Harry et Draco s'étaient ensuite séparés. Puis, ils s'étaient rembrassés. Puis de nouveau séparé. Un cercle vicieux et étourdissant pour les deux jeunes hommes qui ne désiraient plus se quitter à présent, demeurer dans les bras de l'autre, consumés par la chaleur de l'autre, submergés par leur contact qui progressivement devenait plus bestial.

Plus rien ne comptait à présent, hormis l'autre. Ils avaient totalement oubliés où ils se trouvaient, où ils devaient se trouver, si on les cherchait, la ronde des Préfets, de Rusard, de Mimi Geignarde et de ses incessants soupirs attendris, du bruit abrutissant et répétitif d'une goutte tombant dans l'évier. Non, juste être avec l'autre, c'est tout.

- On devrait peut-être... Commença Harry avant d'être coupé par Draco qui s'était aventuré à parsemer son cou de baisers.

Le tortueux plaisir que lui prodiguait ces simples petits baisers firent lâcher Harry qui poussa un gémissement étouffé. Jamais il n'aurait pensé être aussi vulnérable, aussi misérablement soumis pour quelques suçons, quelques caresses. Ni avec Cho, ni avec Ginny il n'avait ressenti ce genre de choses, ces papillons qui grouillent dans son ventre, cette délicate et délicieuse chaleur qui prenait possession de son corps, ces électrochocs qui fusaient en lui chaque fois que la bouche du blond touchait sa peau.

- Draco... Arrête... Le supplia presque le brun, en remarquant honteusement l'érection qui se profilait...

- Pourquoi ? Grogna le blond entre deux baisers. Tu le veux autant que moi... Souffla-t-il contre les lèvres d'Harry, un sourire affiché sur les siennes.

Ces dernières paroles furent scellés par un nouveau baiser qui fut cette fois-ci plus calme, tendre, et moins maladroit que le premier. Puis, de nouveau, ils se séparèrent.

Harry fixa Draco quelques instants, se demandant de quelle manière devait-il interpréter ce baiser … Signifiait-il qu'ils étaient bel et bien ensembles ? En couple, comme un vrai couple ? Cette question lui brûlait les lèvres mais la lui poser directement lui semblait être trop... Ridicule, stupide. Et puis, il supposait qu'en effet, ils étaient bel et bien en couple, mais une autre question venait alors se joindre à la première : l'officialiseraient-ils ?

- A quoi tu penses ? Lui demanda le blond en scrutant attentivement les réactions du brun, pouvant lire en son âme quand dans un livre ouvert.

- A notre couple. Répondit Harry qui avait totalement oublié ce qui opérait sur lui.

Un sourire triomphant prit place sur les lèvres de Draco en entendant ces mots : « à notre couple » sortir de la bouche d'Harry. Mais son sourire s'effaça rapidement en voyant l'expression tourmentée de son petit ami -si désormais il pouvait se permettre de le considérer comme tel- concernant leur nouvelle relation.

- Quelque chose te tracasse ? Demanda-t-il d'un ton doux, surprenant une fois de plus le brun.

- Je... Tu sais... Enfin, je ne suis pas encore prêt à assumer... Avoua Harry en baissant honteusement la tête.

D'une main lentement tendre, Draco releva la tête du survivant et caressa du dos de sa main sa joue :

- Tu sais, rien ne presse... Le réconforta-t-il à l'aide d'un nouveau sourire.

Êtes-vous surprit de la délicatesse et la tendresse dont fait preuve Draco ? Eh bien le voici sous son vrai jour, face à son âme sœur, son amant, son amoureux, son petit copain. Jamais il ne s'était montré aussi attentionné auprès de ses précédentes conquêtes mais aucunes n'avaient eut tellement d'importance pour le blond, jusqu'à Harry, bien sûr. L'euphorie était-elle qu'il ne se souvenait même plus des principes qu'il devait en son nom, il s'en contre-foutait royalement, plus rien n'importait dès lors.

