Auteur : Crazyitachi-la-malade-de-Shaka et Effy-chu pour m'être largement inspirée de plusieurs rps fait ensemble.

Disclaimer : Rien ne m'appartient, sauf Verlio et Ulrich

Couple : ZackXRufus

Quendie : je m'excuse humblement... ma boîte mail a fait des siennes et je ne sais plus si tu avais envoyé une review et pire... je ne sais plus ce que tu y disais... :'(

Avouez... Vous avez tous cru que c'était fini, hein? J'en suis sûre, faites pas genre 'je le savais!' XD

En fait, pour tout expliquer, cette fic devait avoir pour but "d'excuser" Rufus d'être le monstre qu'on a vu dans le jeu. C'était mon premier objectif. Seulement, la personne qui m'a lue et, je peux le dire, soutenue avant que je ne publie cette fic est une fan inconditionnelle des happy end, et comme je n'aime pas quand elle pas contente, hé bien j'ai fait une seconde fin !

Le nom de cette personne : Effy-chu ! (elle était déjà apparue dans le disclaimer pour ceux qui ont suivi! ^^')

Donc je vous livre ce chapitre 7 bis, qui suit directement le 6 en oubliant totalement les évènements du 7 (c'est-à-dire mort de Verlio, de Zack etc...)

Bonne lecture ! ^^


CHAPITRE 7

Où l'utopie et la réalité se confondent

Le blond était, en compagnie de son amant, sur une grande aire ressemblant peut-être à un parking, devant la garnison du SOLDAT. Il avait encore du mal à croire que tout allait s'arranger et qu'il allait vivre heureux avec celui qu'il aimait et Dark Nation, vestige de l'amour perdu de sa mère.

« Tu es vraiment sûr de vouloir le faire, Zack ?

- Évidemment ! »

Le jeune homme aux cheveux d'ébène éclata de rire.

« Séphiroth a ordonné très clairement que je devais te protéger plus que tout. Si pour ça je dois quitter le SOLDAT, je ferai !

- Merci. Jamais quelqu'un n'a fait ça pour moi. Merci.

- C'est normal ! Bon ! »

Le ventre plein et en pleine forme, Zack portait un énorme sac sur l'épaule. L'endroit était désert, il était encore tôt.

« On attend quoi, au fait ?

- Une camionnette. Un copain d'un copain va nous emmener quelque part et de là, on trouvera de quoi continuer jusqu'à destination.

- Ce que j'aime chez toi, Zack, c'est ta manière claire de t'expliquer…

- C'est mon charme ! Ah ! le voilà ! »

Une camionnette jaune claire s'était fait entendre. Elle n'avait pas l'air toute récente et, dans le coffre ouvert se battaient quelques outils échappés d'une antique remise. Zack s'approcha du conducteur qui ouvrit sa fenêtre.

« Salut Zack ! Monte vite.

- Ok ! »

Rufus hocha la tête. Il devait voyager dans un engin comme ce truc ? Il n'avait jamais pris que des voitures luxueuses et confortables et…

« Un problème, Rufus ?

- … Non… aucun. »

Zack sourit. Il savait exactement pourquoi l'adolescent restait pétrifié devant le vieux tacot. Il saisit Rufus à la taille et le prit dans ses bras avant de sauter à l'arrière et de s'asseoir.

« Zack !

- Ne t'inquiète pas pour ton confort ! Tu as toujours mes genoux pour t'installer ! »

Rufus rougit. Zack s'amusait à ça alors que quelqu'un les entendait… Dark Nation sauta dans la camionnette à son tour et vint se lover contre Zack. Elle aimait bien l'amant de son maître.

« Prêts les amoureux ?! On peut démarrer ?!

- Tout à fait ! Plein gaz ! »

Rufus baissa les yeux et admit un sourire conciliant. Il aimait bien, malgré ce qu'il disait, être traité ainsi. Comme quelqu'un de normal, comme un adolescent banal. Il posa sa tête sur son fauteuil autoproclamé, hem… Zack, et il ferma les yeux.

« Et… il y a combien de temps avant de rejoindre 'quelque part' ?

- Oh ça ! Au moins quatre heures…

- Tant que ça ?

- Et après encore six, mais en bateau, en train, en voiture et après un peu à pied. »

Rufus ouvrit de grands yeux.

