BONNE ANNEE A VOUS MES LECTEURS CHERIS ! Qu'elle vous apporte joie, bonheur, réussite, santé et prospérité !

Et parce que je vous aime tous, que vous êtes les meilleurs et qu'une histoire s'écrit uniquement par un auteur ET ses lecteurs, ce chapitre vous est spécialement dédié ! Certaines de vos reviews étaient de petites perles, que j'ai reprises ici dans la bouche de Jackson et Danny... saurez-vous les reconnaître ?

Merci à Nathydemon, Lessa-chan, Orpheo Luplian et Anne Aunyme, pour ces petites perles !

Merci à ZephireBleue, sans qui cette fic' n'existerait pas !

Merci à sasa, VoidMyla, lydiamartin33430, nathydemon, yugai, .7, shanekitsunestiles, Remus J. Potter-Lupin, Innocent1984, charlgrt, Melini, AshTurner27, Angie45310, kamoui, Lynnee, loupa4, loclo4 (qui a laissé la 100ème review et gagné un OS de ma main sur le thème de son choix, bravo !), le petit serpent, LOVEMANGAANDDRARRY, MeliaTheDiablesse, Now I Know what i am, et sûrement d'autres que j'oublie ! JE VOUS AIME !

J'espère que ce chapitre 8 vous plaira !

Sur ce : BONNE LECTURE !


CHAPITRE 8

Feindre de croire un mensonge est un mensonge exquis.

Maurice Chapelan


Danny, c'était le meilleur ami parfait.

Déjà, il était cool.

Ensuite, il était drôle.

Il était plein de bons conseils.

Et puis, il supportait toutes les conneries de Jackson sans broncher, il se contentait de l'aider sans jamais s'énerver…

- JACKSON ESPECE DE PAUVRE CON MAIS TU TE RENDS COMPTE DE CE QUE TU AS FAIT ?

Enfin, c'était presque toujours le cas.

Danny se pinça le nez, au comble de la fureur, et foudroya Jackson du regard. Encore une chance qu'il n'y avait personne d'autre qu'eux chez les Mahealani, parce que Jackson n'aurait pas très bien su leur expliquer pourquoi au juste leur fils se trouvait dans un état pareil.

- OK, on récapitule. Tu en avais marre que Stiles te tourne autour, et comme tu es un empaffé aveugle, tu n'as pas vu que Stiles était fou de toi, alors que le monde entier était au courant. Donc, tu as décidé de dire à Stiles que tu l'aimais, dans la perspective ultra-stupide qu'il préfère s'éloigner de toi pour ne pas te faire souffrir. C'est bien ça ?

- Euh… ouais.

Jackson se sentait très con, là, c'était normal ?

Jackson Whittemore n'est pas con, ce sont les circonstances qui le lui font croire.

Même si, là, il envisageait de plus en plus sérieusement qu'il pourrait l'être.

- Donc, poursuivit Danny, comme tu es un imbécile, tu n'as rien compris, et Stiles s'est jeté sur toi pour te donner le baiser du siècle. Et là… quoi ? Ton cerveau a bugué, et tu n'as pas pu le repousser ? Et ça continue depuis un moment.

- C'est à peu près ça…

- Sachant que tu t'es enfoncé tout seul, que tu lui as dit à demi-mot que tu étais amoureux de lui parce que tu t'es laissé corrompre par des macarons et un regard un peu trop larmoyant; que tu as déclaré au Shérif que tu étais fou de son fils; que tu as entrepris de bécoter un type qui n'est même pas ton mec aux quatre coins du lycée et qu'il existe environ quatre-vingts photos qui le prouvent…

- Tant que ça ?!

- Et que parce que tu as tout dit de travers et que Stiles a tout interprété de travers, vous sortez plus ou moins ensemble ?

Jackson grimaça, gêné.

- Ouais. Ouais, c'est ça.

Long silence.

- Jackson, tu crains.

Ça, au moins, ça avait le mérite d'être clair.

