle dans sa tête.
- Je vais très bien !
- Et tu étais obligée aussi de faire ce cours après ?
- Je fais ce que je veux et comme je te l'ai dit je vais très bien, deviendrais sourd sur tes vieux jours ?

Et elle ferma son esprit. Elle avait peut être été un peu fort, mais elle en avait marre qu'il la surprotège. Elle se sentait en pleine forme, prête à courir un marathon. Elle avala son repas de bon cœur et remonta dans son appartement. Elle changea son mot de passe et mit la musique à fond et dansa. Elle avait besoin de se défouler. Les musiques entraînantes de Cascada s'enchaînèrent, suivie par celles de Bob Sinclar.

- Fell the love generation, chanta t-elle
- Hermione, ouvre moi !

Elle monta le volume et continuait à chanter. Elle se sentait bien, vidée. Elle ne voulait pas qu'il vienne l'engueuler sur son comportement. Elle avait juste envie de penser à autre chose. Elle mit le Cd de Mika.

A la fin de l'album, elle n'entendait plus Severus frappait. Elle éteignit sa chaîne et alla se mettre en pyjama et se brosser les dents. Puis, elle se coucha.

- Hermione, s'il te plait, ouvre moi.

Elle feint de dormir.

- Je sais que tu ne dors pas, ouvre moi.

Elle murmura le mot de passe et fit semblant de dormir. Rogue, entra. Il la vit, en train de dormir, s'installa dans les draps et la serra dans ses bras.

- Excuse moi de m'inquiéter pour toi.

Il déposa un baiser sur sa joue et s'endormit.

MERCREDI 7 JANVIER
Hermione se réveilla et sentit une présence derrière elle. Elle se rappela les évènements de la veille. Elle sursauta lorsqu'elle s'aperçut qu'il ne portait qu'un boxer. Elle sentit ses joues rougirent et se leva. Il n'était que six heures mais elle n'arriverait pas à redormir. Elle alla à la salle de bains et sursauta à nouveau lorsqu'elle vit Severus derrière elle dans le miroir. Elle se retourna et l'embrassa, passant ses bras autour de son cou.

- Bonjour toi, habille toi et suis moi.

Elle s'exécuta.

- Fraîcheur des pins, ferme tes yeux Hermione.

Il s'assura que personne ne les vit entrer et que personne ne se trouvait à l'intérieur. Il actionna quelques robinets et déboutonna le chemisier d'Hermione qu'elle venait d'enfiler. Hermione n'ouvrait toujours pas les yeux, le laissant faire. Il déboutonna sa jupe, qui glissa le long de ses jambes. Hermione, toujours les yeux fermés posa sa main sur le torse de Severus et déboutonna à son tour la chemise de Rogue et son pantalon. Il décrocha le soutien gorge de la jeune fille, ôta son propre boxer puis celui de la jeune fille. Il la porta et la déposa dans l'eau mousseuse du bain.

- Tu peux rouvrir les yeux ma chérie. Je suis sûr que tu n'as encore jamais profité de cet avantage des préfets en chef.
- Non, en effet, je m'étais toujours promis d'y aller, mais j'ai bien fait d'attendre.

Ils s'embrassèrent, Severus caressait les courbes de la jeune fille.

- Surtout ne me réveille pas, je dois être en train de rêver.
- Tu ne rêves pas Hermione, lui susurra t-il à l'oreille.
- Alors je veux que le temps s'arrête. Je n'ai pas envie d'entendre cette fichue sonnerie qui va nous séparer.
- On a encore une heure et demie avant qu'elle ne sonne.
- Le temps passe trop vite en ta présence et sans toi les secondes me paraissent une éternité.
- Je crois que c'est ce que l'on appelle l'amour.
- Etes vous sûr Docteur.
- Oui, dit-il sur un ton dramatique.
- Et c'est grave ? Ca se soigne ?
- Je n'espère pas que ça se soigne. Je t'aimerais toute ma vie Hermione.
- Moi je t'aimerais toute ma vie et même après.

Il la contempla chaque trait de son visage, la couleur de ses yeux, le contour de sa bouche.

- Tout en toi est magnifique. Tes yeux, ta bouche, ton sourire, ses rougeurs, toi.
- Toi aussi tu es magnifique mon cœur et pas que extérieurement dans ton cœur aussi.

Elle le poussa en arrière, lui mettant ainsi la tête sous l'eau. Une fois émergé, il se vengea. Il la prit dans ses bras, serré tout contre lui et s'immergea sous l'eau. Cependant, leurs corps nus, serrés aussi étroitement l'un contre l'autre. Hermione le regarda droit dans les yeux, elle se força à garder le visage de Rogue dans sa tête empêchant celui de Nicolas d'en prendre la place. Elle lui sourit et lui murmura :

- Et si on faisait école buissonnière aujourd'hui ?
- Minerva est déjà au courant et je pense pas qu'elle va bien réagir si on manque tous les deux à l'appel. On se rattrapera un autre jour.
- Pourquoi tout remettre à un autre jour. Il peut arriver tellement de choses en une journée.
- Hermione. Comprends moi s'il te plait.

Il sortit du bain, se sécha avec un sortilège, se rhabilla et sortit, laissant Hermione seule. Elle quitta à son tour la salle de bains des préfets, passa prendre ses livres, puis descendit manger quelque chose. Pendant le cours de potions, elle ne lui adressa aucun regard, elle prenait soin de fermer son esprit et de ne pas lui laisser l'occasion de lui adresser la parole. Cela tomber bien, vu son humeur massacrante, il avait décidé de leur faire une interrogation. Hermione n'arrivait pas à répondre aux questions, elle avait mal à la tête, mais elle ne voulait pas qu'il la favorise. Elle fit de son mieux et lorsque la sonnerie retentit elle s'empressa de sortir. Elle posa son front contre le mur froid des cachots. Elle alla ensuite en Sortilèges où elle resta discrète. Au repas, elle se força à manger pour ne pas attirer l'attention. Elle souriait aux blagues de Ginny. Cette dernière se doutait de quelque chose mais ne dit mot. La préfète en chef alla seule en cours d'Etudes des runes. Là encore, une interrogation l'attendait.

- Ils se sont donnés le mot ou quoi, se demanda Hermione.

Cependant les questions lui parurent plus claires et elle réussit à répondre à tout. Elle quitta la salle et se réfugia dans sa chambre. Elle s'endormit aussitôt. Lorsqu'elle se réveilla, son mal de tête avait disparu mais elle se rendit compte qu'il était trop tard pour aller manger. Cependant Peter n'allait pas tarder à arriver.

