Bonjour à toutes!!

Un nouveau chapitre tout beau tout neuf! Je me suis éclatée à le faire celui-là même si j'ai pris un peu de temps... Mais pour ma défense, il est assez long!

Mes TPA d'amour, je me suis permise d'utiliser notre mascotte... Vous verrez bien, c'est just for you!

Au fait, il est bien évident que ces personnages appartiennent à S. Meyer. Un grand merci à elle pour les heures de pur bonheur passés en leur compagnie! (malheureusement, le Nutella ne m'appartient pas non plus à mon plus grand regret!)

Allez suivez-moi les belettes, c'est parti!


Chapitre 8

It was just that kiss from you

(parole de la très belle chanson de R. Saadiq en duo avec Joss Stone)*

Je retournais dans ma chambre et m'installais sur mon lit. Je venais encore de me mettre dans une situation ingérable.

Ecrire pour lui. Ecrire sur lui…

La situation se compliquait un peu trop pour moi. En même temps, il prenait des risques à vouloir jouer ainsi. Est-ce qu'il se comportait comme ça avec toutes les femmes qui croisaient son chemin ? Est-ce qu'il s'amusait à jouer les Casanova dès qu'il en avait l'occasion ? Je voulais croire qu'il se passait quelque chose de différent, mais je devais être réaliste, qu'est-ce qu'un homme comme lui pouvait trouver à une jeune femme comme moi?

Ecrire pour lui…

J'aurai bien fait tout ce qu'il me demandait d'ailleurs !

Je me frappais le front avec la paume de la main.

J'aurai bien aimé mettre mon cerveau en mode off pour quelques minutes et me sortir Edward Cullen de la tête ! Quand il s'agissait de mecs de toute façon, c'était toujours la même chose. Je faisais n'importe quoi, à croire que mes hormones prenaient le pouvoir. J'essayais désespérément de m'endormir, mais dès que je fermais les yeux toutes sortes d'images défilaient. Edward avec un masque, Edward se penchant sur mon cou avec un sourd grognement, Edward qui remontait ma cuisse avec sa main puissante...Edward...Edward...Edward...

Oh mon dieu...

J'allais finir par m'embraser dans ce lit.

Je me tournais et me retournais, le cerveau en ébullition pour enfin sombrer dans un sommeil agité et brûlant. Un rayon de lumière vint caresser mon visage alors que la porte s'ouvrait doucement.

"Bella ?"

"Mmmmm"

"Non, reviens…"

Au même moment, j'ouvris les yeux et me trouvais nez à nez, enfin nez à museau avec deux magnifiques yeux verts qui me scrutaient avec curiosité.

Je poussais un grand cri, alors que l'animal fit un bond de côté dans un miaulement contrarié.

"Mais ça va pas non ! Tu veux vraiment me rendre dingue ma parole ! Et puis, c'est…c'est quoi ça ?? criai-je en pointant le coupable en serrant nerveusement la couette contre moi, dernier rempart face à l'ennemi"

"Désolée Bella, il est rentré avant que j'ai eu le temps de l'arrêter."

Elle attrapa le chat qui avait tenté une approche sur mon lit. Il me fixait toujours de son regard émeraude.

"D'habitude il ne s'approche pas des étrangers, il est plutôt sauvage. Je ne pensais pas qu'il rentrerait avec moi."

Je passais une main dans mes cheveux, en tentant de me calmer.

"Je…Je ne suis pas une grande fan des chats, enfin disons qu'ils ne m'aiment pas trop en général donc…"

"Ne t'inquiète pas, il n'est pas méchant. Il est juste un peu lunatique et solitaire."

Comme pour approuver, le fameux chat ronronna doucement alors qu'Alice s'asseyait sur le bord du lit. Ses oreilles tournoyèrent et il se dégagea pour filer par la porte entrouverte.

"Il a sûrement entendu Edward. Ernest est raide dingue de mon frère."

"Ernest ?" répétai-je en pouffant

"Ben oui, interdiction de se moquer", rajouta-t-elle en tirant la langue.

"Et il n'était pas là quand je suis arrivée ?"

