Ola bien le bonjour !
Désolé pour le retard mais vous en avez l'habitude maintenant ! En tout cas merci d'être si patient ! Vite les reviews et au chapitre !
Artémis, Clodylia, Miss Felton/Malfoy, Alinemcb54, lolau, Maggie, l : Merci beaucoup, je suis ravie que ça vous ai plus ! N'hésitez pas à me donner votre avis ou vos remarques, ils sont toujours les bienvenus ! Encore merci et Gros Ziboux !
Crystal d'avalon : N'aie pas honte de tes pensées perverses ! Ca veut seulement dire que tu es en pleine forme et que tu as beaucoup d'imagination ! J'hésite entre un vibro et des menottes ! Merci beaucoup et Gros Ziboux !
Vert émeraude : Harry a retenu la leçon, je te jure ! Je ne suis pas fâché quand on me dit de me dépêcher, ne t'inquiète pas, Je sais ce que c'est d'attendre une suite, je suis aussi, et avant tout, une lectrice passionnée de fictions ! Et si je ne mets pas de reviews c'est de 1) parce que j'ai pas le temps, de 2) car mon ordi déconne et j'arrive pas à avoir la page pour écrire mes félicitations ! Sinon, merci beaucoup et Gros ziboux !
Danielove : Bonjour ! Alors, pourquoi dis-tu que tu es un auteur en difficultés ? Manque d'inspiration ? Peur panique de la page blanche ? Il ne va rien arriver de grave à Harry, ne t'inquiète pas ! Merci beaucoup et Ciao !
Crazysnape : Wow, quelle review !J'adore ! Alors pour tes fics, je veux d'abord te dire que je les lis toutes, dès que je vois ton pseudo apparaître, je saute dessus. Et si je ne laisse pas de review pour te dire à quel point c'est génial c'est de 1) parce que j'ai pas le temps, de 2) car mon ordi déconne et j'arrive pas à avoir la page pour écrire mes félicitations !Donc je te le dis ici, j'adore tout ce qu tu fais ! Ensuite, tu as trouvé Harry bizarre ? J'avoue que les avis divergent, certains disent qu'Harry a raison, d'autres qu'il exagère ou comme toi, qu'il est de mauvaise foi. Moi, je préfère dire qu'il est gâté, oui, mais pas pourri, et que c'était pas son jour, c'est tout. Alors, oui, tu as trouvé un indice mais je n'en dirais pas plus, même sous la torture ! Pour l'image de la fille, c'est vrai qu'il la voit négative mais c'est aussi un peu pour ça qu'il est gay ! Pour le mal de ventre, ne t'inquiète pas, je vais pas le faire trop souffrir, mais c'est un signe de stress intense ! Donc, merci beaucoup et Gros Ziboux !
Vif d'or : Comment ça tu n'es pas calée pour choisir un objet sexuel ? Petite coquine va, je suis sûr que tu as une idée mais que tu n'oses pas la dire ! N'oublie pas que nous sommes tous un peu pervers à notre manière, c'est pour ça que la télé-réalité marche si bien ! Ton Harry d'amour pleure cette punition que tu lui impose, il veut encore être ton Ryry d'amour alors il va faire des efforts ! Merci beaucoup et Gros Ziboux !
Florian : Sais-tu que tu es le troisième homme qui lit mes fics ? Et le premier qui avoue d'entrée de jeu son homosexualité ? Je suis flattée, franchement ! Mais tu me mets une sacrée pression ! Ben oui, si jamais j'écris un lemon (scène de sexe pure), je vais me demander si ça te paraîtra réaliste, parce que je n'ai jamais vu deux hommes s'aimer en vrai moi ! Et j'attendrais donc avec impatience ta review pour me donner ton avis, dans un état de panique totale ! Sinon, pour le cadeau, et bien j'hésite entre une paire de menotte et un vibro. Vous utilisez un vibro lors de jeu sexuel des fois ? T'inquiète pas pour les amoureux, si j'arrêtais là, la fic serait finie ! Merci beaucoup et Ciao !
Nee Chan et Chana : On crie pas sur mon petit Ryry qui est tout malheureux ! Il est juste un peu adolescent, les filles, vous devriez connaître ça. « Tout le monde est contre moi, je suis seul au monde, vous n'êtes pas mes vrais parents, …. » Pour le cadeau, j'hésite encore mais cette fois je me suis arrêtée sur une paire de menotte ou un vibro. Vous savez que vous êtes un peu perverses, une cravache, pour faire mal à mon Moony, ça va pas ! Par contre, le porte-jarretelles et la chantilly, … Merci beaucoup et Gros Ziboux !
L'ange de l'apocalypse : Bonjour. Pour le cadeau j'hésite entre un vibro et des menottes. Et je sais vraiment pas quoi choisir ! C'est ennuyant ! Dray est blessé et légèrement déstabilisé par ce qui lui arrive, c'est un peu logique qu'il soit un peu chamboulé, non ? Merci beaucoup et Gros Ziboux !
Minerve : Et oui, y a des jours comme ça ou il vaudrait mieux rester au lit ! Merci beaucoup et Gros ziboux !