OooOoOoOoOoOoO

D'un pas feutré, Pansy Parkinson se rendait comme chaque soir à la tour d'astronomie, une boule formée au creux de son ventre. Une sensation s'apparentant à de l'anxiété prenait possession de son corps chaque fois qu'elle se retrouvait seule avec Hermione. Une part de son être souhaitait avouer tout ce dont elle éprouvait, tous ses sentiments. Ce qui au départ était une simple et banale attirance physique s'était progressivement formée en un amour permanent. Mais une autre part ne pouvait se résoudre à avouer ce qu'elle ressentait, de peur d'être rejetée et d'avoir fondé tout cet amour sur … Rien.

Chaque fois, c'était la même chose. Lorsqu'elle était attirée par une femme, elle croyait voir cette femme la regarder, faire plus attention à elle plus que personne, et ainsi être accroché à de faux espoirs (Nda : Cela n'arrive-t-il qu'à moi ..?).

La brunette soupira et chassa ces pensée de sa tête.

Son esprit se tourna alors vers son meilleur ami qu'elle n'avait pas revu depuis leur dernier cours, celui où il avait « accompagné Harry à l'infirmerie »... Elle sourit en imaginant ce qui aurait put empêcher les deux jeunes hommes de se montrer...

Elle appuya sur la poignée de la porte donnant sur l'escalier en colimaçon qui conduisait jusqu'au sommet de la tour et grimpa rapidement les innombrables marches pour déboucher sur le plateau surplombant le reste du parc.

Et Hermione était là, adossée au muret, son visage faiblement éclairé par le Lumos de sa baguette, ses cheveux flottants dans le vent, et sa grâce innée.

- Bonsoir... Souffla la Gryffondor, provoquant un nuage de buée dût au froid.

- Et joyeux anniversaire... Ajouta-t-elle.

- Merci. Répondit la Serpentarde.

Un inconfortable silence prit place entre les deux jeunes femmes, l'une ne sachant pas faire le premier pas, la deuxième cherchant quelque chose à dire.

- Roh et puis merde. Lâcha finalement Hermione.

Pansy releva alors instantanément la tête et sans avoir un seul instant de répit pour être surprise, les lèvres d'Hermione se posèrent sur les siennes. Un baiser chaste, rapide, maladroit et hésitant. Mais tellement savoureux, délicieux et plus que tout, désiré. Les mains de la brune s'aventurèrent sur les hanches de la châtaine, les caressant lentement et avec sensualité, déclenchant des spasmes de désirs chez la Gryffondor.

- Draco, arrête de me poser des questions ! S'énerva Harry, face à un Draco euphorique qui profitait vraisemblablement de l'impuissance du Gryffondor face à la potion dont il avait été victime.

- Tutut, je n'ai pas encore terminé... Quel est l'étudiant que tu désires le plus, après moi bien sûr. Reprit le blond.

Harry vira soudainement au rouge et couvrit sa bouche de ses mains.

- J'attends... Sursurra Draco en se délectant de l'embarras flagrant de son meilleur ennemi.

Harry secoua frénétiquement la tête pour démontrer que jamais il ne répondrait à sa réponse.

- Mon pauvre Harry, c'était simplement par pure curiosité, je n'irai pas me jeter sur la personne en question. S'exaspéra Draco.

- Dean Thomas.

- Quoi « Dean Thomas » ?

- Bah, c'est lui...

- De quoi lui ?

Harry soupira et leva les yeux au ciel.

Le blond sembla soudainement comprendre, son visage devenant subitement rouge de colère.

- Attends, celui qui est dans ton dortoir ?! Le métisse ?! Ce sale sang-de-bourbe va me le payer ! Je suis sûr que vous avez déjà fait des choses ensembles ! Vous êtes sortit ensemble, c'est ça hein ? Combien de temps ? Pourquoi vous vous êtes séparés ? Vous continuez de vous fréquenter ? MAIS ARRETE DE RIGOLER ET REPONDS MOI !

- Mais Draco, il ne s'est jamais rien passé, c'est juste un très bon ami, c'est tout !

