Chapitre 7 - Avant - Après
Une semaine plus tard, les médias ont cessé de mettre en première page l'affaire de Vanessa Solan et des dealers. N'ayant aucun sujet polémique, le come-back du couple Diana Carter et Ethan Walton se plaça en deuxième page, juste après l'annonce officielle que le Prince héritier De Cambridge étudiait au lycée Geneviève de Saint-François.
Diana et Ethan mangeaient en tête à tête à la cantine, leurs amis étaient en cours.
-As-tu songé à accepter l'invitation de Monsieur Udinov ? J'ai appris qu'il te requérait à une réception qu'il organisait dans les Hampton pendant les vacances de la Toussaint. Il y aura un concours hippique, je suis invitée également. Ils veulent me voir chevaucher Céleste et certains veulent me défier pour des parcours d'obstacles.
-Les investisseurs et actionnaires de Warkoff veulent défier Diana Carter dans un concours d'équitation ? Ils veulent perdre leur fortune ! Ironisa Ethan. Je pense y aller, surtout si tu viens. Colton y sera aussi.
-Colton Haynes ? Cool, je ne l'ai pas vu depuis la Fashion Week de Paris. Il me tarde d'y être, tu sais qui il y aura d'autre ?
Kate sortit de nulle part et posa ses mains sur leur table en fixant le self. Ethan et Diana la dévisagèrent.
-C'est quoi, elle marqua un temps, cette chose ?
Diana fronça les sourcils et tourna la tête vers le self. Une fille en mini-jupe en cuir et perfecto noir se servait de la salade. Ses cheveux bruns bouclés retombaient sur ses épaules et son haut blanc crop laissait voir son ventre et son décolleté. Nous étions en Septembre.
-On dirait... Commença Ethan abasourdi.
La fille prit son plateau et traversa la cantine du haut de ses talons noirs 12cm, l'air dédaigneux et le regard hautain.
-Cette chose est Vanessa, sans être Vanessa, souffla Kate en croisant les bras.
Vanessa s'arrêta à leur table, les jugea de haut en bas et leur sourit.
-Salut, dit-elle en souriant.
Et elle repartit.
-Il s'est passé quoi ? Demanda Ethan dépassé.
-Quelqu'un devrait lui parler, lança Diana, je suis sûre qu'elle nous fait une crise. Elle a été humiliée en public, elle ne veut pas qu'on la prenne pour un objet fragile... Puis elle devient ça.
-Bravo Diana, toujours la plus intelligente de nous toutes comme d'habitude, railla Kate, bon si vous permettez je vais me chercher à manger.
-Va manger avec elle pour savoir ce qu'il se passe, s'il te plait Kate, demanda Diana.
Kate leva les yeux au ciel et ouvrit un bouton de sa chemise. Ethan arqua un sourcil interrogateur.
-Quoi ? Il y a de la crème au chocolat en dessert, je veux un extra, souffla Kate en attrapant sa sacoche.
Elle s'en alla.
Le téléphone d'Abigail sonna, elle avait reçu un mail de George.
-Qui est-ce qui envoie des mails pour communiquer, souffla-t-elle en ouvrant le mail.
Le mail indiquait une adresse, rien d'autre. Abigail sourit, elle était à deux pas de cette rue et elle savait ce qu'il y avait là-bas. Elle entra dans le Starbucks et y trouva George assit dans un canapé, deux Mocha Chocolat Blanc à la main. Elle sourit et s'assit en face de lui.
-Donc maintenant tu me donnes des rendez-vous implicites ? Demanda Abigail.
-La visite au musée était super et je me suis rendu compte que je n'avais pas été assez reconnaissant.
-Pourquoi devrais-tu l'être ? Demanda Abigail en souriant.
George posa son téléphone sur la table en merisier du café et prit un air sérieux.
-J'aimerai que tu sortes avec moi. Qu'on apprenne à se connaître, qu'on puisse se tenir la main en public...
Abigail manqua de recracher son café. Elle n'était pas prête à entendre cela. Que faire ? Elle aimait beaucoup George, mais elle avait peur d'être mal vue, que l'on croit qu'elle soit opportuniste. Un Prince voulait sortir avec elle.
-Je... Je... euuh... Bégaya-t-elle en essuyant sa bouche à tâtons.
George lui prit sa serviette des mains et essuya délicatement sa lèvre supérieure du bout des doigts, puis la reposa sur la table.
-Je veux bien aller au cinéma avec toi, dit-elle prudemment, ou au musée, ou...