"Non, il fait sa vie. Monsieur est indépendant ! Il peut disparaître pendant des jours entiers et arrvier comme si de rien était un beau matin. Des fois, je me demande si Edward et lui ne sont pas une seule et même personne !"

Elle me regarda d'un air sérieux avant d'éclater de rire, me faisant sourire à mon tour. Cela commençait à faire beaucoup d'Edward autour de moi.

"Bon au fait, qu'est-ce que tu fais là Alice ?"

"Aujourd'hui c'est journée shopping indispensable. J'ai des invitations pour une vente privée chez Mac avec des leçons de maquillage. Et puis il y a deux ou trois petits hauts que j'ai repérés dans la nouvelle collection de…"

Elle fut interrompue par mon grognement. J'avais enfoncé ma tête dans mon oreiller.

"Ah non Bella ! Interdiction de faire ta mauvaise tête. Je te rappelle que nous avons un marché !"

"Tiens au fait, pourquoi est-ce que tu n'es pas en cours ?"

"C'est la semaine sportive ou un truc du genre, et hors de question que j'aille courir avec tous ces imbéciles. J'ai bien mieux à faire ! Allez, hop hop hop !"

"Mais..."

"Tu veux que j'aille chercher Ernest?" Dit-elle d'un air faussement menaçant

"C'est bon ! Je me lève."

Je me réveillais donc et pris une douche presque glacée pour me remettre en état de marche.

Je descendis les escaliers, en me préparant psychologiquement à revoir Edward.

Pourquoi est-ce qu'il avait toujours l'air de sortir d'un magazine de mode ?

Le pire c'était qu'il en avait parfaitement conscience.

Il portait un costume sombre qui semblait avoir été fait pour lui avec une chemise bleu ciel légèrement était adossé au comptoir de la cuisine, une tasse à la main, un peu comme la première fois où je l'avais vu. Ses mains couraient dans la fourrure sombre et soyeuse du chat qui ronronnait de plaisir en faisant des vas et vient sous ses doigts.

Dieu que j'aimais les chats en cet instant.

Dieu que j'aurai voulu me réincarner en cet animal, là tout de suite, même si pour cela je devais m'appeler Ernest.

Je ris doucement en repensant au nom de cet animal. En m'entendant, Edward leva son magnifique regard vers moi et me fit un sourire éblouissant.

" Bonjour Bella. Vous avez bien dormi?"

Je lui jetais un regard noir. Il savait parfaitement que je n'avais pas bien dormi. J'avais été totalement hantée par son maudit texte...

"Très bien et vous?"
"Merveilleusement bien", me répondit-il avec un petit sourire en coin, diabolique et indécent. "Qu'est-ce que vous allez faire aujourd'hui?"

"Je crois que c'est shopping, d'ailleurs si vous avez une idée pour me sortir de ce guêpier, je suis preneuse !"

"Malheureusement, on n'échappe pas à Alice", dit-il d'un air amusé.

L'intéressée débarqua justement à ce moment précis, affichant un air triomphant. Elle nous avait préparé un itinéraire shopping. Je jetais un nouveau regard désespéré vers Edward, plus amusé que jamais. Il haussa les épaules en signe d'impuissance.

"Au fait Alice, demain je vais faire une séance de photos avec Leah…"

Elle s'était figée en plein dans son élan d'explications de notre plan de bataille.

"QUOI ?! Tu vas enfin faire des photos avec Leah Clearwater ?"

"Oui c'est ça. Je pars pour quelques jours dans son ranch..."

Je voyais bien qu'il faisait exprès de paraître détaché et à voir la réaction d'Alice, il avait parfaitement bien ménagé son effet.

"Tu vas faire des photos avec Leah Clearwater ?" répéta-t-elle

"Je crois qu'on est en train de perdre Alice", murmurai-je à Edward

"Oui, j'en ai bien peur", me dit-il avec un clin d'œil. "Si ça t'intéresse, tu peux assister à la séance photo…"lui précisa-t-il

Il eut à peine le temps de finir sa phrase, qu'elle avait déjà traversé la pièce pour lui sauter au cou.

"Si ça m'intéresse, mais tu rigoles, je ne vis que pour le travail de Leah Clearwater !"

C'était la première fois que je les voyais aussi complices. Ils se ressemblaient tellement, aussi beaux l'un que l'autre.