- Un très bon ami ? Comment ça, un très bon ami ? Qu'est-ce que ça signifie ? Qu'il se glisse en douce dans ton lit pour prendre du bon temps ? Je vais lui crever les yeux.

Harry leva les yeux au ciel, exaspéré de la jalousie de son petit copain. Il était vrai qu'il s'était montré beaucoup plus gentil, aimant, aimable et tendre mais il était toujours le sale gamin pourrit-gâté, hautain, jaloux et chiant.

Draco, étant préfet-en-chef, avait le privilège de posséder sa propre chambre, non loin de la salle commune des Serpentards, mais lui permettant de conserver un endroit intime et personnel. Une salle de bain était également jumelée à sa chambre et Draco s'était armé de sa baguette magique pour la rendre aussi luxueuse qu'elle devait l'être pour un sang-pur comme lui.

Mais plutôt que de demeurer ce soir dans le même lit, car bien évidemment il ne fallait pas précipiter les choses, Harry quitta Draco après un énième baiser et prit la direction de sa salle commune, usant de la carte des maraudeurs pour éviter les quelques préfets qui menaient le ronde ainsi que Rusard, Miss Teigne et le professeur Rogue qui pourrait une fois de plus jouer la fouine.

Étant obligé d'effectuer un détour en raison de l'apparition de Miss Teigne, Harry prit la direction de la tour d'Astronomie, étonné d'y voir les points noirs d'Hermione et Pansy devant la porte. A l'angle du couloir, le brun jeta un œil vicieux et indiscret et manqua de s'étrangler en apercevant sa meilleure amie pendue au cou de la Serpentarde, lui offrant le délice exquis d'un tendre et passionné baiser. Pansy finit finalement par se détacher, visiblement à contre cœur et échangea rapidement quelques mots avec Hermione, puis finit par s'en aller.

Après avoir attendu que Pansy ait complètement disparue, Harry sortit de l'ombre et rattrapa Hermione qui avait commencé à s'éloigner pour regagner sa chambre de préfète.

- Hermione Jeanne Granger … Souffla-t-il tout contre son oreille, la faisant sursauter.

- Harry ! Qu'est-ce que tu fais là ? S'exclama-t-elle, une voix oscillant entre la surprise et la gêne.

- Je passais par là, et j'ai vue que tu étais avec Pansy -il agita la carte du maraudeur qu'il tenait toujours- donc je voulais venir vous voir, mais...

Le brun termina sa phrase sur un regard narquois, amplifiant la rougeur des joues d'Hermione.

- Donc... Tu … Enfin, tu l'as vu m'embrasser... Bafouilla-t-elle.

- Non, je vous ai vu vous embrasser... Corrigea-t-il sur la même narquoiserie, insistant particulièrement sur le « vous » qui signifiait clairement qu'Hermione n'était pas une victime et qu'elle avait tout autant souhaité ce baiser que Pansy.

Les deux Gryffondors regagnèrent leur salle commune, non sans continuant cette discussion, Harry demandant avec obstination les détails de cette fameuse soirée, cherchant à savoir si oui ou non elles étaient en couple. Hermione, tout aussi gênée qu'agacée, préféra aller s'enfermer dans sa chambre de préfète, s'enfuyant en courant sous les réclamations obstinées de son meilleur ami.

Elle referma d'un claquement sec et bruyant sa porte et la verrouilla magiquement, désirant être tranquille, après ce qu'il venait de se passer.

Un sourire béat s'étira sur ses lèvres lorsqu'elle repensa aux baisers qu'elle et Pansy avaient échangés. Avoir eut une telle envie de l'embrasser et de ne pas se soucier des conséquences s'était éprise d'elle, et faisant honneur aux couleurs de son blason, elle avait foncée tête baissée, avec courage. Et comme pour Harry Potter, cette réaction impulsive avait portée ses fruits.

Elle sauta sur son lit et s'étendit de tout son long, un sourire béat toujours accroché à sa bouche, n'ayant plus qu'une personne qui occupait son esprit : Pansy Parkinson.