« Quoi ?! Mais tu m'emmènes à l'autre bout du monde ?

- Exactement ! répondit Zack joyeusement, un endroit où personne n'aura l'idée de te chercher tant c'est perdu.

- …Et cet endroit a un nom ?

- Ouaip', ça s'appelle Gongaga !

- …

- C'est mon village natal, tu verras, y'a vraiment rien à faire là-bas, mais tu seras mieux qu'à Midgar.

- …Ton village natal…

- Qu'est-ce que tu as ?

- Ça veut dire que je devrais voir ta famille…

- Ça te pose un problème ? Ils sont très gentils, tu sais. En plus, je les ai quittés en disant que je ne reviendrais pas, alors s'ils me voient, ils seront très heureux et encore plus quand ils verront que j'ai ramené quelqu'un.

- Mais… je m'appelle Shinra, tu te souviens ? Shinra…

- Ah là là… Heureusement que je suis là. Tu n'auras qu'à dire que tu t'appelles Rufus, tout court.

- Mais…

- Ou si tu veux vraiment un nom, je te propose celui-là… »

Zack approcha sa bouche de l'oreille du blond et murmura tendrement :

« Rufus Fair, ça sonne bien, non ? »

L'adolescent se pétrifia avant de sourire comme jamais. Personne ne l'avait autant aimé. Jamais…

« Ça sonne terriblement faux, mais… mais ça me plaît plus que le précédent… »

Rufus déposa un baiser au coin des lèvres.

« Tu m'en vois ravi alors.

- Hé ! Les deux tourtereaux !

- Qu'est-ce que tu veux ?

- On arrivera au port sur le coup de midi, je vous laisserai là-bas.

- C'était prévu, oui. Et ?

- Il pleut depuis trois jours à Junon, faudra vous couvrir.

- Ok ! s'exclama Zack.

- Bon, alors je vous laisse là où vous en étiez. »

Zack rit de bon cœur. Rufus opta pour le rouge.


L'homme aux cheveux châtains, longs et plaqués en arrière regarda ses collègues. Il avait un teint assez basané. Il semblait d'un professionnalisme à toute épreuve et pourtant, l'étincelle de doute dans ses yeux au regard habituellement sûr n'était pas normale. Ils étaient tous les trois vêtus de l'uniforme noir des Turks. Celui qui tenait une lettre dans sa main, le chef visiblement, baissa les yeux.

« On fait quoi, Tseng ? »

Le jeune homme aux cheveux rouges venait de parler. Il ne portait pas de cravate et sa chemise n'était ni fermée correctement ni dans son pantalon.

« J'ai tué Verlio, comme il fallait, mais…

- Reno…

- J'irai pas traquer le Vice-président, pas après avoir lu ça… »

Le dénommé Tseng soupira. Il connaissait bien Zack et traquer Rufus pour le ramener de force n'était pas quelque chose que Zack approuverait avec son sourire jovial.

« Je n'ai pas lu encore, lança le troisième homme.

- Rudo, mon pote, t'es toujours à la traîne ! charria Reno.

- Reno, l'heure n'est pas à la plaisanterie.

- Ok ok… Désolé, Tseng. »

Le coffre à glace au crâne rasé et aux lunettes de soleil prit le papier tendu par Tseng et commença sa lecture. L'en-tête donnait le ton : « A Zack Fair, qui embrasse ses rêves avec maestria ». Il reconnut l'écriture de son patron : le Vice-président.

« C'est quoi ça ? demanda Rude.

- Lorsque Verlio est revenu du hangar, après l'avoir tué comme nous en avions reçu l'ordre, nous avons reçu l'autre ordre de retrouver Zack et Rufus, commença Tseng, en cherchant le Vice-président, nous sommes tombés sur un mot de lui qui, en gros, disait que si nous voulions le retrouver, il faudrait battre le stratège qui avait réussi à terminer la guerre d'Utai.

- Un petit jeu sympa mais un peu long ! s'exclama Reno.

- Donc, coupa froidement Tseng, nous avons aussi vu qu'il nous disait, si nous voulions vraiment en savoir plus, de lire une lettre cachée dans la chambre de Zack. Tu tiens cette lettre dans tes mains.

- Lis, lança Reno, tu comprendras après pourquoi on doit pas obéir cette-fois. »

Les mains gantées de noir décachetèrent l'enveloppe et manquèrent de lâcher prise.