TOC TOC

- Mione, c'est Peter, on va faire notre ronde ?
- Oui, j'arrive Peter.

Elle se redonna un coup de brosse et rejoignit Peter.

- T'es pas venu manger, tu va bien ?
- Oui, je me suis endormie, mais ça te dit qu'on passe par la cuisine, j'ai faim.
- Pas de problème.

Après leur tour de garde, ils passèrent dans les cuisines où les elfes leur servirent volontiers à manger. Puis ils retournèrent en direction de leurs appartements. Au détour d'un couloir, ils aperçurent une lumière.

- Oh non pas lui !
- Quoi mais c'est Rogue.
- Oui mais on s'est engueulé ce matin.
- Tout s'explique. Reste là.

Il s'engagea dans le couloir.

- Leagan ? Que faites vous dehors.
- Je rentre de mon tour de garde professeur.
- Et votre camarade ?
- Elle a fait l'autre partie du château, elle a sûrement déjà du rentrer. Elle était fatiguée alors elle a prit le tour le plus court.
- D'accord.

Il descendit l'escalier quatre à quatre.

- C'est bon Mione, tu peux venir.
- Merci Peter, je te rendrais ça. Bonne nuit.
- Bonne nuit Hermione.

VENDREDI 9 JANVIER
Le jeudi et le vendredi se passèrent dans la même ambiance. Mise à part que Rogue rendit les devoirs le vendredi, et ne s'empêcha de lancer une petite remarque.

- Hé bien Miss Granger, votre chute vous a ôté vos connaissances ou peut être étiez vous trop occupé pour apprendre vos cours. Un T ne fera pas de mal dans votre bulletin.

Hermione eut un haut le cœur, T quelle honte. Certes, elle s'y attendait, elle n'avait répondu à aucune question mais elle ne pensait pas qu'il le dirait devant tout le monde. En même temps, l'amour n'avait rien à voir avec les cours. Elle retint ses larmes. Il l'appela à la fin des cours mais elle n'y fit pas attention. Pendant la pause, Peter et Ginny décidèrent de lui parler.

- Mione, que c'est–il passé ? dit Ginny, une fois à l'abris des regards et oreilles indiscrètes.
- On s'est engueulé mercredi matin. Je lui ai proposé qu'on fasse l'école buissonnière alors qu'on était dans la salle de bains des préfets et il m'a dit qu'il fallait que je le comprenne, que McGonnagal était au courant et qu'il ne voulait pas qu'on remarque nos deux absences. Et il est parti. Je ne pensais pas vraiment ce que j'ai dit mais ...
- Mais vous étiez tellement bien, dans les bras l'un de l'autre que tu ne voulais pas que ça s'arrête.
- Oui, plus que tu ne le crois.
- Ne m'en dit pas plus, je n'ai rien contre le fait que tu sois avec lui mais l'imaginer nu désolé je peux pas, s'exclama Ginny, éclatant de rire.
- Tu as tord, quoique non, je ne préfère pas que tu l'imagines mais ...
- Tais toi où je te jettes un sort. Au fait comment ça se fait que tu es eu un T en potions.
- J'n'arrivais pas à réfléchir, j'avais une migraine affreuse, je n'arrivais pas à lire les questions.
- Pourquoi tu ne lui as pas dit ?
- On venait de s'engueuler, tu crois que j'avais envie de lui parler. Vu son humeur à lui, je m'aurais ramassé un de ses éternels sarcasmes.
- Miss Granger, pourrais je vous parler ?
- Désolé Professeur, je dois aller chercher mes affaires pour mon prochain cours.

Et sur ce, elle partit. Rogue resta immobile.

- Mais qu'est ce que je lui ai fait ?
- Elle est fragile malgré ce qu'elle montre. Elle veut se montrer forte, mais elle est très blessée professeur.

Ginny s'éclipsa aussi, suivie par Peter. Rogue prit la résolution de parler à Hermione, de force s'il le fallait. Il n'avait pas cours et il savait qu'elle avait cours de sortilèges. Il prit son courage à deux mains et toqua.

- Professeur Grimm, est ce que Miss Granger pourrait venir ?
- Mais bien sur, Miss Granger.

Il la tenait au piège, elle n'avait pas d'autre choix que de se trouver en face de lui.

- Suivez moi, Miss Granger.

Hermione pensa qu'il allait l'emmener dans les cachots, mais il prit la direction des étages. Il entra dans un appartement. Il portait les couleurs de Serpentard. C'était la première fois qu'elle rentrait dans l'appartement de Rogue.

- Hermione, je n'aurais pas du parler comme ça ce matin. Mais tu m'ignorais, tu refusais de me parler. J'étais énervé et j'ai cru que t'avais fait exprès de rater ton devoir.
- Exprès ?

Elle n'en croyait pas ses oreilles et commença à s'énerver

- Tu crois que ça me plait d'avoir un T dans mon bulletin. Ton départ m'avait énervée, en plus j'avais une migraine horrible, je n'arrivais pas à lire tes questions. Déjà qu'elles sont pas lisibles en temps normal. D'ailleurs, qu'entendais tu par « comprends moi » ? Tu crois que je suis une petite imbécile, qui ne comprend rien, qui s'en fout de ton avenir de prof. Tu crois que pour moi c'est facile de dire que je suis amoureuse de mon professeur de potions, c'est aussi difficile de dire que toi tu sors avec une élève. Tu crois que j'ai envie qu'on dise : « ah ben c'est normal qu'elle est de bonnes notes, elle se tape les profs ! »

Rogue ne supportait plus. Il prit son visage entre les mains et l'embrassa.

- J'aurais tellement aimé rester avec toi dans ce bain mercredi et le fait que tu le dises a été la goutte qui a fait débordé le vase. J'étais déjà en conflit avec ma conscience. Hermione pardonne moi.
- On peut se rattraper, on m'a dispensé de cours.

Il l'emmena jusqu'à sa chambre.

- Hermione ...

Elle posa un doigt sur les lèvres de son amant et commença à le déshabiller. Rogue remarqua les mains tremblantes de sa bien aimée. Il les prit entre les siennes et plongea son regard dans celui de la jeune fille.

DIMANCHE 1 MARS
Depuis leur dispute deux mois auparavant, le calme était revenu entre Hermione et Severus. Ils passaient tout leur temps libre ensemble, le plus souvent dans l'appartement d'Hermione. Pour la Saint Valentin, Rogue lui avait réservé une surprise, l'invitant à son appartement où il avait préparé un délicieux repas. Personne ne s'était aperçut de leurs absences ce soir là. Hermione n'avait pas à nouveau été la cible d'une boule de glace ou de quelconques attaques.

