Chapitre VII

Dans la salle du conseil, Baldric et ses hommes sont en contact avec la police à l'extérieur. Ces derniers affirment détenir le dossier tant recherchés par les terroristes qu'ils remettront avec l'argent demandé, en échange de la libération des otages. Le rouquin se tient à l'écart avec l'un de ses hommes, analysant la situation.

Cela ne me plaît guère. Quelque chose cloche.

Il demande si le terroriste a eu des nouvelles de leur espion. Ce dernier n'a pas pu avoir contact, pensant qu'il a du se faire attraper. Baldric ne cache pas son irritation car d'après les informations de l'espion, le dossier se trouve pourtant dans cet immeuble.

Ou bien, ils nous font croire qu'ils l'ont.

Son regard se pose sur les captifs, réfléchissant longuement. Puis un sourire mauvais se dessine sur ses lèvres. Ses priorités sont claires : Lâcher les A.B.O. est sont ordre premier, le dossier ne vient que secondairement. Enfin, pour lui, pour la personne à qui il doit obéissance. Cependant en obtenant d'abord le dossier, il peut l'évincer.

C'est décidé. Il murmure des ordres au terroriste qui écarquille les yeux. Ce dernier va pour protester mais le regard pesant de son chef l'en dissuade. Baldric tourne le dos aux otages tandis que le type informe ses coéquipiers des ordres. Ils font lever les otages sous la menace de leurs armes avant de les faire sortir de la salle. Baldric n'a pas encore perdu la partie. Il prend contact avec la police pour leur faire part de sa décision.

« Voilà mes instructions : je vais fais sortir les otages par le parking, mais avant, je veux uniquement que deux de vos hommes se tiennent vers le volet métallique et fasse passer l'argent et le dossier dessous. Puis je ferais sortir les captifs un par un. Si vous ne respectez pas ces conditions, je répands le virus. Vous m'avez compris ?

-…Très bien, répond l'inspecteur de police. »

Baldric raccroche avant de sortir de la grande salle, suivant ses hommes et les otages.

Bientôt, ton réveil viendra…C.

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Leon et Deirdre sont toujours dans le bureau du premier étage. Après avoir mis en commun leurs informations, l'agent cherche une solution pour résoudre ce problème, tandis que la jeune femme finit de bander ses mains avec sa chemise rouge qu'elle a mise en lambeaux.

« Concernant l'espion, dit Leon. L'inspecteur a pu l'arrêter et j'espère qu'il a réussi à le faire parler. Pour ce qui est des créatures, on peut les éliminer si on fait sauter le parking.

- Avec quoi ?

- Dans le local du matériel de police, il doit y avoir des explosifs. Vu que les volets blindés sont tous fermés, l'explosion se fera uniquement à l'intérieur, ne se propageant pas dans les étages supérieurs… Du moins, en théorie.

- Crois-tu que Baldric va tomber dans le piège, qu'il croira que la police a vraiment le dossier ?

- Je l'espère, sinon les otages courent un grave danger. »

Criiii…Leon…Vous me recevez ?

L'agent appuie sur le bouton de son écouteur pour répondre à l'appel.

« Oui, Inspecteur. Deirdre est sauve et avec moi.

- Ah ! Je suis soulagé. Nous avons contacté les terroristes, ils sont d'accord pour relâcher les captifs. Ils vont les faire passer par le parking.

- Le parking ? Et merde ! C'est un piège !

- Un piège ?

- Lorsqu'ils libèreront les otages, ils laisseront partir aussi les A.B.O.

-… Nous voilà bien. »

Deirdre récupère ses effets personnels, remettant en place son talkie-walkie pour entendre la conversation.

« Est-ce que l'espion a parlé ? Continue Leon.

- Oui. Cela s'est avéré plutôt facile, le commandant du SWAT est plutôt bon pour mener les interrogatoires. On sait enfin qui est ce fameux Baldric, ainsi que des données sur le dossier CliveFawn.

- Au moins une bonne nouvelle.

- J'en ai bien peur que non, avoue le chef de la police d'une voix blafarde. Ce type s'appelle Baldric Osborn, il a visiblement réussi à effacer son passé mais on a pu découvrir dans d'anciennes archives, qu'il était apparemment l'un des principaux actionnaires d'Umbrella Corporation.