Danny le regarda en secouant la tête, d'un air tellement déçu que Jackson eut envie de se faire tout petit et d'aller se planquer chez Granny Melanie ou chez Stiles pour se faire réconforter.

… Chez Stiles ?

… Ouais, chez Stiles. Là tout de suite, Jackson avait vraiment envie de le voir, surtout quand il voyait la façon dont Danny tentait de le pulvériser du regard.

- Jackson, tu te rends compte, j'espère, que Stiles mérite mieux que ça ?

Ce qui eut le mérite de faire revenir Jackson sur Terre.

- Que… que veux-tu dire ? demanda-t-il en sentant toute sa belle assurance s'évaporer comme neige au soleil.

Danny haussa un sourcil.

- Je pense que tu le sais très bien. Stiles mérite mieux qu'un menteur, mieux qu'une relation basée sur un énorme quiproquo et sur… ton mépris pour lui, à la base.

- Je ne le méprise pas ! glapit Jackson, puis il surprit le regard noir de son meilleur ami. Enfin, je ne le méprise plus. Plus maintenant que je sais qui il est. Et… je me demande même si…

- Si quoi ? coupa Danny d'un ton abrupt.

- Si j'avais bien raison de le mépriser à la base, souffla Jackson, piégé par la fureur de Danny.

- Bien sûr que tu avais tort, siffla-t-il.

- Je sais. C'est le petit-ami parfait… il est… il est…

Jackson soupira et contempla ses mains. Quelques heures plus tôt, ce matin-là, elles étaient entremêlées avec celles de Stiles – son petit-ami – et elles frissonnaient toutes seules, brûlantes et avides, sous le contact de l'hyperactif.

Danny avait raison, bien entendu. Stiles était parfait. OK, il parlait trop, il racontait n'importe quoi, il bougeait dans tous les sens et il était intenable, mais… il était adorable, gentil, intelligent, il était toujours prêt à aider, il était observateur et malin, il avait toujours une bonne idée et il était sacrément drôle, protecteur aussi, tendre et curieux et déterminé, et il était mignon comme tout, il sentait bon et…

- Jackson, murmura Danny. Tu dois lui dire.

- Non ! paniqua-t-il, le souffle coupé à cette idée.

- Quoi, t'es pas prêt à assumer ta connerie ?

- Non, c'est pas ça… marmonna Jackson, mal à l'aise, en se passant une main dans les cheveux – un geste, réalisa-t-il avec un temps de retard, qu'il avait copié à Stiles. C'est que… si je lui disais, il me quitterait.

- Ce qui te soucie, c'est qu'il te quitte, pas qu'il ait le cœur brisé ? releva Danny en secouant la tête.

Jackson imagina la scène. Exactement comme la veille chez le Shérif. Sauf que ce serait pire. Il pouvait voir la douleur dans ses yeux…

Et ça faisait mal à voir. Enfin, à imaginer.

- Non, non, soupira-t-il. Je ne veux pas lui faire de mal. Il ne le mérite pas… C'est juste que… on est si bien tous les deux… je suis bien avec lui, Danny ! Je suis… heureux. Je ne veux pas que ça s'arrête. Je veux continuer… aller plus loin… je veux…

- Ecoute-moi bien, Autruche Whittemore ! s'exclama Danny, au comble de la fureur. Tu n'es qu'un putain d'égoïste, voilà tout ! Tu n'aimes pas Stiles, tu te sers de lui ! Tu es à l'aise, il te met bien, il prend soin de toi, il te fait plaisir, et c'est ça que tu aimes chez lui ! Qu'il soit là pour toi !

- Non ! protesta Jackson. Il… il me comprend… il est le seul…

- Justement, rétorqua Danny. Il est le seul à te prêter l'attention que tu veux, à te voir comme tu es… même si à mon avis il se leurre pas mal sur toi… et toi, tu n'es qu'un sale profiteur ! Tu profites de lui et de son amour sincère pour toi !

Jackson avait envie de vomir. Est-ce que c'était ce qu'il faisait ? Utiliser Stiles ? Uniquement parce qu'il voulait profiter de ce que Stiles avait à lui offrir ?

