Bonjour tout le monde ! J'espère que la rentrée de ceux qui étaient en vacances s'est bien passée et n'a pas été trop pénible... Pour ma part, elle se résume en fatigue et regain de motivation. Bilan mitigé, donc. On a été accueilli avec des DST et des retours de DST, de quoi passer une excellente première semaine... Enfin, j'espère parvenir à m'organiser suffisamment bien pour continuer à écrire et à poster. Pour ce chapitre, j'espère que vous l'apprécierez ; je vous souhaite une excellente lecture !
Ràr :
Ochoïka : Héhé, tu vas être contente, il y a un peu plus de dialogues cette fois ! Du moins, il me semble... :o) Je suis très contente que tu trouves Tom à ton goût, c'était l'un des défis que je devais relever pour l'écriture de cette fic. Garder un Tom in char. est plus difficile que je ne le pensais, et le faire évoluer... je me demande encore si c'est possible ^^ (enfin, pour la survie de ma fic il vaudrait mieux !) Réplique de Tom ? Réplique de Tom ? Qui te dit que Tom est dans les parages ?... Merci pour ta review !
Cmoa : J'espère que tes examens se sont bien passés ; pour moi la reprise, avec le peu de travail que j'ai fourni pendant les vacances, bon, euuuuh... voilà, quoi ! En tout cas je souhaite que ce chapitre te plaise. Merci beaucoup pour ta review, et merci de continuer de me suivre !
Bellasidious : Voilà la suite ! :o)
...~oOo~...
- Je crois que tu as parlé un peu trop fort, James, chuchota Rose.
Mais elle ne put poursuivre, car le serpentard en question s'était levé de sa chaise dans l'intention manifeste d'aborder le groupe. Il fut bientôt rejoint par Malefoy super-senior en personne, parfaitement reconnaissable à la blondeur de ses cheveux.
- C'est lui, murmura Lily à l'oreille de Rose. Le frère de Prince.
Tiens donc. Enchantée.
- Bonjour, salua-t-il avec un drôle de rictus. Pourriez-vous me rappeler vos noms, déjà ?
Plus sympathique tu meurs. Quoique, sa sœur pouvait éventuellement prétendre lui faire concurrence.
Avec un sourire forcé, Lily déclina de nouveau leurs identités, qui n'étaient en fait que leurs prénoms « slavisés ». Le rictus de Prince s'élargit.
- C'est drôle… Abraxas, tu ne trouves pas que ce Scorpian (1) te ressemble ?...
Quoi ? Depuis combien de temps avait-il écouté leur conversation ? Non, c'était un hasard pur… de même qu'il devrait mettre sur le compte du hasard l'étrange parenté qu'il percevait entre les deux Malefoy…
Abraxas Malefoy fronça les sourcils et son arrière-petit-fils se raidit sur sa chaise. James, Albus et Lily retenaient leur souffle. La gêne était plus que palpable une chose était sûre, si ce n'était pas déjà fait, Abraxas Malefoy n'allait pas tarder à comprendre que ces Bulgares n'étaient pas blancs comme neige…
- Qu'est-ce que tu entends par là, Thomas ? demanda-t-il d'ailleurs, manifestement pas sur la même longueur d'onde que son camarade.
Les yeux de Thomas Prince étincelèrent. Rose se crispa. Il avait tout entendu. Il les avait entendu dire qu'Abraxas Malefoy était le grand-père de Scorpian Volna, alias Scorpius Malefoy. Ils étaient perdus.
Rose se mit à réfléchir à toute allure aux arguments qu'elle pourrait servir à Thomas Prince pour le convaincre de garder le silence. Ils ne pourraient pas l'acheter, bien entendu quant à lancer un sortilège d'Oubliettes… s'ils se loupaient, les dégâts pouvaient être énormes… Peut-être en tapant très fort sur sa tête avec un objet très lourd ?...
- La blondeur est très répandue en Bulgarie, observa alors Malefoy junior dans une courageuse tentative de se tirer d'affaire. Ne vous basez pas là-dessus pour faire vos constats stupides, ajouta-t-il sèchement et sottement.
Aïe… « stupide » avait été le mot de trop, songea Rose en voyant le rictus de Prince s'effacer. Merlin, ils étaient vraiment dans de beaux draps… Les deux serpentard « d'époque » saisirent leur baguette avec une synchronisation parfaite.
