Et un chapitre de cette fiction pourrie, un ! Je pense avoir fait patienter suffisamment de temps les gens qui lisaient ma fiction, donc voilou ! Muhéhé, bonne lecture !

Chapitre 8

Appartement 639 tour7 résidence Yamanajo 20h08

Je décroche, plus qu'inquiet.

- Allo, oui ?

Un temps de réaction au bout du fil.

- Oui, c'est moi, Len. Où est ta mère? Me demande une voix .

Une voix grave, une tonalité que je connais par cœur.

- Ah bonjour papa, je soupire soulagé par l'identité de la personne qui m'appelle. Tu veux parler de individu qui est en train de foutre en l'air ma vie amoureuse et sociale? Si c'est ça elle est chez moi.

- Bien. Excuse-moi de te déranger mais je ne savais pas où elle encore foutue le camp, et je pensais que c'était chez toi qu'elle avait le plus de chance de squatter. Je te dis au revoir Len.

- Au revoir Len. À bientôt j'espère.

- Ouais ben moi j'espère pas.

Je raccroche.

Comme si j'avais besoin d'un père qui ne sait pas se faire respecter et d'une mère qui fait irruption chez moi comme ça. Je suis calé en matière de parents.

C'est que ça sonne encore.

Je crois n'avoir aucun répit dans ma courte et triste vie. J'ai beau être un héritier fortuné et séduisant, je reste quelqu'un de très demandé qui n'a pas de temps pour lui...

- Oui, allo i?

- Hoy! Coucou suteki! C'est Rin. Gumi-san m'a passée ton numéro de portable, répond la jolie blonde avec un ton enjoué.

Ah ! Cette charmant Gumi... Toujours à rendre service... Elle était pas assez épicée, du gibier simple à prendre dans ses filets mais dure à retenir.

- Je voulais savoir si tu étais libre ce samedi, et Miku-san par la même occasion?

- Pourquoi, je lui demande d'un ton méfiant, peu envieux de me retrouver dans des histoires bizarres venant de ma camarade de classe.

- Ben j'organise une soirée pour inviter tous mes nouveaux amis. Et vu que t'es mon premier ami ici j'ai pensée à toi en premier!

Je suis tellement surpris que j'en rougis. Rin-chan me considère-t-elle comme un ami? Je suis souvent avec elle pendant les cours et les pauses mais jamais je ne lui ai dis qu'elle était mon amie…

- Ben heu, attend trente seconde, d'accord?

Je me tourne vers Miku.

- Dis tu fais quelque chose samedi soir?

- Non, pourquoi?

Rin organise une fête et nous invite tous les deux. On y va?

- D'accord, sourit-elle.

- Bon, dis-je en reprenant mon portable, c'est O.K on est disponible Miku et moi.

- C'est vrai? Je suis si contente, rit-elle. Ça me fait tellement plaisir. À lundi.

- À lundi.

Je raccroche et m'aperçois que Meiko-san s'en va. Miku-san est déjà en manteau et m'embrasse en guise de au revoir. Le temps passe et ma mère finit par ouvrir la porte et sort, en me priant de venir l'embrasser. Je m'exécute et retourne à ma lecture.

Mais le livre ne m'absorbe pas et je fais le point. Je réfléchis à ce qui c'est passé depuis que Rin est là. Miku m'avoue qu'elle m'aime et je découvre qu'elle me stimule, qu'elle est excitante, elle. Luka me quitte et se trouve un mec en peu de temps. Ma mère revient et me fait chier ( comme à son habitude ). ''Il'' est de retour lui aussi et je pense pas qu'il va me lâcher vite la grappe.

J'en suis pas sûr mais Rin est maintenant mon amie et j'ai comme l'impression de la connaître depuis toujours. De pouvoir lui faire confiance, tout lui dire. Et cette jolie blonde pourrait tout me dire en retour. J'aime bien cette sensation, elle est comme un sentiment de sécurité, chose que je n'obtiendrais jamais. Rin-chan... Rien que le nom m'est familier. Et son physique. Oui, suteki comme tu dis.

Ses cheveux sont les miens et mes yeux les siens. Une minute! Non,je ne peux pas en arriver là ?! Elle ne... Elle ne peut... elle ne peut pas être mon amie d'enfance! Ce n'es pas possible. Mon amie était plus...