L'aimait-elle ? Elle ne saurait pas répondre. Peut-être, en effet... Mais comment être sûre ? Elle n'était jamais vraiment tombée amoureuse et mettre un mot sur le sentiment puissant qui croissait en elle semblait trop compliqué.

Et puis d'ailleurs,qu'est-ce qu'il lui disait que Pansy l'aimait ? Elles s'étaient embrassées, surprises, rembrassées, gênées, incertaines, embrassées... Mais aucun mots ne s'étaient échappés de leurs lèvres.

Les doutes encombrants ses pensées, elle préféra sortir ses notes d'Histoire de la magie, s'occupant l'esprit, le détournant de ses réflexions concernant Pansy.

Il en avait toujours été ainsi. Hermione s'échappait de la dure réalité en se plongeant dans ses romans, dans ses cours. Depuis petite, elle le faisait. A l'école, avant de découvrir quelle personne extraordinaire elle était, peu de ses camarades de classes se préoccupaient d'elle. Personne ne la comprenait. Tous la trouvait bizarre, anormale. Chaque jour, passer le portail bleu de son école primaire était un supplice, une épreuve. Une boule se formait dans sa gorge, marquant son envie de pleurer. Pourquoi vouloir pleurer ? Elle n'en savait rien. C'était comme ça. Et venait alors l'introspection : Pourquoi personne ne jouait avec elle ? Pourquoi aucun garçon ne lui courait après ? Pourquoi son père était constamment absent le soir ? Arriverait-elle à obtenir une bonne note ? Réussirait-elle à passer à la classe supérieure ? Tant de questions existentielles pour une si jeune fille freinant son désespoir dans la culture l'avait rendue brillante. La solitude était sa meilleure amie. Alors, pour combler ces après-midi ensoleillés où tout autre enfant seraient sortis faire de la corde à sauté, jouer au loup, ou faire du vélo, elle s'installait dans sa cabane qu'elle avait elle-même découverte et arrangée dans l'immense parterre de buissons et lisait, écrivait, apprenait, révisait. Et parfois aussi, elle pleurait. Par nécessité. Jamais elle ne s'autorisait à craquer ailleurs que dans son cocon. Bien qu'à l'adolescence elle ait rencontré Ron, Harry, Ginny, Neville et tout ses autres camarades, l'amour ne s'était encore jamais manifesté. Elle avait cru aimer Ron, elle avait cru que Ron l'aimait. Mais pour la première fois de sa vie, elle avait eut tout faux. Alors comment ne pas douter de sa relation -pour l'instant inexistante- avec Pansy ?

Attablés, nos Gryffondors attendaient comme chaque matin avec impatience une chouette brune déposer à Harry Potter son habituelle lettre enflammée d'amour. Ce dernier, de meilleure humeur que la veille, ne subissait plus les effets d'une étrange potion, l'obligeant à répondre franchement à toutes questions posées à son attention. Soudain, les hululements typiques des oiseaux firent relever la tête de tous les étudiants présents dans la grande salle. Harry ferma les yeux, espérant que son admirateur secret aurait laissé tomber, ne s'obstinant désormais plus à lui envoyer d'autres missives lui déclarant un amour fou. Mais une chouette se posa à côté de l'assiette du Gryffondor, entraînant les fous rires de la plupart des sixièmes années. Rougissant jusqu'aux oreilles il détacha timidement la lettre de la patte de la chouette brune et la laissa picorer à sa guise dans son assiette.

- Alors, Ryry, tu ne lis pas ta lettre ? Gloussa puérilement Seamus.

Harry lui jeta un regard noir et cacha sa lettre dans les plis de sa robe. Il se leva subitement, attirant une fois de plus l'attention sur lui, amplifiant donc ses rougeurs et se dirigea vers la sortie de la salle. Tout en traversant la salle de part en part, il jeta un furtif coup d'oeil à Draco qui semblait être furieux.

Et un Draco Malfoy furieux était le pire des supplices.

En montant les différents escaliers pour regagner sa salle commune, Harry s'interrogea sur les quelconques raisons qui auraient rendu Draco aussi furieux. Mais ne trouvant pas la réponse, il mit cela sur le compte de sa mauvaise humeur passagère.

