Bonjour/Bonsoir à toutes et à tous!

Voilà le chapitre sept après ces semaines d'attente pour lesquelles je m'excuse platement (comme une assiette (ceux qui ont compris la blague bein... (pas besoin de lire la parenthèse, pour les autres(plate en anglais veut dire assiette (voilà... -'''' (PARENTHESE! (c'est tout ce que j'avais à dire))))))

Enjoy! (et pardonnez mon humour (et mes parenthèses (et ma schizophrénie (PARENTHESE!))))


Dirigé par Dumbledore, Harry mit ses robes de sorcier et attendit dans sa chambre l'arrivée des élèves les plus âgés puis rejoignit le hall devant la grande salle avec la consigne d'y attendre McGonagall qui devait arriver avec les premières années. Il entendit les autres élèves déjà installés et se demanda comment ils étaient. Il essaya d'imaginer la grande salle pleine, les quatre longues tables qu'il connaissait vides où étaient désormais assis les élèves par maison, et la table des Gryffondors, où il s'assiérait bientôt...

Rusard le concierge et sa chatte Miss Teigne étaient avec lui pour attendre le professeur McGonagall et les premières années, mais il ne faisait pas de remarque désobligeante à Harry, se contentant de marmonner dans son coin tandis que l'enfant attendait bien droit au sommet des marches.

Leur attente fut rapidement récompensée et ils entendirent bientôt des bruits de pas, vite suivis de l'apparition au bas des marches du professeur McGonagall accompagnée des premières années. Peu désireux de se faire remarquer, Harry voulut se fondre dans le groupe mais se retrouva aussitôt cerné de regards curieux. Les enfants autour de lui n'arrêtaient pas de murmurer entre eux, d'abord de façon hésitante mais une remarque fit monter très vite l'excitation du groupe jusqu'à ce que McGonagall intervienne.

« -ça suffit ! Calmez-vous tout de suite ! »

Les chuchotements décrurent immédiatement, mais un garçon blond s'avança d'un pas et prit la parole.

« -Professeur McGonagall, nous voulons juste savoir si c'est Harry Potter, fit-il en désignant Harry du doigt

-En effet, monsieur Malefoy, et je vous saurais gré de le laisser en paix, vous et tous les autres. Vous aurez toutes les informations que vous souhaitez en temps utile, et il n'est pas nécessaire de le harceler pour quelque chose dont il n'est pas responsable. Passons maintenant à une petite explication concernant ce qui vous attend à présent. »

Harry cessa d'écouter, sachant déjà comment ça se passerait pour lui, et préféra observer le groupe de premières années. À quelques pas de lui, un garçon roux le fixait comme s'il avait vu un fantôme, et le blond qui avait parlé à McGonagall ne le quittait pas des yeux non plus. Néanmoins, l'enfant était heureux de voir que la majorité des enfants avaient cessé de le dévisager et se contentaient d'écouter le professeur de métamorphose. Comme celle-ci finissait son discours, le regard de Harry fut attiré par un garçon un peu grassouillet au visage lunaire qui, apercevant un crapaud au sol, se précipita pour le ramasser et le serra dans ses bras en l'appelant Trévor.

Neville Londubat ramassa son crapaud et suivit le groupe de premières années qui entrait déjà dans la grande salle. Il était angoissé, et espérait de tout cœur entrer à Gryffondor. Sa grand-mère serait tellement déçue s'il n'y allait pas ! Et s'il était envoyé à Poufsouffle ? Il ne pouvait pas aller à Serdaigle, il n'était pas assez intelligent. Mais s'il allait à Serpentard ? Non, surtout pas, il ne pourrait pas... L'enfant serra davantage Trévor contre lui, arrachant un croassement de protestation au crapaud. Il n'entendit pas vraiment ce qui se dit après, trop angoissé pour prêter attention aux discours et à la chanson du choixpeau, dont il connaissait de toute façon déjà l'existence, ayant grandi chez les sorciers. Comme dans un rêve, il entendit McGonagall commencer à lire la liste des élèves, se rapprochant bien trop vite de son prénom. Puis ce fut son tour… Les jambes tremblantes il se leva pour se rendre vers le vieux chapeau, effrayé soudain par l'immensité de la salle et par les regards posés sur lui. Gryffondor, gryffondor, gryffondor... Courage ! Se morigéna-il intérieurement. Il ne pouvait pas reculer, il devait être courageux ! Dans ses bras le crapaud se vit encore davantage compressé, sans comprendre pourquoi, mais il garda le silence.

Avec révérence, le professeur de métamorphose déposa l'antique couvre-chef sur la tête de Neville. Les yeux soudain plongés dans l'obscurité – le chapeau était trop grand pour l'enfant et était descendu jusque sur son nez – l'enfant attendit son jugement tendu comme un arc.