Céline s. : Ben oui, que veux-tu ? C'est la vie pas le paradis ! Je ne sais pas si Lily et James ont eu raison de le gifler, mais si mon fils me parlait comme ça, c'est ce qu'il recevrait. Draco ne prend pas Harry comme un bouche-trou, mais entre ton petit ami depuis quelques heures et ton parrain qui est là depuis toujours, qui choisis-tu ? Moi, c'est mon parrain à coup sûre ! Ta dernière phrase n'est pas complète, j'ai pas bien compris, tu vas plus sur le net ? Ou un truc du genre ? Merci beaucoup et Gros Ziboux !
Chapitre 8 :Réparer les dégâts.
Je suis réveillé par un rayon de soleil, un désagréable jet de lumière droit dans les yeux. Je me relève difficilement, plein de courbature, et regarde autour de moi. Je suis dans un entrepôt vide, abandonné me semble-il, mais occupé de ci de là par des squatters et des SDF. D'ailleurs l'un d'eux s'approche de moi.
'-Bonjour petit, comment tu vas ?
'-Bien, merci. Ma moto ? M'écriais-je
Je regarde partout affolé.
'-Elle est la, ne t'inquiète pas. Tu as fait une fugue ?
Je suis soulagé pour ma moto, mais les derniers mots de l'homme réveillent mon mal de ventre.
'-Non, oui, je ne sais pas. Je suis partit hier soir.
'-Et tu vas rentrer aujourd'hui. Ce n'est pas un endroit pour toi ici, et il me semble que tu es un petit bourgeois. Alors laisse moi te dire quelque chose. Tu as quoi ? 17, 18 ans. Il te reste 1 an à tirer à l'école et puis tu te casses dans l'université de ton choix, loin de tes parents. C'est ça n'est ce pas ?
'-Oui. Murmure-je
'-Et bien mord sur ta chique et tiens encore une petite année. Ensuite tu seras libre. Mais ne gâche pas ta vie en partant maintenant.
'-Oui. Je lui accorde honteusement.
Mais comment lui expliquer pourquoi je suis partit, comment lui dire que j'ai déjà honte de mon geste, Comment lui faire comprendre ce que je ne comprends pas moi-même.
Je sais que je dois rentrer, j'ai envie de rentrer et en même temps, je n'ose pas, je n'ai pas envie de bouger et j'ai si mal au ventre. Maman doit s'inquiéter comme une folle et la moitié des policiers de la ville doivent être à ma recherche. Ce qui fait que je dois partir d'ici pour éviter que ces gens ne se fassent chasser de leur squat.
Je me lève finalement, l'homme m'aide. Je me dirige vers ma moto et pour éviter de faire du bruit, je la pousse jusqu'à la sortie. Il fait froid à l'intérieur, mais dehors c'est pire encore. C'est alors que je remarque à quel point je suis sale d'avoir dormi à terre, et en touchant mon visage je repère des coupures sur mes joues, et mon pantalon est quelque peu déchiré par endroit. On dirait que je me suis battu, mais ce n'est pas le cas.
Je n'ai même pas demandé le nom de cet homme si gentil, finalement. Mais lui non plus ne m'a pas demandé le mien. Il me conduit vers une cabane grisâtre, ni en bois, ni en brique.
Il doit voir mon air interrogatif car il se met à parler.
'-On va chez le concierge du terrain. C'est un surveillant, mais comme c'est un vrai immeuble qui loge la dedans, on l'appel le concierge. C'est un brave gars qui ne nous fout pas dehors, surtout en hiver. Il nous amène même des trucs à becqueter des fois. Hé Clovis !
Il crie devant la porte, ce ne serait pas plus simple de toquer ? Mais je n'ai pas le temps de lui dire quoi que ce soit que la porte s'ouvre déjà. Un petit homme qui semble de la même couleur que la cabane en sort. Il a l'air si fragile et minuscule que j'ai envie de rire, en fait j'aurai eu envie de rire dans d'autres circonstances. Ce mec est dans la sécurité mais il ne ferait pas peur à une mouche.
'-Bonjour Armand, qu'est ce que tu m'amènes là.
'-Un petit qui s'est perdu. Tient, je te le laisse, j'ai à faire. Bonne journée.
'-A toi aussi.
L'homme s'en va sans même me dire au revoir, sans même un regard, comme si je n'existais pas. C'est troublant, déstabilisant et rassurant à la fois. Ainsi, je n'aurai pas à lui dire merci ou quoi que se soit d'autre, moi qui n'arrive même pas à ouvrir la bouche.
Le petit Homme me regarde et me sourit calmement.
'-Il te faut de l'essence pour ton engin ? Me demande t'il.
Je bouge la tête de haut en bas. Je n'ai pas regardé mais je suis sûre qu'il ne doit pas me rester grand chose, je ne l'ai remplie qu'une seule fois et j'ai dû beaucoup rouler cette nuit.
Il me fait signe de le suivre derrière la cabane, il y a tout un tas de vieux jerrycans, je me dirige vers la marque qui correspond à ma moto.
'-T'as de la chance, il en reste de celle là. T'as de l'argent pour payer ?
Je fais non de la tête, et je retourne mes poches pour lui prouver mes dires. Je lui propose alors ma gourmette en échange. Il me fait signe que non et ouvre le récipient pendant que j'ouvre l'entrée de l'essence. Nous devons faire le versement à la main, en pompant, mais en quinze minutes c'est fini.
