Voici le nouveau chapitre :-) Bonne lecture :-)


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L'appartement de Katherine lui ressemblait en tout point, se disait Stefan en observant attentivement les tentures foncées et la décoration à la fois féminine mais sobre.

– J'ai fait quelques modifications après ton départ, expliqua Katherine en apportant deux verres, l'un rempli de sang humain, l'autre rempli de sang animal.

– Je vois ça, répondit Stefan avec un sourire approbateur.

Il s'était contenté de l'aider à déplacer les meubles et lui avait laissé le soin de la décoration. Même si Katherine n'avait pas besoin de son aide, étant donné sa force physique, Stefan avait apprécié de pouvoir passer du temps avec elle, loin de toutes ces histoires surnaturelles.

– J'ai fait des réserves pour toi, c'est du chevreuil, expliqua Katherine comme Stefan reniflait son propre verre.

– Merci.

Stefan était surpris que Katherine ait pensé à de tels détails : après tout, elle ne lui devait rien, c'était plutôt lui qui lui devait le fait d'être libre du coffre où Silas l'avait jeté.

– A quoi penses-tu ? demanda Katherine, en penchant légèrement la tête pour mieux observer Stefan qui se taisait.

– A nous.

La jeune femme ne s'attendait pas à un tel aveu.

– Je repense à tout le chemin qu'on a fait depuis 1864, ajouta-t-il comme elle ne répondait pas. A cette époque, je t'aimais sincèrement, et j'ai envie de croire que tu m'as aimé aussi.

– Bien sûr que je t'ai aimé, répondit Katherine, les souvenirs défilant devant ses yeux.

– Alors pourquoi ? demanda Stefan. Si tu m'aimais, pourquoi as-tu voulu avoir Damon également ?

– Parce que je suis comme ça, Stefan, dit simplement Katherine, l'air désolé. Je suis une personne égoïste, je prends ce que je veux, et je vous voulais tous les deux.

– Je vois, dit Stefan en jouant avec son verre vide entre ses mains.

– Tu ne peux pas me blâmer pour ça, pas toi ! s'écria Katherine, blessée par l'expression qui était apparue sur le visage du vampire. Elena fait exactement la même chose, elle joue avec vos sentiments, et tu continues à l'aimer, alors je ne vois pas pourquoi moi je devrais avoir honte !

Stefan posa son verre sur la table.

– Je n'ai jamais dit que tu devrais avoir honte.

– Pourtant, je reconnais cet air sur ton visage.

Réalisant qu'elle avait raison, Stefan sourit tristement.

– J'avoue, tu as vu juste, mais ce n'est pas ton comportement qui est en cause, répondit-il. Je me demande parfois si Elena m'a vraiment aimé, ou si c'est juste une malédiction liée aux döppelgangers.

– Stefan...

– Laisse-moi terminer, s'il te plait. Je n'arrête pas de me poser des questions sur ma vie depuis que Quetsiyah et Silas ont débarqué. Et si je n'étais rien ? Et si je n'avais pas le droit d'être heureux, d'être aimé, parce que je suis le double de Silas ?

– Ne dis pas ça, murmura Katherine en s'approchant lentement de lui.

– C'est une malédiction, dit Stefan à voix basse. Je ne suis peut-être pas destiné à être heureux, car mon existence ne sert qu'à détruire Silas, pas à exister en tant que personne. Je suis juste un pion, et c'est Quetsiyah qui joue la partie.

– Personne n'est sur terre pour mourir, Stefan, dit Katherine en rapprochant sa tête de celle de Stefan.

– Tu n'en sais rien, répondit le vampire, troublé par leur proximité.

Leurs bouches se touchaient presque, mais aucun des deux n'osait franchir les quelques centimètres qui les séparaient.

– J'étais destinée à mourir, chuchota Katherine, sa bouche contre celle de Stefan. J'étais le plan des sorcières pour que Klaus se transforme sans pouvoir créer d'hybrides.

– J'étais destiné à mourir, répéta Stefan sur le même ton. Je suis le plan de Quetsiyah pour tuer Silas ainsi que toutes les créatures surnaturelles.

