Hello, voici la suite! J'espère que ce chapitre vous plaira. J'ai mis trois plombes à le boucler et c'est le dernier que j'ai d'avance donc il se peut que je poste de manière moins rigoureuse dans les semaines à venir (d'autant que j'ai quelques obligations universitaires en même temps qui risquent de me freiner un peu). Prenez plaisir à lire et n'hésitez pas à laisser des reviews!

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Chapitre7: Guerre idéologique

Extraits du dossier du matricule 34-1546-88

Nom, prénoms: Melbourne William Albert

Date et lieu de naissance: 29 juillet 1966, London, Greater London, England

Statut: Muggle-born

Baguette: bois de pin, plume de phénix, 28 ¾ centimètres

Adresse: Hogwarts, vicinity of Hogsmeade, Highlands, Scotland

Diplômes:

1984: NEWTs en Métamorphose, DFCM, Potions, Botanique, Muggle Studies, Charmes, History of Magic

A Levels (NEWTs Muggles)

1988: Maîtrise en Formation des Précepteurs de Grande-Bretagne et Lois de L'Education, spécialités DFCM, Potions et Charmes

Carrière:

1988: employé civil au Department of Magical Education, section Legislation

Tuteur de 1988 à 1991: George Turner, Référent: Bilius Morrow

1995-1996: Professeur de DFCM à Hogwarts

1996-?: Professeur des Muggle Studies (retraite anticipée de Charity Burbage, enquête ouverte à l'heure où nous modifions ce dossier)

Autres:

Individu entendu dans l'affaire classée secrète numéro 445-12-17-1989

Individu entendu lors des enquêtes internes menées par la Commission Interne suite à l'incident survenu au Department of Magical Education le 13 décembre 1995, lors de l'audience du 21 janvier 1996. Délibéré: suspension de poste du matricule jusqu'à juin 1996.

Procès tenu le 26 juin 1996 sous le motif d'accusation d'atteintes de moeurs sur mineurs. Délibéré: individu déclaré non coupable des charges qui ont pesé sur lui, les accusations portées à son encontre ayant été prouvées comme fausses. Fin de la suspension de son poste, néanmoins l'individu en question a eu posé des congés sans soldes à partir de cette date et ce jusqu'à août 1996, où il a déposé sa démission, validée en commission ce 9 septembre 1996. Individu prêt à être entendu en Commission Interne ce 14 septembre 1996.

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Le Ministre tournait en rond dans son bureau et pensait tout haut à un Perceval Weasley qui n'osait interrompre son flot de réflexion, conscient que son supérieur ne désirait que tirer au clair ses pensées, devenant un témoin singulier. Le jeune homme avait conscience qu'il lui était nécessaire de demeurer silencieux, bien qu'il avait eu envie d'exprimer sa propre opinion une fois et une autre. De ce fait, il attendait avec patience que Scrimgeour se rappelle de sa présence dans cette pièce, assis confortablement, ses lunettes droites lui conférant un air d'aigle, certes un peu pompeux, mais collant si bien à son caractère qu'elles lui seyaient.

- Il était nécessaire de procéder à toutes ces enquêtes internes après ce qu'il s'est passé l'année passée… Cela n'aurait jamais dû se produire au passage… Nul doute que le Cabinet à l'époque a eu les oeillères bien collées pour ne pas se rendre compte de toute la gangrène qui a pris ses racines au sein du Ministère…

Ce huis-clos improvisé fut interrompu lorsque la secrétaire du Cabinet toqua à la porte. Scrimgeour soupira et grommela. Il avait bien annoncé qu'il ne souhaitait pas être dérangé, et sous aucun prétexte. Néanmoins, la femme se montra têtue et se servit d'un Sonorus pour se faire ouïr au travers du pan de bois dans le but de lui communiquer qu'il était essentiel qu'il lui ouvre. Les mots Commission Interne et William Melbourne finirent de faire changer d'avis le Ministre qui s'excusa auprès de Weasley et répondit d'un "entrez!" clair et sonore. La secrétaire ne se fit pas prier et rentra telle un boulet de canon, avant de se confondre en excuses pour son apparence, des mèches rebelles échappant de son chignon serré, son visage un peu rougi et une nette sensation de précipitation faisant trembler tout son corps. Nul doute qu'elle avait dû courir. La politesse oblige, tout comme la considération de l'état de cette dame, sans parler de l'éducation qu'il avait reçue de ses parents, Percy Weasley quitta sa chaise et la proposa à cette dernière, en silence mais en gestes explicites. La secrétaire ne perdit pas de temps en protestations qualifiées aujourd'hui de féministes, et s'écroula presque dedans, cependant son poste et le Ministre en face d'elle la retinrent de peu. Enfin, les deux hommes s'attardèrent sur ce qu'elle tenait entre ses mains et qu'elle n'aurait lâchés pour rien au monde: des dossiers desquels quelques feuillets dépassaient.