L'homme me conduit alors vers la sortie et me dit de prendre à droite jusqu'à un panneau qui indiquera la direction de Londres.
'-Où sommes-nous ? Ai-je la force de demander.
'-Pas loin de Londres, 10 miles de la sortie Nord, dans les vieux docks. Je sais pas d'où tu viens, mais c'est un quartier qu'il vaut mieux éviter à l'avenir.
Je hoche la tête, lui serre la main et démarre ma moto avant de me mettre en route.
J'ai mal à l'estomac, l'idée de rentrer chez moi me donne envie de fuir. Je ne suis pas un lâche, mais hier, j'ai cru … Je me suis imaginé … Tout c'est enchaîné, le bon comme le mauvais, l'humiliant comme la colère. J'aurai tant aimé disparaître hier, ne plus exister. Même Draco, j'aurai voulu ne pas le connaître, que rien arrive, que je ne goûte pas à la joie d'être avec lui. Pas à la peine de … J'aurai aimé être orphelin pour ne pas leur causer de peine, pour ne pas qu'ils puissent avoir honte de moi, comme j'ai honte en cet instant.
Je me rends bien compte que face à ces gens qui dormaient dans les docks, que j'ai de la chance, j'ai toujours été un peu privilégié, même beaucoup en fait. Mais ce n'est pas une fleur non plus, quand tu te rends compte que ton monde n'est fait que de paillette et que ce qui est noir, on te l'a caché ou du moins on a tenté de l'éclaircir un peu. J'ai toujours été protégé et hier, je me suis rendu compte que … tout semblait si faux.
J'arrive à la plaque Londres mais je vois aussi celle pour aller à Douvres. Partir ou pas ?
L'homme m'a dit de tenir le coup encore un an. Peut être que dans un an, j'aurai changé, peut être que je serai redevenu le gentil petit Harry, celui qui est content de tout.
Mais je n'ai pas changé ! Alors qu'est ce qui est différent ? Quand est-ce devenu différent ?
De toute façon je dois retourner chez moi, au moins pour prendre mes affaires. J'espère qu'ils ne seront pas la, j'espère que papa aura été appeler d'urgence sur une affaire sordide et que le maire aura eu besoin de ma mère pour un truc sans importance mais fort long.
C'est bête, je m'étais juré de savoir qui frappait Draco, mais en fin de compte, je n'en saurai jamais rien. Peut être que ça s'arrêtera d'un coup, peut être que Draco finira en prison pour avoir finalement tué son agresseur, peut être qu'il s'enfuira aussi un jour.
J'ai bien conscience que la fuite n'était pas la meilleure solution, mais c'était ça ou un suicide. Et je tiens quand même un peu à la vie, je tiens à ma vie finalement. Mais que représente le mot vie ? Le souffle qui anime mon torse ou les souvenirs de mon existence sur cette terre ?
Je roule vers Londres, vers le sud de Londres, vers les quartiers bourgeois. Ce que je peux haïr ce quartier et tout ces faux-semblants. C'est aussi pour ça que je préfère le quartier populaire. La bas ils sont tous pauvres, aucune n'essaye de paraître plus pauvre encore ou le contraire, le plus riche des pauvres. La bas ils sont tous dans la même merde et ils assument. Y'a jamais de vole dans le quartier populaire, bien-sûre, ils ne vont pas voler chez quelqu'un qui possède encore moins que le voleur.
J'ai mal au ventre, et ça empire au fur et à mesure que j'approche de ma rue. Je suis plié en deux sur ma moto, c'est pas facile pour conduire.
Ca y'est je suis dans ma rue, je vois la maison de mes parents, et je vois des tas de voitures devant. Je m'arrête net.
Ca n'est déjà pas assez humiliant de rentrer chez soi comme ça, il faut en plus qu'il y ait des étrangers? La maison ne pouvait pas être vide ou seulement avec mes parents ? Ils ne pouvaient pas comprendre ?
Les parents c'est toujours égoïste, ils pensent que parce qu'ils vous ont mit au monde, ils ont tout les droits sur vous. Ils oublient qu'ils ont été des adolescents aussi, ils oublient la honte que leur ont infligée leurs parents en ne respectant pas leur intimité, en ne respectant pas leurs désirs. Ils oublient que des fois ils auraient préféré qu'aucune parole ne soit échangée ou au contraire qu'on parle de choses sans importances pour réaliser combien on était bien ensemble. Ils ont oublié ce que ça fait d'être traité en enfant alors qu'on essaye d'être adulte.
Je ne rentrerais pas tant qu'il y aura autant de voitures devant l'entrée. Je me cache dans une petite ruelle aux arbustes encore très feuillus pour la saison et j'attends. Mon mal de ventre empire, c'est possible ?
Les Granger sont les premiers à partir, ils conduisent Hermione et Ginny à l'école peut-être. Snape est le second, il a la tête basse, mais Ron le suit et grimpe à son tour dans la voiture professorale. Les Weasley suivent de peu. La voiture de police part à son tour, puis la voiture banalisée de Scotland Yard. Il ne reste que celle de Remus et de mes parents.
Je respire un grand coup et pousse ma moto vers l'allée du garage. Je ne crois pas avoir assez d'essence pour la faire redémarrer et puis, je ne veux pas faire de bruit. Je tremble de tout mes membres, mais peut être est-ce aussi la faim qui se fait ressentir. Non, je ne crois pas, je ne pourrais rien avaler.