« Si tu n'es pas Zack et que tu lis cette lettre, garde-le pour toi. Cette lettre est destinée à celui que j'aime, au cas où le monstre qui me sert de père chercherait à me faire retrouver.

Si tu lis ça sans avoir eu vent d'une affaire mêlant le Vice-président et un première classe du SOLDAT, va-t'en, cela ne t'apportera que des ennuis.

Si tu es un Turk et que tu as vu précédemment mon invitation à ce petit jeu de chasse, lis toujours, tu n'y trouveras rien d'intéressant pour ta quête, mais si tu as un cœur quelque part dans ta poitrine de tueur, cela risquerait de le réveiller. Alors méfiance, n'est-ce pas ?

Dans tous les cas, que tous ceux qui ne sont pas Zack Fair brûlent cette lettre après lecture. Cette lettre est pour Zack Fair, le seul qui ait des droits sur mon coeur.

Zack,

Un en-tête qui souligne cette qualité que j'aurais aimé avoir. C'est tout ce que j'ai trouvé pour commencer.

Tu ne liras, comme j'ai dit ci-dessus, cette lettre que si notre fuite tourne mal et, malgré les espoirs que j'ose nourrir, c'est très possible. Il suffit que ce porc de Verlio ait survécu et qu'il ait tout dit au monstre qui lui ressemble tant…

Mon amour, si ça tourne mal, jamais, au grand jamais, je ne pourrai te revoir. Si mon père ne me punit pas aussi violemment que la dernière fois, j'aurais peut-être la force de garder conscience, mais si la punition est pire, comme j'ai peur que cela soit, si tu n'es pas là pour me guider de ta voix, je resterai dans un semi-coma, à supplier qu'on me pardonne ne n'avoir pas voulu tuer.

Tu dois être triste… et je le comprends, mais, ne pleure pas, ne pleure plus. Je suis heureux, moi. J'ai pu voir ton monde, un monde où on peut espérer devenir ce que l'on veut, où l'on peut avoir des rêves et des ambitions. J'aurais aimé vivre dans ce monde. Seulement, celui où je suis né et où l'on me retient de force n'est qu'un ramassis de cendres et de sang gouverné par un roi despotique et… j'en suis le prince.

Attendre. Je te propose d'attendre. Attendons un jour meilleur, attendons le jour béni où mon père mourra. D'ici-là, je me cacherai et ferai croire que je suis le monstre qu'il souhaite, mais ça ne sera simplement qu'une façade. Je n'en sortirai pas indemne et finirai sûrement par me perdre et devenir un peu de cette façade, mais… tu seras là, je le sais. Quand le moment sera venu, tu seras là pour me retrouver et me sortir des ténèbres dans lesquelles je me serais engouffré pour le salut. Et quand tu m'auras sauvé, je pourrai dire sans trembler et avec conviction que je suis fier d'être ce que je suis et que j'assume ce que je veux être.

C'est dur, je sais, mais c'est notre seul espoir. Réfléchis bien ta réponse car tu ne pourras demander à Séphiroth de trouver un prétexte qu'une seule fois, à supposer que mon père ne me fasse pas surveiller de trop près. Après ce qu'il m'a fait dans le hangar, je ne m'en étonnerais pas, j'en serais juste meurtri… J'attends ta réponse si elle s'avère nécessaire.

Mon amour, je me languis déjà de tes caresses et de ton flot incessant de parole et comme je t'ai promis de ne pas condamner mon rire, promets-moi de ne pas changer car tu es parfait.

Tout l'amour que je suis capable de donner,

Rufus Shinra, qui aurait aimé mettre Fair à la place de son nom. »

Rude releva la tête, clairement étonné.

« Oui, murmura Tseng, c'est une véritable histoire d'amour.

- Mais…

- La question est, commença Reno, peut-on quand même traquer les deux, sachant que Zack sera exécuté et Rufus puni ? Ils ont l'air de s'aimer vraiment sincèrement…

- …

- Je te le dis tout de suite, Tseng, j'le ferais pas. J'peux pas faire ça à Rufus alors qu'il souffre tant à la Shinra.

- Moi aussi, coupa Rude. Pourtant, tu sais que j'obéis toujours mais je peux pas. Faire ça, ça me tuerait…

- Cela risquerait de le réveiller, murmura pensivement Tseng.

