Disclaimer : L'univers est la propriété de J.K Rowling, j'emprunte le tout pour faire quelque chose de pas terrible et heureusement je ne gagne pas d'argent pour ça !
Notes : Harry fait son annonce au monde sorcier. Merci aux followers/reviewers, c'est cool à vous.
Until we bleed ; Chapitre 7
« Harry... »
Harry ouvrit lentement les yeux, ses derniers rêves se dissipant peu à peu tandis que la lumière du jour finissait par l'éveiller complètement. Rabastan était assis sur le bord du lit : comme ces derniers jours, ils avaient dormi ensemble. Harry s'était effondré dans le lit que lui avait proposé l'homme et celui-ci l'avait bercé en essayant, en vain, de le rassurer. Il était resté. Harry avait réussi à s'endormir malgré tous les doutes qui l'assaillaient et les remords qui tordaient son cœur et, alors qu'une nouvelle journée commençait, il se sentait désormais las. Il était pressé que tout se termine enfin ; qu'il soit exposé au monde comme un traître, que Voldemort fasse sa guerre, et qu'il puisse s'enterrer ici, dans cette grande chambre du manoir Lestrange.
« Harry... » répéta Rabastan en caressant ses cheveux. Il vit qu'il était réveillé et soupira. « Le seigneur a emprisonné Pettigrow, selon ton dernier souhait. Il va le livrer au Ministère aujourd'hui même tout en annonçant son retour et ta coopération... » Harry le regarda, indécis, et Rabastan lui sourit. « C'est une bonne nouvelle. Les mangemorts encore libres vont être appelés cet après-midi, c'est Lucius Malefoy qui conduira le rat au Ministère et tu devras l'accompagner. Le maître t'attend dans deux heures pour en discuter. Ca va aller ? »
« Je suppose », murmura Harry d'une voix rauque. « Au moins Sirius sera innocenté. » Il s'enfonça sous la couette. « Mais je ne peux pas rester ici ? Je ne suis pas obligé de venir, non ? »
Sa petite voix fit rire Rabastan qui lui ébouriffa les cheveux avant de se lever énergiquement. « J'ai bien peur que si, Harry. Seule ta présence prouvera au monde sorcier que tu es des nôtres désormais. » Harry ferma les yeux brièvement avant de hocher la tête et de se recroqueviller sous la couverture. « Dans deux heures, Harry. Tu as des vêtements dans la salle de bain. »
L'homme partit de la chambre et ferma doucement la porte derrière lui. Au chaud, protégé, Harry ne voulait pas sortir du lit, mais il savait qu'il devait affronter ces épreuves avant d'être laissé tranquille. Il ferma les yeux, souffla un grand coup, prêt à se lever... et décida de rester blotti aussi longtemps qu'il le pouvait.
Deux heures plus tard, un pantalon noir, une chemise noire et les yeux fatigués, Harry sortit de sa tanière pour rejoindre le Seigneur des Ténèbres. Il n'avait même pas besoin de demander aux elfes où il était, il sentait sa présence, suffocante, puissante et il entendait sa voix, doucereuse, susurrant à l'oreille de ses mangemorts des promesses de gloire et de sang. Harry entra dans la pièce et tous les regards se tournèrent vers lui. Voldemort était assis dans un large fauteuil et deux mangemorts étaient présents avec lui. Le mage noir se leva et vint rejoindre le garçon, le sourire aux lèvres. « Harry. Quel plaisir de te voir réveillé. J'ai expliqué à ces messieurs notre accord. » Il tenait Harry par les épaules et l'entraînait avec lui tandis qu'il parlait sans interruption, le regard des deux mangemorts, incrédules, posés sur l'étrange paire qu'ils faisaient. « Tu reconnais très certainement Lucius Malefoy, un mangemort très rusé, n'est-ce pas Lucius ? Et je te présente Walden Macnair, que tu as apparemment rencontré cette année... » Harry hocha la tête et s'installa dans le fauteuil que Voldemort lui désignait. L'homme se tint debout derrière lui, ses mains sur le dossier. « Ils travaillent tous les deux au Ministère et tu vas les accompagner pour annoncer mon retour. Ils livreront également Peter et expliqueront son implication dans la mort de tes parents... » Il retourna s'installer dans son propre fauteuil. « Je vous rejoindrai plus tard, j'adore les entrées dramatiques... »
Macnair pouffa et Malefoy sourit, amusé. Son regard était fixé sur Harry et le Gryffondor ne pouvait pas s'empêcher de lui jeter des regards sombres et indignés : il détestait l'homme depuis qu'il avait donné à Ginny ce journal étrange qui avait été un horcruxe comme il l'avait découvert la veille.