A moins que Draco soit jaloux par rapport à cette nouvelle lettre qu'il avait reçu ? Un sourire s'étira lentement sur les lèvres d'Harry en imaginant cette hypothèse tout-à-fait plausible, ce qui n'était pas pour le déplaire, au contraire. Tout en gravissant les quelques dernières marches, il s'interrogeait désormais sur l'éventuelle identité de cet admirateur à qui l'obstination commençait à effrayer quelque peu Harry. Il secoua la tête et pensa qu'il devrait se pencher plus hâtivement sur le sujet avant que ça ne dégénère vraiment plus tard.

N'ayant pas vu Hermione ce matin -chose rare, bien que ce jour-là fut un samedi- il se décida à aller la surprendre dans sa chambre, afin de s'expliquer sur ce qu'il c'était passé la veille avec Draco ainsi que d'en apprendre plus sur la relation qui semblait s'être améliorée entre Pansy et Hermione.

Il frappa timidement à la porte et attendit une réponse qui ne vint pas.

- Hermione, je peux entrer ? Demanda-t-il.

N'obtenant toujours aucunes réponses, il appuya sur la poignée et poussa la porte en bois qui grinça sur ses gongs. Enveloppée de ses couvertures, Hermione semblait plongée dans un sommeil profonds. Le brun sourit en voyant son visage pour une fois si détendu, paisible et abandonné de toutes inquiétudes.

Lentement, Harry se pencha vers et lui secoua lentement l'épaule.

- Hermy, réveille-toi. Souffla-t-il doucement. Il est presque onze heures.

La Gryffondor se retourna dans son sommeil en émettant un grognement, faisant sourire Harry.

- Allez... Debout, n'oublie pas que nous avons un devoir de métamorphose à rendre jeudi prochain...

- Ca fait deux semaines que je l'ai fait... Grogna-t-elle sous sa couverture.

- Mais je suppose que tu n'as pas commencé celui de potion sur les propriétés de la feuille de saule cogneur...

La châtaine grogna une nouvelle fois mais se décida finalement à se lever. Harry ne put retenir un rire moqueur en voyant son visage encore endormit et ses cheveux tout ébouriffés.

- Et puis, bien évidemment, tu vas devoir me raconter en détail ce qu'il c'est réellement passé avec Pansy... Ajouta-t-il, un sourire mesquin s'étirant lentement sur ses lèvres.

- Gnagnagna... Harry James Potter, vous auriez dut être admis chez les Serpentards, et non chez les Gryffondors.

- Je le sais, j'aurai aimé pouvoir profiter à ma guise de Draco Malfoy, partager mes nuits avec lui... Dit-il en prenant un faux ton dramatique.

- Épargne moi les détails, je t'en supplie. Grogna Hermione en se résignant à se lever.

- En revanche, j'aimerai bien connaître vos détails... A toi et à Pansy... Répliqua Harry en arborant un ton narquois.

- Il n'y à rien à savoir. Contra sèchement la brune.

Harry fronça les sourcils, quelque peu indigné.

- Mais, si toi tu me racontes ce qu'il s'est passé avec Draco... Reprit-elle, portant un sourire tout aussi narquois.

- Voyez-vous ça... Et après c'est moi qu'on insulte de Serpentard ?

Elle lui tira puérilement la langue et campa sur ses positions, étonnant Harry qui ne s'était pas attendu à une telle réaction.

- Très bien... Souffla Harry. Et le Gryffondor conta toute son aventure, n'omettant aucun point. Hermione sourit lorsque Harry lui avoua qu'ils s'étaient plusieurs fois embrassés passionnément, le faisant rougir. Il précisa que Draco avait semblé en tout point différent, qu'en l'instant il n'avait plus été le gosse de riche arrogant. A la fin de son court récit, Hermione le regardait avec un léger sourire indéchiffrable qui inquiétait Harry. Son manque de réaction l'inquiétait et il ne savait comment interpréter cette expression étrange qui s'était affichée sur son visage. Il se mordit la lèvre, appréhendant la réaction d'Hermione, elle qui avait pourtant été si étonnée et avait commencé à apprécier Draco bien plus qu'elle n'avait voulu l'admettre.

