Un shinobi est un lycéen comme les autres

Chronique d'une vie peu ordinaire…

Disclaimer : si vous me prenez pour un japonais, je vous conseille d'aller faire un tour chez votre opticien.

Warning : pas plus que d'habitude… bière ?

Bande-son : Vulgar & Six Ugly, Dir en grey ; Be Human, Yoko Kanno

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Je suis allé le soir même faire mon rapport, comme je l'avais annoncé à Raidou le matin. Les indices dont je lui avais fait part avaient déjà fait boule de neige – toute la partie Info était sur les dents, à ré-éplucher toutes les données, à la lumière de cette nouvelle piste.

J'appris par Sensei que Haku et Zabuza n'avaient rien découvert de plus que ce que l'on savait déjà, juste de quoi confirmer des pistes déjà brûlantes sur des sous-réseaux de trafics divers – notre partie du boulot était terminée, les flics n'avaient plus qu'à aller s'y brûler les doigts.

Il y eut un moment de silence après qu'il m'ait dit cela. Le genre de silence inconfortable qu'on essaye d'éviter en général. Sensei se racla la gorge.

-Je suis désolé de t'avoir envoyé hier. J'aurai dû…

-…vous auriez dû quoi ? Me mettre le nez dedans ? Me rappeler quel jour c'était ? Vous n'avez pas à être désolé. C'est moi qui ai oublié.

Sensei se sentait aussi coupable que moi pour la mort d'Obito, je le savais. Il n'avait pas en plus à endosser la culpabilité de ma tête percée.

Il me regarda droit dans les yeux – à travers le masque, je peux dire que c'est un exploit – l'air triste mais déterminé. That's Sensei for you. Il hocha la tête – connaissant ma tête de mule, tout ce qu'il pourrait dire ne me ferais pas démordre de ce que j'avais dit. Il finissait par me connaître.

-Zabuza et Haku sont dans une des salles d'entraînement avec Genma et Raidou.

Je lui fis un signe de tête rapide avant de faire un demi tour sec et de sortir du bureau.

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Je trouvai toute la fine équipe dans la deuxième salle – laquelle était vide, heureusement pour eux.

Zabuza et Genma étaient face à face au milieu de la salle en position de combat, se jaugeant du regard, essayant de voir la faille, la garde baissée – ils se mirent en mouvement. Des encouragements et des conseils s'élevèrent du long du mur, là où étaient Haku et Raidou.

-Gen', fait gaffe à son jeu de jambes, baisse pas ta garde !

-Zabi, fais-lui mordre la poussière !

Je fis tranquillement le tour de l'arène improvisée pour rejoindre les spectateurs – l'autre moitié de l'équipe nous faisait un beau spectacle. Je pouvais voir que Genma commençait à en avoir assez que toutes ses attaques ne rencontrent que de l'air ; Zabuza avait l'air de s'amuser – mais je ne pouvais pas dire s'il avait ce smirk caractéristique avec le masque sur le nez.

Je fis un signe de tête à Haku et Raidou, toujours absorbés par le match amical.

-Tu bosses pas ce week-end ?

Haku secoua la tête, les yeux fixés sur le show de son copain, le masque relevé sur la tête.

-Weekend libre. Au fait, tu manges à la maison ce soir.

-Ma'am, yes ma'am, je fis avec un semblant de salut.

Raidou, qui n'avait pas perdu une miette de l'échange tout en regardant son coéquipier se faire mettre la pâté par son autre coéquipier, rigola en entendant ma réponse. Avec le masque en place, ça faisait un bruit assez intéressant, un peu comme si Darth Vader se prenait une quinte de toux dans son respirateur. Scary idea.

Genma réussit à mettre Zabuza à terre avec un mouvement qui tombait sous la catégorie 'Hasardeux'.

-Bravo papy, j'aurai pas cru que tu y arriverais.

Je réussi à faire perdre son calme tout relatif à Genma. Par contre, impossible de savoir si j'avais réussi à faire en sorte qu'il ait ce tic dans l'œil qu'il avait quand il était énervé. Fichu masque.

-Sale gosse ! J'ai que sept ans de plus que toi !

Il commit là une erreur de débutant impardonnable – autrement dit, de débutant mort - : il tourna le dos à son adversaire. Lequel en profita pour lui faire un balayage de toute beauté, qui résulta en un atterrissage peu gracieux.

-9.8 pour le balayage, 4 pour l'atterrissage.

-9.9 pour le balayage.

-3 pour l'atterrissage. Gen', tu rouilles.

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La séance d'entraînement se résuma à des matchs un contre un en comptant les points. C'était l'idée de Genma et Obito au départ. Qu'est-ce que j'avais pu les trouver stupides alors. Maintenant, c'était une tradition. Et puis, ça aidait à mieux se connaître et à pouvoir savoir quand et comment compter les uns sur les autres.