« Maître, vous êtes sûr que Potter est digne de confiance ? » finit-il par demander.
« Doutes-tu de mes capacités de jugement, Lucius ? » demanda Voldemort en sifflant. Lucius baissa la tête et Voldemort claqua la langue. « Ne remets pas en question mes décisions. Harry n'a aucune raison de me trahir. Les accords que nous avons passés l'arrangent, n'est-ce pas ? »
« Oui », répondit simplement Harry. Il n'avait pas besoin de se justifier. « Malefoy n'a juste pas confiance en moi, nous avons un différend. »
« Vraiment ? » s'intéressa Voldemort tandis que Malefoy se redressait dans son siège, alarmé. Il regardait fixement Harry mais le garçon ignora ses supplications silencieuses et se tourna vers Voldemort, un fin sourire sur les lèvres, comme s'il repensait avec nostalgie à ce qu'ils avaient vécu. « Il a trouvé le moyen d'ouvrir la Chambre des Secrets l'année dernière grâce à votre journal, vous savez, celui dont l'apparence vous a énervé hier... »
L'air devint glacial et la tension était palpable dans la pièce. Tout au fond de lui, Harry sentait même le fragment de l'âme de Voldemort s'agiter en ressentant l'aura ténébreuse du mage noir.
« Je pensais bien faire, maître », murmura Malefoy en s'agenouillant précipitamment devant Voldemort. « Je sais que ce journal était important pour vous, je ne pensais pas qu'il serait détruit. »
« Tu ne pensais pas, en effet. » Il leva sa baguette. « Crucio. »
Harry eut envie de se boucher les oreilles : soudainement, il regrettait d'avoir dénoncé Malefoy. Ses cris étaient insupportables et le sourire narquois de Macnair encore plus. Ces hommes étaient alliés mais ils n'avaient aucun respect l'un pour l'autre, et Harry savait que personne ne le respecterait non plus. Ses amis allaient le détester, le monde sorcier le mépriser, et les mangemorts seraient incapables de le respecter car lui-même n'arriverait jamais à taire le dédain qu'il ressentait. Voldemort arrêta le sort ; seule la respiration saccadée de Malefoy brisait le silence tendu.
« La prochaine fois, Lucius, évite de prendre des initiatives. » Harry l'observa regarder Malefoy à ses pieds avec condescendance. « Redresse-toi. Vous partez maintenant. »
Il partit sans ajouter un mot de plus et Harry se retrouva seul avec les deux mangemorts. Malefoy se releva difficilement et, d'un coup de baguette, il retrouva de sa prestance : cheveux coiffés et robe impeccable. Son visage, néanmoins, était déformé par la colère. « Tu n'aurais pas pu te taire, Potter ? »
« Il aurait fini par le savoir », répondit Harry en se levant. Macnair fit de même. « Je ne vous aime pas. Je ne suis là que parce que j'avais quelque chose à retirer de cette coopération. Je vous laisse me conduire au Ministère, mais nous n'avons pas besoin de parler. Je n'ai de compte à rendre qu'à Voldemort. »
Macnair haussa les épaules, totalement désintéressé, et Malefoy serra les dents avant d'acquiescer. Harry se demandait ce que Voldemort avait bien pu leur dire avant qu'il n'apparaisse les avait-il menacer ? Leur avait-il fait clairement comprendre qu'il était sa propriété ? C'était sûrement le cas. Malefoy sortit un mouchoir en tissu bleu de sa poche et Macnair l'attrapa. Harry fit de même. Le blond l'activa et ils disparurent.