- Danny, soupira-t-il. Je ne sais même pas ce qu'il me trouve. Je ne sais même pas comment il a pu croire cette foutue déclaration. (Il se frotta les yeux frénétiquement, soudainement épuisé, vidé de ses forces.) Il mérite tellement mieux que moi.

- Vu comme tu lui mens, certainement, claqua la voix de Danny, sèche et impitoyable. Si Ethan m'avait fait un coup pareil, jamais je ne lui pardonnerais.

Jackson s'allongea sur le lit de Danny et contempla le plafond, blanc et impeccable – tout le contraire de lui, en somme.

- Tu sais, Danny, quand je suis avec lui, je n'ai même pas l'impression de me forcer à faire quoi que ce soit… Je veux dire, c'est vrai que j'ai souvent paniqué et dit n'importe quoi, mais j'aime être avec lui et… faire toutes ces choses.

Danny était son meilleur ami, son confident, la seule personne pendant des années avec qui il avait toujours été honnête – mais il n'avait pas non plus précisément envie de lui décrire dans le détail le menu de ses activités avec Stiles. Et puis le compte Twitter parlait pour lui. Et Jackson avait déjà énormément pris sur lui pour raconter toute la vérité à Danny - il avait dû se préparer mentalement plusieurs heures, se fustiger et se rappeler sans cesse qu'il en avait besoin, qu'il devait le faire !

Danny fronça les sourcils, intrigué.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Je ne sais pas, admit Jackson. Stiles me fait l'effet d'un monstre tentaculaire, c'est perturbant. Il est là, il est partout, il s'insinue dans ma vie, et j'ai envie qu'il le fasse et qu'il s'enracine complètement. C'est dingue, non ?

- Continue, ordonna Danny.

Il se prenait pour son psy, maintenant ?

Mais Jackson prit sur lui, et il continua, sentant que c'était la seule occasion qu'il aurait jamais d'y voir plus clair, de peut-être tout arranger.

- J'ai l'impression qu'il y a un train lancé à pleine vitesse et moi qui cours derrière pour tenter de le rattraper… et je n'ai pas envie de le faire. Pas vraiment.

- Tu veux dire que tu ne veux pas vraiment que ça s'arrête ?

- Non… Tout va trop vite, marmonna Jackson, et je trouve ça… j'aime ça. J'ai envie de faire plaisir à Stiles… j'ai envie d'aller à Londres avec lui, vraiment…

- Comment tu le trouves ? interrompit Danny comme si c'était le véritable point de la question, la seule chose qui comptait réellement.

Jackson se tourna vers lui. Son meilleur ami avait l'air mortellement sérieux.

- Eh bien…

Et Jackson commença à lui raconter tout ce qu'il avait pensé récemment de Stiles, tout, sans rien omettre, même si c'était douloureux, pour lui, de montrer ce qu'il pensait réellement. C'était la seule porte de sortie qu'il aurait peut-être jamais.

Danny demeura silencieux.

- Est-ce que tu as seulement essayé de lui dire la vérité, Jackson ? demanda-t-il finalement, sentencieusement.

- Oui, j'ai essayé ! Vraiment ! Mais… mais je n'y arrive pas. Je… (Jackson ne savait pas quoi dire.) J'ai l'impression d'être possédé. Quand je suis avec lui, je fais les choses malgré moi, et quand je veux lui dire, je… je ne peux pas.

- Ce n'est pas que tu ne peux pas, Jackson, coupa Danny. Bon sang ! C'est ce que tu ne veux pas !

Il avait l'air choqué, et dévisageait Jackson comme si celui-ci était réellement possédé.

- Quoi ? grogna l'intéressé.

- Jackson… Tu es amoureux de Stiles !

Hein ?

- Non non non, répondit Jackson de son ton docte et vaguement supérieur. Tu te trompes, Danny. Je suis Jackson, je peux pas être amoureux, OK ?

