Désolé pour le grand délai, mais le temps libre manquait ces temps-ci, j'espère que ce retard n'a importuné personne, voici le 8eme chapitre, Boromir et Nilemië vont se retrouver ! Et Merindil dans tout ça ? Bonne lecture !

Réponse aux reviews :

Nimrodel de la Lorien : Merci pour toutes ces reviews et ces encouragements ! Ça me fait un énorme plaisir, merci beaucoup ! Oui, l'histoire ne traîne pas beaucoup et c'est dans mon style je dois l'avouer mais j'essaye de ne pas trop tout précipiter. En ce qui concerne les expressions maladroites, je suis ton conseil présentement et j'espère que dans un chapitre il y en aura le moins possible ! Ahh oui l'histoire est du style « eau de rose » pour le moment mais ce n'est pas fini du tout ! Il y aura encore bien des surprises à vous faire découvrir !

Uruviele : Merci beaucoup pour les encouragements ! Oui, c'est justement, je trouvais qu'il n'y avait pas assez de petites love story pour Boromir, que des slash (même s'il y en a plusieurs qui sont superbes à lire!)

La lorelei : Milles mercis, ça me fait plaisir que cette fic te plaise ! Non, Nilemië n'a pas de signification enfin à ce que je sache mais si quelqu'un en aurait une concrète ce serait intéressant à savoir. Pour la fin de l'histoire, je ne peux rien dire pour l'instant ! Il faut lire ! Merci encore 

Balancez des reviews ! )

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Cela faisait environ deux jours et une nuit que Boromir traversait les plaines sur sa monture vers Daranor et, ce soir, son voyage allait être récompensé. Il n'avait jamais été aussi anxieux mais à la fois ardent de toute sa vie. À la tombée de la nuit, le capitaine put enfin apercevoir avec allégresse la cité de Daranor. Cependant, il se souvint qu'il fallait qu'il soit le plus discret possible. Il ne connaissait pas autant Nilemië qu'il le pensait et il ne voulait pas se retrouver face à une surprise qui pourrait mettre en jeu leur amour naissant. Arrivé aux portes de la ville, Boromir descendit avec agilité de son cheval et constata que les gardes avaient sombré dans un sommeil profond, campés sur leurs petits sièges piteux. Le fils de l'Intendant choisit de ne pas les réveiller et il se rendit au cœur de la cité principale d'Anorien. Tout était si calme qu'on aurait cru que le temps s'était suspendu. Le souffle court, il attacha solidement son cheval à une clôture de fer—semblant décidée à rester en place malgré la bête.

« Par tous les dieux, je dois vraiment être amoureux au point de voir les émotions des objets inanimés…! Le proverbe l'amour rend aveugle n'a aucune raison d'être » songea Boromir, amusé.

Nilemië ne trouvait toujours pas le sommeil, cette nuit-là. Où pouvait-il bien être caché ?

Étendue depuis des heures aux côtés de Merindil, la jeune femme contemplait d'un air désespéré le plafond. Les minutes qui s'écoulaient étaient devenues l'éternité qu'elle redoutait tant. Finalement, la princesse, ne pouvant plus supporter la chaleur des couvertures, se retira du lit et s'habilla nonchalamment avec une simple et fine robe de nuit. Pour elle, on dirait que la ville entière sauf elle avait sombré dans le sommeil alors pourquoi prêter attention à ses vêtements en pleine nuit ? Elle soupira songeant à cette question idiote qu'elle avait inventé et ne perdit pas de temps pour aller respirer le bon air de la brise qui s'était installée gentiment dans la cité.

Tout à coup, le monde qui s'offrait à ses yeux à l'extérieur sembla changer. Quelque chose venait de perturber sa vision. Le vent se fit plus fort et les cheveux de Nilemië ondulèrent au rythme de celui-ci. Sa respiration devint haletante. Sa main se porta à son cœur, les yeux écarquillés de surprise. Qu'est-ce qui se passait ?