Genma en avait fait une institution. Le lendemain – ou le jour – de la date anniversaire d'Obito, on s'arrangeait toujours pour se faire ces matchs, sans avoir besoin de les organiser. Cette année, la présence de Zabuza et Haku était… a nice change. En lisant entre les lignes, underneath the underneath, c'était aussi un signe qu'ils avaient été acceptés entièrement dans l'équipe.

Ca faisait bizarre de voir Haku en uniforme aussi… mais, man, il savait comment se battre. 'Jamais s'arrêter à l'apparence', on en avait une illustration parfaite là.

Lorsque l'on sortit des vestiaires, habillés comme n'importe quel adolescent – okay, peut-être pas Haku… mais c'est une autre histoire- et que l'on se dirigea vers les parkings, on en profita pour passer par les couloirs de l'Info. Des fois qu'il y aurait du nouveau.

Je crois que les trois quarts des effectifs administratifs étaient présents. Et ils avaient tous l'air très très occupés. On y resta pas plus longtemps que nécessaire. Ibiki était là aussi.

Ibiki Morino est le genre de type que vous ne souhaitez pas à votre pire ennemi de rencontrer, et que vous êtes très content – voire extatique - d'avoir pour ami. Ibiki est le type que même les civils évitent inconsciemment, et que les flics quelques fois appellent lorsqu'ils ont des aveux à faire cracher à des personnes particulièrement récalcitrantes et tête de mule. Personnes qui en général se mettent à table après cinq minutes dans la même pièce que lui à se regarder en chiens de faïences.

Ibiki au boulot, sur une affaire brûlante qui insulte sa conscience professionnelle – il devait être en train de se maudire pour ne pas y avoir pensé plus tôt mais hé ? qui irait chercher des liens entre le roi de la pègre et le type qui a fait de la lutte contre la criminalité son cheval de bataille, et pas que comme argument de campagne électorale ?- , vous ne le dérangez pas. Sous aucun prétexte. Même moi je ne le dérange pas et pourtant je lui fais pas mal de trucs qui seraient sanctionnés d'une peine de mort pour d'autres. Bah, quand vous pensez que le type a changé vos couches et a dû vous babysitter – entre autres -, ça immunise un minimum contre les regards glacés qui donnent envie d'aller voir si l'enfer n'est pas chauffé.

On se tira en vitesse. Dans le couloir, une pile de papier à pattes nous croisa – le bout de tête qui dépassait m'était familier. Kodia.

-Kakashi, kesta foutu encore ? Elle a même plus le temps de me jeter !

-Va bosser Kodia, Ibiki attend.

Le vampire devint tout pâle comme un mort – voire encore plus – et traça.

Au parking, notre petit groupe s'arrêta devant deux voitures bien connues. Genma déverrouilla la sienne.

-Bon, qui monte avec moi ?

Sans un mot, Zabuza, Haku et moi, on se plaça derrière Raidou.

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Sitôt arrivés à l'appartement de Zabuza et Haku, ce dernier se précipita dans la moitié cuisine de leur salon, ouvrit et fouilla les trois-quart des placards et revint vers Zabuza et Genma qui venaient à peine de mettre les pieds à l'intérieur, une liste de courses dans les mains. Son copain leva un sourcil.

-Vu qu'il est encore tôt, j'ai le temps de cuisiner, je veux faire du sukiyaki mais il manque les nouilles, les champignons et les oignons et on a plus assez d'œufs ni de mirin. Vous allez les cherchez ? il lui répondit à la vitesse de l'éclair avec un grand sourire, en en les poussant tous les deux vers la porte.

Avant que Zabuza et Genma aient compris ce qu'il s'était passé, ils étaient déjà partis. Raidou eut un demi-sourire.

-Je parie qu'ils vont oublier la bière… J'y vais.

Avant que moi, j'ai pu comprendre le tiers du quart de ce qu'il se passait, j'étais seul dans l'appartement avec Haku.

-Tu me files un coup de main ? qu'il me fit avec un grand sourire.

Je posai mon blouson sur le canapé, et regardai –de loin – la tornade Haku dans la cuisine. Il finit par se calmer.

-C'était pas très discret comme moyen de tous les virer…

-Ca a marché non ?

Je ne répondis pas, me contentant de m'approcher de la zone de bataille – nommément, la cuisine.

-Kakashi…qu'est-ce qu'il s'est passé hier soir ?

La question me prit de court. Je me raidis inconsciemment. Un ange passa. A ce train-là, c'était tout le paradis qui débaroulait au-dessus de nos têtes. Haku détourna la tête, revenant à ses choux, carottes et tofu.