- Umbrella ? S'exclame Deirdre. Mais alors, le dossier CliveFawn…

- Serait en rapport avec les événements de Raccoon City, poursuit le haut gradé la police. Tout ce que nous avons pu obtenir, c'est que le dossier en question ressemblerait à une disquette rouge. On ignore tout de son contenu.

- Connaissant Umbrella, il doit s'agir d'un nouveau virus ou d'une nouvelle expérience, en déduit Leon. Ou pire…

- Leon, coupe le chef de la police. D'une minute à une autre, ils vont faire descendre les otages dans le parking. Il faut que vous les arrêtiez ! Nous avons trouvé un autre moyen d'entrer dans le bâtiment. La société en charge des volets de sécurité nous a dit qu'un des rideaux de fer des bureaux du rez-de-chaussée pouvait être ouvert de manière manuelle par l'intérieur. Nos hommes vont se poster là-bas, mais vous seul, pouvez actionner le mécanisme.

- Entendu ! J'y vais.

- Bonne chance et soyez prudent. Vous aussi, Mademoiselle. »

La communication se coupe tandis que Deirdre baisse légèrement la tête. Tout va se jouer à présent, il n'y a plus une minute à perdre. Mais au fond d'elle, elle veut de nouveau aider Leon. Après tout, il lui a sauvé la vie, elle a une dette envers lui. L'agent vérifie les munitions qui lui restent puis il se tourne vers la jeune femme, lisant sur son visage ce qu'elle pense. Il ne veut plus l'impliquer, pas après ce qu'elle vient de vivre. Il pose une main amicale sur son épaule tandis qu'elle relève la tête pour lui faire face.

« Une fois que j'aurai actionné le volet, tu sortiras du bâtiment.

- Mais... Laisse-moi t'aider !

- Je t'ai déjà trop mêlé dans cette affaire et tu as failli mourir par ma faute. Ma priorité à présent, c'est de te mettre à l'abri ainsi que les otages.

- Mais s'ils lâchaient les monstres avant que tu n'aies pu ouvrir le volet, tout le monde sera condamné. Je t'en prie ! »

Deirdre soutient le regard de Leon. La peur ne l'a pas quitté, néanmoins elle ne peut pas laisser Baldric gagner. Elle ne se pardonnera jamais si ces créatures sont relâchées ou que Leon se fasse tuer. L'agent sent la détermination de la jeune femme, il hoche légèrement la tête.

« O.K. Voilà ce qu'on va faire. Tu vas t'occuper du volet, pendant que moi, je me charge du virus. Tu es d'accord ?

- Oui. Et les otages ? Comment allons-nous faire ?

- On a peut-être une chance de les intercepter. Leon marque un temps, se souvenant des indications données par Deirdre plus tôt. Il ne devrait rester que 9 terroristes, sans compter Baldric. Ils ne seront peut-être pas tous avec les captifs. »

Leon analyse la situation tout en observant avec une mine sérieuse avant de sortir son second pistolet et de le lui tendre. La jeune femme regarde l'arme d'un air incrédule.

« Je ne te demande pas de tuer, mais simplement de mettre hors d'état de nuire certains terroristes, explique Leon. Tu n'auras qu'à viser dans les jambes ou les bras. »

Deirdre fixe l'objet avant de le saisir doucement. Elle prend sur elle-même, s'étant jurée d'aider l'agent : Si elle doit verser le sang, c'est pour sauver les otages et pour se protéger elle et Leon.

« Je… Je n'ai jamais tenu une arme à feu, avoue d'une voix étranglée Deirdre avant de baisser les yeux. »

Leon s'en doute bien, il lui sourit pour la rassurer avant de se rapprocher d'elle. Tout en posant ses mains sur les siennes, il lui montre comment s'en servir. La jeune femme rougit légèrement à ce contact.

« Le cran de sécurité est ici, indique Leon. Tu as 10 coups. Tu n'auras pas besoin de recharger. Pour viser, tu alignes sur les repères noirs à l'avant et arrière de l'arme. Et lorsque tu tires, bloque ta respiration, tu trembleras moins. Compris ?