"Et Bella, elle vient aussi n'est-ce pas ?"

"Hum Alice, je ne suis pas sûre que cela soit une bonne idée…"

"Si vous avez envie de venir, vous êtes la bienvenue," me répondit Edward

"Je vais y réfléchir, mais merci pour l'invitation."

J'attrapais le bol de céréales que je m'étais préparée mais avant de pouvoir avaler une bouchée, la tornade Alice attrapa mon bras pour me guider vers la sortie.

"Non, non, on déjeunera sur le chemin. Je dois absolument trouver les tenues idéales pour l'occasion !"

Je croisais une dernière fois les yeux rieurs d'Edward avant d'être tirée par le petit lutin diabolique qui avait décidé de faire de cette journée un Enfer !

Des heures et des sacs plus tard, Alice m'avait enfin accordée une pause. Assises devant un latte macchiato salvateur, nous regardions les gens passer à travers la vitre. Non, nous regardions les mecs passer.

"Oh Bella, regarde celui-là comme il est pas mal…"

"Lequel ?"

"Celui qui passe là, avec ses Ray Ban…"

"Ah oui, pas mal du tout…"

En même temps, j'étais tellement crevée que j'aurais pu dire oui à tout ce qu'elle disait.

" Bella, j'ai décidé de passer à l'offensive avec Jasper. "

Je souris en pensant à ce qu'il allait sans nul doute devoir endurer !

" Je crois que c'est déjà fait non ? " dis-je en repensant au fameux maillot de bain qu'elle avait mis plusieurs jours auparavant.

" Oui mais crois-moi, ce n'est rien face à ce que j'ai préparé !"

Elle me fit un haussement de sourcils mutin avant de reprendre son observation des spécimens à portée de regard.

Nous rentrâmes peu de temps après, totalement épuisées. Après un bain indispensable, j'allais attendre Alice qui semblait elle aussi avoir succombé à l'appel de sa baignoire. Je ne pus résister au plaisir de retourner dans la bibliothèque d'Edward. Je savais qu'il n'était pas encore rentré, Sue nous avait prévenues avant de nous laisser la maison. Je serrais ma clé dans mes mains, et, après avoir vérifier que la pièce était bien vide en collant mon oreille contre la porte, j'entrais. L'odeur de son parfum flottait encore, aussi sensuelle que dans mon souvenir. Je glissais mes doigts sur les meubles. Je caressais doucement sur le bureau, à l'endroit même où Edward s'était tenu la veille. Un piano immense recouvert d'une housse trônait dans un angle. Il faisait nuit lors de ma dernière visite, je ne l'avais pas vraiment remarqué. Cette nuit-là, je m'étais blottie dans le grand canapé en cuir qui me faisait face et j'avais dévoré son dernier livre, totalement envoûtée par sa plume. Je n'avais qu'à fermer les yeux pour revoir son beau visage. Même si la pièce n'avait plus ce charme mystérieux en plein jour, elle semblait dévoiler une nouvelle facette de ce personnage, un aspect plus doux et chaleureux comme ces rayons de soleil qui entraient paresseusement à travers les fenêtres. L'automne était déjà bien avancé et face à moi le ballet incessant des feuilles mortes offraient un spectacle hypnotique dans des nuances chaudes et orangées. La cour de la maison s'était parée de toute une palette chatoyante, dernière pause avant la blancheur hivernale.

Ernest se faufila entre mes jambes avant de sauter sur le bureau dans un miaulement charmeur. Il quémanda une caresse tout en ronronnant. Je laissais mes doigts suivre le soyeux de son épaisse fourrure, alors qu'il se tortillait avec délectation.

Je soulevais sa jolie tête et examinais avec attention ses yeux si verts.

" Si seulement tu pouvais parler…Je suis sûre que tu en aurais des choses à dire… "

Il ronronna de plus belle. A contre cœur, je quittais les lieux, pour aller rejoindre Alice. J'avais l'impression qu'en partageant cet endroit avec moi, Edward m'avait fait entrer dans son monde. Est-ce que je méritais sa confiance ? Après tout je n'étais là que pour le trahir…Je glissais la clé dans ma poche et la serrais une dernière fois avant de descendre les escaliers. Il y avait deux cuisines, une en extérieure totalement aménagée à la convenance de Sue et une autre ultra moderne dans la maison. Cette dernière était ouverte sur une grande pièce à vivre très lumineuse où nous prenions nos repas. Alice avait descendu tout un attirail de revues et de livres et les avait disposés sur la table.