- Donc... Commença-t-elle, Donc, vous êtes véritablement en couple désormais ?

- Oui...

Et Hermione lui fit un sourire rayonnant.

- Je suis content pour toi, Harry, je ne souhaite que ton bonheur. Je ne pardonne pas Draco pour tout ce qu'il m'a, nous a, fait enduré mais il semble réellement avoir changé. Je te recommande quand même d'être prudent...

Harry sembla assez agacé de ces dernières paroles.

- Harry, n'oublie pas que vous appartenez à deux mondes totalement différents, à deux camps différents. Je ne remets pas en cause ton amour -Elle marqua une pause- mais j'ai bien peur que tu ne t'emportes trop vite dans la nature de tes sentiments.

Ces dernières paroles lui transpercèrent le cœur de part en part. Il était bien plus blessé qu'il ne le laissait paraître et bien qu'il admettait qu'Hermione avait partiellement raison, l'entendre de la bouche de sa plus proche amie lui fendait le cœur.

- Je ne veux pas te blesser, mais je m'inquiète pour toi et je désire uniquement ton bonheur. Reprit Hermione d'un ton doux en posant une main sur l'épaule de son meilleur ami.

Harry choisit de ne rien répondre, ne voulant pas envenimer sa propre irritation.

- Et pour ce qui est de Pansy et moi, nous n'avons pas tellement parlé en fait... Il s'agit plus d'acte que de paroles... Dit-elle tandis que ses joues se teintaient d'une adorable couleur rose.

Le survivant délaissa alors sa rancoeur et écouta le bref récit d'Hermione qui semblait épargner de nombreux détails …

- Donc, vous sortez ensemble alors ? Le questionna Harry, fronçant les sourcils.

- Eh bien... Disons que sur ce plan, nous sommes tous les deux dans une situation similaire... Répondit Hermione en lui faisant un petit sourire quelque peu crispé.

Puis, Harry sortit de la chambre de préfète de sa meilleure amie, lui laissant l'intimité nécessaire pour qu'elle se prépare et daigne pointer le bout de son nez hors de sa chambre, de la salle commune ou de la bibliothèque.

- Hermione, aujourd'hui il y a une sortie à Pré-Au-Lard, j'ai besoin de certaines choses en particulier, qui ne te regarde pas, précisa-t-il en voyant le regard intrigué de sa meilleure amie. Et je veux absolument que tu sortes un peu. Tu passes tes journées enfermées dans ta bulle à lire, relire, écrire ou réviser, t'as besoin de te détendre!

Alors qu'elle était sur le point de répliquer quelque chose, Harry la devança et sursurra d'un ton suave :

- Et Draco et Pansy nous accompagnent, évidemment.

Hermione ferma instantanément la bouche et se renfrogna en voyant l'air narquois d'Harry.

- Draco commence déjà à déteindre sur toi. Maugréa-t-elle.

Les deux adolescents descendirent les dernières marches pour retrouver Pansy et Draco, tous deux ayant l'estomac noué.

Ils ne savaient pas tellement comment ils devaient se comporter avec l'autre. Harry avait précisé à Draco qu'il n'était pas prêt à dévoiler son homosexualité, trop de choses se disaient déjà sur lui dans le monde sorcier, il était inutile d'en rajouter. Harry Potter, fils d'une née-moldue, descendant d'un sang pur, d'un frère Peverell un des frères de la légende des reliques de la mort (ça il le sait pas encore, mais nous si, donc, on s'en fout), l'unique survivant de l'avada kedavra, qui a détruit le plus grand mage noir de tous les temps, filleul d'un Black, élevé comme un elfe de maison, dernière personne a avoir manipulé la pierre philosophale, fourchelang, découvreur de la chambre des secrets, de la légende de la cabane hurlante, gagnant du tournoi des trois sorciers, détenteur de la baguette jumelée de Voldemort, connecté à Voldemort par un lien inconnu, nouvellement gay et amoureux de Draco Malfoy, son pire ennemi, fils du bras droit de celui qui veut l'éliminer.