Dès qu'il avait eu un moment, Stefan avait téléphoné à Katherine pour la prévenir des vraies intentions de Quetsiyah : il ne savait pas pourquoi, il avait juste eu envie de lui en parler et avait agi impulsivement.

– Je m'en suis sortie, répliqua Katherine sans éloigner son visage de celui du vampire. On vaincra Silas, Quetsiyah, et on éliminera toute personne qui se mettra en travers de notre chemin.

– Tu es optimiste, répondit le vampire en glissant ses mains dans les cheveux de Katherine.

Les mains de Stefan maintenaient la tête de Katherine, doucement et fermement à la fois.

– Qu'est-ce que tu fais ? demanda Katherine en fermant les yeux pour se laisser envahir par le parfum de Stefan.

– J'essaie de répondre à une question qui m'obsède depuis longtemps.

– Laquelle ? demanda-t-elle en ouvrant les yeux.

– Est-ce que je devrais t'embrasser ou non.

Katherine avala sa salive avec difficulté.

– Je... je pense que tu devrais le faire, dit-elle en plongeant ses yeux dans ceux de Stefan.

– Je le pense aussi.

Avec une lenteur étonnante pour un vampire, Stefan avança sa tête vers celle de Katherine : il voulait que ce moment dure, et graver chaque instant dans sa mémoire. Lorsqu'il posa ses lèvres sur celles de Katherine, c'était comme s'il était de retour des années en arrière. Les baisers de la jeune femme n'avaient pas changé, il pourrait facilement reprendre goût à l'embrasser pendant des heures, comme ils le faisaient avant.

– Laisse-moi te montrer comment j'ai décoré la chambre, murmura-t-elle entre deux baisers.


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– Tu ne crois pas qu'on devrait aller chez Bonnie ? demanda Klaus à Quetsiyah, qui regardait par la fenêtre.

– Pour quelle raison irais-je chez elle ?

– Parce que tu n'arrêtes pas de tourner en rond, et je parie que tu ne te mettras pas à le recherche de Silas tant que tu ne lui auras pas parlé ! s'énerva l'hybride. Ce que vous pouvez être sentimentales, vous, les sorcières !

Klaus croyait que c'était la raison pour laquelle elle n'était pas encore partie à la recherche de Silas ? se demanda Quetsiyah. Tant mieux, cela lui évitait de devoir mentir : elle devait gagner du temps, Hayley arrivait bientôt au terme de sa grossesse. Quetsiyah devait réussir à garder Silas en vie jusqu'à la naissance du bébé, sans que Klaus ne se doute de quoi que ce soit.

– Ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de pouvoir rencontrer ses descendants, répliqua Quetsiyah. En plus, elle pourra peut-être m'aider à localiser Silas, mentit-elle.

– Très bien, capitula Klaus, mais si dans une heure elle n'est pas là, je vais la chercher moi-même.

– Fiche-lui la paix, Klaus. Elle viendra quand elle sera prête.

Même si Quetsiyah était pratiquement certaine que Bonnie n'avouerait pas devant elle et Klaus que Stefan était le double de Silas car elle voulait protéger son ami, elle craignait que Klaus n'hypnotise Bonnie pour lui soutirer des informations. Quetsiyah aurait préféré que Klaus n'assiste par à leur entrevue mais il n'avait pas l'air décidé à la lâcher d'une semelle.

– Tu peux rentrer chez toi, je ne retiens pas, ajouta Quetsiyah.

– Je t'ai dit que je ne te laisserai pas seule ici ! Qui sait ce que tu manigances, insinua le vampire.

– Je te l'ai dit, répondit la sorcière avec un soupir, je veux tuer Silas.

– Hé bien fais vite ! Des choses importantes m'appellent ailleurs.

Klaus songeait à Hayley et au bébé : même si Elijah avait dit qu'il se chargerait de veiller sur eux, l'hybride ne faisait pas confiance à Marcel.

– A la Nouvelle-Orléans, c'est bien ça ? demanda innocemment Quetsiyah.