- D'accord…Dis comme ça, ça à l'air simple…

- Deirdre, ne pense qu'à les neutraliser, d'accord ?

- Et si je vise à côté ? Si je touche un des otages ?

- Tu es douée. Aie confiance en toi même. »

Deirdre hoche de la tête. Leon s'écarte d'elle, puis reprenant son flingue à lui, il se dirige vers la porte. La jeune femme le suit en essayant de faire le moindre bruit possible. Soudain, des murmures de voix leurs parviennent de la cage d'escalier accompagnés de plusieurs bruits de pas.

Les otages !

Leon fait signe à Deirdre de s'arrêter, puis il s'approche le plus près d'elle pour murmurer à son oreille.

« Passe par l'autre couloir pour prendre à revers. Je me charge ceux de devant.

-…D'accord.

- N'aie crainte. Tu vas y arriver. »

Il lui sourit pour lui donner du courage. Elle commence reculer avant de faire demi-tour et emprunte la coursive de l'autre côté. Leon se tient sur ses gardes, pointant son pistolet et s'apprête à faire feu au bon moment. S'il en descend suffisamment, il pourra éviter une tuerie parmi les otages et aussi épargner à Deirdre une tâche pénible comme celle-ci.

De l'autre côté, Deirdre longe le corridor, guettant les bruits qui se rapprochent de plus en plus. Elle s'adosse contre le mur, tenant le flingue entre ses mains. Il pèse peu, mais ce qu'il représente est un fardeau lourd pour elle. Néanmoins, elle doit se ressaisir, si elle n'agit pas, Leon aura beaucoup de mal à sauver les captifs.

Leon observe, caché dans l'angle du couloir, l'arrivée de deux terroristes escortant plusieurs otages. Les types stoppent net lorsqu'ils aperçoivent leurs deux collègues morts. Ils hèlent les autres et leur chef, ordonnant aux captifs de rester à terre. Trois autres sbires arrivent, Leon décide d'agir.

Bang ! Bang ! Bang !

Trois salves s'élèvent tandis que trois des terroristes s'écroulent. Les otages complètement terrorisés restent au sol. Les deux sbires restants tirent en direction de Leon qui se remet à l'abri. Deirdre sait que c'est à son tour d'agir. Elle sort de sa cachette, apercevant les deux mecs de dos et vise l'un d'eux au niveau de la jambe. Elle ne prend pas le temps de réfléchir, son doigt actionnant la gâchette. Le type ciblé hurle avant de s'effondrer au sol en se tenant la jambe. Son collègue fait volte-face pour tirer lorsqu'un coup de feu l'immobilise. Ce dernier s'écroule, mort. Leon fait signe à Deirdre de reculer, puis il s'adresse rapidement aux otages avant que les autres terroristes n'arrivent.

« Descendez au rez-de-chaussée, Vite ! »

Les otages, sous le choc, réagissent. Au même moment, deux autres terroristes descendent, commençant à viser les personnes qui s'enfuient. Leon plonge hors de sa cachette tout en tirant vers les deux types qui sont blessés et désarmées.

L'agent se rattrape au sol, s'assurant que le dernier otage a pris l'escalier menant en bas. Il a juste le temps de voir un autre terroristes, armé d'un fusil à pompe, le viser. Faisant un roulé-boulé pour se dégager de là, il se réfugie dans l'angle du couloir. Le type part à sa poursuite avant de s'écrouler au sol en se tordant de douleur. Sa jambe saigne à cause d'une balle tirée par Deirdre.

Leon sort à nouveau de sa cachette voyant un des sbires blessé viser la jeune femme.

Bang !

L'homme s'écroule, un trou écarlate orne son front. Deirdre fixe Leon qui descend tour à tour les autres terroristes encore en vie. Leurs regards se croisent avant que l'agent lui fasse signe de se planquer à nouveau.

La jeune femme obéit, se plaquant contre le mur du corridor. Elle repense aux paroles de Leon sur le fait qu'il préfère voir les terroristes morts plutôt qu'elle. Cependant, dans les yeux de l'agent, elle a pu ressentir une certaine froideur mêlée à un lourd fardeau. Ses bras tombent le long du corps tandis que ses yeux se posent sur son arme.