- T'ai-je déjà dit à quel point tu es belle ?
- Je ne sais plus, mais j'aime bien quand tu me le rappelles
- Et t'ai-je déjà dit à quel point je t'aime ?
- Oui, je crois. Mais redis le moi, s'il te plait.
- Je t'aime ma princesse.

Hermione et Severus était dans l'appartement de Hermione, où elle essayait de travailler, mais c'était sans compter sur l'aide de Rogue qui faisait tout pour la déconcentrer.

- Excuse moi, mais j'aimerais travailler, mon professeur de potions nous a surchargé de boulot !
- Pas très gentil de sa part, il ne pense pas à vous laisser de temps libre. Je pourrais lui demander de te dispenser de ce travail. En plus, tu es tellement douée que tu n'as pas besoin de ce fichu devoir, dit-il, s'asseyant sur le bureau d'Hermione.

Hermione rigola, Severus adorait l'entendre rire. Cependant ils furent interrompus par l'arrivée d'une chouette. Elle tenait une lettre pour Rogue.

« Professeur Rogue,

J'aurais besoin de vous parler, retrouvez moi à Pré au Lard vers 16 heures. »

Il regarda sa montre, 15h55. Il replia la lettre.

- Qui est-ce ?
- Rien d'important, je dois y aller ma Princesse, on se voit ce soir après manger. Je t'aime.

Et il quitta l'appartement. Hermione essaya de finir son devoir, ne cessant de penser à cette mystérieuse lettre. Puis elle prit sa douche et descendit manger dans la Grande Salle où elle rejoignit Ginny. Elle jeta un coup d'œil à la table des professeurs, la place de Rogue était inoccupée. Tout le long du repas, elle jetait de bref coup d'œil, espérant le voir, mais il n'apparut pas du repas. Elle raccompagna Ginny à la salle commune des Griffondors. Cette pièce lui manquait, comme ses soirées avec Harry et Ron à côté du feu.

- Hermione tu es là ? Houhou la lune !
- Oui excuse moi, je repensais à mes six dernières années ici avec Harry et Ron. Ca me manque.
- Je te proposerai bien de rester mais moi je vais aller me coucher et je crois que quelqu'un doit t'attendre.

Elle se rappela que Rogue lui avait dit qu'il la rejoignait après le repas. Elle embrassa Ginny, lui souhaita bonne nuit et regagna son appartement. Elle attendit toute la soirée dans un fauteuil et lorsqu'elle se réveilla le matin elle était toujours dans ce fauteuil, et aucune trace de Rogue. Il n'était pas présent non plus à son cours ni à aucun cours de la semaine. Tous les élèves se réjouissaient. Tous sauf la préfète en chef. Elle décida d'aller voir la directrice de sa maison.

SAMEDI 7 MARS
- Entrez !
- Bonjour professeur McGonnagal.
- Bonjour Miss Granger. Asseyez vous.

Elle s'assit et réfléchit à la question à poser pour ne pas trahir leur liaison, puis se rappela que la directrice adjointe était au courant.

- Vous êtes venu me demander si j'ai des nouvelles du professeur Rogue ?
- Euh ... oui.
- Nous n'en avons aucune. J'allais d'ailleurs vous convoquer afin de savoir si vous saviez où il est mais je peux en déduire que vous n'en savez pas plus.
- Oui, en effet. Il a reçu une lettre dimanche après midi et il est parti, après m'avoir dit qu'il rentrerait après manger.
- Nous allons devoir le remplacer, le temps qu'il revienne car je ne veux pas faire prendre du retard aux élèves. Je pense que vous comprenez Miss.
- Oui, oui. Mais qui est ce nouveau professeur ?
- Le directeur n'a pas encore choisit. On pensait vous demander d'assurer les cours, vu votre niveau en potions et le fait que d'après le professeur Watson, vous feriez un très bon professeur. Mais il faudrait que vous arrêtiez vos cours.
- Je pense que j'ai besoin de réfléchir.
- Miss, je sais à quoi vous pensez, Severus ne vous a pas abandonné, il a du être retenu par une affaire personnelle et n'a pas jugé bon de vous en parler. C'est un homme très secret.
- Pas avec moi.
- Je m'en doute. Mais ne vous inquiétez pas, il va revenir.
- Euh oui, merci professeur.

Elle sortit du bureau et se laissa tomber contre le mur. La tête entre les mains, elle se mit à pleurer. Il était partit, sans rien lui dire, il avait fuit, comme un lâche. Un lâche c'est tout ce qu'il était. Où alors il avait obtenu ce qu'il voulait et était parti. Cela n'avait pas suffit qu'elle se fasse violer, il fallait en plus qu'il la manipule, si ça se trouve il était de mèche avec Nicolas. Hermione détacha violement le collier de son cou et le jeta. McGonnagal qui sortait à ce moment là ramassa le collier. Elle ne dit rien et se dirigea dans le couloir à la recherche de Ginny et Peter. Lorsqu'elle les trouva, elle leur expliqua. Peter et Ginny retrouvèrent Hermione, toujours devant le bureau de la directrice adjointe.

- C'est qu'un Salaud !
- Mione.
- Il m'a manipulée, dans le seul but de me mettre dans son lit. Il a bien prit son temps mais il a réussit à avoir ce qu'il voulait, si ça se trouve, il était de mèche avec l'autre. Leur petit numéro était bien monté. Un me violait et l'autre me réconforté, coucher avec moi et disparaissait. Quelle conne j'ai fait, me jeter dans ses bras. Je croyais à ses Je t'aime, mais quelle naïve je fais. Croire que l'insensible professeur Rogue tomberait amoureux de moi, de l'insupportable Miss Je Sais Tout.

Hermione hurlait, la voix remplie de sanglots. Elle était tellement énervée que les fenêtres du couloir explosèrent.

