Chapitre 8 :
Cela faisait à peine dix minutes que j'étais arrivé à Salem suivit de Jia et Bao, ils avaient décidé de découvrir les joies des camps de vacances américains... et surnaturels. Cela me rassurait un peu qu'ils soient là, je devais affronter tellement de chose ici...
Nous étions face au camp, dans la cour. Le camp était composé de petit bungalow pour quatre personnes, c'était vraiment moldu mais aux États-Unis les sorciers étaient très bien adaptés au monde des moldus, à la technologie et à la mode sauf ceux qui restaient racistes et rancuniers depuis la chasse aux sorcières...
Je sortis de mes songes et observai tout le monde déposer leurs bagages dans la cour pour que les elfes les répartissent dans les chambres. On devait être une centaine de douze à dix-sept ans, la plupart étaient sorciers, une bonne cinquantaine je dirais, le reste et bien... quelques loups-garous (qui seraient enfermés les nuits de pleine lune), des modificateurs, des fées ...
- Ça va être génial ! s'extasia Bao. En plus avec le temps qu'il fait, on pourra profiter du lac et des filles ! s'enthousiasma-t-il
Jia et moi le regardâmes en bougeant nos têtes de droite à gauche.
- Laissez tomber, vous ne comprenez pas, dit-il, Où est Caleb ? se demanda-t-il, nous sommes dans le même bungaleu
- Bungalow, le repris-je, on le retrouvera dans la salle de rassemblement, là où les surveillants font leurs discours...
- Des surveillants ! se plaignait Bao, alors il y a des règles à respecter et des gens auquel il faut obéir ?
- Tu t'attendais à quoi ? s'étonna Jia, quand on vit en communauté les règles sont indispensables et …
- Arrête ton discours de Serdaigle veux-tu, je suis ici pour m'amuser et rien ne pourra m'en empêcher, jubilait Bao avec son sourire de prédateur
Nous entrâmes dans la salle de rassemblement et je me figeai sur place. La plupart des sorciers me connaissaient, les camarades de mon ancienne maison, les érudits me fixaient sans dire un mot tandis que les autres chuchotaient...
- C'est la pauvre fille qui a perdu ses parents, entendis-je à ma gauche
Je fusillai méchamment l'auteure de ces paroles, la main sur ma baguette.
- Allons Elerinna, allez-vous installer là-bas, me dit le surveillant aux yeux ambrés en montrant les chaises du doigt, c'était un loup-garou Monsieur Larsen le directeur du camp depuis des années
Je traversai l'allée et au fur et à mesure que j'avançai je voyais quelques visages connus. Des érudits comme ce sale Antwan Faulkner avec son sourire arrogant, Tristan Garwin avec son sourire enjôleur et ses cheveux d'or, Ezra Gilbert et son regard noir... Tous étaient bien habillés, la mèche sur le front comme à l'école. J'aimais bien Tristan il s'avérait être un bon coéquipier au Quidditch, Ezra un bon adversaire en classe mais Faulkner hérissait les poils de mes avant-bras seulement en regardant ses yeux d'un bleu glacial.
- Hey ! Par ici, cria Caleb en levant les bras
Jia et Bao me devancèrent pour aller le rejoindre. Je tournais la tête dans sa direction, il me regardait tout sourire. Je lui souris à mon tour mais un visage dans la rangée de gauche, derrière Faulkner retint mon attention. Alexandre, pensai-je en le regardant. Au moment où mes yeux croisèrent les siens il tourna la tête. Il m'en voulait toujours, il n'avait pas répondu à ma lettre et allait continuer à m'ignorer.
Je laissais tomber... pour l'instant. Je me dirigeai dans la rangée droite rejoindre Caleb, lequel m'accueillit avec beaucoup d'enthousiasme.
- Elerinna ! cria-t-il en courant presque vers moi
Arrivé à ma hauteur il m'enlaça sans hésitation et m'embrassa longuement à en avoir le souffle coupé. J'en avais des frissons... Les hormones, pensai-je
Quand nous nous séparâmes nous nous regardâmes avec un air béat, j'entendis quelqu'un crier :
- Contamination !
Cette intervention à provoquer quelques rires provenant de mes anciens camarades. J'avais reconnu Faulkner, il faisait référence au fait que Caleb était un né-moldu, il n'avait pas changé celui-là...