- J'crois qu'on est humain, Tseng, lança Reno, j'ai des sentiments même si je suis chez les Turks et j'veux pas me briser juste pour faire plaisir à un monstre.

- Je comprends… »

Tseng inspira une grande bouffé d'air.

« On fait quoi ? »

Tseng fit un pas pour sortir.

« Si on le laisse porté disparu, on devra le rechercher. C'est un fait.

- Alors ?

- Nous sommes les services spéciaux, non ?

- Oui…

- Alors faisons croire qu'ils sont morts. »

Les deux plus jeunes frissonnèrent. Tseng prit la lettre et la déchira avant de la brûler dans ses mains.

« Le Vice-président Rufus Shinra et le première classe Zack Fair sont morts suite à une altercation avec les Turks. »


Deux heures plus tard, à peine, le premier à s'être endormi n'était pas Rufus, comme on aurait pu le croire vu comment il était installé, mais ce fut Zack. Rufus s'était demandé le pourquoi de ce si soudain silence et quand il avait relevé la tête, il avait vu le visage serein et endormi. Il sourit et murmura à Dark Nation :

« Tu crois que si je le réveille en parlant il m'en voudra ? »

Évidemment, la panthère ne répondit pas. Elle lança un regard à son maître et reposa sa tête sur la jambe, décidément très confortable, de Zack. Rufus hocha la tête et se dit que pour une fois, c'est lui qui veillerait sur quelqu'un d'autre. C'était donc dans un silence quasi-religieux, le genre de silence que Séphiroth n'aurait jamais pu croire possible de la part du première classe, que le voyage continua jusqu'à Junon. Le chauffeur ayant prévenu un peu à l'avance, Rufus réveilla Zack à grands renforts de petites tapes sur les joues voyant que les baisers ne fonctionnaient pas.

Quand le jeune homme réalisa enfin où il était, il se redressa d'un bond, frais et dispo. Ils saluèrent tous les trois le copain du copain et prirent la direction du port où un bateau à destination de Costa del Sol attendait. Ils mangèrent durant la traversée d'une petite heure et ensuite, ils prirent le train pour cinq heures. Rufus finissait vraiment par se demander quel genre de village était Gongaga. Pour être si éloigné…

Lorsque le train s'arrêta enfin, Rufus était persuadé que c'était un arrêt de service. La gare, enfin ce qui devait l'être, était une zone sans herbe, presque défrichée, perdue à côté de rails en plein milieu d'une campagne où les champs et les forêts se disputaient le monopole. Il n'y avait qu'une sorte de quai de pierre aussi accidentées et vieilles que le reste et trois malheureuses marches pour en descendre.

« C'est ça la gare de Gongaga ?

-Ah non, ça, c'est la gare du patelin d'à côté de Gongaga. Mon village est trop peu moderne pour avoir une gare.

-…

-Tu as peur, Rufus ?

-…Oui. »

Zack éclata de rire. Il descendit d'un bond, le sac sur ses épaules et tendit une main à Rufus.

« La marche est haute, attention ! »

Le blond prit la main avec prudence tandis que Dark Nation s'élançait d'un saut empli de grâce à l'autre bout du simili de quai.

« Et après ? demanda Rufus, on va où ? »

Zack sourit et avisa le paysage. Les trois étaient seuls et il était inutile de préciser qu'il n'y avait personne dans le hall où on achète les billets, puisque ce hall n'existait même pas.

« On va y aller à pied. C'est à une demi-heure environ. »

Rufus acquiesça et passa sa main sur son front. Il leva subitement les yeux au ciel et murmura :

« Hé… Il y a du soleil… »

Zack admit un sourire conciliant.

« Oui, et même qu'il fait chaud. Tu devrais enlever une ou deux épaisseurs.

-Il fait chaud et il y a du soleil…

-C'est presque tout le temps comme ça à Gongaga.

-… Alors, je sens que je vais aimer ! »

Rufus se mit à rire doucement et courut à la poursuite de sa panthère vers un sentier qui s'éloignait vers la forêt. Le seul sentier en fait. Zack demeura bouche-bée encore quelques instants avant de rire à son tour et suivre l'adolescent.

Tout s'arrangeait.


J'avoue, un peu niaiseux sur les bords mais Zack reste en vie et Rufus est content ! C'est l'essentiel ! XD

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