- Hermione calme toi, je t'en pris, demanda Ginny, terrorisée.
- Me calmer, parce que tu crois que je peux rester calme, j'ai qu'une envie c'est le retrouver et lui dire ce que je pense.
- Arrête Hermione, tu va nous écouter maintenant. Réfléchit à ce que tu viens de dire. Rogue t'aime et ça crève les yeux, tu crois qu'il aurait pris le risque de montrer qu'il était avec toi, devant Harry, devant nous. S'il avait vraiment voulu te manipuler, il n'aurait vraiment pas prit ce risque.
- Et ce collier, continua Peter, tenant le collier à quelques centimètres du visage d'Hermione. Tu crois qu'il te l'aurait offert et aurait accepté que tu le portes autour du cou. C'est grâce à ça que McGonnagal est au courant. On a vu son regard lorsqu'il a cru que t'avais sauté du train, on va vu la tristesse dans ses yeux quand tu es tombée. J'ai vu cette haine lorsqu'il est ressorti de l'infirmerie. Je le croisais dans le manoir de mon père, lors des réunions, et je peux t'assurer que jamais je ne l'ai vu sourire comme il te souriait. Jamais je n'ai vu cette lueur. Il avait beau manipulé tout le monde là bas, il n'était jamais heureux, jamais content, jamais triste. Il était impassible.
- Pourquoi est-il parti alors ?

Ni Ginny, ni Peter ne répondirent.

- Pourquoi ? Répondez moi, vous qui avez réponse à tout.

Les deux amis se regardèrent. Une idée leur traversait la tête, mais ils ne voulaient pas que Hermione subisse un nouveau choc. C'était peut être mieux qu'elle croit que Rogue l'avait quitté.

- Au fait je ne vous ai pas dit, je vais le remplacer, et comptez sur moi pour que les élèves le détestent encore plus qu'avant.

Elle se releva, essuya ses joues et se dirigea vers la salle des professeurs.

- Professeur Watson, pourrais-je parler au professeur McGonnagal s'il vous plait.
- Mais bien sûr Miss Granger, je vous l'appelle.

Après quelques minutes, Minerva McGonnagal arriva à la porte de la salle.

- Oui Miss Granger ?
- Je voulais vous dire que j'acceptais de prendre le poste vacant de professeur de potions, en attendant son retour.
- Merci beaucoup Miss. Entrez, je vais vous donner votre nouvel emploi du temps, les cours préparés par le professeur Rogue et le programme que vous aurez à suivre. Chers collègues, je voulais vous signalez que Miss Granger va remplacer le professeur Rogue, le temps de son absence. J'espère que vous l'aiderez afin que ce remplacement se passe le mieux possible.
- Bienvenue parmi nous, Miss Granger, s'exclama le professeur ce temps là, dans l'appartement de Peter.

- Tu crois que c'est mieux comme ça ?
- Je pense oui, au moins elle ne s'inquiète pas.
- Mais tu es sûr que Rogue est en danger ?
- Il a trahit le Seigneur des Ténèbres, je pense que plusieurs mangemorts lui en veulent, oui !
- Je n'aurais jamais pensé m'inquiéter pour Rogue.
- Moi non plus. J'ai peur pour Hermione aussi. Elle va se jeter à fond dans son boulot, quitte à se ruiner sa santé. Et je crains qu'elle ne dévoile son histoire avec Rogue par inadvertance et dans ce cas là, elle sera encore plus en danger.
- On doit retrouver Rogue ! Viens suis moi !
- On va où ?
- A Pré au Lard, je dois rejoindre Harry. Je pense qu'il pourra nous aider.

Ils coururent jusqu'au village et rejoignirent Harry devant le magasin Zonko. Après un long baiser, Ginny expliqua ce qui c'était passé à Harry.

- Il ne l'a pas manipulé ça j'en suis sûr, ou sinon il aura à faire à moi. Je pense que je vais prévenir les aurors, si d'ici un mois il n'est pas revenu, mais je vais quand même chercher. Sinon comment Hermione a réagit ?
- Elle pense qu'il la abandonné et après une demande de McGonnagal, elle a accepté de remplacer Rogue en temps que professeur de potions.
- Elle craquera vite si les élèves lui font vivre un enfer, surtout les Serpentards. J'espère qu'on retrouvera vite Rogue. Elle ne tiendra pas jusqu'en juin.

Ils passèrent le reste de l'après midi ensemble, réfléchissant à l'endroit où pouvait être Rogue. Lorsque Ginny et Peter rentrèrent, ils se dirigèrent vers la Grande Salle.

- Où étiez vous ? les agressa Hermione
- A pré au Lard. Pourquoi ?
- Vous auriez pu me prévenir.
- On n'a pas eu le temps, figure toi.
- Vous vous êtes bien amusé je suppose ? Harry n'est pas trop jaloux que tu passes ton temps avec Peter ?
- Qu'est ce que tu racontes ?
- Tu crois que je n'ai pas vu votre manège.
- Hermione, arrête tout de suite, ce n'est pas de notre faute si il est parti alors arrête de t'en prendre à nous. Il n'y à aucun manège entre Ginny et moi et il n'y en aura jamais. Maintenant si tu veux plus de nous comme amis, c'est ton choix, mais réfléchit bien !

Il se dirigea, énervé, à la table des Serpentards et Ginny, après avoir jeté un regard noir à Hermione, alla s'installer à la table des Griffondors. Le directeur se leva et prit la parole.

- Chers élèves, avant de commencer le repas, je voulais vous annoncer qu'en attendant le retour du professeur Rogue, Miss Granger va assurer les cours de potions, elle ne sera pas cependant la directrice de la maison Serpentard. Je tiens à vous prévenir que tout élève empêchant à Miss Granger d'assurer ses cours sera sévèrement puni. Elle a accepté de prendre le poste dans le but de ne pas vous pénaliser pour les examens. Tenez en compte. Sur ce, Bon Appétit.

Hermione s'assit à la table des professeurs. Elle sentait tous les regards braqués sur elle. Elle entra dans l'esprit de Peter et lui murmura :

- Je ne veux pas perdre votre amitié

Elle fit de même à Ginny. Ses deux amis la regardèrent et lui sourirent. A la fin du repas, elle quitta, exténuée la grande salle et se dirigea vers son appartement.

- Professeur Granger ?
- Oui. Ah c'est vous ! Je voulais m'excuser pour tout à l'heure vous ne m'en voulez pas trop ?
- Non, c'est déjà oublié, Mione.

