Hello tout le monde ! PBG ayant eu un empêchement, c'est à nouveau moi qui ai écrit ce chap. Il sera donc suivit de deux de notre talentueuse reine aux trois couleurs ! Merci en tout cas aux revieweurs qui sont fidèles au poste :) et les autres, vous êtes passées où dites ?

Bonne lecture et bonne soirée !

DG : tes désirs sont exaucés ... si on considère que right now veut dire dans quelques semaines :P

Aelig : si tu savais à quel point j'aime tes reviews Ael ! Du TBC ? Ciel, non, j'ai horreur de ça. Mais tout est de la faute des extraterrestres : la pénurie de chocolat, les agissements de Tim, les blondes ... Tout. muhaha.

Gwenetsi : C'est le cas de le dire, la situation n'est pas simple ... et ça ne va pas aller en s'améliorant, désolée !

moufleyte : Désolées de t'avoir freinée dans ton élan :p mh, tu as des bons points mais .. tu n'as pas raison sur tout ... je te laisse découvrir de par toi-même !

PBG : *rougis*


- Qu'est ce que tu fais ?

La question apparue de nulle part fit brusquement sursauter la laborantine, qui opéra immédiatement un demi-tour sur elle même pour se retrouver face à l'individu qui venait de lui provoquer cette mini attaque.

- Tony !

Le concerné haussa les sourcils d'un air absolument innocent.

- Quoi ?

- Arrête de faire ton sioux à la Gibbs. Le sermonna la jeune femme en lui frappant l'épaule du plat de la main, yeux plissés.

- Désolé, je prends l'habitude. Sinon, tu fais quoi ? S'enquit l'italien en posant d'un air penaud son menton sur l'épaule de son amie, qui venait de se retourner vers son écran.

- Je fouille dans l'ordinateur de Gonzales.

- Et ?

- Ben ... Pas grand chose. C'était un dealer quoi. Lança l'informaticienne comme s'il s'agissait d'une chose banale et sans importance.

- Pas grand chose ? Répéta Tony en lui jetant un coup d'œil surpris.

- Oui il se servait de son métier comme couverture, il blanchissait un peu d'argent au passage, puis il achetait de la drogue à de gros méchants pour la revendre à des méchants encore plus gros, la routine quoi ! Rien ne diffère, on voit bien les transactions suspectes dans ses comptes en banque ... Malheureusement pour lui a fouillé de trop près parce qu'il est vrai que toute cette affaire était grosse comme une maison, il l'a joué perso et maintenant il est mort, et Gonzalez est mort aussi donc tout est bien qui finit bien, passons à autre chose !

- Abby ... Reprit Tony en se positionnant sur le côté. Tu es quand même consciente qu'il nous reste tous ces "méchants" à arrêter ?

- Techniquement ça ne concerne pas la Marine donc le NCIS non plus.

L'agent laissa filer une seconde de silence, observant son amie. Abby pianotait sur son clavier, le regard fixé sur son écran et les lèvres pincées.

- Abbs ...

- Je m'inquiète pour Tim, Tony. Avoua finalement la laborantine en se tournant vers lui, laissant apparaître sur son visage toutes les traces de son inquiétude.

L'agent laissa filer un soupir entre ses lèvres, la laissant continuer de dire ce qu'elle avait sur le cœur.

- Je pense que ce qui lui arrive mérite plus qu'on s'y penche que ces imbéciles de dealers.

- Ce n'est pas nous qui choisissons.

- Je sais ! Mais bon sang, Vance, Gibbs, tout le monde a bien vu qu'il n'est pas dans son état normal !

- Tu es en train de chercher ce qu'il a ? Comprit Tony en jetant un œil sur son écran.

- Oui. J'ai pris un échantillon d'ADN et de sang à Bethesda tout à l'heure. Déclara-t-elle sous le regard légèrement écarquillé de son ami.

- Heu … ah. Bon. Et qu'est-ce que ça donne ?

- Ca ne donne rien, rien, rien. Absolument rien. C'est dans sa tête que ça ne va pas.

Tony déglutit, repensant à la discussion qu'il avait eue, la veille au soir, avec le fameux « JR », ce Mr Robinson, « ami de Timothy ». Il hésita fortement à faire part à Abby de son entrevue mais se retint finalement, se reculant d'un pas pour regarder l'ordinateur de son amie, écran où fourmillaient quantité d'informations auxquelles il ne comprenait rien du tout.