"Voilà, tout ce que j'ai pu rassembler sur Leah Clearwater. Je ne sais si je te l'ai dit mais elle était au lycée avec Rosalie. "

Et elle passa plus d'une heure à me faire un exposé sur les différents photoshoot qu'elle avait réalisé. J'avais déjà entendu parler d'elle mais avec Alice cela devenait carrément passionnant et nous étions totalement absorbées dans nos photos lorsqu'Edward fit son retour.

"Bonsoir vous deux !"

" Bonsoir Edward ", répondit sa sœur avec un sourire alors qu'il lui embrassait le front

" Bonsoir!" répondis-je à mon tour

"Qu'est-ce que vous faites ? "

" Je montrais à Bella des photos réalisées par Leah pour qu'elle ait une idée de l'étendue de son talent. "

" Alors, vous en pensez quoi ? "

" Très beau… Et puis elle a un don pour capter l'âme de ses modèles… "

" Alice vous a dit qu'elle a des origines indiennes ? "

" Oui j'ai cru comprendre ça. "

" Elle a un rapport à la photographie qui est très mystique."

Les yeux d'Alice brillaient d'admiration alors qu'elle prononçait ces mots.

Edward jeta se veste sur un fauteuil et revint s'installer avec nous.

"Est-ce je peux me joindre à vous?"

" Bien sûr. "

Il stoppa net en remarquant le pot de nutella sur la table.

" Depuis quand est-ce que tu manges de ça ? Où sont passés tous tes beaux discours sur les calories et les méfaits du diable chocolaté ? " dit-il désignant le coupable

" Ah non, c'est pas moi, c'est Bella ! C'est une Nutella addict, je me demande même si elle n'est pas pire que toi ! "

Il leva un sourcil en ma direction, et je ne pus retenir un éclat de rire.

C'est pas vrai, il était fait pour moi cet homme !

"J'avais besoin de réconfort après cette journée!"

Alice me jeta un regard noir.

" Justement, vous avez passé une bonne après-midi ?", dit-il en attrapant un bout de pain au passage. Il le tartina avec délectation et le mit dans sa bouche…

Je rassemblais le peu de raison qu'il me restait pour détourner mon regard de ce spectacle un peu trop appétissant.

" Pas mal et vous? "

" Et bien shopping intensif et trucs de filles ! "

" Trucs de filles ?" demanda-t-il la bouche pleine

Pourquoi est-ce que je le trouvais si attirant même quand il faisait ce genre de choses ?

" Tu veux vraiment savoir Edward? "

Il leva les yeux au ciel avec un sourire.

" Pas vraiment en fait! Vous avez déjà dîné? "

" Non. On avait envie de commander des pizzas. "

" Si vous ne mourez pas de faim, je peux vous cuisiner quelque chose. "

" C'est ok pour toi Bella? Edward est un super cuisinier, ça vaut le coup d'attendre... "

Je sentis le rouge me monter aux joues alors qu'ils me fixaient tous les deux et bredouillais un "oui". Il se leva et commença à s'afférer en cuisine. Il disposa plusieurs légumes devant lui.

"Chinois, ça vous va ? "

" Parfait ! "

Alice me fit un clin d'œil.

" Tu peux me croire, c'est un super bon cuisinier… Il n'a pas souvent le temps de le faire, et c'est bien dommage… D'ailleurs, précisa-t-elle plus fort, tu as fait quoi aujourd'hui ? "

" Entretien avec un journaliste…Déjeuner avec l'organisatrice d'un gala de charité…enfin les réjouissances habituelles…. "

Je tendis une oreille plus attentive bien malgré moi.

" Mouais…Tu as vu Lauren ?"