D'ailleurs Caleb fixait Faulkner du regard mais nous savions tous qu'il était intouchable, son père était le directeur de l'institut de sorciers de Salem et avait aussi beaucoup d'influence ici... Je lui pris la main pour aller s'asseoir. Enfin, c'était ce que j'avais prévue avant qu'une tornade brune se jeta sur moi.
- Fai, dis-je en serrant mon amie qui m'avait tellement manqué
Elle n'avait pas changé, toujours aussi pleine de vie et souriante... Ce qui n'échappa en aucun cas à Bao qui la reluqua, elle lui plaisait beaucoup ça se voyait. Lui qui habituellement n'était pas attiré par les asiatiques...
Fai se décala et je tombai sur Ayline mon autre meilleure amie de l'époque, elle était moins enthousiaste c'était dans sa nature. Elle me fit un sourire qui voulait dire, je ne t'en veux pas d'avoir mis autant de temps à me contacter et nous nous installâmes pour écouter les surveillants d'une oreille distraite. Fai bavardait avec Bao, Ayline et Jia chuchotaient, Caleb sur qui j'étais assise et me faisait des bisous dans le cou en narguant Alexandre dans mon dos, qui lui ruminait sa colère...
Après cinq minutes de discours de Monsieur Larsen sur les règles, les activités et l'importance de l'échange inter-espèce tout le monde se tut, impatient de découvrir qui seraient les deux surveillants cette année. Cela changeait tous les ans et tout le monde voulait savoir s'il serait simple d'échapper à leur surveillance, c'était le moment de juger qui nous avions en face de nous...
Monsieur Larsen utilisa sa baguette pour fermer les volets de la salle, cela attira mon attention sur l'identité du ou des surveillant(s), une trappe sur l'estrade se souleva et les surveillants firent leur entrée sous le regard fascinés des adolescents.
Un homme et une femme comme chaque année et de différentes espèces. La femme était petite, châtain, dans la vingtaine pas du tout sûre d'elle ce qui devait enjouer les fauteurs de trouble. L'homme était grand, très blanc, dans les un mètre quatre-vingt-dix, la trentaine, les cheveux noir corbeau arrivant en bas de son visage et avait des yeux bleu foncé qui semblaient chercher quelque chose dans la salle. Ou plutôt quelqu'un, pensai-je quand son regard s'arrêta sur moi...
- Je vous présente les deux nouveaux surveillants Kraven et Paulina, s'exprimait Mr Larsen, comme vous avez dû le constater Kraven est un vampire tandis que Paulina est une fée...
Les surveillants firent un discours chacun leur tour, ce Kraven me disait quelque chose, sa prestance ne m'était pas inconnue et son accent anglais encore moins. Encore un mystère à résoudre, pensai-je...
Cela faisait une semaine que nous étions au camp, je partageais mon bungalow avec Jia, Fai et Ayline. Alexandre m'ignorait toujours je devais faire quelque chose pour changer ça, Faulkner et sa bande faisaient des réflexions sur Caleb et moi à chaque fois que je passais à côté d'eux. Je passais donc tout mon temps avec mes deux copines, mes cousins, Caleb et d'autres amis non sorciers comme Alden le modificateur.
Kraven, le surveillant vampire s'occupait de faire des rondes dans le camp, la nuit... Voilà pourquoi il avançait vers moi, moi qui était sur les marches de mon bungalow à vingt-trois heures... La lune se reflétait sur son visage blanc et sur sa chemise en soie noire. Il avançait de manière assurée en me regardant, comme-ci il pouvait voir à travers moi. Il me faisait penser à Lucius Malfoy...
Sa démarche me faisait paniquer... Je me relevai lentement sans le quitter du regard. Mon cœur devait battre la chamade et j'avais l'impression qu'il pouvait l'entendre...
Il se posta à quelques centimètres de moi, je devais lever la tête tellement il était grand...
- Le couvre-feu est terminé depuis une heure, qu'est-ce-que tu fais dehors ? me demanda-t-il en ayant du mal à me regarder dans les yeux
Bizarre, pensai-je, au loin il m'affronte du regard tandis qu'en face il évite ça...
- Euh... Je réfléchissais, dis-je incertaine
Il s'assit sur une marche, leva la tête vers moi et dit :
- Elerinna, c'est ça ?
- Oui c'est ça, répondis-je, en m'asseyant à côté de lui
- Donc c'est bien toi, la fille de Elena Croupton, me demanda-t-il en sachant la réponse
- Euh... Chang, le repris-je, elle était mariée à mon père, dis-je en sentant le besoin de m'expliquer vu son regard foudroyant... Voilà pourquoi il me disait quelques choses, c'était peut-être un ami de ma mère que j'avais rencontré... Je voulais en avoir le cœur net.