- Ne jouez pas à cela, prévint James en s'emparant de la sienne.
- J'espère pour vous qu'à Durmstrang, les cours de magie noire sont à la hauteur de la réputation de l'école ! siffla Thomas Prince, visiblement furieux. Mais si vous vous êtes cachés de Grindelwald, c'est sans doute que vous étiez incapables de le servir…
Le visage de James devint livide et il eut un mouvement vers Thomas Prince, comme s'il allait lui sauter à la gorge. Par réflexe, Rose porta également la main à la poche de sa robe… et elle crut qu'on lui versait un sceau d'eau glacé le long de sa colonne vertébrale.
Sa baguette avait disparu.
Non. Ce n'était pas vrai. Ce n'était pas possible. Pas dans un moment pareil ! Elle ne pouvait pas avoir perdu sa baguette alors qu'elle n'était pas dans son époque ! Tout, elle aurait tout eu ! C'était trop, « on » ne pouvait pas en plus lui infliger ça… c'était injuste…
Elle avait l'impression d'avoir été frappée par la foudre. Elle n'entendit pas Jedusor qui calmait le jeu en bon préfet qu'il était, elle ne vit pas le regard menaçant qu'adressait au groupe Abraxas Malefoy, elle ne remarqua pas plus l'étrange sourire que Prince avait bizarrement retrouvé… sa baguette avait disparu.
Comble de la malchance, il était à peu près certain, quand on revoyait les choses rétrospectivement, que Rose l'avait perdue dans les toilettes des filles avant le voyage temporel. Ce qui signifiait qu'en 1943, elle n'avait pas de baguette du tout.
Et flûte.
...~oOo~...
- Comment as-tu pu ne pas t'en apercevoir ? gronda James alors qu'ils attendaient devant la gargouille qui masquait le bureau de Dippet – ne connaissant pas le mot de passe, ils étaient en effet réduit à espérer un miracle.
- On a fait de la théorie en DCFM, hoqueta Rose qui ne pouvait plus s'empêcher de pleurer, ses nerfs ayant définitivement démissionné. Et ensuite j'ai eu cours de botanique… je n'avais pas à me servir de ma baguette…
James soupira en secouant la tête de droite à gauche.
- Va falloir faire passer ça à Dippet, maintenant. J'espère pour toi qu'à Poudlard ils prévoient des baguettes de rechange…
- Je refuse de me servir d'une baguette prêtée !s'indigna Rose. Non mais vraiment ! Dans une situation pareille ! Nous aurons forcément besoin de la magie pour revenir dans notre époque, je dois être au maximum de mes capacités !
Pour qui se prenait-il ? Avait-il la moindre conscience de ce que pouvait représenter la perte de pouvoirs engendrée par un changement de baguette trop hâtif ? Non, bien sûr ! James Potter n'avait probablement jamais lu une seule page sur l'art des baguettes magiques… James Potter n'était intéressé que par le Quidditch et les filles de Gryffondor…
- Calme-toi, Rose, la pria Lily. James, ça va aller, elle ira sur le Chemin de Traverse le plus tôt possible, en journée, elle achètera une nouvelle baguette chez Ollivander… Peut-être même que la baguette dont se sert Rose dans le présent a déjà été créée, et qu'elle pourra la prendre…
- Mauvaise idée, grommela James. Si Rose achète cette baguette dans le passé, elle ne pourra pas l'acheter ensuite dans le présent. On va limiter là les dégâts.
- DIS DONC ! explosa Rose. Tu ne crois pas que tu es un tout petit peu mal placé pour me donner des leçons ? Nous avons eu une chance folle que Thomas Prince n'ait pas tout entendu ! Il continue à croire que nous venons de Durmstrang ! Mais toi, en imbécile fini que tu es, tu as bien failli répondre à sa provocation !
James s'apprêta à répliquer quelque chose, mais à cet instant, le miracle se produisit, la gargouille pivota, laissant passer un Dumbledore soucieux. Rose tenta de se calmer, mais sa poitrine qui se soulevait et s'abaissait à une fréquence singulièrement élevée la trahissait.