" C'est mon attachée de presse Alice, c'est normal que je la vois… "

" Tu sais que je ne l'aime pas, c'est une vrai garce ! "

" Déjà tu ne parles pas d'elle de la sorte et même si c'était vrai, c'est la meilleure pour tenir éloigner certains parasites. »

" Au fait, c'est bizarre que tu aies accepté cette séance photo… "

" Que veux tu, les gens changent ! "

J'aurais pu jurer qu'il avait regardé en ma direction en prononçant ces derniers mots.
J'avais de plus en plus de mal à me concentrer alors qu'il était juste à côté en train de préparer le repas. Je devais vraiment arrêter de le regarder comme ça. Je ne pus m'empêcher de sourire en l'entendant siffloter. Alice reprit immédiatement l'air en se déhanchant furieusement. Je me sentais vraiment de trop dans ce tableau de famille. Mais qu'est-ce que je faisais là… Il fallait que je prenne une décision rapidement, où je jouais à fond la mission qui m'avait été confiée, ou… Ernest se matérialisa devant moi, me sortant de ma rêverie. Une nouvelle fois, je frôlais du bout des doigts la clé qui se trouvait encore dans ma poche. Je me levais et vins m'accouder au comptoir.

" Je peux vous aider? "

Il se plaça en face de moi et me décrocha un sourire incroyablement sensuel.

" On pourrait peut-être se tutoyer? "
" Bien sûr. "

J'avais du mal à avaler ma salive. La dernière barrière un tant soit peu professionnelle que j'avais tenté de laisser entre nous venait d'exploser en mille morceaux.

" Alors si tu veux m'aider, il va falloir que tu découpes certains ingrédients."

« Moi… un couteau… Pas sûr que cela soit une bonne idée ! » répliquai-je timidement en faisant le tour du plan de travail pour le rejoindre.

Il me regarda d'un air malicieux, avant de s'avancer.

Il n'allait quand même pas…

" Je te montre. "

Il passa derrière moi, et attrapa délicatement mes mains.

Et bien si…

Même s'il faisait bien attention à ne pas trop se coller contre moi, je pouvais sentir la chaleur de son corps contre le mien. Il avait à peine effleuré mes fesses et je sentais son torse contre mon dos. Je n'avais jamais été aussi près de lui. Son souffle m'avait effleuré à deux reprises mais jamais son odeur ne m'avait tant troublée… Son visage était tout près du près, par-dessus mon épaule. Il était bien plus grand que moi et j'avais juste l'impression qu'il m'enveloppait littéralement.

"Tu vois le secret c'est de bien positionner ses doigts…"

Le problème c'est que je n'arrivais pas à détacher les yeux des siens… Pourquoi ces simples mots avaient un tel pouvoir sur moi ? Je n'allais certainement pas survivre bien longtemps à ce traitement…

Heureusement il s'éloigna presque aussitôt et à en croire le petit sourire qu'il arborait, il savait pertinemment qu'il avait fait son petit effet. Etant donné l'état dans lequel je me trouvais, il ne valait mieux pas que j'approche une lame finalement.

" Et si je ne fais que du soutien moral ça te va? "

Il me sourit tout en s'activant. J'attrapais une petite cuillère et le pot de Nutella que j'avais rapatrié avant de m'installer sur le comptoir. Je m'en délectais lorsque je croisais le regard d'Edward posé sur moi.

"Tu ne vas plus avoir faim après ça?"

Je sortis lentement ma cuillère de ma bouche.

"Avec ça? Aucune chance !" demandai-je en agitant le petit bout de métal
"Complètement addict n'est-ce pas? "
" Totalement et irrévocablement! " répondis-je en reprenant une bouchée avec un léger soupir de plaisir.

Les yeux d'Edward prirent une teinte plus foncée. Je passais ma langue sur mes lèvres dans un lent mouvement gourmand. Il plissa les yeux et prit une profonde inspiration. Je ne pouvais m'empêcher d'imaginer le goût de ses lèvres alliée à la saveur chocolatée... La plus douce des gourmandises... Je me mordis les lèvres en réprimant un frisson.
Edward avait lui aussi perdu toute sa concentration ...Je lui jetais un nouveau regard avec un haussement de sourcil.