– Qui t'a parlé de ça ?

– Personne, mais les rumeurs se répandent rapidement, même de l'Autre Côté.

– Où étais-tu, exactement ? Et pourquoi ne voyais-tu pas ce qu'il se passait ici ? demanda Klaus avec curiosité.

– Parce que je suis vieille, répondit-elle. L'Autre Côté est composé de plusieurs... de plusieurs dimensions, si je peux employer ce mot. J'étais dans une dimension où je ne voyais rien, je n'entendais que des murmures : c'était mes fidèles amies sorcières qui essayaient de communiquer avec moi.

– Donc plus une sorcière est vieille, moins elle est capable de savoir ce qu'il se passe de ce Côté ?

– En quelque sorte, mentit Quetsiyah.

Elle ne voulait pas avouer à Klaus qu'elle s'était retrouvée dans cet endroit car elle avait tellement abusé de l'expression que cette magie avait pris le contrôle de tout son être et qu'elle avait commis des actes abominables.

– Je pense qu'elle ne viendra plus, dit Quetsiyah, désireuse de couper court à la conversation. J'irai voir Bonnie demain, je vais dormir.

– Très bien, répondit Klaus en la suivant vers la chambre.

– Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-elle, sur la défensive.

– Tu le vois bien, non ? Je te suis.

– Si tu crois que je vais te laisser faire...

– Je n'ai pas l'intention de partager ton lit, la rassura-t-il, mais je monterai la garde devant ta chambre toute la nuit.

Agacée par son sourire, Quetsiyah entra dans la chambre et claqua la porte : elle avait vraiment hâte d'être débarrassé de lui, ainsi que des autres.


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– Alors, Elena, quel est ton choix ?

Les mains dans les poches, Silas regardait Elena lutter intérieurement : elle avait envie de sauver Caroline car elle en voulait à Bonnie, mais sa raison lui disait que c'était mal.

– Je... je ne sais pas, tu ne peux pas me demander une chose pareille ! s'exclama-t-elle, faisant de son mieux pour ne pas céder à sa jalousie envers Bonnie.

– Ce n'est pourtant pas compliqué, dit Silas en levant les yeux au ciel, Bonnie ou Caroline ?

– Ce sont mes amies, pourquoi est-ce que tu me demandes de choisir ? J'en suis incapable !

– Tu sais quoi ? Tu as raison, reconnut Silas, le choix est trop dur : je vais les tuer toutes les deux.

– Non !

– Alors donne-moi une réponse, Elena !

Les yeux plein de larmes, Elena baissa la tête.

– Donne-moi du temps, s'il te plait, sanglota-t-elle.

– Le temps est un luxe qu'on ne peut pas se permettre, répondit Silas. Plus le temps passe, plus les chances qu'Hayley accouche d'un jour à l'autre augmentent. Si Bonnie ne vient pas à la Nouvelle-Orléans avec moi...

– J'irai avec toi, le coupa Elena.

– Quoi ?

– Laisse-moi prévenir Bonnie qu'elle est en danger, sauve Caroline, et je t'aiderai à te débarrasser de l'hybride, dit Elena avec détermination.

Pour la première fois depuis qu'il l'avait rencontrée, Silas ressentit du respect pour Elena : il était persuadé qu'elle ne parviendrait pas à résister à sa jalousie, mais elle avait réussi à la surmonter et était prête à risquer sa vie pour sauver ses deux amies.

– C'est très honorable de ta part, admit Silas, mais tu ne me seras d'aucune utilité.

– Au contraire, tu as besoin de moi : tu peux te faire passer pour Stefan et prétendre qu'on cherche un moyen de sauver Caroline grâce aux sorcières de la Nouvelle-Orléans. Et je peux nous introduire auprès d'Hayley grâce à Elijah. Ils ne se méfieront pas de nous.

– C'est une idée...

Silas réfléchissait : personne à la Nouvelle-Orléans ne savait qu'il était le double de Stefan, et qu'Elena et lui fassent tout ce chemin pour sauver leur amie était tout à fait crédible. En plus, Elijah appréciait beaucoup Elena, comme en témoignaient les souvenirs qu'il avait lu dans l'esprit de la jeune femme.