Le Ministère. Harry n'y était jamais allé. Il savait que le père de Ron y travaillait mais il n'imaginait pas à quel point l'endroit était grand, majestueux. Il respirait la magie mais, pour Harry, l'atmosphère n'était pas la même que celle qui enveloppait Poudlard. La magie ici était rapide, pressée ; des messages volaient dans les couloirs tandis que le trio marchait rapidement, croisant des sorciers stupéfaits de voir Harry Potter. Le garçon priait silencieusement pour qu'ils rencontrent quelqu'un, n'importe qui, un sorcier amical qui irait chercher Dumbledore et qui l'aiderait à fuir cette impasse. Mais, au fond de lui, Harry se demandait s'il suivrait le directeur de Poudlard : n'avait-il pas conclu des accords bénéfiques pour lui avec Voldemort ? Pettigrow n'était-il pas sur le point de se faire livrer à la justice pour permettre à Sirius d'être innocenté ? Harry savait qu'au moindre faux pas, les deux derniers termes du contrat qu'il avait conclu avec le mage noir voleraient en éclats. Il ne le souhaitait pas : son parrain allait être libre, enfin, et ses amis étaient protégés.
« Où est le rat ? » demanda-t-il à voix basse à Macnair qui marchait à ses côtés, tandis que Malefoy avançait d'un pas rapide devant eux, ses cheveux et sa cape volant derrière lui de manière élégante.
« T'inquiète pas, Potter, on va le livrer aux aurors ton rat », ricana le bourreau sans lui donner aucun indice sur la façon dont les choses allaient se dérouler. Harry était stressé, anxieux ; les sorciers allaient-ils se battre ou écouter ?
Brusquement, le décor changea. Le long couloir qu'ils traversaient les avait menés au centre du Ministère : la foule se précipitait, des gens discutaient, et, au milieu de tout ce bruit, de toute cette activité, une statue. C'était vers celle-ci qu'ils se dirigeaient et Harry comprenait enfin pourquoi ils étaient venus ici : tout le monde les verrait, le message serait entendu par la majorité et, surtout, il serait spectaculaire. Harry déglutit mais il ne put s'arrêter malgré son envie pressante de faire demi-tour ; Macnair le suivait de très près et l'empêchait de ralentir le mouvement. Il n'avait désormais plus le choix. Aujourd'hui, il deviendrait mangemort.
Un coup de baguette et une estrade apparut ; un deuxième mouvement et la voix de Lucius Malefoy se répercuta dans tout le hall. « Sorcières, sorciers, je demande votre attention. J'ai un message de la plus grande importance à vous transmettre. » Harry se trouvait à ses côtés, un peu en retrait, et Macnair se tenait dans un coin, surveillant, inspectant, la baguette à la main. Le silence était désormais palpable et tout le monde s'était approché, intrigué. Harry voyait déjà des photographes et des journalistes. Voldemort avait choisi le meilleur endroit pour refaire surface. « Je m'appelle Lucius Malefoy », commença le mangemort en se tenant droit, fier, imposant. « Vous me connaissez tous pour ma présence et mon importance dans le monde magique. Vous me respectez ou vous me méprisez, mais personne n'est indifférent. Vous vous demandez le rôle que j'ai eu à jouer dans la guerre qui a bouleversé notre monde il y a maintenant des dizaines d'années. C'est en compagnie de Harry Potter, le garçon qui a survécu, que je vais vous révéler la vérité. »
Les flashs des appareils photos éblouissaient Harry qui écoutait, éberlué. Il hocha la tête à la mention de son nom mais n'intervint pas : il savait que Malefoy avait préparé son discours, qu'il s'apprêtait à bousculer le monde aujourd'hui.
