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Merci à Maryfanfictions, birginie, erika shoval, grazie, Annetoutsimplement, nana10, vanina63, Lily, LoveTwilight4 et anayata pour leur review sur le dernier chapitre et je salue tous les lecteurs qui s'arrêtent sur cette histoire !
Bonne lecture pour cette petite suite !
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Point de vue de Bella :
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Esmé et le fiancé d'Alice nous rejoignirent peu de temps après l'étreinte que j'avais partagé avec mon ancienne meilleure amie.
Et c'est en voyant le soulagement et le ravissement dans les yeux de la matriarche de la famille Cullen que je me rendis compte qu'elle voulait que sa fille et moi nous nous rabibochions et que, pour cela, elle nous avait laissé discuter tranquillement, sans interruption de sa part.
J'aurais dû être gênée ou que sais-je, mais au contraire, je n'en éprouvais aucun malaise.
Elle avait même eu raison.
J'avais eu besoin de cette fermeture.
Je restai avec eux plus de deux heures et c'est seulement quand Carlisle arriva que je me rendis compte de l'heure qu'il était.
C'est pourquoi je fis mes adieux et quittai la villa sauf qu'Alice m'intercepta alors que j'ouvrai la portière de mon véhicule :
-Tu voulais me dire quelque chose ? demandai-je en la voyant hésitante.
-Oui… Euh… Je souhaiterais t'inviter à mon mariage.
Oh.
-Alice, je suis désolée mais je ne pense pas que se soit une bonne idée.
C'était même l'euphémisme de l'année ! Oui, j'avais tourné la page sur notre passé commun, mais ce n'était pas pour autant que je désirai refaire partie de sa vie, et surtout, qu'elle n'entre à nouveau dans la mienne.
-Oh, soupira-t-elle tristement. Ce n'est pas grave, je comprends.
J'étais mal à l'aise face à sa peine, mais déterminée à rester sur mes positions. Je n'irai pas à son mariage.
-Je quitte les Etats-Unis pour l'Italie, m'expliquai-je malgré tout. Mon oncle m'a offert un poste que je ne pouvais pas refuser.
-C'est génial pour toi, se réjouit-elle vivement. Mais… Euh… On pourra malgré tout, je ne sais pas… Rester en contact ? J'ai toujours la même adresse mail qu'au lycée, tu sais.
-Oui, pourquoi pas, approuvai-je.
Après tout, s'échanger des courriels évitait de se parler au téléphone et ne nécessitait pas de répondre immédiatement.
-Esmé a mon adresse, tu pourras la lui demander.
Elle me fit un dernier câlin avant de retourner à l'intérieur, me laissant avec l'esprit submergé d'émotions diverses.
Ça avait été une journée intense !
Je soupirai profondément, les mains sur le volant, avant de m'engager sur la piste qui menait à une route goudronnée qui elle, se rendait au centre-ville de Forks.
Sauf qu'au lieu d'avoir une sorte de virage comme dans mon souvenir, je tombai sur une intersection.
J'avais tellement été distraite, à l'aller, que je n'avais pas remarqué les modifications qu'avaient subis ce chemin et encore moins cette nouvelle route qui menait plus au Nord.
Vers la maison d'Edward, réalisai-je, subitement, mettant ma voiture au point mort.
Que devais-je faire, maintenant ?
Aller chez Edward comme j'avais prévu d'y aller ?
Rentrer chez moi ?
Il était tard après tout, pour une visite de courtoisie et puis j'avais besoin de rentrer pour cuisiner le diner de Charlie.
Sauf que je voulais parler à Edward.
Si je ne le faisais pas maintenant, quand aurais-je le courage d'y retourner avant mon départ en Italie ?
Charlie pouvait attendre.
Non, il attendra.
Je sortis mon téléphone et lui envoyais un court message lui disant que je rentrerais tard et qu'il ne devait pas s'inquiéter puis je regardai cette fameuse nouvelle route.
Celle qui aurait dû me conduire chez moi.
Non, ne pense pas à ça. Cette optique fait partie du passé.
Je mis mon clignotant malgré l'absence de véhicules à cette intersection et tournais en direction du Nord, l'allure au ralenti.
J'allai y aller à mon rythme.
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Point de vue d'Edward :
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-N'oubliez pas de m'appeler en cas d'urgence, répétai-je à Charlotte, une infirmière de nuit. Ou même si vous avez le moindre doute sur un traitement !
-Oui, docteur Cullen, acquiesça-t-elle en roulant des yeux, habituée de mes recommandations. Maintenant, faut y aller, il est vingt-deux heures passées alors que vous avez fini à dix-huit heures !
-En cas de complications lors d'un accouchement ou de césarienne, cette nuit, c'est moi qu'il faut joindre. Le Dr Gerandi a un empêchement familial.
-Je lis le cahier de communication ! s'exaspéra-t-elle. Alors zou !