- Pourquoi, vous la connaissiez ?
Encore une fois il leva rapidement le regard vers moi mais ne me répondit pas, il se retourna vers le bungalow et marmonna :
- Encore lui !
Puis il se leva de la marche avec une classe vampirique et se précipita dans le bungalow.
Inquiète, je le rattrapai et sursautai quand il ouvrit la porte de la chambre de Fai avec fracas.
- Mais vous êtes fou ! criai-je, Qu'est-ce-que ? allai-je demander quand je vis sous mes yeux la raison de son comportement
Jia et Ayline se réveillèrent, baguette en main pour accueillir le fauteur de trouble comme il se doit. Elles rabaissèrent rapidement leurs baguettes en voyant ce qu'il se passait dans la chambre de Fai...
Dans le lit se trouvait Bao qui était en caleçon rouge et or tandis que Fai était en nuisette sur lui, visiblement arrêté en pleine séance de pelotage.
Nous étions toutes les trois bouches bée devant ce spectacle tandis que Kraven bouillonnait sur place, il prenait son travail de surveillant à cœur à ce que je voyais...
Sa colère éclata, en moins d'une seconde il se rua vers Bao, l'attrapa par la peau du dos pour le faire sortir du lit pendant que Fai effrayait nous rejoint.
- Toi, cela fait trois fois en une semaine que je te surprends en dehors de ton bungalow après les heures de couvre-feu ! Et voilà que maintenant, ajouta-t-il, je te surprends dans le lit d'une fille ! Tu me prends pour un vampire sourd ? cria-t-il
Fai allait prendre sa défense mais le regard de Kraven la dissuada,
- Et toi ? ajouta-t-il, où est la dignité des sorcières de sang-pur ? Hein ?
Fai baissa la tête, Ayline la regarda d'une façon qui voulait dire : il n'a pas tort tandis que Jia soupirait face aux nouvelles frasques de son frère jumeau.
- Allez-vous coucher les filles ! nous ordonna-t-il, je vais raccompagner ce morveux à son bungalow et vous viendrez me voir tous les deux dans mon bureau demain soir, dit-il à Bao et Jia, en insistant sur le mot soir
Bao, Gryffondor et fier de l'être ne manqua pas l'occasion de faire une blague douteuse et répliqua :
- Bien sûr ! Monsieur le surveillant, nous ne voudrions pas que vous grilliez au soleil à cause de nous...
Kraven sortit les crocs, ses yeux naturellement bleus foncés étaient devenus bleu clair, d'une couleur surnaturelle. Il défiait Bao du regard pendant quelques secondes qui paraissaient une éternité avant de sortir du bungalow en trombe, la main fermement accrochée au poignet de Bao...
Après leur départ je questionnai Fai.
- Alors là ! Il faut que tu nous explique !
Fai nous regarda en rougissant et dit :
- Je crois que je suis amoureuse de Bao, en se cachant les yeux
Face à cette niaiserie, Ayline leva les yeux et rejoignit sa chambre sans un mot. Jia mettait en garde Fai à propos du comportement de son frère envers les filles tandis que je jubilai d'avance en imaginant les futurs repas de famille, ma meilleure amie d'enfance, mariée à mon cousin... Qu'est-ce-que cela serait cool !
Quelques jours plus tard à l'heure du petit déjeuner je décidai de ne pas m'asseoir à ma place habituelle celle où il y avait mes cousins, mes amies et Caleb mais de m'asseoir à la table des érudits, mon ancienne maison. J'avais le besoin urgent de m'expliquer avec Alexandre, j'avais surtout envie de retrouver mon ancien meilleur ami et notre complicité... Je passai devant ma table sans m'y arrêter.
- Hey ! Elerinna ! m'appela Caleb
Il devait penser que je ne les avais pas vu, je ne lui répondis pas et allai rejoindre la dernière table composée de Faulkner et sa bande dont Alexandre. Plus j'avançai vers cette table, plus Caleb comprenait mes intentions. Il allait m'y empêcher mais Jia lui retint le bras et lui dit de me laisser faire ce que j'avais à faire. Il grognait sur place et fixait mon dos prêt à agir en cas de problème...
J'arrivai à hauteur de la table de mes anciens camarades et m'arrêtai. Les quatre garçons arrêtèrent de manger et levèrent les yeux sur moi, Alexandre les rabaissa aussitôt tandis que Antwan Faulkner me regarda amusé.