Ça a l'air si facile de viser et de tirer sur autrui. Alors pourquoi suis-je prise de remords ?

De l'autre côté, Leon recharge son pistolet. L'instant où il croisa le regard de Deirdre le pèse. Il sait qu'elle gardera des séquelles de cette mésaventure. Mais le moment n'est pas venu de se laisser aller. Fermant son chargeur, il se tint prêt.

Plus qu'un normalement…sans compter Baldric.

« On descend les otages si vous ne vous rendez pas ! »

Baldric ignore ce qui se passe en bas. Des coups de feu ont jailli de part et d'autre et il s'est tenu à l'arrière avec le dernier de ces hommes et dix otages. Cependant il se doit probablement s'agir de l'agent, qu'il croyait mort. Il ordonne à huit des personnes retenues de descendre en premier, tandis que lui et son complice maintiennent un enfant et l'homme qui a connaissance du dossier CliveFawn. Tremblants, les captifs descendent, enjambant les corps morts des terroristes. Lorsqu'ils arrivent à l'étage inférieur, Leon leur fait signe de s'enfuir puis il s'avance vers la cage d'escalier, se retrouvant face à Baldric.

« Tiens ! Un revenant. Lâchez votre arme, M. Kennedy.

- …Je ne crois pas qu'on se connaisse, demande sans cacher sa surprise l'agent.

- Personnellement, non. Mais ce n'est pas la première fois que vous mettez des bâtons dans les affaires d'Umbrella… D'ailleurs, ça va être la dernière fois. Laissez votre arme ou je les tue tous les deux. »

Baldric appuie con arme contre la tempe de son prisonnier. Leon demeure impassible, puis doucement, il dépose son arme à terre avant de reculer. Le rouquin et le terroriste avancent en faisant face à l'agent dans le couloir. Planquée dans l'angle, Deirdre observe la scène, apercevant un signe discret de Leon, lui demandant de se tenir prête. Elle serre son pistolet, attendant l'occasion. Ne sachant pas que la jeune femme est là, Baldric rit en observant l'agent.

« Je dois reconnaître que vous ne manquez pas d'audace. Ni votre copine d'ailleurs, dommage qu'elle se soit fait dévorer… Mais ce n'était que la première. Ce sera un véritable carnage, une fois que j'aurais lâché mes œuvres dans la ville.

- Vos œuvres ? C'est vous qui avez fabriqué ça ?

- En partie, seulement. Et si j'avais pu récupérer le dossier CliveFawn, mes charmantes créatures seraient devenues des armes ultimes.

-… Décidément, les gens d'Umbrella sont tous dingues.

- Puf ! Vous ne pouvez pas comprendre. Et vous ne comprendrez jamais, vu que vous allez mourir ici. »

Baldric met en joue Leon…

Bang !

Quelqu'un hurle. Ce n'est pas Leon, mais le terroriste, qui lâche son captif tandis que du sang gicle de sa cuisse. Le rouquin se retourne, apercevant Deirdre armée d'un pistolet. Tout se déroule très vite : Leon se saisit d'une des armes au sol, puis il vise Baldric. Ce dernier a réflexe de mettre son otage devant lui. Le coup part trop tard, l'homme est touché à l'épaule.

Merde !

Leon tente de se ressaisir mais Baldric profite l'occasion pour pousser le vieil homme vers l'agent, puis il fonceça vers les escaliers. Deirdre essaye réagir en le visant, cependant, elle hésite un court instant. Le rouquin leve son arme vers elle, prêt à l'abattre.

« Deirdre ! Hurle Leon en mettant le vieil homme à l'abri. Couche-toi ! »

Bang ! Bang !

La jeune femme plonge in-extrémiste au sol, esquivant de justesse les coups. Baldric disparait dans les escaliers, jurant entre les dents. Leon se redresse, tenant l'homme en constant que la blessure à l'épaule n'est pas trop grave. C'est inutile de poursuivre Baldric maintenant, il aura l'avantage. De plus, les autres otages sont descendus, ne sachant s'ils se sont cachés. Il doit d'abord s'occuper de ce deux à cet étage.

« Deirdre ! Tu vas bien ? »

La jeune femme se relève fébrilement, hochant positivement de la tête pour répondre. Elle rejoint Leon qui commence à comprimer la plaie du vieil homme quand son regard se pose sur l'enfant tremblant de peur qu'elle a sauvé.