– Malgré tout ce qu'il s'est passé entre vous trois, Stefan et Damon ne te laisseront jamais prendre un tel risque, réfléchit Silas.

– Qui a dit qu'ils avaient besoin de le savoir ?

Elle marquait un point, Silas devait le reconnaître.

– Laisse-moi prévenir Damon que Bonnie est en danger, explique-moi comment soigner Caroline et nous partirons cette nuit-même, si tu veux, déclara Elena d'une voix persuasive.

– Tu es sure de ta décision ?

Elena le regarda dans les yeux, l'air décidé.

– Plus sure que je ne l'ai jamais été.

– Alors très bien, nous partons aujourd'hui, mais si tu essaies de me trahir...

– Je ne te trahirai pas, l'interrompit-elle. Je ferai tout ce qu'il faut. Je veux juste que les choses redeviennent comme avant.

– Les choses ne redeviendront jamais comme avant, Elena, répondit Silas à voix basse.


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Damon avait hésité quelques secondes à décrocher quand il avait vu le nom d'Elena s'afficher sur son téléphone portable : il n'avait pas envie de recommencer à se disputer avec elle, mais il était quand même un peu inquiet et voulait savoir comme elle allait, c'est pourquoi il avait fini par décrocher. Elena ne lui avait pas laissé le temps de parler : elle lui avait tout de suite expliqué que Bonnie était en danger car l'expression était en train de s'emparer d'elle, et qu'elle risquait non seulement de perdre tout sens moral mais en plus de mourir à nouveau. Damon avait été surpris car Elena avait mis de côté sa douleur et sa jalousie pour le prévenir, et il l'estimait pour cela. Il lui avait ensuite demandé comment elle allait et Elena avait dit qu'elle avait besoin de faire le point et de s'éloigner quelques jours, et elle avait ensuite raccroché sous le regard approbateur de Silas.

Il était dévasté, il n'y avait pas d'autre mot pour expliquer ce que Damon ressentait à présent : tout ce que Bonnie et lui avaient vécu était donc faux. La jeune femme ressentait peut-être une légère attirance pour lui, mais elle avait été amplifiée par l'expression. Lorsqu'elle retrouverait son état normal – car Damon était bien décidé à ce que Bonnie redevienne elle-même – elle ne ressentirait plus ce lien entre eux, cette attirance qui était bien réelle pour Damon. Elle recommencerait à le traiter comme un simple partenaire, et Damon devrait prétendre qu'il ne se souciait pas d'elle, faire comme si tout allait bien, alors qu'il se sentirait mourir à l'intérieur. Impulsivement, Damon jeta son verre vide contre le mur : le vampire en avait marre de vivre de cette manière. A quoi bon être immortel s'il était condamné à être éternellement malheureux ?

– Damon, qu'est-ce que tu fais ? demanda Bonnie d'une voix encore un peu endormie.

Lorsque Damon leva les yeux vers elle, il faillit s'étrangler en voyant comment elle était habillée : Bonnie portait un short très court et collant, qui mettait en valeur ses longues jambes, ainsi qu'un t-shirt court qui ne cachait rien de ses formes.

– Tu sais quelle heure il est ? demanda-t-elle en baillant et en s'étirant en même temps.

Comme elle leva les bras pour s'étirer, son t-shirt se souleva et laissa apparaître son nombril, ainsi que son ventre couleur caramel.

– Pourquoi ? demanda Damon en regardant le plafond. Je ne suis pas un saint, je ne peux pas résister à ça !

– A qui est-ce que tu parles ? demanda Bonnie en fronçant les sourcils, totalement réveillée, à présent.

– A celui qui se fiche de moi-là haut, répondit Damon en tendant un doigt vers le ciel. Laisse-tomber, ajouta-t-il comme Bonnie le regardait sans comprendre, c'est entre lui et moi.

– Soit, répondit-elle, habituée au comportement fantaisiste du vampire. Pourquoi est-ce que tu fais autant de bruit ?