- Ecoute-moi bien, J'aime-me-foutre-dans-la-merde-tout-seul Whittemore ! T'as donc pas compris ? martela Danny en frappant son poing pour appuyer ses propos – comme si Jackson ne se sentait déjà pas glacé de l'intérieur en l'écoutant parler. Jackson, t'arrives pas à lui dire la vérité, tu te laisses faire, tu accumules les boulettes… T'as pas pensé que c'était peut-être parce que tu voulais vraiment rester avec Stiles ?

- Oui, ça je te l'ai dit, approuva Jackson, non sans un brin de condescendance.

- Jackson, arrête ! Tu vas te retrouver à poil sur un lit à participer et là non plus t'auras pas capté ?

- Mais, Danny…

- Non non non, tu me la fais pas à moi. Tu as songé à le faire avec Stiles, pas vrai ?

- … Oui. Peut-être. Non. Enfin, si…

- Oh, arrête de nier ! s'enflamma Danny. Je me suis trompé, d'accord. Toi aussi, tu pensais rester avec Stiles pour ton propre intérêt, parce que c'était ton intérêt.

- Peut-être, mais…

- Tu te trompais aussi, parce que tu es trop bouché pour admettre la vérité. Je ne sais pas à quand ça remonte, mais tu es amoureux de lui.

- Impossible…

- Bien sûr que c'est possible. La première fois qu'il t'a embrassé… il y avait déjà une alchimie entre vous, réfléchit Danny, pensif. Tu t'es laissé emporter parce que c'était agréable… et petit à petit, tu es tombé amoureux de lui. C'est pour ça que tu n'as pas pu lui dire… c'est aussi pour ça que, au seul moment où tu pouvais rompre, tu as reculé et tu lui as dit que tu voulais être avec lui…

Impossible… C'était impossible, pas vrai ?

Mais Jackson se revit se serrer contre Stiles et lui dire qu'il voulait rester avec lui, il sentit de nouveau ce désir de rester avec lui, et ce serrement de cœur quand il avait vu Stiles malheureux et qu'il avait envisagé d'être sans lui, et il se remémora ce qu'il avait imaginé d'eux deux à Londres, dans les rues, dans la chambre…

Et alors, il comprit.

Merde alors !

- Tu dois lui dire, souffla Danny. Si tu l'aimes, tu dois lui dire. Tu lui dois la vérité.

- Non, s'étrangla Jackson. Il partirait… il ne voudrait plus de moi…

- C'est le dernier moment où tu peux le faire ! riposta Danny. Si tu le fais bien… tu peux peut-être le convaincre de te laisser une deuxième chance.

- Non… soupira Jackson. Ce que j'ai fait… je l'ai trahi. On ne peut pas pardonner ça.

- Mais il mérite de savoir, dit gentiment Danny. Et tu ne pourras pas lui cacher éternellement non plus.

Ils se regardèrent dans le blanc des yeux.

- A toi de choisir, conclut Danny.

A suivre...


ALORS, A VOTRE AVIS ? QUEL SERA LE CHOIX DE JACKSON ? VA-T-IL MENTIR ENCORE OU DIRE LA VERITE ?


Pour le jeu des références, merci à :

Nathydemon pour ses merveilleuses répliques : eh bientôt il va se retrouver à poil sur un lit à participer et là aussi il aura pas capté ? et je crois qu'il s'est fait posséder.

Orpheo Luplian pour les surnoms Autruche Whittemore et J'aime-me-foutre-dans-la-merde-tout-seul Whittemore, ainsi que la phrase Stiles me fait l'effet d'un monstre tentaculaire, c'est perturbant.

Anne Aunyme, pour sa réflexion "je suis Jackson c'est pas possible que je sois amoureux, ok ?!"

Et Lessa-chan pour la métaphore J'imagine très bien le train qui est lancé à pleine vitesse et Jackson qui court derrière pour essayer de l'arrêter...

Ce chapitre est un hommage à vous, merveilleux lecteurs, fidèles supporters de Jackson et Stiles, et voix de la raison ici incarnées en Danny !