Ils entrèrent tous les trois dans l'appartement d'Hermione. Après une soirée à discuter, ils s'endormirent tous les trois dans le lit de Hermione. Cette dernière continuait à chercher où pouvait se trouver Rogue. Elle avait besoin de savoir. Après avoir lancé un sort de recherche, elle transplana et arriva dans un manoir. Elle entra sans faire de bruits. Elle entendit une voix à l'étage, une voix de femme. Elle vit dans l'entrouverture de la porte, Rogue, allongé, torse nu, sur un lit et une femme en sous vêtement, à califourchon au dessus de lui. Il lui souriait et la penchait vers lui pour l'embrasser. Il en profita pour lui dégrafer son soutien gorge. En même temps qu'il caressait la poitrine de la jeune femme, des larmes coulaient silencieusement sur les joues de Hermione. La jeune femme riait aux éclats, et Rogue la regardait souriant. La femme se tourna, suspectant une présence. Elle avait des longs cheveux blonds lisses, des yeux bleus, des formes sexy. Un corps de rêve, pensa Hermione. Elle transplana à nouveau, dégoûtée, rejoignant ses amis. Elle leur expliqua et leur annonça qu'elle ne voulait plus avoir affaire à lui.

- Je vous l'avais dit, personne ne voulait me croire, ce n'est qu'un salaud. "Je n'ai jamais oser toucher d'autres femmes que toi Hermione" mais bien sur ! Quelle naïve je suis !
- Hermione, Hermione, réveille toi, tu as fait un cauchemar.
- Un cauchemar, c'est vrai. Severus n'est pas avec une blonde hyper sexy.
- A vrai dire on en sait rien mais en tout cas je ne vois pas comment tu l'aurais su, tu n'as pas bougé de ton lit.
- J'n'ai pas transplané dans ce manoir.
- Hermione, on ne peut pas transplaner à Poudlard !
- Ah oui, désolé de vous avoir réveillé, quelle heure est-il ?
- 23h53
- Seulement ?
- Oui, aller rendort toi.

DIMANCHE 8 MARS
Après avoir déjeuner, Hermione remonta dans ses appartements. Il fallait qu'elle prépare ses cours. Un regard sur son bureau désordonné la fit soupirer.

- Il faut bien que je m'y mette, pensa t-elle.

Elle rangea son bureau, des brouillons de devoirs regagnaient la poubelle, les livres reprirent leur place dans la bibliothèque. Un cadre, lui, resta sur le bureau, face contre le bois. Hermione le prit et sourit. Il contenait la seule photo de Severus et Hermione, elle avait été prise par Harry, pendant les vacances de février. Severus était souriant et la jeune fille à ses côtés riait aux éclats.

- Où es tu Severus ?

Hermione posa le cadre sur son bureau et se mit à travailler, essayant de déchiffrer l'écriture de Rogue. Elle y passa la journée, elle voulait être à la hauteur. Elle sursauta lorsqu'on toqua à la porte.

- Miss Granger, c'est le professeur McGonnagal.

Hermione se leva pour aller ouvrir.

- Je voulais savoir si tout aller bien pour demain.
- Oui, du moins je l'espère.
- Tout va bien se passer Miss, si vous avez le moindre problème vous me contacterez. Mais il ne devrait pas y en avoir. On se revoit au dîner. Vous ne comptez pas louper un autre repas ?
- Non, non je viendrais. A tout à l'heure.

Elle regarda l'horloge, dix huit heures. Elle alla à la salle de bains, enfila un maillot de bain, puis après s'être rhabiller elle se dirigea vers la salle de bains des préfets.

- Peter ?
- Oui c'est moi. T'inquiète tu peux entrer, je suis seul.

Elle ôta ses vêtements et plongea dans le bain.

- Tu viens souvent ici ?
- Tous les dimanches et toi ?
- Je n'étais pas revenu depuis la dernière fois, avec Sev...
- Tu es prête pour demain ? demanda Peter, changeant de sujet.
- Oui, du moins je l'espère. En plus je commence par les septièmes années.
- Oui, ce qui veut dire que Ginny et moi, on sera là pour t'aider.
- Merci.
Un silence s'installa, Peter regardait son amie, c'était vrai ce que racontait les garçons dans le château, la préfète en chef était vraiment très jolie, il n'avait jamais réellement fait attention. Pourquoi d'ailleurs, son cœur était déjà pris et puis Hermione était plus qu'une amie pour lui.

- Hermione, j'aurais quelque chose à te dire, ce n'est pas quelque chose de facile à dire.
- Quoi ?
- Tu sais quand je t'ai dit que ma mère était décédée, en fait c'est mon père qui l'a tué. Il avait appris que je n'étais pas de lui, et que ma mère lui avait caché une autre grossesse.
- Tu as un frère.
- Non, une soeur. Ma mère ne l'a pas dit à mon père parce qu'il refusait d'avoir une fille. S'il en avait eu une, il l'aurait réduite à l'esclavage et l'aurait battue. Mais il l'a su et ma mère a refusé de lui avouer où était sa fille, et qui était le père des deux enfants. Il l'a alors tuée.
- Mais comment sais tu cela ?
- C'est la sœur de ma mère qui me l'a raconté.
- Mais elle ne t'a pas dit qui était ton père ? Et ce qu'était devenue ta sœur ?
- Elle m'a juste montré une photo de mon père, elle ne connaissait pas son nom. Elle m'a dit que ma sœur était avec son père, mais qu'elle ignorait tout. Lorsque j'ai vu la photo, j'ai tout de suite su qui était ma sœur, elle lui ressemble énormément.

Il fouilla dans la poche de son jean et en sortit une photo qu'il tendit à Hermione.

- Mais c'est ...
- Ton père. D'après mes recherches, il a rencontré ta mère peu de temps après ma naissance, ils ont eu un coup de foudre et elle t'a adopté en se mariant avec notre père.
- Mais ..., dit elle les larmes aux yeux.
- Je sais que ce n'est pas facile à accepter Hermione, mais je pense que je te devais la vérité. Il ne t'a sûrement pas dit la vérité afin de nous protéger. Si mon père avait su qui tu étais, il t'aurait sûrement tué ou tué ton père. Il ne connaît toujours pas la vérité. Mais maintenant qu'il m'a renié, cela n'a plus d'intérêt.

Hermione était sous le choc. Elle apprenait d'un seul coup que sa mère n'était pas sa vraie mère, qu'elle avait un frère, que elle n'avait jamais été une « sang de bourbe ».

- Hermione ...
- Je suis heureuse d'être ta sœur Peter.

Elle se blottit dans les bras de Peter.