Plus quelque chose quoi ! Je ne peux pas le croire, et pourtant ce n'est pas une coïncidence si elle est dans ma classe et si elle m'est chère. Je ne pense pas me tromper mais je ne suis pas sur de ma conclusion... Je lui demanderais samedi... Et on verra en fonction de sa réponse.

Mardi, Lycée de Kamaguchi, 14h23

Tiens on me coure après, ça faisait longtemps.

- Hey ! suteki ! Hého Leeeen-kun ! crie une voix.

- Hein ?!je fais en me retournant brusquement. Ah c'est toi Rin-chan ! Qu'est-qu'il y a ? je lui demande.

- Je voulais te donner ça, au cas où... C'est mon adresse si tu ne sais pas où c'est, et il y un petit plan.

Elle me donne un petit papier avec des notes griffonnées dessus ainsi que des noms de rues.

- Merci, je lui souris.

- Il n'y a pas de quoi suteki.

- Bien à plus tard !

Et je repars, le papier serré contre le cœur en pensant à mon hypothèse. Rin est devenue à mon insu, quelqu'un de précieux pour moi. Qu'elle soit mon amie d'enfance ou pas n'a finalement pas d'importance du moment que ce genre de personnes, toujours joyeuses, sans soucis, reste à mes côtés. Je crois qu'il n'y a que sa présence qui me rassure à ce point. Avec tous les troubles, les problèmes que j'ai, une étincelle de bonheur ne fait pas mal, avouons-le. Mais je dois me concentrer, car la fin de l'année scolaire est proche.

Nda : l'année scolaire au Japon se termine en mi-mars et l'histoire se passe début mars.

Tiens ma Miku m'attend à l'entrée de la salle de cours. Je rentre de lui adresse un clin d'œil discret avant d'aller m'assoir. La sonnerie retentit est je m'assois vite pour ensuite sortir les cahiers et livres nécessaires à la matière. L'heure passe et je m'ennuie plus qu'au possible. Le japonais, je n'aime pas et n'aimerais jamais : je préfère largement l'anglais et autres langues moins complexes. J'ai tellement hâte de pouvoir partir que je range mes affaires avant l'heure... C'est pour dire si je m'éclate... Pff...

Parc de Junichô, 16h23

Mon sac à l'épaule, je me balades tranquillement, sans me soucier de rien. Les enfants jouent, les mères parlent, les voitures passent, les oiseaux volent. Rien de différent, rien qui ne puisse intéresser. Je me sens un peu seul. J'aimerais bien que Miku-san, Piko-kun ou même Rin-chan soit à mes côtés. La présence d'un ami me fait toujours un effet des plus agréables. Je me sens revivre avec eux. J'accélère le pas, histoire de rentrer plus vite chez moi, et je décide de passer par un raccourci. Alors que j'arrive à un croisement, j'aperçois ma petite amie à un arrêt de bus et je cours pour la rejoindre. Mais Miku tient quelqu'un par la main. Qui est-ce ? Là je suis intéressé, car ça me concerne directement. Elle rie, mais qui donc peut la fait rire ? Personne d'autre que moi ne devrais lui faire plaisir ou la faire rire.

C'est ma chose, mon amie..

Le doute me gagne peu à peu et rien pour me calmer. Une douce pression s'applique sur mon bras. Je fais volte-face et me retrouve nez à nez avec... RIN ?! La blonde pointe ses lèvres fines avec l'index. Elle commence à marcher avec discrétion et je n'ai pas d'autre choix que de la suivre docilement. C'est alors que Kaitô-kun se dévoile de l'ombre de l'arrêt. Je suis atterré. Lui, me piquer ma copine ? Kaitô-kun, le plus gentil des garçons ?

Je n'y comprends rien. Mais pourquoi tout se bouscule dans ma pauvre tête... Je ne saisis plus le sens des mots que Rin-chan prononce. Miku-san... Après tout elle ne m'a jamais dis qu'elle n'avait plus de copain lorsqu'elle m'a abordée.. Je ne peux lui en vouloir, malgré les apparences je ne suis pas non le plus fidèle des petits amis. Combien de filles ai-je trompée ? Il faudrait que je tienne les comptes c'est mauvais pour les affaires. Bon où m'emmène cette brindille ?

Parce que tout de même je n'ai pas que ça à faire, je dois savoir ce que fichent le meilleur ami de ma copine et elle ensemble. Rin-chan se stoppe soudainement sans prévenir. Je me heurte bruyamment et tombe par terre tandis la blondinette me met la main sur la bouche pour éviter que les deux tourtereaux ne nous entendent.