J'ouvre doucement la porte et range ma moto à sa place. Je voudrais même repartir aujourd'hui, je ne crois pas que ce serai possible. Je referme la porte et me dirige vers celle menant à l'intérieur. Ma main se pose difficilement sur la clinche mais reste sans bouger. Mon bras refuse d'ouvrir la porte, ma main tremble, et mes oreilles captent des bruits venant de l'intérieur.
Le peu de courage que j'avais réussi à rassembler s'envole à chaque expiration, ma tête s'embrouille et ma gorge se noue. Les larmes me montent aux yeux, mais je ne pleurerais pas, je n'ai pas envie, je n'ai pas le droit. Mon front rencontre le bois de la porte, je n'ai même pas senti que j'allais vers l'avant, je n'ai même pas vu mes jambes fléchires.
Le poids de mon corps fait tourner la poignée et je bascule en avant, juste un pas, et je me rattrape. Juste un pas et je suis dans le vestibule, juste un autre pas et ils pourront me voir du salon.
Mais le bruit de la porte qui s'ouvre les a alertés et un bruit de pas me fait lever la tête. J'essaye de reculer mais deux bras m'empoignent et me tirent vers l'avant.
On me parle, on crie mais je ne vois rien, je n'entends rien. Tout est flou et les sons me semblent si lointains. J'aimerais tant être ailleurs. Dans les docks à me réchauffer devant le feu sauvage du vieux bidon rouillé, sur ma moto à être refroidit par le vent, au milieu d'une foule, inconnu, ignoré, au milieu du désert, oublié.
Je suis secoué, mais mon corps refuse de réagir, je suis giflé mais je ne sens même pas la brûlure. Quelqu'un hurle hystérique, c'est un son aigu, je crois que c'est ma mère. Les deux bras continuent de me serrer et quelqu'un continue de m'envoyer des gifles.
C'est bizarre, je vois ça comme de l'extérieur de mon corps. Comme si ce n'était pas moi la chose molle, le pantin, qui est agité entre leurs mains. J'avais imaginé des tas de scénarios pour mon retour mais pas ça. Je n'arrive pas à refaire surface, mais je n'arrive pas non plus à sombrer complètement. C'est comme si mon âme était partie, laissant mon corps vivant mais vide.
Je ne suis pas effrayé, je suis perdu. Plus perdu encore qu'en me réveillant ce matin.
Et soudain quelque chose de glacé et d'humide me tombe sur la tête, j'ai l'impression d'étouffer alors je prends une grande goulée d'air. Ca dégouline sur moi et je reprends conscience des choses.
Des bras de mon père autour de moi, qui me soutiennent ; des mains de Sirius sur mon visage ; des pleurs de ma mère ; du seau que Remus m'a versé sur la tête ; des larmes silencieuses de Draco, assit sur le canapé.
Je tousse et je crache, pourtant je ne crois pas avoir avalé de l'eau. Je me prends la tête entre les mains, j'ai si mal. A présent je sens la brûlure sur mes joues, je sens mes côtes écrasées par la poigne de mon père, je vois Sirius fou d'inquiétude face à moi, j'entends distinctement les cris de ma mère. Et j'ai si mal au ventre.
Un relent remonte le long de mon œsophage et je vomis sur les pieds de mon parrain. Mais je n'ai rien mangé depuis bientôt 24 heures, alors c'est blanc, ça brûle et ça fait horriblement mal.
Mes dernières forces me quittent et mon père supporte tout mon poids alors qu'il me couche sur le canapé, face à Draco. Je ne pensais pas qu'il serait la. Dans tout les scénarios que j'avais imaginés, il n'était jamais la, il m'ignorait toujours, je n'existais plus pour lui.
Mais il est la, si pale, si coupable mais en même temps soulagé. Alors il a eu peur pour moi ?
Je m'en veux encore plus et mes yeux se ferment pour ne plus rien voir mais ma mère n'est pas de cet avis.
'-Harry mon chéri ouvre les yeux, s'il te plait. Sanglote t-elle.
J'ouvre les yeux et elle passe un linge humide et chaud sur mon visage, ensuite elle m'essuie et m'embrasse doucement le front, tout en me serrant très fort dans ses bras. Elle recommence à pleurer et s'excuse de ne pas avoir comprit.
Moi non plus je n'ai pas compris grand chose. Je voudrais la consoler et en même temps m'éloigner d'elle le plus possible. C'est bizarre, je veux dire, elle pleure pour moi, elle ressemble à une harpie tant elle est choquée, chamboulée, désespérée mais moi je ne veux pas la voir pleurer. Je ne mérite pas de la voir pleurer et en même temps ses larmes m'incommodent.
'-Tu t'es battu ? Me demande mon père, inquiet.
Je fais non de la tête.
'-Où étais-tu ? Me demande Remus. Nous t'avons cherché partout.
Je voudrais lui répondre mais aucun son ne sort de ma bouche, pourtant j'essaye, mais je dois ressembler à un poisson hors de l'eau plus qu'autre chose.
Ils semblent comprendre ce qui m'arrive et ma mère vérifie que je n'ai pas de fièvre, pendant que mon père est partit chercher des vêtements de rechange. Remus s'assied près de moi et commence à m'enlever ma veste.