- Veuillez m'excuser, madame, mais que souhaite dire la Commission à propos de monsieur Melbourne, questionna Scrimgeour, d'un ton égal, sa colère contre ce dernier suite à sa démission loin d'être innocente supplantée par sa curiosité.

- Eh bien… Elle s'humecta les lèvres, les mains encore tremblantes par l'effort qu'elle avait fourni pour venir jusqu'ici, avant de reprendre d'une voix au ton plus professionnel: la Commission Interne enquête en premier temps avant de convoquer les personnes qu'elle souhaite interroger, comme vous le savez. La première chose que je tenais à vous faire savoir, monsieur le Ministre, est que la demande de démission de la part de monsieur Melbourne a été validée lundi dernier. La seconde concerne le statut de cette démission car, comme vous êtes au fait des lois qui régissent notre société, en temps normal il y a un délai de trois mois entre le jour où elle a été soumise à la Commission et le jour où elle effective. Cependant, dans le texte de loi correspondant à ces détails, il est spécifié que l'employé du Ministère peut demander à ce que sa démission soit effective sur-le-champ et cela induit que son solde ne lui sera pas versé dans le temps imparti lors d'une procédure normale. De ce fait, je vous précise que c'est le type de démission qu'a contracté monsieur Melbourne. Néanmoins, malgré le fait que nous avons jugé sa démarche légale et applicable, nous l'entendrons samedi quatorze septembre, à savoir demain.

La secrétaire se tut, en profita pour reprendre son souffle car elle avait pris sur elle pour débiter toutes les informations d'une traite, sans qu'il soit possible de la part de Scrimgeour de l'interrompre une seule fois. Ce dernier ne laissait transparaître aucune émotion, bien qu'une certaine colère à l'évocation de cet employé civil du huitième étage qui lui avait paru à la fois hors des clous et un peu trop rentre-dedans malgré la position de la personne qui lui faisait face. Malgré sa précaution à demeurer maître de lui-même, il aurait semblé que quelque chose l'avait trahi parce que la secrétaire de la Commission Interne se permit de reprendre la parole:

- Si je puis me permettre, monsieur, à la décharge de monsieur Melbourne, il ne peut que sembler sur la défensive avec ce qui s'est déroulé ici l'année passée. Il faut garder en tête qu'il a pris de grands risques pour assurer au mieux l'éducation des jeunes sorcières et sorciers malgré ce qui avait été voté dans une procédure légale. Il a bien failli perdre ses deux postes à l'époque et… Soit, démissionner de celui ici est de son libre arbitre après tout, et si nous avons considéré sa demande comme respectueuse des lois qui régissent notre société, je me vois obligée d'abonder en ce sens.

- Merci, madame, salua le Ministre. Je suis bien au fait du dossier des états de service de monsieur Melbourne et n'ai nul besoin d'un rappel de ce qu'il a bien pu faire l'année écoulée pour rendre service à la société sorcière. Je vous remercie également de m'avoir tenu au courant des derniers détails concernant son cas. Avez-vous d'autres choses à me communiquer?

La secrétaire comprit dans l'immédiat qu'elle était un peu sortie de son rôle, mais ne s'étala pas en excuses. Elle préféra lui assurer qu'elle n'avait plus rien à lui dire et s'en alla, non sans avoir laissé ses dossiers qui étaient une copie de ceux en leur possession, qui nourriraient les archives du Cabinet du Ministre.

- En somme, que reprochez-vous à ce Melbourne, demanda Weasley au bout d'un certain temps où tous les deux avaient été plongés dans le silence, tandis que Scrimgeour s'était assis à son bureau pour lire en diagonale les dossiers que la secrétaire lui avait donnés.

Le jeune homme avait bien saisi cette colère contenue et savait que cet ex Auror ne perdait son sang froid que lorsqu'une personne le titillait plus que de raison.

- Disons qu'il a une tendance particulière à déranger beaucoup de monde, sauf qu'il ne s'en cache pas - quitte à l'assumer entièrement, au point d'oublier quelques instants que l'insolence de son ton s'adresse à son supérieur hiérarchique le plus haut, synthétisa l'homme après avoir soupiré et réfléchi quelques secondes.