Edward 1

Bella 1

Il se racla discrètement la gorge et je ne pus m'empêcher de sourire de plus belle. Il était en position délicate avec sa sœur dans la même pièce. Je répétais les mêmes gestes avec une lenteur insoutenable. Il devait se tenir tranquille mais je sus que j'avais totalement réussi ma petite opération lorsqu'il se blessa très légèrement l'index. Il porta son doigt à la bouche en me jetant un regard assassin. C'était incroyable d'avoir cette complicité avec un homme que je connaissais à peine. Tout entre nous était chimique, déstabilisant mais déjà naturel.

Le portable d'Alice se mit à vibrer au son de Uprising. Elle décrocha et disparut à l'étage. Etant donné le sourire radieux qu'elle avait affiché, j'étais presque certaine qu'il s'agissait de Jasper. Ils avaient échangé des textos durant toute la journée, autant dire sur son plan était en marche. Je me retrouvais donc seule avec Edward...

Je le regardais évoluer, parfaitement à son aise dans cet espace.

« C'est marrant, je ne t'imaginais pas dans une cuisine… Ca ne cadre pas vraiment avec l'image…enfin tu vois… »

Je m'en voulais d'avoir dit tout haut ce que je pensais. J'espérais ne pas l'avoir vexé.

Il s'appuya contre le plan de travail en face de moi. Il avait un torchon nonchalamment déposé sur son épaule et toujours ce même petit sourire sexy.

« Ravi de pouvoir te surprendre… »

Changement de sujet. Vite.

« Alors, qu'est-ce que tu prépares de bon ? »

« Des légumes, un peu de poulet, de la sauce chinoise et le tour est joué ! »

« Ca a l'air plutôt pas mal… »

Au moment où il allait se mettre aux fourneaux, nous nous retrouvâmes plongés dans le noir le plus total. Alice hurla depuis sa chambre que tout allait bien de son côté et qu'elle était au téléphone. Edward avait attrapé son portable et farfouillait pour chercher des bougies. Je cherchais de mon côté un briquet dans un des tiroirs et l'aidais à rétablir un peu de lumière. Edward avait posé un chandlier au mieu du plus de travail. Il regardait l'ensemble de ses plats, sur le point d'être passés au wok.

"Bon et bien on dirait que ma démonstration est un peu ratée…"

"Cela risque d'être un peu difficile sans courant…On peut tout aussi bien les manger crues", dis-je en attrapant un morceau de carotte

Il me jeta un air dépité qui me fit sourire. J'avais repris ma place sur le comptoir.

"C'est sûr, mais c'est bien moins impressionnant que ce que je comptais faire."

"Et qui est-ce que vous comptiez impressionner M. Cullen ?"

Il me regarda droit dans les yeux avec cet éternel petit air malicieux.

"Etant donné que cela ne marche pas avec mes écrits, je voulais te faire découvrir de nouveaux talents."

Mon cœur venait de manquer un battement… Il fallait que je trouve quelque chose à dire…

"Tu devrais essayer comme ça c'est pas mal aussi", répondis-je en agitant le petit bout orangé que je venais de croquer

Avant que j'ai eu le temps de dire autre chose, il avait fait un pas vers moi, puis un autre, jusqu'à se retrouver entre mes jambes. A la lueur tremblante de la bougie je pouvais apercevoir les traits si parfaitement dessinés de son visage. Le temps s'était arrêté, comme si, à la faveur de cette coupure, les limites pouvaient enfin être franchies. Il posa une main à côté de moi, attrapa la mienne avec son autre main et croqua le légume en laissant ses lèvres effleurer le bout de mes doigts. J'avais de plus en plus de mal à respirer…J'avais l'impression que mon cœur battait directement dans mes tempes, essayant par tous les moyens de faire vibrer chaque parcelle de mon être.

"Humm oui, effectivement c'est juste délicieux," murmura-t-il tout contre moi

Il n'y avait peut-être pas de courant mais des centaines de signaux d'alarme scintillaient dans ma tête. Son visage était tout près du mien. Il enroula une mèche de cheveux autour de son doigt. Je passais ma langue sur mes lèvres. Je savais qu'il allait m'embrasser. Je voulais qu'il m'embrasse. Et pourtant un sursaut de raison me ramena à la réalité.

