Retour sur vos review :
Après le traditionnel Merci, à moi de vous suppliez comme vous le faites si bien pour solliciter la suite : ne vous arrêtez jamais de commenter, et surout lâchez vous !
J'aime savoir ce que vous en pensez, vos pronostics. Vous m'inspirez et me donnez envie de continuer!
Mais vu le chapitre précédent, je me doute que vous vous désintéressez de mon bla bla bla...
Voici donc le chapitre suivant, with or without Klaus ...?! ^^
8
Bonnie n'avait pas bougé d'un pouce, comme transformée en statue par le regard qui la transperçait.
Elle se demandait même pourquoi il ne l'avait pas encore tuée.
Il prit une grande inspiration et recula. D'un pas. Un seul.
Elle sentait son aura peser fortement sur elle. Et quelle aura, plus de mille ans d'histoire.
Elle vit ses lèvres se pincer. Ses yeux, cligner. Et puis plus rien. Au bout de longues, n'y tenant plus, les nerfs en pelote, elle hurla :
- MAIS QU'EST-CE QUE TU VEUX … ?!
Elle vit sa mâchoire se durcir encore si c'était possible.
- A ton avis ? Qu'est-ce que MOI je pourrais bien vouloir, coincé dans LE CORPS DE CET ABRUTI !
Son poing s'était écrasé contre le mur.
Bonnie en profita pour se dégager et mettre un peu de distance entre eux. Elle respirait à nouveau. Ou presque.
Il la devança au salon, se mouvant comme un animal sauvage dans la savane, en territoire conquis. Elle aurait aimé être en colère, lui cracher le fond de sa pensée à la figure, sauf que là, le fond de sa pensée était la peur de ce qu'il pourrait lui faire.
Alors autant s'abstenir, son ascendant n'a nullement besoin d'être conforté.
- Où es Tyler ?
- Inquiète-toi plutôt de me remettre dans mon corps… Bonnie…
La façon dont il prononçait son prénom sonnait comme une doucereuse menace.
- Tu n'as pas retrouvé le chemin tout seul ?
- Tu veux vraiment jouer à ça …
Il marqua une pause.
- Avec moi ?
Son ton était calme, son regard fixe. Elle était bel et bien en face de Klaus. Klaus MIKAELSON, l'hybride originel, la plus grande aberration de la nature que la terre n'ait jamais portée.
Et ne portera jamais.
Même dans un autre corps il était lui. Puissant. Redoutable. Et à cet instant, terriblement furieux.
Elle attrapa un vieux grimoire pour se donner une contenance. Lui rappeler qu'elle était sorcière et qu'il avait besoin d'elle.
- Tu as voulu jouer au plus fin … Reprit-il.
Il partit s'adosser près de la cheminée, son regard toujours rivé sur elle.
- Tu as donné ta langue au chat … Bonnie Bennet ?
Elle haussa les épaules, revivant une certaine scène…
FLASHBACK… PEU OU PROUE 10 JOURS PLUS TOT …
Alaric.
Pire qu'une bombe humaine.
Pire qu'un guerrier.
Une arme ?
Bonnie avait été peinée, en colère puis la peur avait refermé sa main de fer sur ses entrailles.
Esther était une sorte de terroriste de la nature, avec un objectif, qui s'était nourrie de la haine de ceux qu'elle avait elle-même créés, qu'elle n'avait pas pu contrôler, malgré toute sa puissance.
Elle était de nouveau dans un cercueil. Mais qu'importe au fond ? Elle avait eu l'occasion de tout déclencher.
Pourraient-ils enrayer tout cela ?
Aurait-elle la force et la magie nécessaire pour cela ?
Avait-elle envie de sauver l'espèce qui lui avait tout pris. A cause de qui elle avaut tout perdu, tout sacrifié.
Le visage de sa grand-mère lui apparut. Le souvenir cuisant de sa mort. Le manque…
Sauf que laisser se réaliser la folle prophétie d'Esther ne résoudrait rien. Quoi qu'elle pense les changements étaient irréversibles.
Exterminer les originels et les « simples vampires » ne feraient qu'entrainer de nouvelles morts. De nouveaux chagrins. De nouvelles absences…
Caroline, Stefan et tous les autres. Certains étaient énervants, elle leur aurait volontiers tordu le cou ou donner quelques anévrismes mais aurait-elle le cran, le courage de signer leur arrêt de mort.
Ou à tout le moins la fin de leur vie post mortem.
Une formule pouvait empêcher tout ça. Une formule et de la magie noire.
Penchée au-dessus du cercueil de Klaus, Bonnie le maudissait.
Le maudissait à cause de ce qu'elle allait devoir faire. Le maudissait ce le protéger ne serait-ce qu'indirectement, le maudissait de devenir ainsi prisonnière de son rôle de sorcière.
Un engagement pour le reste de sa vie.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'était pas à cet engagement là qu'elle rêvait, enfant.