« N'aie crainte, on est là pour vous aider. »

Elle lui tend la main. Le petit garçon hésite un instant, puis il la saisit fermement. Deirdre lui sourit doucement pour le rassurer, ensuite ils rejoignent Leon qui acheve les premiers soins.

« Comment il va ? Demande inquiète Deirdre.

- La balle a effleuré l'épaule, heureusement…Tu vois, même les grands agents font des erreurs. »

La jeune femme fixe Leon un peu surprise avant de secouer la tête.

« Ce n'était pas de ta faute ! Maudit soit ce Baldric ! Tout ça pour une disquette…

- CliveFawn ? »

Leon et Deirdre se tournent vers le vieil homme qui vient de s'exprimer. L'enfant s'assoit près de lui en lui prenant la main. L'homme regarde tour à tour l'agent et la femme.

« Vous savez où il se trouve ? Demande Leon.

-… Que voulez-vous faire de ce dossier ? Interroge le vieil homme.»

Leon plisse les yeux, curieux de cette question. Il se tourne vers Deirdre qui est aussi perplexe que lui. Puis il reporte son attention sur le blessé, le visage sérieux.

« S'il est en rapport avec Umbrella, j'ai l'intention de le détruire.

- Quoiqu'il contienne ? Demand l'homme.

- Oui. Je me suis promis d'éradiquer le Virus-T, il en va de même pour toutes les actions entreprises par Umbrella. »

L'homme croise le regard de l'agent avant de se tourner vers l'enfant.

« Donne-leur ton livre… »

L'enfant hoche de la tête légèrement, puis cherchant dans l'une de ses poches, il tend un petit livre vers Deirdre. Intriguée, elle le prend puis l'examine.

« La disquette est…, continue l'homme entre deux souffles. Dans la couverture. »

Leon et Deirdre échangent un regard avant de porter l'attention sur le livre. L'agent dégaine un couteau, le tendant à la jeune femme. Avec minutie, elle déchire la couverture du livre par le haut. Une fois ouvert, Deirdre renverse le livre et dans sa main tombe un petit boîtier contenant un disque rouge à l'intérieur.

Le dossier CliveFawn…on l'a !

Deirdre a du mal à contenir sa joie : Le dossier était bien dans l'immeuble et sous le nez des terroristes. Leon demeure impassible car il détient ce que Baldric recherche depuis le début, ce qui le satisfait.

« …Baldric ira jusqu'au bout de ses ambitions, continue l'homme en toussotant.

- Vous le connaissez ? Demande Deirdre.

-…Il est arrivé, y a quelques années ici. C'était un homme très compétent mais on ne savait rien sur son passé. Puis, il y a quelques jours, il m'a demandé si je connaissais le dossier CliveFawn. Intrigué, j'ai poussé mes recherches sur lui et j'ai découvert qu'il était lié à Umbrella.

- Que contient ce fameux dossier ? Questionne Leon.

-…Une expérience…Des tests menés sur un accouplement de souches virales. En couverture, le disque ne contient que des données chiffrées sur les affaires d'une entreprise en faillite. Les résultats de l'expérience sont codés dans ses informations. Quand je l'ai découvert, je l'ai caché, faisant en sorte qu'il soit archivé le plus rapidement. Je n'aurai jamais cru qu'il ferai une telle chose…mais il agit sous les ordres de quelqu'un…et qu'il a la ferme intention de tester les A.B.O. »

Baldric agirait pour quelqu'un d'autre ? …Quand même pas…

Le visage d'une personne du passé revient dans la mémoire de Leon. Deirdre fixe la disquette rouge avant de la tendre à l'agent. Ce dernier la range, il sait ce qu'il lui reste à faire.

« Merci. On va vous aidez à sortir d'ici. »

Leon passe le bras du vieil homme par-dessus ses épaules et l'aide à se relever. Le petit garçon se place de l'autre côté, tandis que Deirdre les suit juste derrière. Soudain, un mouvement attire son attention. Elle se tourne, apercevant le dernier terroriste en vie en train de mettre en joue l'agent.

« LEON ! »

Bang !