- Qu'est-ce-que tu veux Chang ? me demanda-t-il, ça empeste le sang-de-bourbe à table ? ricana-t-il suivit de ses deux acolytes Tristan et Ezra pendant qu'Alexandre rigolait dans ses dents
- Je veux parler à Alexandre, répondis-je sans faire attention à sa remarque. Tu viens manger plus loin avec moi ? demandai-je au concerné
Il me regarda de ses yeux d'une couleur incroyable que j'ai toujours admiré et dit :
- Je n'ai rien à te dire, retourne avec ton sang-de-bourbe audacieux et ne me fais pas chier...
Faulkner ria ouvertement tandis que Alexandre me regarda toujours dans les yeux voulant me faire croire qu'il pensait ses paroles alors que j'avais toujours su lire ses émotions à travers son regard, il regrettait déjà ses mots...
- Dans ce cas, dis-je, c'est moi qui vais manger avec toi. Je m'assis à côté de lui et mon repas apparut.
Durant le petit-déjeuner, je lui parlais et il ne faisait qu'écouter, les autres aussi d'ailleurs comme Faulkner qui me posait des questions sur Poudlard, sur Serpentard, sur comment allait mon cousin Barty... J'avais décidé de tout raconter à Alexandre : mon arrivée à Poudlard, la rivalité Gryffondor-Serpentard et mon amitié avec Severus qui me faisait penser à celle que j'avais autrefois avec lui.
Au fur et à mesure de la discussion, les autres quittèrent la table, il avait fini de manger et je voyais bien que Alexandre avait ralenti la cadence pour que l'on se retrouve seule.
Je lui parlais donc de la seule chose que je n'avais pas évoqué devant les autres : la mort de mes parents, la lettre du mystérieux expéditeur qui disait vouloir m'aider, le fait que c'était sûrement un assassinat…
Il commençait enfin à me parler et plus il me parlait plus on retrouvait notre amitié, nous étions même les derniers à quitter le réfectoire ce qui n'échappait pas à Caleb qui nous fusillait du regard.
Alexandre m'a promis de m'aider dans mes recherches tandis que je lui ai promis de passer du temps avec lui, seule, sans Caleb dans les pattes. Les choses allaient de mieux en mieux finalement.
Trois jours avant le retour à Londres :
Fai et Bao étaient toujours ensemble, plus amoureux que jamais, je n'avais jamais vu mon cousin comme ça. Jia avait eu un flirt avec Alden le beau modificateur mais ils n'étaient pas devenus un couple, Jia était toujours folle de Potter et même un bel indien ne pouvait l'égaler à ses yeux. Alexandre et moi nous entendions mieux que jamais, je devais partager mon temps entre lui et Caleb car tous les deux se détestaient toujours autant.
Alexandre m'avait bien aidé dans mes recherches désormais j'avais des pistes sérieuses sur le symbole qui avait hanté mes rêves depuis une année et cela ne me rassurait pas du tout...
Mais j'avoue qu'en ce moment même j'avais autre chose en tête, Caleb et moi étions dans la chambre du surveillant Kraven en pleine nuit. Il avait insisté pour qu'on y entre, pour qu'on fasse des trucs un peu fous comme les audacieux, moi qui avait voulu l'initier aux échecs l'activité favorite des érudits. Il avait donc voulu m'initier à l'activité favorite des audacieux : enfreindre les règles.
- Waouh, c'est sombre ici, dit-il en écartant ses bras, je m'attendais presque à tomber sur un cercueil, ajouta-t-il en rigolant
Je rigolai aussi, il avait le don de me détendre et en ce moment j'étais tellement détendu que j'avais envie de profiter de mes trois derniers jours avec lui. Je le poussai donc sur le lit de Kraven et rigolai face à son regard étonné. Je le rejoignis et m'allongeai sur lui, je pris son visage dans mes mains et l'embrassai à pleine bouche. Ça allait tellement vite que j'étais déjà en train de lui retirer son T-Shirt et de lui dévorer la clavicule. Il avait l'air d'aimer ça, il respirait fort mais il me fit reculer lentement.
- Hum, Hum, faisait-il pour s'éclaircir la voix. Elerinna, Qu'est-ce-que tu fais ? me demanda-t-il en me regardant dans les yeux
- À ton avis, répondis-je en l'embrassant dans le cou entre chaque mot, je veux profiter un maximum de toi, dis-je avant de l'embrasser encore et encore.