- Alors suteki, ça va, t'es tout pâlichon, non ?

- Bizarre... Je ne sais pas trop j'ai l'impression que je ne peux plus faire confiance à qui que ce soit. Comme si la Terre entière avait l'intention de me mentir à elle seule, j'avoue honteux de ces paroles.

- Je vois. Mais au cas où ça n'irait pas par la suite, reste avec moi, d'accord ? Me rassure-t-elle.

- Oui, je lui concède, confiant.

Miku et Kaitô se balade main dans la main. Il s'en vont vers le centre-ville, en direction du centre commercial. Nous les suivons, et je reste assez traumatisé par ce que je viens de voir. Tout penaud, je marche la tête basse. Mais Rin me serre toujours aussi fort la main... Je me sens tout de même mieux, dès qu'elle resserre sa poigne sur ma paume. De loin je pense qu'on peut passer pour un couple normal d'adolescents qui font du shopping après les cours. Les deux bleutés rentrent dans un magasin de musique et n'en ressortent pas. La blondinette me fait signe d'y aller discrètement.

- Tu crois qu'ils achètent quelque chose ? Je chuchote.

- Sûrement, murmure-t-elle. Bon on y va...

Je rentre avec elle, l'air de rien, pour les observer. Miku se précipite vers un rayon et entraîne par la main son compagnon. Je les suis de loin, pour ne pas me faire repérer.

- Kaitô-kun ! Viens ! je suis là !

Aucune discrétion.

- J'arrive Miku-chan ! Se hâte l'intéressé.

- J'ai trouvé ce qu'on cherchait, lui confit-elle. Veux-tu que je paye ou c'est toi qui règle ?

- Je ne peux me permettre de laisser payer une aussi jolie fille que toi, donc par conséquent c'est moi vais sortir le porte-feuille.

Kaitô sort donc son porte feuille et paye à la caisse. Il prend la main de Miku (encore?!) et l'attire contre lui. Elle glousse cette andouille alors qu'elle me trompe. Quelle cruche. Encore qui n'était qu'attirante, pas assez spicy pour moi.

Il l'embrasse.

?!

Attendez là... Mettez la touche rewind ou un truc du genre parce que là je suis pas en état de digérer ce que je viens de voir : d'habitude c'est moi qui les trompe au bout de seulement 3 SEMAINE ?! Et là c'est elle ?! Excusez-moi mais c'est un peu fort de café ce coup. Bon en même temps moi ça m'apprend une nouvelle fois qu'il ne faut pas faire confiance aux filles, sauf aux exceptions.

- Ça va Len-kun ? T'es tout pâle, tu ne te sens pas bien ?

- On t'a déjà trompé ?

- Non... avoue-t-elle.

Je crois que Miku-san et moi avons inversé les rôles. Normalement c'est moi qui doit la larguer. Pas elle. Il ne faut pas laisser l'animal traquer se rendre de lui-même. Une règle de la chasse.

- Hé ben ça fait mal. Surtout quand je vois ce type qui est un type bien selon les apparences et ma copine qui est superbe ensemble, je me sens très mal. Parce qu'en plus de ne pas être à la hauteur, je me sens minable de ne pas avoir prévu une telle chose.

- Mais si tu es parfaitement qualifié pour tout ce que tu entreprends ! Conteste Rin-chan, qui hoche la tête de haut en bas. Je te connais Len-kun, tu n'es pas le tombeur de ces dames pour rien...

- Comment tu sais ça toi ? Je lui demande, suspicieux.

- Ta réputation t'as devancé.

- Ah.

- Et en plus tu es intelligent, beau et tu es drôle ! Bon tu n'es pas trop courageux mais tout de même ! Riposte-t-elle. Je ne vois pas pourquoi quelqu'un qui t'aime te laisserait tomber ainsi.

Là je suis vraiment traumatisé énoncer autant de qualité à propos d'une personne, c'est déjà bizarre, mais sur moi : ça relève de l'impossible... Elle, elle est vraiment spicy.

- Merci, lui-dis-je, flatté par sa déclaration. Je ne mérite pas tant d'éloges tu sais.

- Je dis ce qui est vrai. Si tu ne me crois pas, demande à tes proches. Tu es quelqu'un de bien, parce que tu es mon ami. Sache que je ne choisis pas au hasard mes proches, je ne prends que le meilleur, sourit-elle.