- Eh bien ? s'étonna-t-il en les voyant rassemblés et apparemment prêts à s'entre-tuer. Vous n'avez pas cours ? Pourquoi ces têtes… d'enterrement ?
Rapidement, Lily le mit au courant des événements récents – du moins, de la disparition de la baguette de Rose. Elle préféra ne rien dire au sujet de la dispute, et Rose en fut plutôt soulagée.
Dumbledore ne laissa transparaître aucune émotion, mais nul doute que cela représentait un problème supplémentaire dont il se serait fort bien passé.
- Montez, dit-il finalement. Le professeur Dippet s'occupera de cela. Mais à l'avenir, évitez de vous promener seuls dans les couloirs. Ce n'est pas très prudent.
- Bien monsieur, merci monsieur, répondirent-ils machinalement.
James, Albus, Rose, Lily et Scorpius gravirent l'escalier en colimaçon et frappèrent au bureau directorial.
Il fut convenu que Rose se rendrait sur le Chemin de Traverse le lendemain matin, puisqu'elle avait un trou de deux heures entre son cours de potions et son cours d'enchantements. N'étant pas majeure et Malefoy non plus, elle serait accompagnée par un professeur. Responsabilité civile oblige, avait précisé Dippet. Rose avait bien tenté de lui faire observer qu'au vu des circonstances, il n'était peut-être pas indispensable de prendre en considération ce détail, ce fut peine perdue.
...~oOo~...
Vingt minutes plus tard, Rose, toujours dépourvue de baguette magique, pénétra en compagnie de Malefoy dans la salle de potions. Elle adressa un bref signe de tête à l'homme bedonnant et aux cheveux couleur paille qui se tenait derrière le bureau et qu'elle n'eut aucun mal à identifier : elle avait entendu parler du professeur Slugorn par ses parents. Il était cependant parti à la retraite un an avant qu'elle n'entre à Poudlard et elle ne l'avait donc jamais vu autrement qu'en photographie.
Rose s'assit à côté de Malefoy, derrière Jedusor et Mulciber. Au moment d'ouvrir son livre à la page des ingrédients du philtre euphorisant qu'ils étaient supposés préparer, elle eut néanmoins un léger doute.
- Malefoy ?
- Mmmh ?
- Tu dors ?
- Oui.
- Ton bras, ça va mieux ?
- Non.
- Tu ne comptes pas m'aider, alors ?
- Je peux te lire le protocole, si tu veux.
- …
Résignée, mais pas tellement surprise, Rose se mit au travail. Devant elle, Jedusor avait déjà soigneusement pilé ses mandragores en une poudre remarquablement fine. C'était la première fois qu'elle voyait ses capacités surpassées, et elle était bien forcée d'admettre que, sous l'admiration, une petite chose la titillait, qui ressemblait fort à de la jalousie.
Lorsqu'il fallut prononcer l'incantation qui seule pouvait faire fondre les graines d'églantiers dans la préparation, Rose rencontra un nouvel os.
- Malefoy, ta baguette, s'il te plaît, chuchota-t-elle.
- Rêve, Weasley !
Rose poussa un long soupir.
- Malefoy, on ne va pas se faire remarquer en appelant Slugorn à l'aide, quand même !
- …
Rose s'empara de la baguette que lui tendait Malefoy et prononça la formule. Le résultat fut une illustration parfaite de l'utilité d'avoir à la main une baguette qui de préférence vous obéisse.
Le bruit de l'explosion n'avait pas été toutefois suffisamment fort pour alerter toute la classe, mais Jedusor se retourna.
- Un problème, Weasley ? interrogea-t-il à voix basse après avoir jeté un œil à ce qui restait du chaudron de Rose qui, de honte, se sentit illico virer au rouge souaffle. Non, attends, ajouta-t-il avant qu'elle eût pu marmonner une explication vaseuse, Mulciber, tu veux bien aller chercher la fiole de soude (2), s'il te plaît ?
Rose lui fut reconnaissante pour sa vivacité d'esprit. Elle attendit que ledit Mulciber s'éloigne et exposa très rapidement le problème, ses joues aussi enflammées qu'un phénix mort prématurément.
- Et ce crétin fini s'est blessé au bras droit, donc il ne peut pas se servir de sa propre baguette… bredouilla-t-elle enfin, mortifiée.