Son regard plongea dans celui Klaus. Ses yeux, vifs, contrastaient avec l'immobilité de son corps.
Elle avait sursauté en ouvrant le cercueil. Elle ne s'était pas attendue à le voir « éveillé », après tout l'immortel était sensé être mort.
Mais manifestement sa force était telle, qu'elle lui permettait de dépasser le fait que Stefan lui ait arraché le cœur quelques heures plus tôt …
Elle profita de l'occasion pour mettre les choses au point avec lui. Sa supériorité n'était qu'éphémère mais dire à Klaus ses quatre vérités lui redonna la niaque.
Comme si elle était redevenue la vraie Bonnie. Non mais !
Se concentrant, elle commença son incantation.
Les expressions latines s'échappant de ses lèvres en un sortilège qu'elle avait appris par cœur, qu'elle énonçait avec foi, assurance et détermination.
Elle sentait sa puissance.
Ses pouvoirs.
Fermant les yeux en approchant de la fin, elle improvisa…
FIN DU FLASHBACK
Bonnie sursauta violemment en découvrant que Klaus/Tyler se tenait si près d'elle, scrutant son visage.
Il esquissa un sourire narquois.
- J'attends… articula-t-il lentement. Dois-je te rappeler que la patience n'est pas ma qualité première ?
Elle haussa les épaules et partit vers le buffet pour en extraire un autre grimoire et des bougies.
- Quelque chose n'a pas du fonctionner dans le sortilège … Répondit elle évasivement.
- Tu m'en diras tant.
Elle ne se tourna pas vers lui. C'était inutile. Elle s'affaira un moment.
- Qu'as-tu fait ?
- J'ai déjà répondu à ça !
Elle lui adressa un regard furibond.
- Qu'as-tu fait ? Répéta-t-il en détachant chaque mot. Cela ne s'est pas passé comme cela aurait dû. Tu es à l'origine de ça. On le sait tous les deux. J'étais ailleurs et Tyler lui est resté dans son corps…
- Klaus…
- Tu es fatigante ! Ne pourrais-tu pas assumer un peu tes actes et chercher une solution, qu'on en finisse !
Il est tendu comme une arbalète. Dans ce corps qui n'est pas le sien. Après ces derniers jours. Il avait réussi à revenir, mais ce n'était pas assez.
Après être enfin revenu, il voulait redevenir… LUI !
La sonnette retentit et il dut se faire violence pour retenir un juron.
Bonnie se dépêcha d'aller ouvrir.
Il grogna. Ne pouvait-elle pas faire ce que l'on attendait d'elle pour une fois et ignorer le cloporte qui sonnait à sa porte ?
Une voix claire et chantante salua Bonnie.
Il se figea. Pivotant lentement sur lui-même, Klaus déglutit avec l'impression d'avaler un caillou, sa gorge était sèche. Le souffle lui manquait. Il sentait la douceur de son parfum.
Se rappelant de qui il avait l'apparence, il se dit qu'il pourrait peut-être … Avant de serrer ses lèvres en un pli sévère. Il en mourrait d'envie mais ce n'était pas des façons. Pas ses principes.
Oui, mais si c'était la seule occasion ? Le cœur de l'abruti, que son cerveau contrôlait, pour l'heure, se serra.
Son parfum.
La tenir près de lui.
Sa seule chance …
Il retint le sourire en coin prêt à se dessiner sur ses lèvres et s'avança vers elle. Elle parlait à Bonnie, ne prêtant aucune attention à ce qui l'entourait.
Il posa une main sur sa hanche pour la faire pivoter, et sans lui laisser le temps de ciller, effleura ses lèvres avec les siennes, ou plutôt avec celle de l'autre abruti. Ca le tuait !
Presque aussitôt il se sentit repoussé violemment et une gifle lui battit la joue.
- POUR QUI TE PRENDS-TU ?
Klaus était sonné.
- Caroline … Commença-t-il.
- Tu crois vraiment que quelques jours et des mots doux suffisent ?
Que lui avait-il fait ? Il était à deux doigts de plonger sa main dans le corps qui « l'accueillait » pour en arracher le cœur.
Ses sourcils étaient froncés. Son si joli visage plissé par la colère.
Le regard amusé de Bonnie qui se tenait derrière Caroline ne l'aida pas à temporiser.
Il soupira et baissa la tête. C'était le seul geste raisonnable dont il se sentait capable pour ne pas imploser.
Caroline souffla et embrassa Bonnie avant de lui dire qu'elle n'avait qu'à passer chez elle plus tard.
La porte se referma et Klaus ne put se retenir davantage. Bonnie se retrouva à nouveau plaquée contre le mur de son couloir.
La main Klaus refermée autour de son cou.
Un Klaus ivre de rage.
Le jeu avait assez duré, il reprenait la main et comptait bien changer la donne.
- Tu as 10 secondes pour m'expliquer tout ce cirque Bonnie ! rugit-il, son regard plongé dans le sien.