« Et bien, et bien, qu'avons-nous là ? Un Londubat... Tu es bien inquiet, jeune homme, tu devrais prendre davantage confiance en toi... Gryffondor ? C'est vrai, tes parents y étaient... Mais pourquoi ne veux-tu pas aller à Poufsouffle ? Tu y serais bien là-bas, je pense qu'au vu de ton caractère actuel tu y serais plus à l'aise... Mais tu as raison, tu as aussi les capacités d'aller chez les lions, même si tu n'y crois pas toi-même. Tu veux y aller pour de mauvaises raisons, mais tu y as malgré tout ta place pour tes qualités. C'est pourquoi je vais t'envoyer, non pas à cause de ta crainte et de ton envie de reconnaissance, mais à cause de tes qualités… à...

GRYFFONDOR ! »

Soulagé comme jamais avant dans sa vie, le garçon enleva le chapeau de sa tête et rejoignit la table des rouge et or, chancelant sur ses jambes mais heureux. Il ne décevrait pas sa grand-mère. Il était un gryffondor ! Tout à sa joie, il manqua la fin de la Répartition et ne redevint attentif que lorsque Dumbledore se leva, se postant à côté de Harry Potter qui était demeuré seul devant l'estrade. D'un geste de la main, le directeur fit taire la rumeur qui s'était élevée à toutes les posa l'autre main sur l'épaule de l'enfant en un geste de réconfort.

« - Chers élèves, je vous demande de faire silence, j'ai quelques informations à vous communiquer concernant Mr Potter, ici présent. Vous avez tous entendu parler de lui et j'ose espérer que vous avez aussi constaté qu'il n'a pas été réparti. La raison en est simple : Harry Potter est un cracmol... »

Le directeur continua à parler mais sa voix était devenue inaudible sous le vacarme montant de toutes les tables. Malgré le choc causé par la nouvelle, Neville regarda le garçon à côté de Dumbledore et vit que celui-ci était tout rouge et incroyablement mal à l'aise. Comme il le comprenait ! Ça devait être horrible de se trouver ainsi, sur l'estrade, sous le regard de tous ces inconnus, cible de toutes les attentions... Rien que d'y penser, Neville se sentait déjà mal. Dumbledore fit un mouvement de baguette et tonna : « SILENCE ! ». Le résultat fut immédiat et le directeur pu enfin continuer.

« - Comme je le disais, Mr Potter est un cracmol, mais étant donné de ce qui s'est passé entre lui et Voldemort, il est nécessaire qu'il bénéficie de la protection de Poudlard et d'un enseignement minimum en magie. C'est pourquoi il suivra les cours en compagnie des premières années de toutes les maisons et accomplira, dans la mesure de ses capacités, le même parcours scolaire que vous tous. Il vivra à vos côtés sans appartenir à une maison et aura le droit de s'installer n'importe où pour manger, par exemple. Merci de votre attention. Harry, tu peux aller t'asseoir là où tu veux. »

Le plus vite possible Harry Potter quitta l'estrade tandis que le brouhaha s'élevait à nouveau et se dirigea sans hésiter vers la table des lions et Neville le vit avec stupéfaction se glisser sur le banc à ses côtés en lui adressant un sourire timide. Presque aussitôt cette portion de table qui avait été plutôt déserte fut surchargée de personnes qui entouraient Harry, et dès que le directeur eut fini son discours de début d'année l'enfant fut pressé de questions par les gryffondors qui voulaient aussi voir sa cicatrice, et il eût le plus grand mal à manger. Neville le regardait de temps en temps à la dérobée, sans oser lui adresser la parole. Sa grand-mère aurait sans doute aimé qu'il soit aussi populaire que son voisin de table, mais l'enfant était surtout soulagé de ne pas être la cible de ces attentions. Sans doute la vieille femme aurait-elle voulu aussi qu'il soit l'ami de Harry Potter mais d'une part, il était trop timide pour lui parler – pourquoi d'ailleurs lui aurait-il répondu ? – et d'autre part, il ne trouvait pas correct de vouloir être l'ami de quelqu'un juste pour sa popularité.

Tout à son observation de Harry Potter, Neville ne s'aperçut pas au premier abord que leur table n'était pas la seule à être houleuse. Ce fut seulement lorsque le professeur McGonagall se leva pour réclamer plus de calme qu'il s'aperçut que les autres tables prenaient bien leur part au brouhaha. En les observant plus avant, il constata que les serpents semblaient mécontents, tandis que les aigles semblaient échafauder des théories. Il ne fut pas capable de déterminer la teneur des discussions à la table des Poufsouffle, mais en les regardant il repensa aux paroles du choixpeau. Il aurait eu leur place chez eux, mais il avait quand même été envoyé chez les lions... Le vieux chapeau semblait le croire courageux... Il lui avait dit d'avoir plus confiance en lui.