Le désastre engendré par sa potion n'était quand même pas complètement de sa faute, si ? Elle ordonna sèchement de se taire à la petite voix qui lui murmurait aimablement que ce n'était pas pourtant la première fois qu'elle réalisait un philtre euphorisant…
Jedusor eut un sourire amusé.
- On devrait pouvoir arranger ça.
Effectivement, il fit des merveilles. A la fin du cours, Rose avait terminé sa potion et en était plutôt satisfaite, allant presque jusqu'à admettre qu'elle-même ne s'en serait pas aussi bien sortie seule quand bien même elle aurait eu sa propre baguette en main.
- Merci, dit-elle à Jedusor alors qu'ils sortaient du cours.
- A ton service, répondit-il brièvement.
Pas très causant, finalement, songea Rose en le regardant s'éloigner, avec une pointe d'amertume.
...~oOo~...
Le soir arriva assez vite. Apparemment, si à l'époque de Rose ses professeurs n'étaient pas vraiment cléments avec les sixième année, en 1943, c'était pire. « Le niveau baisse, c'est affligeant », répétait sans cesse le professeur Longdubat à ses élèves. Rose pouvait maintenant certifier qu'il ne leur disait pas cela simplement pour les effrayer et les mettre au travail.
Elle avait une telle masse de devoirs qu'elle se demandait si elle n'allait pas sérieusement envisager de proposer à Malefoy un partenariat efficace, genre « tu m'apportes thé et biscuits sur mon bureau et moi je rédige le devoir de botanique pour deux ». Mais quelque chose lui disait qu'il n'aurait jamais accepté. Elle dut donc se résoudre à travailler malgré les protestations bruyantes de son estomac qui, il fallait l'avouer, ne favorisaient pas vraiment la concentration.
Un point positif : si elle devait s'immerger jusqu'au chapeau dans le travail scolaire, elle n'aurait pas le temps d'angoisser pour son avenir/présent/passé (entourer la mention qui correspond le mieux à votre point de vue sur la question).
Jedusor n'était pas là probablement préférait-il le calme de la bibliothèque à la salle commune bruyante des Serpentard. Eilen Prince, en revanche, avait fait son come-back dans la vie déjà fort mouvementée de Rose et cette dernière dissimula avec peine un soupir d'ennui en voyant sa si charmante compagne de chambre arriver vers elle dans l'intention manifeste de la soumettre à un questionnaire détaillé, comme elle l'avait promis la veille.
- Alors, Durmstrang ? C'est comment ? interrogea-t-elle, un petit rictus sur les lèvres.
- Eh bien… euh…
Un truc à dire, vite !
- … il y fait beaucoup plus froid qu'ici, avança Rose avec prudence.
Bon, ça aurait pu être mieux, mais c'était déjà ça.
Rose détailla la fillette qui la dévisageait sans retenue. C'était petite brune pas bien épaisse – Grand-Mère Molly l'aurait d'ailleurs sûrement qualifiée de « squelettique » –, au visage très pâle, constellé de taches de rousseur, et aux yeux d'un vert singulièrement clair mais malheureusement surlignés par d'épais sourcils qui lui donnaient un air à la fois méprisant et colérique, décrédibilisant quelque peu le sourire rayonnant qu'elle arborait en cet instant. Rose devinait qu'en dépit de son jeune âge, Eilen Prince savait manifestement manier l'hypocrisie avec art. On l'imaginait sans mal se composer une expression touchante de naïveté devant ses professeurs attendris dans le but d'excuser un retard ou un devoir non rendu peut-être même s'entraînait-elle déjà en vue d'objectifs beaucoup moins innocents… après tout, elle était à Serpentard et en soi, c'était quelque chose de significatif. D'ailleurs, son frère ne valait pas mieux qu'elle, songea encore Rose au souvenir de l'altercation passée.
- Vous apprenez la magie noire ?
Eilen avait parlé avec un ton presque enjoué, comme si sa question concernait un sujet aussi anodin que la météo. Rose échangea un regard perplexe avec Malefoy, qui en parfait gentleman prit le relais :
- Par les temps qui courent, répliqua-t-il avec un maigre sourire, c'est plutôt la défense contre la magie noire qui est de mise…
- Je vois, dit lentement Eilen. Vous parlez parfaitement l'anglais, comment l'avez-vous appris ? demanda-t-elle brusquement en les fixant d'un air qui aurait presque pu passer pour suspicieux.