Boromir ne se sentait plus aucun de ses membres, il ne savait pourquoi. Malgré les nombreuses fois où des blessures l'avaient paralysé de douleur, cette sensation lui était inconnue. En ce moment même, il se sentait tout bonnement ridicule puisqu'il ne savait où aller ! Il n'allait pas quand même réveiller toute la demeure du Prince Alomene pour voir Nilemië et seul son imagination pouvait lui indiquer la localisation des appartements de son amante. Le guerrier ne lui faisait toutefois pas confiance…Tout près de l'habitation des princes d'Anorien, Boromir avisa un imposant champ de blé dont les plants penchaient gracieusement au rythme du souffle du vent. D'un pas prudent, il s'avança vers le champ. Seule la brise venait briser le silence de cette nuit si étrange. Tout en progressant dans le pré, une force invisible le persuadait de demeurer dans cette culture. Il aurait cru qu'on l'emprisonnait dans cette pièce de terre…

Pieds nus, Nilemië descendit les marches de sa demeure à pas feutrés, comme si elle avait peur qu'on la surprenne. Elle ne savait plus ce qu'elle faisait mais elle sentait qu'il y avait un intrus dans la cité. La princesse se dirigea vers son repaire : la prairie s'étendant au pied du château. Tremblante de froid, la jeune femme s'accroupit au sein des plants de blé. Soudain, elle tressaillit lorsqu'elle avisa une silhouette à quelques mètres d'elle. L'ombre semblait l'avoir aperçu aussi et elle en tremblait d'angoisse. C'était sûrement un de ces brigands vagabonds qui rôdaient depuis quelques temps à proximité de la ville ! C'en était fini pour elle, enfin. Personne ne la reverrait plus jamais…

Tout à coup, Boromir vit une forme humaine se dessiner dans la végétation. Tout en s'approchant, il finit par distinguer que c'était une silhouette féminine. Son cœur cognait comme un marteau dans sa poitrine. Et si c'était elle ? Il voulut en avoir le cœur net… Il n'était plus qu'à deux mètres de la dame. Une longue chevelure rousse ondulant avec ses formes, des yeux azurs envoûtants, une peau laiteuse …

Nilemië !

La princesse d'Anorien étouffa un cri d'allégresse. D'un geste spontané, elle se jeta dans les bras de l'Héritier de l'Intendant de Gondor, des larmes de joie roulant sur ses joues sans modération.

- Nilemië…je t'aime tellement, souffla Boromir tout en déposant un tendre baiser au sommet de la tête rousse de son amante

- Qu'est-ce que tu fais ici, en pleine nuit ? fit Nilemië en se dégageant de l'étreinte du capitaine

- Je devais te voir, j'avais besoin de toi, murmura Boromir

-Tu ne devrais pas être là, il faut que tu partes !

Merindil était ici, Boromir allait la tuer de lui avoir menti.

-Qu'est-ce qui te prend ? Nous n'avons pas besoin de nous cacher. Nous sommes en âge de nous marier, Nilemië. Nous pouvons nous aimer à la vue de tous.

-Tu ne comprendrais pas, dit Nilemië d'une voix brisée en détournant son regard de celui de Boromir

-Je peux tout comprendre.

-Il faut que tu partes.

-Pas avant que tu m'aies expliqué ! S'indigna Boromir, interloqué par la réaction imprévue de sa douce

Nilemië ne répondit pas et continua à observer ses pieds. Boromir soupira, exaspéré.

-Ton père s'oppose à notre union ? demanda gentiment le jeune homme

Nilemië restait muette. Boromir en déduit que ce silence signifiait « oui »…En esquissant un sourire affectueux, le capitaine enlaça sa dulcinée. Nilemië était plus honteuse que jamais, quand est-ce que cauchemar allait finir ?

-Boromir…dit Nilemië d'une voix timide

-Oui…

-Danse avec moi.

Boromir sourit de toutes ses dents en capturant la main de Nilemië et la fit valser avec lui. Leurs regards se croisèrent et ne se quittèrent plus jusqu'à ce que le soleil illumine la plaine. Au son d'une lyre imaginaire, ils dansèrent au sein du champ de blé laissant libre cours à leur amour…