Et elle fila rapidement dans un couloir en me souhaitant une bonne nuit alors que je la regardai faire, un petit sourire aux lèvres.
Je savais que j'étais un peu lourd, mais c'était plus fort que moi.
J'avais besoin de m'investir à fond dans mon boulot.
C'était ma rédemption.
Surtout après avoir vu Bella et qu'un quelconque pardon de sa part était exclu.
Repenser à elle me serra le cœur mais je réprimai vivement tout mauvais souvenir d'elle et de notre dernière confrontation dans un coin de mon cerveau alors que je me dirigeai chez moi, à bord de ma Volvo.
Je ne voulais pas passer ma soirée à broyer du noir.
Non, je voulais une bonne douche et cuisiner un bon petit plat.
La cuisine était devenue une vraie passion depuis mes études de médecine, étant donné que je ne voulais pas passer mon temps à téléphoner pour me faire livrer mon repas.
C'est pourquoi j'avais suivis des cours de cuisine, en plus de celles pour devenir pédiatre sans même que Maggie ne le sache. Je n'avais d'ailleurs, jamais cuisiné pour elle.
Plutôt mourir que d'alimenter ses espoirs !
C'était mon petit jardin secret.
Un lien que je voulais conserver avec Bella que je voyais –à l'époque du lycée- toujours cuisiner pour son père et moi, durant notre temps ensemble.
Un temps heureux.
Et j'avais besoin de bons souvenirs pour ne pas sombrer.
C'est en me garant devant ma maison que je remarquai le véhicule inconnu déjà stationné.
Une Audi A1 marron.
Je ne connaissais personne qui en avait une de cette couleur.
Puis je vis la plaque d'immatriculation.
Une plaque d'Arizona.
Bella ?
Les mains soudainement moites et le cœur battant à tout rompre, je me garai à côté de l'Audi puis coupai le moteur, haletant.
Ça ne peut pas être Bella, tentai-je de me raisonner. Pas après la dernière fois…
Oui, mais si c'était elle ?
Je n'étais pas un optimiste, mais l'espoir est un sentiment que l'on ne peut contrôler. Et là, elle s'emparait de moi de manière insidieuse et si fortement.
A cause de la nuit et de nos vitres teintées, je ne voyais rien quand je regardais dans la direction de la voiture étrangère alors je pris mon courage à deux mains et sortis de mon véhicule.
Le visiteur n'en fit pas de même, à mon grand étonnement, et en regardant vers la porte d'entrée de ma maison, je ne vis personne.
Je fronçai les sourcils d'incompréhension.
Où était la personne qui apparemment était venue me rendre visite ?
C'est en me dirigeant vers l'avant de l'Audi que je la vis, à travers son pare-brise.
Bella.
Paisiblement endormie au volant.
Mon cœur rata un battement parce que voir à nouveau Bella en train de dormir me toucha beaucoup plus que je ne l'aurais voulu.
J'avais toujours adoré la regarder dormir.
Elle ressemblait à un ange, tout comme maintenant.
Un ange qui avait souffert part ma faute, mais un magnifique ange malgré tout.
Mais que faisait-elle là, chez moi ?
M'attendait-elle ?
J'aurais tellement voulu que se soit le cas…
Sauf qu'elle était probablement venue se promener dans les environs. Après tout, notre clairière n'était pas loin…
Mais l'excuse de la visite me paraissait plus réaliste.
Idéaliste, tu veux dire !
Je fis taire ma conscience et profitai du doux mais douloureux spectacle que m'offrait Bella sans même s'en rendre compte.
Ça m'avait manqué.
Non, elle m'avait manqué.
Pendant bientôt dix ans nous avions été séparés par ma faute mais jamais jusqu'à maintenant sa présence n'avait comblé le vide que j'avais en moi.
J'étais tellement noyé dans ma culpabilité que j'en avais occulté son absence dans ma vie.
Ou alors c'était tout simplement parce qu'elle dormait, que ses paupières closes me cachaient toute la peine et la douleur que ses yeux me dévoilaient.
En cet instant, je n'avais pas besoin de me sentir mal parce qu'elle ne me renvoyait pas –inconsciemment- mes erreurs en pleine face.
En cet instant, je ne voyais que Bella et ce qu'elle avait représenté pour moi par le passé.
Mon âme sœur.
La seule femme que j'avais aimé.
Celle avec qui je voulais passer ma vie et mourir dans ses bras.
Et en la regardant dormir, je sus que les paroles que j'avais prononcé plus de dix ans plus tôt étaient vraies :
« Je t'aimerais toujours, Bella. »
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J'ai perdu personne ?
Oui, je sais, j'abuse, j'avais dis dans le précédent chapitre que ce serait la confrontation entre Bella et Edward et BIM, je ne la fais pas encore^^
PROMIS, cette fois, ce sera pour le prochain chapitre !
Merci de continuer à me suivre !
Katty