Ma chère, tu commences à devenir un tout petit peu trop curieuse, pensa Rose.
C'était du reste relativement frustrant de voir que du haut de ses – allez, treize ans à tout casser, c'était Eilen qui menait la conversation.
Heureusement, Rose fut dispensée de répondre par l'arrivée inopinée et fort à propos d'une énorme chouette d'un gris perle rare qui s'engouffra avec un hululement perçant dans la salle commune par l'unique fenêtre ouverte. Elle fit un tour d'horizon remarquable (et remarqué) avant de laisser tomber une enveloppe sur les genoux de Rose, qui eut un petit sourire gêné pas du tout convainquant en voyant tous les regards pointés vers elle.
Sympa la discrétion.
En plus, la lettre venait de Dippet, si on en croyait l'encre verte qui brillait encore sur le papier.
- Excuse-moi, murmura-t-elle à l'attention d'Eilen qui mit un temps fou à comprendre que le tact le plus élémentaire, dans ces conditions, était de s'éloigner.
Rose déplia la feuille. Malefoy voulut lire par-dessus son épaule, elle le repoussa d'un geste impatient et prit tout son temps pour parcourir le contenu de la missive.
- Dippet est allé au Ministère, chuchota-t-elle finalement, un peu abasourdie par ce qu'elle venait de lire. Il a rencontré les Langues de Plomb et leur a parlé de nous.
- Quoi ? s'exclama Malefoy. Mais personne n'était supposé être au courant…
- J'imagine que puisqu'il s'agit des Langues de Plomb, ce n'est pas trop grave, ils sauront être muets à notre sujet, c'est leur boulot après tout. En tout cas, nous sommes attendus demain matin là-bas pour des « tests ».
- Des tests ? Qu'est-ce qu'il entend par là ?
- Aucune idée, répondit Rose en se mordant les lèvres.
Son orgueil lui interdisait de paraître inquiète devant Malefoy, même si elle n'en menait pas large. L'oncle Harry, qui travaillait au bureau des Aurors, avait parfois de brefs contacts avec ceux qui travaillaient au département des mystères, et ne les portait pas vraiment dans son cœur. D'après lui, le silence et le secret duquel ils s'entouraient les avaient tous rendus un peu dingues sur les bords, et Rose ne s'imaginait pas, mais alors pas du tout leur céder son cerveau pour qu'ils puissent le triturer à leur guise.
… peut-être fréquentait-elle trop la science-fiction moldue, songea-t-elle tout à coup. Après tout, Dippet ne les enverrait pas là-bas s'il n'avait pas la certitude c'était sans danger… du moins, c'était à espérer.
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Ni Rose ni Malefoy ne prononcèrent plus le moindre mot jusqu'à ce que James, suivi d'Albus et Lily, n'entre à son tour dans la salle commune, à présent presque vide.
- On est allé à la bibliothèque, expliqua-t-il immédiatement. On voulait essayer de trouver quelque chose…
Rose eut un petit rire nerveux. Les capacités de recherches de ses cousins la laissaient parfaitement sceptique elle doutait qu'ils sachent seulement se repérer au milieu des rayonnages consacrés aux matières qu'ils étaient supposés étudier. De surcroît, d'après sa propre fréquentation assidue de la bibliothèque, elle était pratiquement certaine qu'aucun des ouvrages habituellement consacrés au Temps n'aurait pu les aider – du moins pour ce qui concernait la section accessible des élèves. Leur optimiste était touchant, mais elle ne fit aucun commentaire – quoique son visage dût trahir sa morgue, car James parut soudain se renfrogner. Histoire de vite passer à autre chose d'autrement plus urgent, Rose leur tendit le mot de Dippet.
- Le Département des Mystères… commenta James l'air songeur. J'ai toujours rêvé de savoir ce qu'ils fabriquaient dedans.
- Ta curiosité te perdra, rétorqua Rose, profondément agacée par la légèreté avec laquelle James semblait prendre la chose. Je ne vois absolument pas comment ils pourraient nous venir en aide, de toute façon. D'ailleurs, sommes-nous certains que leurs intentions soient réellement aussi louables ?