-Excuse-moi d'avoir été indiscret… c'est juste… c'est juste que Zabuza m'a raconté comment tu as été toute la semaine, et que même si on ne bosse pas souvent ensemble, tu ne n'interromps pas un job pour rien… Alors je m'inquiétais. Zabuza aussi, même s'il le montre pas.

Je respirai un grand coup, puis je souris. Difficile à croire que Haku était un mec des fois… là, il venait juste de me démontrer qu'il possédait une qualité peu commune chez les hommes nommée 'tact'. Il me faisait penser à Rin. Allez savoir pourquoi.

-Je vais finir par croire que tu es vraiment une nana…

Haku se retourna vers moi. Disbelief.

-Hein ?

Oh fuck, je l'avais dit à haute voix…

-Non, non, rien… je fis avec un sourire idiot. Puis je me ré-assombris.

-Pour hier… je préfère pas en parler… pas maintenant. Pas encore.

Haku hocha la tête. Une autre qualité rare dont il faisait preuve, c'était de laisser tomber la conversation quand il le fallait. Et une que je possède à merveille, c'est celle de détourner –pas toujours très subtilement - les conversations quand il le faut.

-Au fait, où et comment t'as appris à cuisiner ?

-… ça veut dire quoi ça ?

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C'était une bonne soirée, tranquille, entre potes, autour d'un bon dîner et d'une bonne bière. Une bonne soirée, ouais.

Sans se concerter, il y eut un toast – le premier – muet, à ceux qui ne pourraient plus partager ce genre de soirées. Je me sentis obligé de demander un autre toast – mais bien parlant celui-là. Je levais ma canette, ravalant the lump in my throat. The lump qui était en train de m'étouffer.

-A Obito.

Un muscle joua sur la mâchoire de Raidou, le regard de Genma se perdit brièvement dans le vague. Ils levèrent leurs bières aussi.

-A Obito.

-…A Obito.

Zabuza et Haku levèrent aussi leurs boissons, en support silencieux – je remarquai que Zabuza fronça fugitivement les sourcils en entendant le nom, mais ça n'était pas impossible qu'il ait déjà entendu le nom d'Obito dans les couloirs, parce que les chances qu'il ait travaillé avec lui était quasiment nulles.

Le reste de la soirée se passa bien, en notant que Genma avait décidé de raconter par le menu toutes les conneries qu'il avait pu faire jusqu'à ce que Raidou lui chuchote quelque chose à l'oreille qui le fit taire – sinon on en aurait eu pour toute la nuit – et que Haku, une fois un peu tipsy – note à moi-même : éviter de laisser de l'alcool à portée de main de Haku à l'avenir – nous harcela, Zabuza et moi, pour en savoir plus sur le 'type trop mignon d'hier soir, avec la cicatrice sur le nez'. J'aurais été Zabuza, je pense que je me serais un peu inquiété. Mais apparemment, c'était l'état normal d'un Haku avec un coup dans le nez. Je ne crois pas que j'ai envie de le voir plein…

Bonne soirée.

Raidou me ramena – le trajet fut silencieux, sauf lorsqu'il me demanda si je préférais dormir chez Rin. Je l'aurais bien teased to death là-dessus, mais la nuit très courte plus l'entraînement plus la soirée bien arrosée, je m'estimais suffisamment à plat pour dormir sans problèmes dans mon lit habituel – enfin, encore plus habituel que celui de Rin.

Je m'écroulai, comme prévu, comme une masse.

La dernière pensée qui me traversa l'esprit avant que je ne succombe dans les bras de Morphée, ce fut 'J'ai oublié de demander le nom du restau de son oncle à Iruka'…

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo Fin huitième partie OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Je sais, j'avais dit plus d'updates, je fais la fille sérieuse, y'a le bac… …'J'ai pas pu m'en empêcher' ? Et puis c'est l'ascension, y'a le temps…. J'aime Ibiki… l'est délire ce type… ( l'auteur décline toute responsabilités si les lecteurs commencent à se poser des questions sur sa santé mentale)

Blabla inutile de l'auteur : OMG j'ai trouvé Haku ! en live et tout… en cherchant une image sur mon ordi, je suis tombée sur mes fichiers de Dir en grey ( j'ai des tonnes d'images) et j'ai (re)trouvé des photos de Toshiya de je sais pas quel album ou clip, en robe, talons aiguilles, boa, clope, et dreads bleues. O.O C'est exactement Haku comme je le vois dans cette fic… c'est pas humain qu'un mec ressemble à ce point à une fille en étant à tomber raide sexy…Ca en devient vexant. (J'essayerai de mettre ces photos sur mon blog, le lien est celui de ma homepage)