Il me stoppa encore une fois pour dire :
- Tu, euh, tu es sûre ? me demanda-t-il en cherchant la vérité dans mes yeux
- Écoute, dis-je, en prenant son visage dans mes mains. On se connaît depuis longtemps, il n'y a pas de secret entre nous et j'ai quinze ans, tu en as seize, on s'aime... Pourquoi attendre ?
Ma réponse dut le satisfaire car c'est lui qui à son tour m'embrassa à en perdre haleine, mes tempes, mes joues, mes lèvres, mon cou, ma clavicule. Il était partout et nulle part en même temps, j'en voulais plus et cette sensation était électrisante. Nous étions tellement surexcités que nous nous ne rendions pas compte que d'une minute à l'autre nous risquions de faire notre première fois dans le lit du surveillant, un vampire avec un très bon odorat qui plus est. Il me retourna violemment sur le lit et ma main frappa quelque chose sur la table de chevet. Une lumière tamisée s'alluma et nous nous figeâmes sur place, pensant que Kraven arrivait. Un craquement retentit et c'est là que nous vîmes la raison du boucan.
- Dis-moi que je rêve, demandai-je à Caleb, une pièce secrète !
J'étais contente, ma soif de connaissance l'emportait toujours au grand dam de Caleb. Je me levai rapidement du lit pour me dirigeai vers cette pièce.
Avant d'entrer je me retournai vers Caleb pour dire :
- Tu surveilles au cas où Kraven arrive
Il me répondit en soupirant et en s'affalant sur le lit. Ah, les mecs et leur libido...
J'entrai dans la petite pièce légèrement éclairée, tout était de bois, des étagères au bureau, du sol au plafond. Comme à mon habitude, rat de bibliothèque que je suis, je me précipitai vers les étagères et pris le premier bouquin que je vis : « Propriétés du sang de vampire ». Intéressant, pensai-je, je feuilletai rapidement ce livre et j'utilisai ma baguette pour copier les pages qui me plaisaient. Un autre livre attira mon attention : « La chasse aux sorcières : de 1692 à aujourd'hui ». Un vampire qui s'intéressait à ça ? Qui sait ? Il était peut-être humain à cette époque et c'était peut-être un sorcier avant de devenir vampire...
Je lus le sommaire afin de me rendre directement au chapitre sur notre époque car la chasse aux sorcières du dix-septième siècle je la connaissais par cœur grâce aux cours d'histoire de la magie. J'entendis des pas, me retournai et c'était Caleb qui entra et regarda le livre au-dessus de mon épaule. C'est là que je trouvais une chose qui m'intéressait plus que tout : le symbole qui me hantait depuis des mois. Des explications et quelques annotations écrites à la main entouraient ce symbole, surtout des dates et des faits. Une date retint mon attention, celle de la mort de mes parents suivit de l'annotation « Croupton-Chang : victimes ». Mon cœur battait la chamade, je commençai à comprendre et Caleb aussi. Il tenta de refermer le livre et me pria de sortir mais je ne l'écoutais pas, il m'arracha le livre des mains mais je pris l'autre bout du livre et je le tirai, nous étions comme deux chiens et le livre était le chiffon.
- Passe-moi ça, dis-je sans faire trop de bruit, ça parle de mes parents
- Parfois il vaut mieux ne rien savoir, répliqua-t-il
Énervé, je tirai un bon coup sur le livre qui sauta de nos mains pour venir s'écraser par terre. Des papiers s'échappèrent du livre et une photo d'une personne que je connaissais très bien en faisait partie.
Je m'accroupis afin de la prendre, je me levai et regardai cette photo. Caleb était aussi stupéfait que moi, la photo n'était autre que ma mère âgée d'une vingtaine d'année qui avait l'air heureuse dans les bras d'un homme qui n'était pas mon père mais ... Kraven !
- Je n'y crois pas ! dit Caleb, c'est pour ça qu'il te fixe tout le temps !
Je le regardai confuse mais mon attention n'était plus sur Caleb désormais, mais sur la personne qui se tenait sur le pas de la porte : Kraven. Caleb suivit mon regard, se retourna, sursauta et se posta face à moi comme pour me protéger.
Je ne quittai pas Kraven du regard, je lui montrai le livre et la photo du bout des doigts et dit d'une voix froide :
- Il est temps d'avoir une petite discussion...
Voilà pour ce chapitre, tout s'éclaircit... Si vous trouvez des fautes, excusez-moi. Je serai contente de répondre à vos reviews et d'avoir vos avis...
A bientôt PheebsH62