"A quoi est-ce que tu joues avec moi Edward ?"

J'avais retrouvé l'usage de la parole, par je-ne-sais quel miracle. Je croisais ses pupilles émeraude, mystérieusement ambrées par la lumière des bougies. Tout cela était irréel, trop intense pour être vrai…

Son nez caressait le mien. Son souffle caressait ma peau.

"Je ne joue pas Bella… Il se passe quelque chose entre nous… Je suis certain que tu en as conscience…"

"Je ne sais pas quoi penser…Tu veux quoi exactement, que je sois la prochaine fille sur ta liste déjà interminable de conquêtes ?"

"Tu crois que c'est aussi simple que ça ?"

"Pourquoi, ça ne l'est pas ?"

"J'imagine que c'est ce que tu dois penser de moi…"

Il me lança un regard désabusé avant de s'éloigner. Dans un mouvement vif, je rattrapais son bras pour l'attirer vers moi. Je m'emparais instinctivement de ses lèvres dans un baiser assoiffé et désespéré. J'enroulais mes jambes autour de sa taille alors qu'il glissait ses mains sur mes reins, pour me coller encore plus contre lui. Ma langue ondulait au rythme imposé par la sienne. Mes doigts se perdaient dans ses cheveux alors que je me cambrais encore plus contre lui. Il remontait mon haut pour partir à la découverte de ma peau et j'accueillis avec délectation la douceur de son contact dans le bas de mon dos.

Je pris son visage entre mes mains et fixais ses yeux, haletante.

"Ca ne veut pas dire que je veux être une fille de plus sur ta liste…"

L'intensité de son regard me suffit comme réponse. Je repartis de plus belle à l'assaut de ses lèvres, soupirant du plaisir de goûter enfin à cet homme qui me rendait folle depuis plusieurs semaines. Il se pencha dans mon cou, me respirant à plein poumons et embrasant chaque millimètre de mon être.

"Je rêve de cet instant depuis la toute première seconde où je t'ai rencontrée…murmura-t-il dans un souffle rauque. Tu étais juste irréelle pendant cette soirée chez Rosalie et l'autre soir…"

Il attrapa mon visage et planta ses yeux dans les miens.

"Est-ce que tu peux imaginer ce que j'ai ressenti en te voyant lire mon texte… Je n'ai jamais autant eu envie d'entrer dans l'esprit de quelqu'un, je voulais que tu vives pleinement ce texte, que tu ressentes grâce à mes mots ce plaisir que je ne t'ai pas encore donné physiquement…"

Je frissonnai en entendant cette promesse. Faire l'amour avec Edward… Je n'avais que ça en tête, là, maintenant, tout de suite. L'avoir en moi, sur moi, partout à la fois…Ses mains enserraient à présent mes hanches et ses deux pouces remontaient depuis mon nombril jusqu'aux galbes de mes seins. Ma peau ne vivait que pour ce contact. Ma vie entière était suspendue à ce toucher. Nos fronts étaient collés l'un à l'autre, nos deux souffles perdus dans le même gémissement.

Les bips des machines qui se remettaient en marche nous sortirent brutalement de notre étreinte. Le courant était revenu, la réalité reprenait ses droits. La lumière, pourtant douce, nous fit cligner des yeux. Il s'éloigna de moi à contre cœur, alors que j'essayais de remettre de l'ordre dans mes vêtements.

Je le regardais avec défi. Nous étions bien avancés maintenant.

Je tentais d'arranger mes cheveux qui avaient clairement repris le pouvoir et partaient dans tous les sens. Je n'avais qu'une envie, c'était de le prendre à nouveau dans mes bras, lui faire l'amour dans cette cuisine. Et la flamme qui dansait dangereusement dans ses yeux me disait qu'il en avait envie, furieusement envie lui aussi. Mais la raison avait repris le dessus.

"Ecoute Bella, je… "

"Ne rajoute rien Edward. Je pense qu'on devrait peut-être s'éviter, ça vaut mieux. "

" Je n'en ai pas envie et toi non plus " riposta-t-il d'une voix sourde

Je tentais de soutenir son regard mais j'en étais incapable.