- Depuis quand est tu au courant ?
- Depuis les vacances de février. Je suis passé chez ma tante et quand elle a su que mon père m'avait renié, elle décidait de tout me raconter et après j'ai fait quelques recherches, afin d'être sûr avant de te le dire. Le directeur semblait déjà au courant, c'est pour ça qu'il m'a nommé préfet en chef après ce qui t'était arrivé, mais il ne m'avait rien dit. Je ne sait pas comment il le sait.
- Il a Dumbledore dans son bureau.
- Oui c'est vrai. Allez professeur Granger, on va aller manger.
- Oui vous avez raison, Mr Leagan. Mon ventre commence à crier famine.
- Une fois que tout sera arrangé je demanderais à m'appeler Peter Granger, je ne supporte le nom de Leagan, depuis ce que je sais ce qu'il a fait.

Hermione et Peter descendirent dans la Grande Salle où ils regagnèrent leur table respective. Après le repas, Hermione monta rapidement se coucher. Elle s'endormit presque aussitôt rechargeant ses batteries avant la dure journée qui l'attendait.

La semaine de cours de Hermione se passa extrêmement bien. Les élèves étaient meilleurs en potions lorsqu'ils n'étaient pas sous la pression de la terreur des cachots. Elle était fière de voir les progrès des élèves. Personne n'avait fait de remarque, même pas Watson. Le weekend arriva, au plus grand bonheur de la jeune fille qui était exténuée. Elle se demandait comment faisaient les professeurs pour paraître toujours en pleine forme.

SAMEDI 14 MARS
Les rayons du soleil pénétrèrent dans la chambre, éclairant le visage encore endormi de la remplaçante du professeur de potions. La jeune fille ouvrit les yeux difficilement puis se leva. Elle regarda par la fenêtre, espérant voir un homme aux cheveux noirs passer le portail du collège ou le voir se balader dans le parc, en train de punir quelques élèves. Ou l'entendre frapper à la porte de son appartement. Elle voulait courir dans la Grande Salle, le voir à sa place habituelle. Mais c'est elle qui dorénavant occupait la place de Severus Rogue à la table des professeurs. Elle voulait arrêter de penser à lui, mais c'était impossible. Une partie d'elle était persuadée qu'il était avec une autre femme et une autre pensait qu'il était prisonnier, blessé ou peut être ... non ! Elle ne devait pas penser à ça. Elle s'habilla et descendit déjeuner, chassant les larmes qui s'écoulaient sur ses joues.

- Bonjour Professeurs.
- Bonjour Miss Granger, répondirent plusieurs professeurs.
- Vous êtes bien matinale, je pensais que votre première semaine de cours vous auriez épuisé.
- Le soleil m'a réveillée, je n'avais pas fermé le rideau. Et une fois réveillée, c'est dur de se rendormir.
- Vous avez raison, moi je suis toujours matinal, les rares fois ...

Hermione ne l'écoutait plus, elle avait mal au ventre. Elle se leva brusquement et courut jusqu'aux toilettes. Elle vomit à plusieurs reprises. Elle s'assit sur le carrelage froid et resta là la matinée, somnolente. Lorsqu'elle se sentit mieux, vers midi, elle retourna dans sa chambre, refusant d'affronter les diverses questions de ses collègues. Une elfe vint lui apporter son repas qu'elle se força à manger et s'endormit. Elle ne quitta pas son lit du weekend, à part pour aller vomir, elle était pâle, les yeux cernés. Elle n'entendit pas lorsqu'on toqua, à plusieurs reprises à la porte. Le lendemain, elle se força à manger et à aller travailler, après avoir cacher ses cernes avec du maquillage et afficher son plus beau sourire. Donner des cours lui fit étonnement du bien, elle avait besoin de se concentrer ne laissant donc aucune place à ses soucis. Ses vomissements s'interrompirent et elle n'eut pas à quitter la classe en courant. Les semaines s'enchaînèrent et Hermione devenait le professeur préféré des élèves. Avril laissa place au doux mois de mai. Hermione essayait de passer son temps libre avec son frère et Ginny, mais personne ne savait pour l'instant qu'il était son frère. Tous les matins, elle cachait ses cernes avec le maquillage, ses cauchemars ayant repris, elle dormait presque plus, Severus lui manquait plus qu'elle ne voulait se l'avouer. Plus le temps passait, plus elle se décourageait de le revoir. Elle savait que Harry menait une enquête en tant qu'auror, mais à chaque rendez vous, il n'avait jamais de bonnes nouvelles. Il essayait tant bien que mal de cacher son pessimisme, pour lui Severus avait sûrement été tué. Mais il gardait un espoir, pour Hermione. Hermione savait très bien ce que pensait les autres mais elle refusait de se l'avouer, même si une partie d'elle était du même avis. Il y avait toujours un espoir.

LUNDI 4 MAI
- Je te vais bien, Peter ! Je suis juste exténuée à cause des cours. Ca s'apprend d'être prof, tu ne sais pas à quel point les élèves sont bruyants.
- Bon, si tu le dis.
- Oui je le dis. Je suis désolée mais j'ai des copies à corriger, je passe te voir avant d'aller me coucher. A tout à l'heure.
- Tu ne viens pas manger avant ?
- Non, je n'ai pas très faim.

Ils se quittèrent. Hermione regagna son bureau et Peter la Grande Salle. Elle s'assit et prit sa tête entre ses mains. Cette pièce lui rappelait beaucoup de souvenirs. C'est ici, de l'autre côté du bureau que Rogue avait découvert les agressions de Nicolas. Elle ouvrit le tiroir et remarqua une trappe dont elle n'avait jamais remarqué l'existence. Elle travaillait très peu dans le bureau de Rogue. Elle ouvrit la trappe et vit, entreposées, des feuilles. L'écriture de Rogue y était beaucoup plus lisibles que sur ses cours.

Douce Hermione,
Je pense que tu ne liras jamais cette lettre, car je n'aurais jamais le courage de te l'envoyer. Depuis notre baiser d'hier soir, je ne cesse de penser à toi, je ne devrais pas. Ton seul sourire illumine ma journée, je rêve souvent de tes yeux noisettes plongés dans les miens. Je sais que tu n'es pas prête à faire confiance aux hommes, et cela est bien dommage car tous ne sont pas aussi horribles que ce ... désolé je m'emporte mais je ne supporte ce qu'il t'a fait. Personne ne mérite ce qu'il t'a fait subir, encore moins toi, tu es d'une douceur, d'une beauté que je ne peux imaginer que l'on te fasse du mal. J'ai envie de te protéger, de te montrer l'homme que je suis réellement, mais comment te faire comprendre ce que je ressens pour toi. Tu me prendras pour un pervers d'éprouver des sentiments envers une jeune femme de ton âge, et comme je te l'ai dit je ne veux pas te blesser, je vais garder mes sentiments pour moi attendant le miracle que les tiens se tendent vers moi.