Moi aussi, tu sais.

Et je la prends dans mes bras. Elle répond à l'étreinte. C'est vraiment mon amie elle. Rin-chan sent bon le citron, comme mon amie d'enfance. Ses cheveux sont aussi soyeux que les siens. Ses yeux aussi déterminés que les siens. Elles ont le même caractères. Le même sourire. Il faudra absolument que je lui demande si elle la connaît.

Musique d'ambiance : On the precipice of the defeat .

J'essaie de me dégager mais la blondinette reste ferme sur ses positons. Elle reprend son air sérieux et me chuchote à l'oreille :

- Ne bouge pas, ils nous regarde. Il ne voie pas ton visage ni le mien, reste ainsi.

- Bien reçu capitaine.

- C'est sérieux Len-kun. Je ne plaisante cette-fois, ne bouge surtout pas, lance-t-elle d'un ton alarmé.

Je jette un bref coup d'œil en arrière, histoire de voir qui nous observent pour qu'elle soit à ce point effrayée. Vision d'horreur. Nodoame est là et il me regarde. BON SANG ! Je stresse, je sature je n'en peux plus de ces derniers instants, ce n'est pas réel !

- Ne crie pas, m'ordonne la blondinette, ne parles pas, marche sans t'arrêter et ne lâche ma main je t'en prie, me supplie-t-elle.

Cette dernière phrase est comme un cri arraché à son cœur. Ses doigts minuscules s'agrippent avec force aux miens. Son ongles rentrent dans ma chair. La pression monte.

Je marche de plus en plus mal à l'aise. La sortie est proche, nous la franchissons sans encombre. Dehors les passants affluent. D'un signe de tête, je lui commande de courir, ce qu'elle exécute à vitesse grand V.

Moi aussi je commence à courir, plus vite que d'ordinaire comme si ma vie en dépendait. Je cours, et je n'ai plus que l'image du feu rouge devant moi dans l'esprit. Si j'arrive à traverser avant lui j'ai une chance de l'en sortir.

Je peux le faire bon je peux le faire, bordel de merde !

Fin musique ambiance

Musique d'ambiance : Last Moment Spyair

- Enfin. Pff , han, han. J'y suis arrivé. Han , han. Avant lui. Han han. Je n'en peux plus. Han ,ah.

- Tu vois, han, que tu y es parvenu ,han... fait Rin, elle aussi sur les rotules.

- Chut petite blonde, pff ha ah. J'ai gagné, han han, je suis , pff ah, arrivé avant toi, je la nargue.

- Si tu le dis, souffle la blondinette, qui laisse tomber par terre.

Et moi, poussé par une pulsion absurde, je me baisse à mon tour et je me rapproche d'elle. Je suis à hauteur de son visage. Ses yeux me regardent avec douceur et gentillesse.

- Comment suis-je ? je lui demande, perdu dans ses prunelles de ciel.

- Tu es génial.

- Physiquement. Je veux savoir pourquoi on se ressemble autant.

- Je ne sais pas pourquoi. Mais je peux te décrire : tu es grand, tu es blond paille. Tu as des grandes mains pleines de chaleur humaine. Tu as des yeux qui sont immaculés. Ils sont presque hypnotisant, songe-t-elle. Et ton regard est si doux. Tu auras beau être la pire des ordures on voudra toujours t'ouvrir la porte de la maison.* Elle tourne sa tête vers moi* Moi aussi je t'ouvrirais. Pas parce que tu es quelqu'un de beau, mais car je te connais Len-kun.

- Comment tu connais Nodoame-san ?

- Qui ça ?

- Je sais très bien que tu mens. Tu l'as vue et tu as fuie. Pourquoi ?

- D'ailleurs, toi aussi comment as-tu connaissance de son existence, hein ?

- Je le connais c'est tout.

- Et bien moi c'est pareil. Ne me parle de ça maintenant. Je rentre chez moi, si tu veux prendre un thé, me propose-t-elle.

- Avec plaisir.

Et je la suis, le sourire peint sur la figure.


Bon, hé bien, après avoir relut tout ça, j'écoutais du Kingdom Paf. Ne pas chercher à trouver le sens de cette phrase - bonus utile + 29 - !

Les rewiews ne tuent pas du moins j'ai jamais vu de rewiews tueuses !