Tient, je ne savais pas que je l'avais encore sur moi.
Sirius m'enlève mes chaussures et mes chaussettes. Berk, elles sont pas très nettes.
Mon père revient avec un peignoir qu'il m'aide à enfiler. Mais j'en ai assez ! Je les repousse avec le peu de force que j'ai et me relève difficilement. J'essaye d'atteindre les escaliers sans tomber et monte ceux ci pratiquement à quatre pattes.
Draco m'a suivit, c'est vrai que c'est le seul qui n'ait encore rien dit ou fait.
Une fois arrivé en haut des marches, je me dirige vers la salle de bain. Je suis sale et je déteste ça. Je me déshabille et entre dans la douche. Tout mes mouvements sont lents et difficiles. Je suis tout courbatu et mes maux de ventre et de tête n'aident vraiment pas.
Je suis assis, nu, dans le baquet de la douche et je ne bouge pas. Je n'ai plus la force d'ouvrir l'arrivée d'eau. J'ai pourtant dormi cette nuit, je ne comprends pas.
Draco ferme la porte à clé et se déshabille presque entièrement, il ne garde que son caleçon et ses bandages. C'est seulement maintenant que je vois tout ses bleus, tous les coups qu'il a reçus et malgré tout, il reste beau. Il ouvre l'eau et prend le pommeau de douche pour me mouiller convenablement. Ensuite il règle la hauteur et replace le jet pour que je continue d'être aspergé pendant qu'il me lavera.
Parce que c'est ce qu'il fait. Il prend un gant de toilette et commence à me savonner. J'arrête son geste et plonge mon regard dans le sien.
Il a les yeux rouges d'avoir pleuré, et des cernes de n'avoir pas dormi. Je m'en veux.
'-Pardon. Je murmure faiblement.
Il ne répond rien mais m'embrasse doucement le coin de la bouche. Je lui prends le gant des mains et fini de me laver seul. Il reste la à me regarder.
Quand j'ai fini, il me rince et éteint l'eau, avant de m'apporter le peignoir de bain de mon père et de m'enrouler dedans. Puis il m'aide à sortir. Nous nous asseyons sur le rebord de la baignoire, une de ses mains me frottant le dos, l'autre posée sur ma cuisse. Je me sèche mollement les cheveux, il me regarde toujours, comme s'il ne croyait pas encore à mon retour.
'-Ne refais plus jamais ça. Me dit-il doucement alors que je cesse de martyriser ma tignasse. J'ai cru mourir d'angoisse et ta mère était à deux doigts de se faire interner pour hystérie.
Je ne réponds pas la boutade que j'ai sur le bout de la langue. 'De toute façon, elle est toujours hystérique !' C'est vrai quoi, depuis le début de l'été, elle est intenable comme si elle avait peur de quelque chose. Elle n'a jamais fait autant de crises, jamais crié autant, jamais été si intransigeante.
'-Où étais-tu passé? Ils t'ont cherché partout, Ils ont téléphoné à tout tes amis !
Ben voilà, quand je disais que les parents se foutaient royalement de la honte qu'ils nous causaient. Comme si j'étais déjà pas assez mal, voilà que tout mes potes du bahut sont au courant de ma petite fugue.
Je ne crois pas que ce soit une fugue, juste un égarement, dû à une trop grande émotivité. Et puis je suis revenu de mon plein gré, non ?
'-Harry, je t'en prie répond moi.
Je n'avais même pas vu que je n'avais pas encore répondu. Bizarre comme ces derniers temps, je suis distrait.
'-Dans les vieux docks.
'-Où ça ? Demande t'il intrigué.
'-Dans les vieux docks à 10 miles au Nord de Londres à peu près.
'-Mais, … mais c'est un coin plein d'usines désaffectées ? C'est mal famé, tu aurais pu te faire tuer !
'-Il n'y a que des squatters et des SDF ! Et ils sont bien sympas.
'-Harry ! S'exclame t-il.
'-Quoi ? J'ai même plus le droit d'avoir ma propre opinion !
'-Ah non hein! Tu ne recommence pas à t'énerver! Je voulais juste sous entendre la question : comment ça ils sont sympas, tu leur as parlé ?
'-Mais Dray, comment veux-tu que je comprenne ça ? Je ne lis pas dans les pensées !
'-Désolé. Bon tu réponds à ma question.
'-Rien d'intéressant. Un gars est venu me parler et il m'a dit quelques petits trucs pas cons du tout. Ensuite un autre gars m'a filé l'essence pour rentrer. Ils n'ont rien voulu en échange et n'ont pas posé de questions inutiles.
'-Parce que je pose des questions inutiles ?
'-Mais non, ça n'a rien à voir. C'est juste qu'ils auraient pu me faire du mal et au contraire, ils m'ont aidé, alors que je n'étais qu'un inconnu finalement.
'-Tu devrais les remercier. Leur envoyer un truc qui pourrait leur être utile. Tu as retenu leurs noms ?
'-Ben, le SDF, il s'appelle Armand et le second s'appelle Clovis et il est le gardien du hangar.
'-Et ben, fais leur livrer des trucs et tu demanderas au gardien de faire la commission.
'-Ouais, je vais le faire. J'en parlerais à ma mère.