« J'devrais écrire un bouquin... » Pensa-t-il.

Hermione n'en menait pas large. Elle se sentait prête à dévoiler au grand jour sa relation avec la Serpentarde mais elle n'en avait aucunement discuté avec cette dernière, ce qui rendait les choses quelque peu délicates. Car si elle se sentait prête, Pansy pouvait avoir quelque réserve, principalement vis-à-vis de son nom et de sa famille. Bien que l'homosexualité soit très courante dans la communauté sorcière et acceptée, Hermione ne savait pas ce qu'il en était dans les familles de sangs-purs. Et puis, de toute manière, qu'elle soit tolérée ou pas, jamais les Parkinson ne seraient consentant à ce que leur unique fille soit avec une née-moldue.

Les pas des Gryffondors résonnèrent sur les dalles des escaliers du château et d'emblée, les Serpentards tournèrent la tête vers eux.

Hermione, qui ne souhaitait pas que l'atmosphère soit tendue et désagréable fit honneur au courage légendaire de Gryffondor et se lança :

- Bonjour vous deux ! Lança-t-elle avec un sourire lumineux.

- Salut. Répondit Pansy, dotant ses lèvres d'un sourire énigmatique qui troubla quelque peu Hermione.

Les pensées de la Gryffondor s'entremêlaient. Elle ne savait pas si elle devait aller l'embrasser, sur la joue ou la bouche, ne rien faire, la serrer dans ses bras...

Pansy, qui semblait avoir saisit le malaise qui s'était épris de la jeune femme lui fit un sourire rassurant et lui fit seulement un bisous sur la joue.

- Je comprends que tu ne sois pas encore à l'aise en publique, je ne t'en veux pas... Chuchota-t-elle au passage.

Harry quant à lui se rapprocha de Draco et après avoir jeté un furtif coup d'œil autour de lui, déposa un rapide et chaste baiser sur les lèvres de son amant, au grand et agréable étonnement de Draco.

Rien n'aurait laissé présagé que tout allait bientôt être détruit.

Trônant majestueusement au centre d'une vaste salle circulaire, il guettait ses deux plus fidèles mangemorts d'un œil torve, contrastant avec le sourire narquois qui déformait encore plus son affreux visage de reptile.

- Lucius, Abraxas, approchez, mes plus valeureux mangemorts. Susurra-t-il.

Les deux concernés approchèrent d'un pas souple, levant élégamment la tête d'un air hautain. Ils se postèrent à quelques pas du trône et inclinèrent la tête en signe de respect et de soumission à leur « maître ».

- Malfoy, Parkinson. Vos progénitures sont en âge de me servir, n'est-ce pas ? Demanda le seigneur des ténèbres, une lueur malsaine brillante dans ses fentes rubis.


Bon... Oui, je sais, ça fait très longtemps.

Mais outre le fait que j'ai mes TPE, des contrôles et très peu de temps libres, je ne retrouve plus l'inspiration avec cette fic...

Jilano-Trafalgar : Ta review m'a faîte super plaisir! :) Je suis vraiment content que le chapitre précédent t'ai plu, en éspérant que celui-ci te plaise également !

Lenoska : Merci beaucoup et j'éspère qu'à ton tours tu vas écrire ta fiction, je l'éspère vraiment beaucoup beaucoup ! Préviens-moi lorsque ça sera le cas :p

LadyCocoMalefoy : Je ne crois pas qu'il y ait un nom pour le pansy/Hermione... Mais on va l'appeler le Hermsy, ok ? :')) Je suis d'accord avec toi, il y a trop peu d'histoires sur ce couple que j'aime beaucoup... Ta review m'a également beaucoup plu, et sache que oui, je vais essayer de continuer cette fanfiction mais avec moins de conviction et d'envie qu'avant... :/ Mais bon, je vais essayer et j'ai encore plusieurs idées pour que l'histoire soit moins fade qu'elle ne l'est en ce moment :/