- Si tu trouves quelque chose, appelle-moi, indiqua-t-il à son amie avant de quitter le labo.

ooo

- Patron ? S'enquit l'agent senior en arrivant dans l'open space. Des nouvelles ?

- De ?

- Heu … Tim ?

- Il est réveillé, mais ils le gardent en obs. Il semble avoir retrouvé son état normal, indiqua l'ex-marine en insistant un peu plus sur la seconde partie de sa phrase.

Il darda sur son agent un regard lourd de sens.

- Et Ziva ?

- Elle m'a dit qu'elle était malade.

Tony tiqua immédiatement. Malade ? Depuis quand cela ne lui était-il pas arrivé ?

- Rentre chez toi.

- Pourquoi ?

- Vance a donné l'affaire à une autre équipe.

Le brun resta deux secondes planté sur place, mettant du temps à comprendre ce que voulait dire Gibbs.

- Quoi ? Prononça-t-il enfin, incrédule.

- McGee est à l'hôpital, Ziva est malade, et nous avons déjà résolu les ¾ de l'enquête. Il reste à pincer les coupables : une autre équipe s'en charge.

- Mais on aurait pu le faire.

- Il nous faut du repos. Finit Gibbs en posant le paquet de fiche qu'il triait dans un carton dont il ferma le couvercle. Je te dépose ?

- Non je … ça ira. Jimmy me l'a déjà proposé.

- D'accord.

L'ex marine se leva et s'approcha des escaliers avec son carton, disparaissant rapidement de la vue de l'italien.

Ce dernier se retrouva seul au milieu de son espace de travail. Il tourna la tête autour de lui, observant les fauteuils qu'il n'avait pas l'habitude de voir tous vides en même temps. Il s'attarda sur celui de Tim sans pouvoir s'empêcher de le voir, par flash, hors de lui dans son lit d'hôpital.

Il poussa un léger soupir.

- Tiens bon mon vieux. Murmura-t-il à son adresse avant de tourner les talons.

ooo

Le nez à la vitre de la Honda Legend de Jimmy –qu'il enviait-, cadeau de noce de beau-papa, Tony était perdu dans ses pensées.

Pour une fois, le Gremlin fatigué ne déblatérait pas sans cesse un flot de parole interrompue. Enfin, il avait commencé à le faire, mais Tony faisait semblant d'écouter tout en pensant à autre chose, il ne s'était donc pas vraiment rendu compte que son ami s'était tu pour de bon.

Il ne remarqua pas non plus que la voiture commençait légèrement à dévier vers la gauche.

Ce qu'il vit, par contre, ce sont les deux phares de la voiture arrivant en face. Encore loin devant eux, il l'observa avancer, sans trop la voir. Jusqu'à ce qu'un coup de klaxon de son propriétaire ne le fasse sursauter.

Et remarquer que Jimmy était en train de rouler sur la file de gauche.

- Woooo ! S'écria Tony en attrapant le volant de sa main droite pour le repositionner d'un brusque coup de poignet.

Les phares de la voiture d'en face les éblouirent brutalement en pleine face, tandis que le conducteur appuyait avec force sur le klaxon. Le jeune légiste, ayant repris ses esprits, appuya sur le frein de toutes ses forces et se gara sur le bas-côté dans un crissement de pneu, les yeux écarquillés.

- Oh, Jimmy, ça ne va pas ? S'inquiéta l'agent dès qu'il eut repris ses esprits.

Le légiste avait les deux coudes dans son volant, la tête dans les mains, et ne bougeait pas un cil, respirant avec force.

- Jimmy ? Réitéra Tony en posant une main sur son épaule. Ca va, tout va bien. Tu t'es endormi ?

- Non. Répondit-il d'une voix dure.

L'agent senior ôta sa main et se recula, sourcils froncés, pour observer son ami.

- Qu'est-ce que …

- Non, ça ne va pas ! Répéta Palmer un ton plus haut en se redressant dans son siège. Je n'en peux plus de cette vie ! Tu ne sais pas ce que c'est, d'avoir un vieux dans les pattes qui baratine tout le temps, te dit ce qu'il faut faire, quand, comment, te prends pour un demeuré ! Tu ne sais pas ce que c'est d'avoir des collègues qui te regarde de haut comme si tu étais le dernier des clowns, de devoir jouer la carte de l'imbécile tout le temps, en disant des blagues à tout bout de champ pour amuser la galerie dans le seul but d'attirer une once d'attention !

- Jimmy !