'-Si elle arrive à parler. Depuis hier soir, elle ne fait que hurler.
Quand je vous dis qu'elle est hystérique depuis un moment !
'-Tu es la depuis hier soir ?
'-Oui, je ….Je ….Ton lit est très confortable tu sais, veinard ! Moi entre le lit de l'hosto et celui de la chambre d'ami de mon parrain, je suis pas gâté !
Il a dormi dans mon lit ! Oh vision fabuleuse ! Ouais, mais si j'avais été avec lui dans ce lit ça aurai été vachement mieux !
'- Pourquoi es-tu venu ?
Ben oui, il croit quand même pas que je vais laisser tomber si facilement.
'-Ton père a téléphoné vers 23 heure pour savoir si tu étais la, comme on s'était, hum, parlé juste avant que tu ne partes. Il était vraiment paniqué tu sais, et puis comme je m'en voulais un peu …
'-Non ! Ce n'est pas ta faute, enfin, … Non tu n'as rien à voir. C'est moi, je … Je crois que j'ai pété un câble hier soir. Trop de choses sont arrivées en trop peu de temps, et puis y'avait une sorte de ras le bol général, enfin, un truc du genre.
'-Bien-sûre que tu es fautif, mais on a tous un peu à voir la dedans. Tu sais, on a beaucoup parlé cette nuit, on a mit les choses à plat avec tout le monde. Tout le monde en a reçu pour son matricule. Je peux te dire que les Weasley étaient déchaînés, Ginny et Ron, c'est ça ?
'-Oui. Ils ont dit quoi ?
'-Et bien, Ron a balancé la purée sur ta mère et ton père, jamais la ou si peu. Ginny a salué la prestation de ton parrain et du professeur Lupin, après que j'ai expliqué l'épisode du resto, ton père a posé des questions sur les fameux dossiers et mon parrain a dû se faire tout petit et il a promit de les brûler et de ne plus en faire. Sinon, Granger a accusé le professeur Snape de harcèlement moral à ton encontre, ce qui est vrai dans un sens. Heu, ta mère a pleuré et hurler beaucoup, Lupin a téléphoné partout, ton parrain et ton père ont fait le tour de la ville pendant des heures, avec certains Weasley, mon parrain et le père Granger, les épouses Weasley et Granger ont tenté de consoler ta mère, puis de la saouler pour qu'elle dorme. Mission impossible, ça la juste fait pleurer encore plus après son petit bébé. Je te comprends quand tu leur as dis qu'il n'y avait plus de bébé depuis des années. Si mes parents me traitaient comme les tiens, je crois pas que je tiendrai plus de deux semaines avant de me casser.
Je suis vraiment mal, après tout ce que je lui ai dit, il arrive encore à faire l'effort de me comprendre.
'-Je m'excuse Draco pour ce que je t'ai dit hier, j'étais en colère et je ne pensais pas vraiment….
'-C'est oublié, tu es la maintenant, c'est ce qui compte. Mais ne t'en vas plus jamais, … plus jamais sans moi. Fini t-il en murmurant.
Je le prends dans mes bras et le serre très fort. Je suis si heureux qu'il soit la, que tout se passe bien au moins avec lui. Il tend délicatement son visage vers moi et je l'embrasse tendrement. Je voudrais aller plus loin mais j'ai encore l'affreux goût du vomi en bouche.
D'ailleurs je le relâche doucement et me précipite sur ma brosse à dent, ce qui le fait rire. Tant mieux, j'aime son rire. Il en profite pour se rhabiller.
Une fois l'opération terminée, je me laisse tomber sur la carpette au sol, je suis épuisé. Il me tend la main et m'aide à me relever, il me serre fort à son tour et m'embrasse un peu moins gentiment. J'adore !
'-Il faut que tu mange quelque chose avant d'aller dormir. Me dit-il une fois le baiser achevé.
Je hoche la tête et il m'emmène dans ma chambre pour que j'enfile quelque chose. Mon pyjama fera l'affaire.
'-Tu resteras avec moi ? Je lui demande ça tout bas en descendant les escaliers à ses cotés.
Je ne sais pas si j'ai le droit de lui demander encore quelque chose après tout ça.
Il me sourit en faisant oui de la tête, et mon cœur devient plus léger. Mais bon, je me reprends bien vite, le pire est à venir.
Une agréable odeur vient flatter mes narines et nous nous dirigeons bien vite vers la cuisine. Remus et papa finissent de mettre la table pour 6 pendant que maman cuisine et que Sirius est partit je ne sais où.
Je sais que je vais devoir m'expliquer, dire où j'étais, comme je viens de le faire avec Draco. Mais c'est venu tout seul avec lui, face à ma famille, j'ai de nouveau cette boule dans la gorge et l'impression que ma voix ne reviendra plus jamais.
Nous nous mettons à table au moment où mon parrain fait son entrée. Personne ne parle, je fixe mon assiette, la boule s'est divisée en deux et la nouvelle a élu domicile dans mon estomac.
'-Tu ne mange pas chéri ? C'est ton plat préféré. Me demande ma mère, la voix écaillée d'avoir trop crier, sûrement.
J'ouvre la bouche pour parler mais rien ne sort, de nouveau. Les larmes menacent de couler, encore. Draco pose sa main sur la mienne et me parle à l'oreille.