« Je demande aux aurors que je vois déjà s'inquiéter de cette mise en scène de ne pas intervenir. Je tiens à raconter cette histoire et mon jeune ami est ici pour me soutenir. Pensez-vous que Harry Potter serait à mes côtés si je représentais un danger pour votre sécurité ? » La foule murmura et Harry avait les mains moites. L'homme se servait de son nom, et cela semblait fonctionner. « Bien », sourit Malefoy, satisfait. Il n'avait pas l'air anxieux, et pourtant Harry savait qu'il avait tout fait pour expliquer ses actions, pour éviter la prison et rester un homme respectable. Le destin de Harry n'était pas le seul à être ébranlé aujourd'hui. « J'étais un mangemort. » Il fit fi des murmures outrés de la foule, des baguettes levées des aurors. « J'avais les mêmes convictions, les mêmes idéaux que le Seigneur des Ténèbres. Je les ai toujours d'ailleurs. Le monde devait changer et le Seigneur des Ténèbres a essayé, avec ses fidèles mangemorts, de briser le cocon dans lequel vous sembliez tous vous êtres réfugiés. Il a été vaincu par Harry Potter. J'ai tenté de reprendre ma vie en main après sa disparition et vous réalisez que j'ai réussi. Je suis devenu l'homme que vous connaissez tous. Je ne regrette pas cette guerre. Je regrette simplement que le Seigneur des Ténèbres n'ait pas gagné. »
Harry les regardait tous, un par un, il les voyait choqués, outrés, blessés pour certains, désabusés pour d'autres. Ils voulaient vengeance et Malefoy le savait très bien. « Je sais que vous mourrez d'envie de m'enfermer et de me laisser pourrir au fond d'une cellule. Laissez-moi d'abord terminer. Je ne suis pas venu ici pour m'excuser, pour me confesser. Comme je vous l'ai dit, je ne regrette rien. Je regrette simplement qu'un innocent soit en fuite alors que des coupables comme moi peuvent vous parler aujourd'hui en plein cœur du Ministère. »
La foule explosa et Malefoy les laissa s'indigner quelques secondes encore avant de reprendre la parole d'une voix nette et puissante. « Vous l'avez compris, Sirius Black est innocent. C'est Peter Pettigrow qui a trahi les Potter, c'est ce rat », dit-il en sortant quelque chose de sa poche qu'il montra à tous après l'avoir agrandie. Une cage. « qui a conduit à la mort un couple de sorciers braves et loyaux. Un animagus. » Agrandissant encore la cage pour qu'elle puisse contenir un homme et la posant au sol, il jeta le sortilège qui permettrait au rat de se transformer. Pettigrow apparut, tremblant, pleurnichant. Harry en frissonnait, en suait. Tout devenait réel. « Il vous suffira de l'interroger par veritaserum pour découvrir la vérité », dit-il un peu dégoûté en voyant l'état dans lequel se trouvait le mangemort. « Je tenais simplement à rétablir cette vérité. J'ai également autre chose à vous annoncer, si vous me le permettez. »
Deux aurors étaient venus chercher la cage et la foule ainsi que les journalistes réclamèrent d'autres révélations. Un spectacle, véritablement. Personne ne pensait plus à la réalité de la situation.
« Si Harry Potter est avec moi aujourd'hui, c'était avant tout pour faire innocenter son parrain et pour me permettre de prendre la parole. Il a néanmoins quelque chose à vous annoncer. Il préfère le faire lui-même parce qu'il sait que vous l'écouterez. Harry... » dit-il familièrement, amicalement et Harry s'avança. Il n'avait rien prévu. Il serait juste honnête. Il ferait simplement ce que Voldemort attendait de lui et il savait de quoi il s'agissait.
« Voldemort est de retour. » La foule hurla au mensonge mais Harry secoua la tête et, petit à petit, le silence retomba. « Je l'ai vu de mes propres yeux. J'étais là et je l'ai aidé. Voldemort veut reconquérir le monde sorcier, il veut vous aider à prendre les bonnes décisions, à reconnaître les moldus pour le danger qu'ils représentent. Il vous fera la guerre si nécessaire. Je suis avec lui, je tenais juste à vous l'avouer aujourd'hui. Nous avons beaucoup parlé, nous avons passé des accords, et j'ai réalisé que sa vision des choses, si elle n'est pas toujours juste, a au moins le mérite de vouloir améliorer et protéger les conditions de vie de chaque sorcier en ce monde. Je lui appartiens désormais. Je m'excuse auprès de ceux qui croyaient en moi mais... »
Sa gorge se serra et il fut incapable de continuer. Il baissa la tête et recula vers le fond de l'estrade tandis qu'il entendait des sorciers l'insulter, le qualifier de traître. Il souffrait. Il se demandait s'il avait pris la bonne décision mais il était désormais trop tard pour faire marche arrière. Les dés étaient lancés. C'était maintenant à lui de trouver un moyen de faire disparaître Voldemort pour de bon.