- TU NE SAIS PAS ! Cria le légiste en continuant, rapprochant son visage de celui de Tony. Ce que ça fait d'être marié, cloîtré chez toi à attendre 15 ans qu'une pauvre fille daigne enfin te donner un sale gosse que tu devras te coltiner jusqu'à la fin de ta vie, comme si ta femme ne suffisait pas ! TU NE SAIS PAS PARCE QUE TOI AUSSI TU FAIS PARTIE DE CETTE CLASSE « PSEUDO SUPERIEURE » à te prendre pour ce que tu n'es pas ! Tu te prends pour qui, Tony, hein ? Ton petit jeu ne dupe personne, encore moins toi. Espèce de … Tu finiras seul, à te prendre encore et toujours pour une star, tu n'amuses personne, à jouer au mégalo sûr de lui et sûr de tout avoir, mais tu n'auras plus rien bientôt, plus RIEN ! Hurla-t-il finalement, ses yeux devenus d'un noir d'encre planté dans ceux de l'italien, écumant de rage.

Ce dernier, statufié dans son siège, observait d'un air mortifié son ami se transformer sous ses yeux en un monstre de rage.

- SORS DE MA VOITURE ! Tony ! Sors … Sors de ma … de ma voiture …

Le ton du jeune homme se fit de plus en plus bas. Il posa une main sur son front, ferma les yeux, la lèvre tremblante.

- Qu'est-ce que … balbutia-t-il tandis que Tony ouvrait la porte d'un coup sec pour s'extirper du véhicule.

Le cœur battant à un rythme effréné, il esquissa quelques pas pour faire redescendre la pression et la colère qui bouillonnaient en lui.

- BORDEL ! Cria-t-il à son tour en envoyant son poing dégommer le panneau désignant la borne d'arrêt d'urgence.

Le métal se plia sous le coup en vibrant.

- Mais qu'est-ce qu'il se passe putain … continua l'agent, se prenant la tête entre les mains, calmant les espèces de spasmes nerveux qui l'habitaient.

Jamais il n'aurait pu imaginer Jimmy dans cet état. Il avait d'ailleurs rarement vu un homme aussi en colère. L'éclat de violence qui brûlait au fond de ses prunelles … il n'aurait pas pu jurer, à cet instant, le légiste incapable de le frapper.

Il s'assit sur le bas-côté, la tête posée sur ses genoux, tentant de remettre ses pensées au clair.

Il avait rêvé, il avait dû rêver.

Il n'avait pu que rêver.

- Tony …

Levant la tête, il aperçut Jimmy chancelant se tenir au toit de sa voiture.

- Je … Balbutia l'homme.

A la lueur des réverbères, il put distinguer son visage blême comme jamais, les yeux à demi-fermés.

- Va t'allonger derrière, je prends le volant. Lui ordonna Tony d'un ton sec.

Au fond de lui il savait parfaitement que rien de tout ça n'était normal. Bien au contraire. Mais les paroles du légiste ne cessaient de tourner en boucle dans sa boîte crânienne, apportant à chaque fois une nouvelle vague de colère.

Tremblant, Palmer s'exécuta et referma la porte derrière lui.

Et Tony emprunta la destination qu'il avait prise de trop nombreuses fois à son goût, ces derniers temps.

ooo

« Palmer est à Bethesda. »

Ziva lut le message une première fois, sans comprendre. Elle refit voler son regard le long des mots alignés, sans réussir une nouvelle fois à leur donner un sens.

- Comment … S'étonna-t-elle, partagée entre le doute et l'appréhension.

Elle s'apprêta à répondre, mais ses doigts tremblants l'empêchaient de taper correctement.

Elle appela donc celui qui venait de lui envoyer ce message pour le moins étrange.

- Tony ?

- Yep. Ça va mieux ?

- Ca peut aller. Petite … grippe, j'imagine. Rien de grave.

- Que se passe-t-il ? Reprit-elle, inquiète du mutisme de son coéquipier.

- Il a pété les plombs.

- Quoi ?

- Je … je te raconterai. Je suis fatigué.

La jeune femme fronça fortement les sourcils, le cœur battant un peu plus fort.

La voix de son collègue n'était pas normale. Inquiétante.

- Tony … tu vas bien ?

Le temps qu'il mit à répondre ne la réconforta absolument pas.

- Non.

Sa réponse encore moins.


Muahaha. Aloooors

1- Que pensez-vous de Jimmy ?

Oui, bon, en fait il n'y aura qu'une question du coup :p mais vous pouvez quand même donner votre avis mes loulous !