'-Mange s'il te plait. Tu vas tomber malade sinon. Ne t'inquiète pas, ils veulent juste te voir manger, rien d'autre.
Je hoche la tête et prends ma fourchette. Il paraît que l'appétit vient en mangeant, ça a intérêt à être le cas ! J'avale la première bouchée, puis la seconde, puis…j'arrive à la fin de mon assiette. Je n'ai même pas le temps de lever la tête que je suis de nouveau servit.
Il me faut trois assiettes pour être plein. Mon père me demande si je veux aller dormir, je réponds oui, il me dit qu'un médecin passera en soirée et qu'il viendra me réveiller. Draco monte avec moi et je m'affale sur mon lit. Il ferme la porte et se couche à coté de moi.
Nous nous regardons un long moment et je le trouve magnifique. Pourquoi je n'ai rien fait avant pour être avec lui ? Peut être son arrogance ? Peut être mon immaturité?
'-Dray ?
'-Hum ?
'-Pourquoi tu reste quand même ?
Il me regarde surpris et interrogateur.
'-Je veux dire, ça ne fait pas un jour qu'on est ensemble et on s'est déjà disputé. Et puis, ta fierté a dû en prendre un coup et tu restes quand même. Je veux dire, tu mérites mieux, je crois.
Son regard s'adoucit et il me prend dans ses bras.
'-Tu crois mal. Je trouve justement qu'on forme un couple d'enfer, ça va être fun la vie de tout les jours, à s'engueuler, se réconcilier, avoir peur l'un pour l'autre …. Je ne me suis jamais senti aussi vivant que depuis que tu prends soin de moi. Et puis tout le monde à des hauts et des bas, toi tu m'as aidé quand j'étais en bas, je ne vais pas te tourner le dos à cause d'une mauvaise passe. Tu sais, je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve, si on va rester ensemble longtemps ou pas, mais je sais que je ne regretterais jamais d'être sorti avec toi.
Que répondre à ça ? Un baiser ? Oui, un énorme en plus !
Quand mes poumons crient pitié, je quitte sa bouche et le serre dans mes bras, pas trop fort, il est encore blessé mon petit ange. Nous nous endormons rapidement.
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'-Harry. Harry chéri, le médecin est la, réveille toi.
J'ouvre un œil et puis l'autre, mon père me regarde tendrement. Heu qu'est ce qu'il vient de dire ? Ah oui, le docteur.
Et Draco ? Ah, il dort toujours dans mes bras, très bonne idée, je crois que tu es à la bonne place.
J'essaye de sortir du lit sans le déranger mais je n'y arrive pas, il soupire et ouvre un œil.
'-Qu'est ce que tu fais ? Me demande t'il en baillant.
'-Le médecin est la.
'-Ah.
Nous sortons du lit et descendons au salon dans lequel patientent mes parents et le docteur. Je le salue poliment et m'assieds à coté de lui. Draco se rend dans la cuisine en compagnie de mon père, seule ma mère reste avec moi. L'homme soigne mes coupures au visage et aux genoux, puis il m'ausculte partout.
'-Bien, du repos et de la nourriture et lundi il sera en pleine forme pour aller à l'école. Conclu t'il.
Chic, j'y retournerais en même temps que Draco. Peut être qu'il pourra rester ici ce week-end.
Le médecin s'en va, accompagné de ma mère. Draco et papa reviennent au salon. Je sens que ça va parloter ferme et que c'est moi qui devrais parler le plus. Mon père s'assied en face de moi et Draco tout à coté de moi. Il me prend la main, je crois que j'en aurai bien besoin. Ma mère revient et s'assied à coté de mon père.
Je commence à ouvrir la bouche mais la sonnette retentit avant que Sirius et Remus ne rentrent. Ils sonnent juste pour faire savoir qu'ils sont là puisqu'ils ont le double des clés de la maison. Papa les appels et leur dit de venir nous rejoindre. Est-ce que j'arriverai à parler devant eux, aussi ?
Draco serre un peu plus ma main, pour me rassurer ? Pour se rassurer ? C'est vrai qu'il doit se sentir un peu l'étranger dans tout ça. Mais il a autant sa place que Remus finalement. Bon, peut-être pas autant mais pour moi, il est à sa place, ici, à coté de moi.
Ils sont tous installés maintenant, ils attendent que je parle. Mais la boule semble grossir et mon cerveau s'embrouille. Par où commencer ? Que leur dire ?
'-Tu sais Harry, commence mon parrain, nous sommes vraiment désolés de ce qui est arrivé hier. Je ne pensais pas que tu le prendrais comme ça. D'habitude tu le prends bien, tu rentres même dans le jeu. Je n'ai pas compris ce que tu attendais de ce repas, j'ai juste voulu m'amuser un peu.
Et c'est la que je comprends que mon parrain est toujours aussi immature ! Bien-sûre, il a changé pour certaines choses mais il restera toujours un peu égoïste. Mais je ne lui en veux pas, en fait, je lui en ai voulu hier mais c'est passé. Je ne suis pas un donneur de leçon, encore moins un 'je sais tout', mais j'espère tout de même qu'à l'avenir il n'oubliera pas que j'ai moi aussi ma fierté.