À la table des professeurs, Severus observait sous un air impassible l'agitation dans la salle. Evidemment, les Serpentards n'avaient pas apprécié le choix qu'avait fait Potter pour s'asseoir, de même que leur directeur de maison d'ailleurs, mais lui était bien conscient qu'il s'agissait sans doute en partie d'une manipulation d'Albus : Il était trop intelligent pour se mentir. Pourtant, il pensait que Potter aurait dû choisir une position plus neutre, et s'installer plutôt chez les Serdaigle ou les Poufsouffle. Même si l'émulation qu'il a causée aurait été tout aussi conséquente, il aurait au moins évité de se mettra à dos les serpentards... Néanmoins, ce n'était pas le manque de clairvoyance de l'enfant qui l'agaçait le plus. Non, c'était sa façon de se comporter comme une star et de se réjouir au milieu de ses fans de sa popularité. On aurait dû le mettre à une table isolée, on aurait évité que monsieur prenne la grosse tête... Conservant son masque impassible, le professeur de potions s'appliqua à déchiqueter sa viande comme si elle lui avait fait une injure personnelle.

Le repas finit enfin par se terminer à la grande joie de Harry qui finissait par se sentir vraiment mal à l'aise du fait de l'attention qu'on lui portait. Il avait dû dévoiler sa cicatrice un nombre incalculable de fois, et surtout affirmer à une bonne centaine de reprises que oui, il était bien cracmol et que non, il ne signait pas d'autographe. Il aurait vraiment préféré manger son repas en paix et en silence, et peut-être aurait-il essayé d'engager la conversation avec son voisin de gauche, Neville, il lui semblait.

Il soupira et quitta la table à la suite des lions et se dirigea vers sa chambre pendant que les premières années formaient les rangs derrière les préfets.

Il était à seulement deux couloirs de la grande salle lorsqu'il entendit des pas derrière lui. Il faisait assez sombre et lorsque ceux qui le suivaient apparurent Harry vit que c'était des élèves plus âgés que lui mais il n'arriva pas à distinguer leur blason. L'enfant voulu les laisser passer et se colla au mur pour leur laisser la place, mais les grands s'arrêtèrent devant lui et l'un d'eux s'adressa à lui sèchement.

« -Alors, Potter, on est qu'un cracmol et on se croit tout permis ? T'es le chouchou de Dumbledore, c'est ça ? Tu te prends peut-être pour une star, mais tu t'apercevras bien vite que tu n'as pas ta place ici.

-Ouais, ici c'est un endroit pour les sorciers, pas pour des gamins incapables de magie !

-Tu es une dégénérescence du sang Potter, sans doute à cause de ta sang de bourbe de mère ! »

Harry ignorait ce qu'était qu'un sang de bourbe, mais au vu du ton il se doutait bien que c'était une insulte, et il ne voulait pas laisser insulter cette mère qu'il n'avait jamais connu mais qui avait sacrifié sa vie pour lui. Dans un comportement que Severus aurait qualifié de « stupidement gryffondor », Harry se précipita vers ses tourmenteurs, sans vraiment savoir ce qu'il allait faire en leur criant de se taire, mais ils se contentèrent de ricaner tandis qu'une force invisible le précipitait contre le mur de pierre du couloir.

« -Tu es incapable de te défendre, cracmol ! Tu ferais mieux de disparaître de cette école au plus tôt, tu n'as rien à faire ici !

-À moins que tu comptes te réfugier chez tes preux gryffondors ? Tu verras si le côté de la lumière est si beau pour un être comme toi... Profite bien de ta popularité Potter, elle ne va pas durer ! »

Et la seconde d'après les grands étaient partis dans le couloir, ne laissant derrière eux que l'écho de leur rires. Harry se releva lentement et repris sa route vers sa chambre, se méfiant de chaque flaque d'ombre. Il ne dirait rien car il savait d'expérience, avec Dudley, que se plaindre n'entraînerait que des représailles supplémentaires, et qu'on ne le croirait sans doute pas de toute façon.

Avant de s'endormir, il regarda longtemps le plafond de sa chambre, remarquant que peu à peu l'inquiétude le gagnait malgré toutes les merveilles du monde magique découvertes pendant l'été écoulé.


Voilà pour ce chapitre, j'espère qu'il vous aura été agréable, n'hésitez pas à me laisser vôtre avis dans vos reviews :)

Sur ce bonne semaine, on se retrouvera au chapitre huit qui viendra un jour (ou une nuit/soir/aube(rayez la mention inutile(parenthèse!)))