Severus R.
7 novembre

Elle avait les larmes aux yeux, elle en prit une autre datant du 4 janvier.

Ma princesse
Le miracle que j'attendais s'est produit, tu m'as laissé entrer dans ta vie, et encore mieux dans ton cœur. Si tu savais comme je suis heureux. Mais tu me manques déjà, j'ai hâte d'être demain pour te serrer à nouveau dans mes bras. Je commence enfin à vivre, je veux passer toutes les prochaines nuits de ma vie dans tes bras. Pouvoir t'embrasser quand je me réveille. Voir ton visage avant de m'endormir. Je ne laisserais personne briser notre amour ma princesse. Personne. Tu es toute ma vie à présent. Il est tard je vais dormir, la prochaine nuit, tu seras dans mes bras.

Je t'aime
Sev

Hermione pleurait à présent. Elle parcoura du regard deux trois autres lettres. Severus ne s'était pas enfuit, quelqu'un l'avait séparé d'elle et elle allait tout faire pour le retrouver. Il l'aimait elle n'en doutait plus une seule seconde. Elle s'endormit assise dans le fauteuil de son amant, les lettres tombant de ses mains.

SAMEDI 6 JUIN
- Mione, tu n'oublies pas qu'on doit rejoindre Harry, il nous attend dans dix minutes.
- Oui c'est bon, je suis prête.

Hermione rejoignit son frère et sa meilleure amie dans le couloir.

- Ah ben il t'en faut du temps pour t'habiller.
- Désolé, petit problème de taille. Je n'ai pas eu le temps de me racheter des vêtements et j'ai un peu grandi et aussi grossi.
- Avec ce que tu manges, on a l'impression que tu manges pour dix.
- Ca crève d'être prof !
- Allez dépêchez vous, Harry va nous attendre.
- C'est surtout que tu as hâte de le revoir.
- Ben ça fait depuis trois semaines que je l'ai pas vu c'est long.
- Mais oui on sait, soupira Peter.
- Et moi trois mois que je n'ai pas vu Sev, murmura Hermione, pour elle-même.
- Allez les filles on y va.

Ginny trouvait que Hermione allait mieux et pensa qu'elle avait enfin oublié Severus. Elle avait vu un matin, Hermione et Peter sortir ensemble de l'appartement de Peter, le bras de ce dernier autour de la taille de Hermione. Elle avait vu aussi l'attention que portait Peter à la jeune préfete et avait tout de suite tiré ses conclusions. Elle était heureuse pour Hermione.

Dix minutes après.

- Bonjour Harry, cria Hermione en approchant de lui. Oh bonjour Teddy.
- Bonjour Mione, Ginny. Salut Peter.
- Salut Harry, content de te revoir.
- Moi aussi, ça me fait plaisir de vous revoir.
- Andromeda ne va pas mieux.
- Non, je ne pense pas qu'elle va reprendre Teddy.
- Pauvre petit bout, dit elle en le prenant dans ses bras, viens avec Tata Mione. Et au fait comment va Ron ?
- Bien, mais il n'avait pas très envie de venir. Il a toujours du mal à se remettre de votre rupture. Bon, sinon j'ai une bonne nouvelle. Mais je préfère en parler dans un endroit calme.

Ils se rendirent près de la cabane hurlante. Ils installèrent une couverture et s'assirent.

- Alors cette nouvelle ?
- On a une piste pour retrouver Severus. Il y a une équipe qui part cette nuit dans le manoir de Leagan, où il serait enfermé.
- Chez mon père ?
- Oui, d'après nos renseignements, ton père veut reformer l'armée de Mangemorts.
- Je veux y aller !
- Non Hermione, c'est trop dangereux.
- J'ai un compte à régler.
- Tu auras tout le temps de t'engueuler avec Severus après.
- Ce n'est pas avec Severus que j'ai un compte à régler, dit-elle, regardant Peter.
- Je ne te laisserais pas y aller Hermione.
- Harry, laisse moi y aller. Je fais partie de l'ordre. Je suppose que l'ordre fait parti de cette mission.
- D'accord tu y va, mais pas de scandales là bas. On doit arrêter un maximum de mangemorts et récupérer Severus vivant.
- Tu crois que je mettrais sa vie en danger ? Ca fait trois mois que je ne l'ai pas vu, trois mois que j'espère le voir débarquer, m'annonçant qu'il est désolé de m'avoir abandonné. Et tous les soirs quand je me couche, j'espère que la prochaine nuit, je ne serais pas seule.

Elle éclata en sanglots, Harry la prit dans ses bras, s'excusant.

- Il me manque ...
- On sait Mione, on va tout faire pour que cette mission réussisse. Peter, tu veux faire parti de la mission aussi ?
- Oui, j'aimerais bien.

Ginny regardait Peter un peu interloquée. Hermione n'avait pas du tout oublié Rogue, mais alors pourquoi n'y avait-il pas de jalousie dans les yeux de Peter ? Elle ne comprenait plus rien.

- Ginny ! Youhou !
- Euh oui, qu'y a-t-il ?
- Pourquoi fixe tu Peter comme ça, qu'est ce qu'il a fait ?
- Euh rien excuse moi Peter, j'étais perdue dans mes pensées.
- Rien de grave ?
- Non juste un truc qui m'échappe.
- Tu veux en parler ?
- Non non c'est bon.
- Tu viens avec nous ce soir alors ?
- Oui, bien sûr.
- Bon je vous explique.

En attendant le rendez vous, Hermione s'enferma dans sa chambre, elle avait enfin un espoir de revoir Severus, mais une inquiétude lui rongeait le ventre. Et si ils l'avaient tué ou torturé, ou si il lui avait modifié sa mémoire. Hermione fut prise d'une nouvelle crise de panique, comme avant les vacances de Noël. Elle ne comptait pas se jeter du train mais envoya voler tout ce qui lui tomba sous la main. Elle se coupa avec du verre et lorsqu'elle se rendit à la salle de bain, elle se rendit compte que ça lui faisait du bien. Elle prit son rasoir posé sur l'étagère et s'entailla au niveau du poignet. Elle se sentait mieux, comme soulagée, alors que son sang quittait ses veines. Elle fut interrompue par Peter et Ginny qui toquèrent à la porte.

- Je viens de sortir de la douche, installez vous j'arrive, cria t-elle.

Elle entendit la porte s'ouvrir. Elle enroula un bandage autour de son poignet et revêtit un pull pour le cacher. Puis sortit rejoindre ses amis.