Il garda pour lui le fait que le Department of Magical Education lui avait mis des bâtons dans les roues il y avait quelques années de cela, en 1989 puis en 1990 lorsque tout le Ministère était en pâmoison suite à l'attentat survenu dans l'Atrium. A l'époque, les deux têtes de département s'étaient pris la tête de manière virulente, Scrimgeour défendant le principe selon lequel les questions de sécurité n'avaient à être gérées que par les Aurors eux-mêmes, car ces derniers étaient qualifiés pour le genre de crises auxquelles ils avaient fait face, et s'être faits doubler par un bleu d'administratif les avait laissés à la fois amers et furieux vu que Melbourne avait tout bonnement ignoré les ordres que l'actuel Ministre lui avait donnés. Le Head de l'Éducation ne l'avait bien entendu pas considéré de la même manière, ce dernier s'appuyant simplement et purement sur la législation de la Grande-Bretagne qui spécifiait que n'importe qui du Ministère était en droit de défendre ses murs, Auror ou non. La loi, évidemment, fut du côté des sur-robes bleu-cyan et les Aurors avaient dû s'incliner, notamment parce que Dumbledore avait apporté son soutien envers ce satané Melbourne.

Percy Weasley n'était pas au fait de tous ces détails, le dossier classé confidentiel; donc il ne pouvait pas du tout comprendre ce grief passif entre la tête du gouvernement sorcier britannique et un ex employé civil d'un Department que tout le monde redoutait par son autarcisme choisi.

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Les performances de Harry Potter en classe de potions avait tôt fait d'atteindre les oreilles de tous les enseignants, le professeur Slughorn se targuant d'avoir le digne héritier de Lily Evans dans sa classe et ne tarissant pas d'éloges envers le fils au point de provoquer une overdose auprès de ses collègues. Après la première semaine de cours, lorsque ce bon vieil Horace avait salué la qualité de l'enseignement prodigué par son jeune collègue Snape, ce dernier n'avait trop osé rien dire; cependant son presque mutisme circonspect n'avait échappé à personne dans la salle des professeurs. Bien que l'adolescent en question récoltait des résultats somme toute respectables, nul n'avait en mémoire des performances qui crevaient le plafond - en général, d'aucun les notait qu'à l'encontre de Miss Granger, et encore le Maître de Potions qu'était Snape ne complimentait ses élèves de gaieté bon coeur. Pour être au fait des prouesses des uns et des autres n'appartenant pas à Slytherin, il fallait être en possession des bulletins de notes.

Au départ, les différents professeurs pensaient que Slughorn exulterait puis passerait à autre chose, notamment remettre en marche son "tableau de chasse" qu'était son fameux club, certes il y dédiait toute son énergie; mais l'homme ne cessait de seriner à qui mieux mieux que Harry Potter avait un talent certain dans sa discipline. Subséquemment, lorsque le bon vivant de Slughorn avait narré avec moults détails le déroulé de la première séance au bout de laquelle le Survivant avait gagné une fiole de Felix Felicis, et même si Snape n'avait pratiquement pas cillé, Melbourne n'avait pu se réfréner de grincer des dents. Ce dernier n'avait partagé sa pensée, or le déroulé de ce cours avait quelque peu secoué ce que lui avait appris en didactique et récompenser les élèves par une potion à l'usage restrictif déclaré par le Ministère ne faisait pas parti des méthodes de motivations que le professeur d'Etudes des Muggles avait apprises.

Depuis, dès que les uns et les autres se rejoignaient en salle des enseignants et que Slughorn s'y trouvait également, tout le monde subissait les soliloques sur Potter et ses souvenirs à foison sur la mère de celui-ci.

Voyant que personne ne levait le petit doigt pour soit le faire changer de sujet, soit l'intimer à se taire; le Corbeau avait choisi une solution radicale: ne plus venir dans cette satanée salle de regroupement de ses pairs. Étonnamment, Melbourne avait lui aussi pris la poudre d'escampette. D'un, ça l'agaçait; de deux, ça le déconcentrait; de trois, sa migraine avait tendance à ressurgir au triple galop à ces moments-là; de quatre, il avait bien saisi que Slughorn nourrissait un intérêt curieux à son égard, et il l'avait bien vu au travers de ses orbes. Bonté divine, un autre élève doué en potions qu'il côtoyait à nouveau alors qu'il ne l'avait vu depuis qu'il était parti à la retraite en juillet 1981!

Le désormais ex-employé du Ministère se sentait particulièrement mal à l'aise avec le sentiment qu'il était devenu une proie succulente pour la curiosité insatiable de son désormais collègue. La pression était telle qu'il n'avait pas trouvé mieux que la fuite en avant car Slughorn aimait à sortir des cachots pour frayer avec le monde, au contraire de Snape qui avait toujours ce goût de demeurer dans l'obscurité des cachots.