Il allait s'approcher de moi, lorsqu'Alice dévala les escaliers à toute vitesse. Il se détourna vers les fourneaux et je fis mine de mettre la table.

Le repas se passa dans la bonne humeur même si j'avais du mal à supporter cette tension qui régnait entre nous. Tout était délicieux évidemment. Cet homme avait de multiples talents… Beaucoup trop parfait pour être vrai… Il n'avait rien à faire dans mon monde…

Je ne m'attardai pas et montai me coucher dans la foulée. Une douche glacée plus tard, allongée dans mon lit, je désespérais de trouver une solution à mes problèmes. Je ne tenais plus les reines de ma propre existence. J'allumais ma lampe de chevet. Ce n'étais plus des heures de sommeil que j'avais en retard mais bien des journées entières! La maison était calme, à part un miaulement à ma porte. Ernest se trouvait dans le couloir, cherchant une nouvelle fois des caresses.

"Je ne te vois pas pendant des semaines et d'un coup tu décides que tu ne peux pas te passer de moi ?"

J'étais accroupie près de l'animal qui ne cessait de ronronner.

"Je suis désolé s'il t'ennuie."

Deux pieds nus se trouvaient à côté de moi. Je n'avais pas besoin de me relever pour savoir qu'il s'agissait d'Edward.

"Il ne m'ennuie pas. C'est juste que je n'ai pas l'habitude, je ne sais pas trop comment m'y prendre avec lui."

"Il ne se comporte pas de la sorte en général…A croire qu'il est tombé sous ton charme"

Je relevais la tête vers lui. Il s'était appuyé contre le mur, la tête posée sur celui-ci. Il était simplement vêtu d'un bas de jogging gris et d'un t-shirt sur lequel on pouvait lire « I love vampires » en rouge sang.

"Sympa le t-shirt."

"Un cadeau d'Alice."

"Ravie de voir que je ne suis pas sa seule victime !"

Il s'accroupit à son tour et attrapa mon menton.

"Ecoute Bella, je suis sérieux. Je ne sais pas ce qu'il peut se passer entre nous mais j'ai pour habitude de vivre les choses pleinement, intensément… Dis-moi que tu ne ressens rien et j'arrête…"murmura-t-il d'une voix presqu'inaudible

J'étais évidemment incapable de lui répondre.

"Viens avec nous chez Leah…S'il te plaît…"

J'hésitais quelques secondes.

"Je viendrais…"répondis-je finalement, dans un souffle.

J'allais rentrer à nouveau dans ma chambre, lorsqu'il me retint.

"Bella attends…" murmura-t-il en s'approchant

Je perdais littéralement pied en le sentant aussi près de moi. J'étais enivrée par l'odeur de son parfum, par la chaleur de son corps qui irradiait contre le mien. Il mit une main sur le mur, contre lequel j'étais appuyée. La deuxième courrait sur mon cou avant d'attraper mon menton. Son regard était brûlant du désir qui n'avait cessé de circuler entre nous toute la soirée. Il se pencha sur moi alors que l'une de ses jambes glissait entre les miennes. Il s'empara de mes lèvres dans un mouvement à la fois passionné et doux. Ma bouche s'était automatiquement entrouverte et je laissais ma langue caresser la sienne dans un tournoiement sensuel. Ce baiser volé entre deux portes était sans doute l'un des plus intenses que j'avais expérimenté. Les sens totalement aiguisés, j'avais une conscience très nette de sa peau contre la mienne, je voulais même la sentir encore plus sur moi. Je remontais mes mains dans son dos pour le ramener au plus près. Il gémit doucement contre mes lèvres mais s'éloigna. Nous avions du mal à reprendre notre souffle.

Ecris… pour …moi, murmura-t-il dans mon oreille, d'une voix rauque et altérée par le désir. Il glissa son nez le long de mon lobe avant de s'en aller vers sa chambre.

Je rentrais dans ma chambre.

Une nouvelle douche glacée, et tout de suite.


Et bien comme vous l'aurez compris j'aime beaucoup, mais alors beaucoup une certaine pâte à tartiner ;-D

J'espère que vous avez passé un agréable moment à bord de Val Airlines, n'hésitez pas à me laisser votre avis avant de quitter l'avion!

Bisoux doux