« Merci Harry. » Tous les regards se tournèrent vers la source de cette voix : le Seigneur des Ténèbres venait d'apparaître dans un nuage de fumée noire et il se tenait là, près de l'estrade, lévitant à quelques mètres du sol. Il était majestueux, puissant, et une aura sombre l'entourait, le protégeant très certainement des sortilèges avec lesquels on tenterait de l'attaquer. Rabastan était également apparu et il s'était précipité vers Harry, le tenant fermement par les épaules. Harry, dans cette étreinte étrange, se sentait enfin rassuré, protégé. Il tourna la tête vers le torse de Rabastan et ferma les yeux, écoutant simplement ce qui se passait autour de lui, manquant l'apparition d'Albus Dumbledore.
« Je suis de retour. Au moment où je vous parle, les détraqueurs libèrent tous mes mangemorts emprisonnés à Azkaban. Nous combattrons pour nos idéaux. Nous défendrons nos valeurs. Nous révolutionnerons le monde sorcier pour qu'il resplendisse à nouveau. Nous avons des coutumes, des croyances, des rituels qui préservent notre magie, qui alimentent notre monde depuis des décennies. Vous les reniez toujours plus, acceptant les technologies moldues et leurs croyances stupides. Vous vous affichez de plus en plus, vous votez des lois pour permettre à toujours plus de moldus d'apprendre notre existence. Vous nous mettez en danger. Vous affaiblissez notre magie en reniant nos traditions et vous nous exposez à des individus qui sont bien plus nombreux et effrayés que nous. Réfléchissez à tout cela avant de lever vos baguettes vers le Seigneur des Ténèbres. Réfléchissez à l'évolution de notre monde avant d'insulter nos convictions ! Nous nous battrons. Nous aimons le sang, la guerre et la douleur. Nous ne renions pas la magie noire qui nous habite tous. J'accueillerai avec plaisir tous ceux qui voudront rejoindre nos rangs. D'ici là... Nous nous reverrons très vite. »
Il disparut avec Malefoy et Macnair et Harry se sentit disparaître également dans les bras de Rabastan. Voldemort ouvrait déjà une bouteille de champagne et servait des verres à ses invités : Macnair et la famille Malefoy. Harry s'empêcha de regarder Drago qui le fixait avec insistance. Rabastan serra Harry dans ses bras, franchement cette fois-ci.
« Bravo Harry, tu étais parfait. » Incapable de parler, Harry hocha la tête.
« En effet Harry », ajouta Voldemort en s'approchant d'eux en leur tendant une coupe de champagne. Rabastan le relâcha et accepta le verre mais Harry refusa. « Tu devrais fêter ça Harry, et oublier. Tu as joué ton rôle. Tu es tranquille désormais. Laisse-toi aller, ça ne sert à rien de penser. Tu as agi et c'est fini. Tu es des nôtres. Cela les a tous déstabilisés. »
Harry détourna le regard. « Comment avez-vous réussi à transplaner comme ça dans l'enceinte du Ministère ? »
« C'est grâce au lien qui nous unit. J'ai fait quelques recherches et comme je peux appeler à moi mes fragments d'âme, comme tu l'as vu hier, je peux également apparaître près d'eux, peu importe l'endroit. » Il avala sa coupe et on entendit bientôt de nombreux bruits dans la demeure des Lestrange. « Mes mangemorts sont arrivés. Reste ici Harry, les détraqueurs sont sûrement là également. Je dois aussi expliquer notre coopération. Rabastan, je sais que tu dois être pressé de revoir ton frère et ta belle-soeur, mais peut-être pourrais-tu porter compagnie à Harry pendant que j'accueille nos invités ? »
« Avec plaisir, maître. » Il attrapa Harry par le bras et apparurent dans la chambre du garçon. Comme la veille, Harry se laissa tomber dans le lit.