-Tu sais qu'il faut que je demande à la Royauté de mon pays avant de pouvoir prendre des décisions importantes, commença George, j'ai demandé à la Reine et elle a accepté. Ses intendants ont enquêté sur toi, c'est une procédure habituelle, et ont jugé que tu étais assez clean pour être avec moi.
-Ils ont enquêté sur moi ? Répéta Abigail en fronçant les sourcils.
-Oui, je suis désolé pour cette procédure, c'est nul je sais.
-Bon... Murmura-t-elle.
George lui lança un regard de supplication et lui sourit aimablement. Sa lèvre supérieure dépassait légèrement l'inférieure et était pulpeuse, Abigail avait envie de la mordiller.
-Ok, mais promets-moi que les paparazzis ne suivront pas ma voiture dans toute la ville et que je n'aurai pas le même destin que Lady Di.
-Tu penses déjà à cela ? Demanda George en riant.
Il posa son café et releva Abigail, puis l'embrassa.
Trois filles de première année s'étaient assises sur les marches du musée.
-Vous avez reçu ce sms anonyme vous aussi ? Demanda l'une d'elle, April.
-Oui, répondit Pétunia, et ma sœur aussi on dirait bien.
La jumelle de Pétunia arriva et fronça des sourcils.
-C'est quoi ce délire ? Demanda Rose, « meeting pour les plus futures Reines à 17h sur les marches du musée »
Vanessa sortit du musée son sac Mickael Kors à la main et jugea de haut en bas les filles qu'elle avait convoquées.
-Je vous ai appelé, lança-t-elle en se rapprochant d'elle.
-Vanessa Solan, qu'est-ce que tu veux de nous ? Demandèrent les jumelles en croisant les bras.
Les deux autres filles, April et Monique, se lancèrent un regard intrigué.
-Je peux vous avoir tout ce que vous voulez. Des garçons, des sponsors, des rendez-vous avec des agences de mannequins, des soirées branchées, mais en retour vous devez me jurer loyauté absolue.
L'appât matérialiste attira les jeunes filles de 15 et 16 ans.
-Nous sommes nées au bon moment les filles. Je suis nouvelle ici et je compte bien effacer ce tragique moment de mon historique si vous voyez ce que je veux dire. Vous connaissez tous Diana, Kate et sa clique non ? Ça vous dit de devenir les nouvelles figures people de la ville ?
-Vanessa, sans te vexer, je ne vois pas comment ce que tu nous dis est possible. Et puis on ne sait même pas si tu es capable de tenir tes promesses, la contra Pétunia.
-Je savais que tu dirais ça, souffla Vanessa en souriant.
Elle appuya sur un bouton de son téléphone et deux hommes sortirent d'une voiture. Ils les rejoignirent et tendirent un sac à main à chacune des filles.
-Oh mon dieu ce sont les sacs à main Prada de la collection Hiver, elle n'est même pas encore sortie dans l'Upper East Side, comment les as-tu eu ? Demanda Rose.
-Je vous l'ai dit, tout ce que vous voudrez, répondit Vanessa en croisant les bras.
Monique leva les yeux vers Vanessa, puis regarda les autres filles.
-J'en suis, lança-t-elle en caressant le sac en cuir.
-Nous aussi, soufflèrent les jumelles.
-Moi aussi alors, dit April.
-Bien, murmura Vanessa, alors que la fête commence, je vous contacterai sur Facebook ce soir.
Elles se séparèrent, Vanessa envoya un texto à son frère pour lui dire que son plan avait fonctionné.
Gabriel éclata de rire. Il était chez lui avec Cody, il était à peu près 21 heures.
-Donc, ta sœur de 15 ans te fait du chantage, elle veut que tu lui fournisses par le biais de ton butin du deal et de ton compte raccordé à celui de tes parents tout ce qu'elle veut. Elle veut acheter les plus riches filles de sa génération pour créer une sorte de bande de petites pétasses de première année et contrôler le lycée ?
-Elle veut être dans les tabloïds de l'Upper East Side, de New-York en général, rectifia Cody en avalant cul sec un shoot de vodka.
-J'adore ta sœur, souffla Gabriel en lui resservant un verre.
-Elle n'était pas comme ça avant.
-Elle possède ça en elle. New-York a ses vices que même le plus doux des anges ne peut combattre, ironisa Gabriel.
-Très drôle.
-Tu sais que son plan pourrait marcher ? Diana et sa clique ne seront plus au lycée l'année prochaine, elle pourrait devenir la nouvelle Reine.