- Hermione, c'est quoi ce carnage ?
- Une crise de stress, je vais ranger ça.
- Hermione, tu es toute pâle. Assis toi.
- Non il faut que je m'occupe l'esprit, j'ai peur de l'état dans lequel on va retrouver Severus.
- N'imagine pas le pire Mione.
- Je préfère m'attendre au pire que de l'imaginer en pleine santé et de le retrouver mort.
- N'y pense pas. Ginny trouve un sujet de conversation vite.
- Euh, ben. Déjà on venait te chercher pour manger. On y va ?
- Je n'ai pas faim.
- Hermione tu va nous suivre et manger. Tu n'as déjà pas mangé ce midi, tu ne veux pas t'évanouir devant Severus non ?
- Bon d'accord.

Elle ne mangea pratiquement rien, Ginny était trop occupée à parler avec sa voisine. En plus elle tournait le dos à Peter assis à la table des Serpentards. Son poignet la picotait, elle avait envie de recommencer. Elle allait dire à Ginny qu'elle allait se reposer, lorsque Peter arriva. Il fixa l'assiette d'Hermione et constata qu'elle était vide et salie.

- Bien mangé ?
- Oui et toi ?
- Un peu trop je me sens un peu ballonnée, je crois que je vais aller me poser sur mon lit, mentit Hermione.
- Faut que je prévienne McGonnagal, je te rejoins après.
- Oui.

Hermione s'empressa de rejoindre son appartement et en particulier sa salle de bains. Elle ôta son bandage et les plaies étaient encore bien rouges. Elle recommença, sentant le calme l'apaiser à nouveau. Après quelques minutes, elle remit un nouveau bandage et nettoya le lavabo. Elle s'allongea sur son lit attendant Peter. Il arriva cinq minutes après avec Ginny. Ils leur restait une demi heure. Ils se préparèrent et quittèrent le château. Ils avaient rendez vous à 22heures à Pré au Lard. Une fois le plan répété, tous transplanèrent au lieu indiqué par Peter. Ils arrivèrent dans le manoir en pleine réunion. Personne ne les avait entendu. Peter entra dans le salon.

- Papa excuse moi, j'aurais du t'écouter, je m'en veux tellement. S'il te plait, j'accepte de devenir comme toi, je veux que les idées du Seigneur des Ténèbres continue à être appliqué. J'ai été idiot de croire que avec sa mort, ses idées avaient disparues.

Pendant ce monologue, Hermione vit Severus assis par terre dans un coin. Il semblait affaiblit mais sa poitrine se soulevait doucement au rythme de sa respiration. Hermione, soulagée, s'approcha de Severus et le cacha sous la cape d'invisibilité. Personne ne remarqua sa disparition, trop occupé à écouter le fils Leagan et ses remords.

- Peter, ça me fait plaisir que tu te sois rendu compte de tes erreurs, assis toi ici, on en reparlera après. Pour l'instant on doit s'occuper de notre cher Severus. D'ailleurs où est-il ?

Tous les visages se tournèrent à l'endroit où était caché Severus et Hermione, sous la cape. C'est alors que des sorts fusèrent en tout sens, touchant pour la plupart des mangemorts. Hermione réussit à sortir avec Rogue. Il était endormit. Elle le laissa sous la cape et rejoignit les autres. Presque tous les mangemorts étaient capturés, surpris par l'arrivée soudaine des aurors et de l'ordre. Peter se battait avec son père. Hermione le rejoignit.

- Merci pour le coup de main, soeurette.

Ce mot fit l'effet d'une bombe. Leagan père était bloqué.

- Ma fille ?
- Ca non, jamais ! STUPEFIX !

Le sort le toucha en pleine poitrine. Hermione se sentit tomber mais fut rattrapé par ...

- Severus ?
- Oui, c'est moi ma princesse. Depuis quand es tu la fille de Leagan ?
- Je ne suis pas sa fille ! Je suis la sœur de Peter, notre mère avait un amant, l'homme qui m'a élevé.
- Amanda était avec un moldu ?
- Oui. Et c'est cette ordure qui l'a tué.

Un silence s'installa. Rogue aida Hermione a se relever. Elle vacilla à nouveau et il la prit par le poignet. Ses yeux s'assombrirent. Il releva la manche d'Hermione et ôta son bandage. Hermione n'osa pas le regarder en face. Elle gardait la tête baissée, attendant la réaction de Severus.

- Depuis quand te fais tu du mal Hermione ?

- Hermione, je ne veux pas qu'on te fasse du mal, mais je ne peux pas te protéger contre toi-même.
- Je ne recommencerais plus maintenant que tu es là.
- Hermione quand as-tu commencé à te faire ça ?
- Ce soir, quand j'ai su qu'on venait ici. J'avais peur de te retrouver ... mort.

Severus ne savait plus quoi répondre. Il la serra contre lui.

- Je ne pense pas que ce que tu as fait soit très bon pour le bébé. Je suis le père ?
- Quoi ?
- Tu ne me le cacheras pas à moi. Si mes souvenirs sont bons tu en es à cinq mois de grossesse. Tu n'aurais jamais du venir ici.
- Il le fallait. Ce Leagan a tué ma mère et m'a empêché de passer les dix huit années de ma vie avec mon frère.
- Ne t'occupe plus du passé Hermione, vit au présent et pour cet enfant qui grandit en toi. Je n'arrive pas à croire que je vais être papa.
- Hermione, tu es vraiment enceinte ?
- Oui. Je ne voulais pas le dire, je voulais que Severus soit le premier au courant.
- Et s'ils ne m'avaient pas retrouvé avant l'accouchement ?
- Je t'aurais retrouvé moi, je comptais bien que tu y assistes.
- Je viens à peine de savoir que j'ai une sœur que je vais déjà être tonton.
- Mione, je peux te parler un instant ? demanda Harry
- Oui.

Une fois à l'écart des autres, il la prit dans ses bras.

- Félicitation, je suis sûr que tu seras la meilleure maman du monde. Tout va aller mieux maintenant Hermione, Severus veilleras sur vous deux. Et plus de lame contre ton poignet Mione. Ce bébé a besoin d'une maman en pleine santé.
- Promis Harry. Pour toi aussi, tout va aller mieux Harry. Ginny va enfin finir l'école, tu as Teddy. Notre vie va vraiment commencé. D'ailleurs où est Ginny ? Peter, t'as vu Ginny ?
- Non, pas depuis qu'on est arrivé.
- GINNY, hurlait Harry
- Ginny où es tu ?