- Rose, je sais que Ron n'aime pas beaucoup cet endroit, mais de là à virer paranoïaque…
- Et puis, ce n'est pas complètement absurde, il y a une salle consacrée au Temps, là-bas, intervint Malefoy à la surprise générale.
Finalement, le petit Scorpius n'était peut-être pas si inutile que ça…
- Comment sais-tu cela ? demanda Lily au bout d'un instant de silence.
- Vous l'ignoriez ? dit aussitôt Malefoy, paraissant décontenancé.
James, Albus, Rose et Lily échangèrent un regard perplexe.
- On ne devrait pas ? fit enfin Albus.
- Eh bien…
Rose s'aperçut avec stupéfaction que Scorpius Malefoy rougissait. Enfin, « rougir » était peut-être exagéré disons que sa peau d'ordinaire aussi pâle que celle de Nick-Quasi-Sans-Tête prenait enfin une couleur à peu près humaine.
- Je veux dire… avec vos parents qui sont tous au Ministère… laissez tomber, finit-il par marmonner. Bonne nuit.
Et il monta à son dortoir sans attendre la réaction des autres, qui restèrent un instant silencieux, méditant cet étrange comportement pas très Malefoyen.
- OK… fit James, un sourire goguenard naissant sur ses lèvres. Il est encore plus timbré que je ne croyais. Vous êtes vraiment sûrs qu'aucun d'entre vous ne lui a jeté un sortilège de Confusion ?
- Oublie, conseilla Lily qui semblait passablement énervée.
L'atmosphère s'empesait. C'était normal, songea Rose le stress augmentait à chaque heure qui passait, et personne encore n'avait osé formuler la question que tous se posaient : rentreraient-ils un jour chez eux ?
- On devrait se mettre au travail, proposa-t-elle, bien que consciente qu'elle ne faisait pas là preuve d'une grande originalité pour détourner la conversation. Si nous ne rendons pas nos devoirs faits avec un minimum de sérieux, nous nous ferons remarquer.
Au moment où elle disait ces mots, elle constata avec un regret immense que si elle allait au bout de son raisonnement, elle serait en plus obligée de rédiger à la place de Malefoy, qui visiblement n'avait pas l'intention de se donner du mal. Un vrai boulet. Dans une situation pareille, ça promettait.
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(1) Scorpian. Ne vous moquez pas ! C'est pas de sa faute, c'est la mienne… Je voudrais vous y voir, d'abord. Comme si c'était facile de détourner les prénoms. Parce que je vous signale que je tiens à ce que mes lecteurs s'y retrouvent lorsque j'utiliserai leurs identités d'emprunt, alors je préfère ne pas utiliser des prénoms trop éloignés des originaux.
A titre d'info : Rose, c'est facile, ça donne Rosa.
Lily, c'est Lisa, le diminutif de Alissa.
James, c'est Iasha (James = Jacques en anglais, Jacques vient de Jacob qui se dit Iakob en russe, dont le diminutif est Iasha. Les Russes aiment beaucoup les diminutifs.)
Albus donne Albert (prononcez « Albierte » je suis à peu près certaine que l'origine reste occidentale, mais c'est un prénom qui est donné en Russie. D'un autre côté, Albus signifie « blanc » en latin, et blanc se dit « bieliy » en Russe, or je ne vois aucun prénom slave se rapprochant de cette racine… si quelqu'un en connaît, je suis preneuse !)
Et donc Scorpius donne Scorpian (prononcez « Scorpiane »). Ce prénom n'existe évidemment pas. N'appelez pas vos futurs enfants « Scorpian ». Je pense qu'ils pourraient se faire remarquer, plus tard, dans la cour de récré. Mais vous faites ce que vous voulez.
(Pour les réclamations, voir le petit encadré en bas.)
(2) J'ai dit quoi, de la soude dans une potion euphorisante ? Nooooon attendez, c'est une erreur ! Tom, repose ça tout de suite ! Il est strictement interdit de verser des substances hautement irritantes dans les chaudrons de ses petits camarades, même s'ils sont à Gryffondor !
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Une chtite review pour la route ?...