-J'ai du mal à m'imaginer Vanessa en petite pétasse autoritaire.
-Moi je la vois plutôt bien, lança Gabriel en lui faisant un clin d'œil.
Cody se frotta la tête et avala un autre verre de vodka.
-Ton frère ne rentre pas ce soir ? Demanda-t-il.
-Il remplit des papiers pour le Diana, répondit Gabriel, on a l'appartement pour nous seuls...
Cody sortit un sachet de cocaïne de sa poche et enleva son tee-shirt.
-Je me demande pourquoi je n'ai toujours pas essayé de sniffer de la coke sur tes abdos, souffla Gabriel en enlevant son tee-shirt à son tour.
-Jason ! Hurla Kate depuis sa chambre.
Le majordome, qui était le seul employé de la maison et la seule personne dans l'appartement avec Kate, arriva en trombe, paniqué.
-Tout va bien Mademoiselle Kate ? S'affola-t-il un chiffon à la main.
-J'ai soif, fais-moi deux Monaco, apporte les sur un plateau en argent.
-Oui Mademoiselle... Répondit Jason en levant les yeux au ciel.
-Tu viens de lever les yeux au ciel ? Souffla Kate en se redressant sur son lit, pour la peine, tu devras apporter les verres... torse nu.
Jason arqua un sourcil intrigué et expira. Lorsqu'il sortit, Kate appela Diana en FaceTime.
-Diana, tu me vois ? Ok, regarde ce qu'il va se passer, mais tu dois faire AUCUN bruit ok ? Je te mets en direct.
Diana hocha la tête, Kate allait relever son défi ! Elle plaça son téléphone sur une commode, puis elle enleva son haut et son minishort d'intérieur. Elle attendait sur son lit en lingerie fine rouge et dorée.
Jason entra dans la pièce, le plateau d'argent à la main avec les deux Monaco, torse nu, avec sa cravate.
-Euh... Bégaya-t-il, Mademoiselle je pense que.
-La ferme, souffla-t-elle en bondissant du lit.
Elle prit un verre et le but cul sec, puis le deuxième et fit la même chose. Diana manqua d'éclater de rire et souffla dans un coussin.
-Au diable les plateaux en argent, susurra-t-elle à l'oreille de son majordome.
Le jeune blond de vingt-trois ans se laissa embrasser et garda le plateau d'argent à la main. Kate l'attrapa et le jeta sur le sol, puis l'embrassa une seconde fois avec ardeur. Elle passa ses mains sur ses abdominaux gonflés à bloc, sa respiration saccadée le rendait encore plus sexy.
-Mademoiselle c'est inconve...
-La ferme et laisse-toi faire, lança Kate en baissant le pantalon de Jason.
Les yeux de Jason pétillaient de désir mais sa raison lui dictait autre chose. Kate était très sexy dans sa lingerie et vraiment bien formée. Les hanches fines, de gros seins et une belle paire de fesses. Un mètre soixante-quinze environ, elle avait tout d'une fille fougueuse et sensuelle.
-Et si quelqu'un...Murmura Jason.
Elle lui tira sa cravate et le jeta sur le lit. Elle chevaucha le V que son bas du ventre formait et l'embrassa. Ses cheveux tombèrent du côté droit de son visage, son mascara était parfaitement posé.
-Êtes-vous saoule Mademoiselle ? Demanda prudemment Jason.
-De une, tu arrêtes de m'appeler Mademoiselle ce soir, tu ne vois pas que je suis en train de te chauffer pour te baiser ? De deux, je ne suis pas saoule, peut-être pompette, mais pas saoule. Et enfin, la ferme.
Elle arracha un bout de son drap en satin et lui entoura la bouche avec. Elle ouvrit son tiroir et en sortit des menottes.
-Monsieur, j'ai été vraiment, vraiment vilaine, susurra-t-elle à son oreille, le dos cambré.
Diana qui avait une vue explicite de son amie, décida de raccrocher le FaceTime. Elle devait cent dollars à Kate, puis éclata de rire.
Kate se mordit la lèvre, puis attacha les mains de Jason aux barres de son lit, en prenant soin de bien positionner sa poitrine devant les yeux du majordome. Elle sentit le désir grandir en lui, et pas que dans son esprit. Elle l'embrassa et souffla.
-Moi qui pensais que tu étais gay.
Il sourit de toutes ses dents et lui lança un regard charmeur.
-Que la nuit commence.