Je voudrais leur dire quelque chose, les rassurer, mais je ne sais pas quoi dire. J'ai aussi envie de leur mentir, de leur dire que je suis tombé de sommeil quelque part dans Londres, mais ce ne serai pas juste, pas bien et encore moins honnête. Car eux ils sont honnêtes avec moi, ce soir.
Bon décide-toi Potter, t'es courageux non ? Allez dis quelque chose.
'-J'ai roulé jusqu'aux docks, au Nord de Londres.
Voilà, la phrase du jour ! Je ne sais dire que ça, c'est mon nouveau mot : les Docks !
Personne ne semble trouver ce mot marrant à part moi. Je dirai même que ma chère famille est choquée.
'-Où exactement ? Fini par demander mon père.
Pffff, il savait pas poser une autre question !
'-Je ne sais pas exactement, 10 miles au Nord dans un entrepôt désaffecté.
Ma mère pousse un cri et ses mains se referment sur sa bouche. Pathétique ! Je suis vivant et en bonne santé, alors à quoi elle joue ? Sirius et papa se regardent longuement, je parie qu'ils n'ont même pas pensé que je pouvais être sorti de la ville. Remus ne dit rien, il me regarde, il essaye de lire en moi. Mais je garde les yeux baissés et la voix rauque quand je parle, je sais, je suis un bon acteur.
N'allez pas croire que je me moque d'eux, non, mais mes sentiments sont si confus, que je ne sais pas quelle attitude adopter, alors, je brode. C'est dur, je me sens mal d'être si distant face à cette discussion mais c'est comme ça.
'- Tu … Tu ….a eu assez d'essence pour faire l'aller-retour ? Demande mon parrain.
'-Non.
'-Mais comment as-tu pu en acheter ? Tu avais oublié ton porte feuille à la maison. Demande mon père.
Ah parce qu'en plus ils ont fouillé dans mes affaires ! C'est du joli ! Ben ils vont voir.
'- J'ai fait une ou deux passes pour avoir de l'argent. J'ai dit ça d'une toute petite voix.
'- Tu quoi ? Hurle ma mère. Elle s'est levée d'un bond et tremble de tout son corps.
Draco me lâche la main et me tape sur le bras, l'air de dire arrête de jouer. Puis il reprend ma menotte dans la sienne comme si de rien n'était. Remus, Sirius et papa éclatent de rire pendant que ma mère fait de l'hyper ventilation. Elle nous fusille du regard et part dans la cuisine.
Je me permets de sourire amusé et finalement je leur raconte tout. Mon père promet d'aller leur apporter des trucs pour passer l'hiver dès demain.
Je peux finalement remonter me coucher, je tire Draco par le bras dans les escaliers. J'entends ma mère téléphoner à Snape pour le prévenir que Dray restera ici pour la nuit et peut-être plus.
Mon beau blond, lui, n'arrête pas de sourire. Je lui prête un pyjama et me glisse dans mon lit en l'attendant. Il ne tarde pas à me rejoindre et je l'enlace directement.
'-Tu n'aurai pas dû être si méchant avec ta mère. Me dit-il au bout d'un moment.
'-Mais j'ai pas été méchant ! Je m'exclame.
'-Ah oui ! Et les passes, c'était pour quoi ? Me nargue t'il.
'-Bon, ça va t'as gagné. Je suis un immonde bâtard insensible qui aime faire pleurer sa mère.
Il sourit en secouant la tête, puis il m'embrasse doucement. Je crois qu'il aime bien qu'on lui donne raison. Ca doit être une histoire d'estime de soi ou un truc du genre. Il cesse finalement de me butiner les lèvres et me regarde gravement. Aïe !
'-Ils s'attendaient à beaucoup plus de ta part. Ils voulaient d'autres explications.
'-Je sais. Mais je n'ai pas pu.
'-Ca j'ai bien remarqué. Tu sais quoi, vous devriez aller consulter un psy familial, tout les 5.
Je rigole légèrement suite au ton péteux qu'il a prit puis je réfléchis.
'-Pourquoi tout les 5 ?
'-Parce que ton parrain et ton oncle, c'est presque comme s'ils vivaient ici. Et en plus, ils se sont toujours occupé de toi tout les quatre. Comme si tu étais un enfant insupportable, hyper actif et qu'il te fallait beaucoup plus d'attention qu'à un autre.
'-Remus et Sirius ont toujours voulu avoir un enfant. Je suis un peu comme ce bébé qu'ils n'ont jamais eu.
'-Tu es déjà le bébé de ta mère, ne viens pas me dire que tu es le leur en plus ? Demande t'il alarmé.
Je rigole encore, le sentiment familial semble être un concept étranger pour lui.
'-Seulement le bébé de Remus. Sirius et mon père ont l'habitude de me considérer comme un mec de mon age. Enfin, presque tout le temps quoi.
J'en ai assez de parler mais je sais que s'il me pose une question, j'y répondrais. Alors doucement, dans le but de l'endormir, je lui caresse le dos, la nuque, les cheveux. Et finalement, je ne sais pas lequel de nous deux s'endort en premier.
Voilà ! C'est maintenant que vous entrez en jeu. Comme expliqué à certaine reviews, je ne sais toujours pas quel cadeau Harry à offert à Remus. Mais deux choses se sont sorties du lot : une paire de menotte ou un vibro. A vous de choisir ! Et n'oubliez pas votre avis sur le chapitre ! Ciao !