– J'ai cassé un verre parce que j'étais énervé, répondit-il en jetant un coup d'oeil vers les débris.

– Génial, merci beaucoup, soupira Bonnie en ramassant les morceaux de verre. Pourquoi étais-tu énervé ?

Elle se doutait de la réponse : Damon regrettait finalement d'avoir rompu avec Elena, il avait agi sans réfléchir, Bonnie connaissait la chanson.

– Je ne sais pas par où commencer, dit-il nerveusement. Elena m'a téléphoné.

« Évidemment qu'elle lui avait téléphoné », se dit Bonnie. « Elena devait être en pleine déprime ».

– Silas lui a dit quelque chose : d'habitude, je n'accorde pas de crédit à ce qu'il raconte mais il était un sorcier, il sait de quoi il parle.

– Viens-en au fait, je suis fatiguée, répondit Bonnie en étouffant un bâillement.

– Tu n'es plus toi-même, Witchy, lâcha brusquement le vampire. L'expression est en train de prendre le contrôle de toi.

– Qu'est-ce que c'est que cette histoire, encore ? soupira-t-elle, persuadée que c'était encore une invention de Silas.

– Je trouve que tu as un comportement étrange depuis quelques temps, avoua Damon, et tout s'explique maintenant !

– Tu dis n'importe quoi, je retourne me coucher ! s'exclama-t-elle en faisant demi-tour.

– Non, tu n'iras nulle part ! répondit Damon en la soulevant entre ses bras aussi facilement qu'une plume.

Le t-shirt trop petit de Bonnie se souleva comme Damon la prit dans ses bras, et il aperçut le ventre de la jeune femme dans son entièreté. S'il s'était écouté, Damon lui aurait enlevé ses vêtements : il en avait envie, elle en avait envie, pourquoi hésiter ?

Parce qu'il avait envie que ce soit vrai, entre eux, réalisa-t-il en la posant enfin sur le sol. Toute sa vie, il avait cherché une personne qui l'aimerait lui, pour ce qu'il était vraiment, sans aimer également son frère. Damon avait cru que Bonnie était cette personne, mais il s'avérait qu'il s'était encore trompé. Pourtant, cette fois, il avait vraiment eu en vie d'y croire : Bonnie possédait tout ce qui l'attirait chez une femme, non seulement physiquement mais aussi en ce qui concerne son caractère. Damon préférait les femmes fortes qui n'hésitaient pas à lui dire ce qu'elles pensaient, et que cela n'empêchait pas d'avoir envie de l'embrasser la minute suivante. Il voulait une femme forte mais capable de lui montrer son côté fragile, courageuse, puissante, attirante sans être prétentieuse, et, surtout, capable d'aimer.

Celle qu'il voulait, c'était Bonnie, réalisa-t-il avec tristesse.

– Pourquoi fais-tu une tête pareille? lui demanda Bonnie avec étonnement.


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Au même moment, à la Nouvelle-Orléans...

– J'ai l'air d'une baleine, se plaignit Hayley en s'observant dans le miroir avec une grimace.

– Vous êtes enceinte, c'est normal, répondit Elijah avec un sourire.

– Quand arrêtera-t-on de se vouvoyer ? demanda-t-elle en posant ses mains sur son propre ventre.

– C'est une marque de respect envers la femme qui porte l'enfant de mon frère.

Hayley soupira.

– Je n'ai jamais voulu ça, murmura-t-elle.

Avec douceur, Elijah lui prit les mains.

– Cet enfant est un miracle, Hayley, dit-il en insistant sur le dernier mot. Après toutes ces années où mon frère a rejeté son humanité, il y a enfin quelque chose qui peut le faire redevenir le Niklaus que j'ai connu autrefois.

– J'admire votre optimisme, répondit Hayley en secouant la tête, mais je doute que Klaus puisse changer.

– Il changera, insista Elijah. Croyez-moi, Hayley, cet enfant était la meilleure chose qui pouvait nous arriver.


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N.B. : l'histoire passe maintenant dans la catégorie « Crossovers » :-)