Néanmoins, Melbourne atteignit un jour ses propres limites à son jeu de cache-cache et s'admonesta de ne pas être assez futé pour user et abuser du Disillusionment Charm; Slughorn avait fini par le coincer et aucune solution ne vint à l'esprit du jeune homme pour éviter la déferlante de questions qu'il allait devoir subir. Oh tant pis, se dit-il, autant crever l'abcès une bonne fois pour toutes et il te laissera tranquille… Alors, il s'arrêta de son plein gré et attendit que son désormais collègue le rattrape, ce dernier ne se départissant pas de son sourire jovial. Nul doute qu'il aurait fait un piètre espion car il était tellement expressif que personne ne se laissait duper par ce qui le motivait à communiquer avec autrui - quand on était au fait que Slughorn avait toujours un alan intéressé lorsqu'il frayait avec le monde. Intéressé mais pas nécessairement méchant. L'homme était tellement honnête et transparent pour ne pas développer des penchants humains retors et sournois, bien qu'il était un Slytherin et pouvait ainsi se montrer assez tordu lui aussi.

- Ah, mon bon Melbourne, commença le professeur de potions, je me suis même demandé si je parviendrais à vous parler comme vous avez encore cette tendance à vous faufiler comme une anguille pour échapper au monde, plaisanta-t-il.

Ces quelques mots embarrassèrent néanmoins le concerné qui sourit de manière fugace, un sourire assez crispé cependant. Il finit par hausser les épaules, un sacré vieux réflexe qu'il avait toujours eu dès lors que l'un de ses enseignants pointait du doigt des choses se rapprochant nettement de sa sphère intime. Les traits de son caractère en faisaient indéniablement partie. Le vieil homme ne lui avait fait aucun reproche mais c'était tout comme aux yeux de Melbourne, parce qu'il savait que son tempérament à fuir les gens dérangeait son rapport avec autrui.

- Alors, vous êtes désormais professeur, s'exclama Slughorn. Je ne pensais pas que cela avait été la carrière que vous auriez choisie. Je croyais que vous travailliez au Ministère.

- Eh bien, des circonstances ont fait que je me retrouve ici, répondit le jeune homme de manière évasive, assez gêné de la tournure que prenait la conversation, certain que son collègue cherchait à comprendre le fond des choses - il ne devait pas être au courant des raisons qui avaient motivé Melbourne à enseigner, en déduisit-il sans peine, bien que celles pour l'année passée devant se trouver aisément, mais pour celle-ci… Eh bien, à moins que Dumbledore l'aie ébruité sciemment…

- Je ne pensais pas que cette chère Charity souhaitait partir à la retraite aussi vite, s'interrogea à voix haute le professeur de potions.

Diantre, il avait dû lire le bref article paru dans le Daily Prophet qui avait couvert en menus mots le départ de Mrs Burbage et le fait qu'une enquête était ouverte au Ministère suite à cette mise en retraite.

- Bah, de toute façon, par les temps qui courent, je peux concevoir cela, reprit Slughorn en agitant une main compatissante au sort de la dame. Il y a des changements dans l'équipe pédagogique qui me laissent songeur… Vous ne trouvez pas?

Melbourne ne répondit pas, un peu pris en porte-à-faux, pris entre deux feux. Bien sûr qu'il s'était lui-même interrogé notamment sur la soudaine promotion de Snape au poste maudit de Défenses; cependant le Directeur ne dévoilait jamais l'intégralité de son plan auprès de l'Ordre et le jeune homme en avait déduit que cette carte-ci devait être la carte maîtresse pour la résistance et la lutte contre le Mage Noir, sauf que Dumbledore avait dû décider de lui-même que nul n'avait besoin d'en connaître les tenants et aboutissants. Malgré cela, le jeune homme avait compris que si le Corbeau prenait cet enseignement-là seulement cette année, il y aurait bientôt des actes décisifs qui en découleraient et feraient précipiter la guerre vers sa fin pour la rendre la plus brève possible. Il ne voyait pas les choses autrement, parce que Snape ne prendrait pas le risque de se faire maudire par un poste d'enseignement sans motif valable. Jusqu'ici, Melbourne n'avait osé aller au bout de son raisonnement quant à la question, sachant d'office ce qui arrivera au Maître de potions: son rôle de Death Eater allait prendre de l'ampleur et il finira par mourir, car une majorité des ex professeurs de Défenses étaient morts plus tôt qu'il était coutume chez un sorcier lambda. Il se rappelait bien de l'annonce du décès brutal d'Asquith, son enseignant lorsqu'il était en septième année. Bien que ce dernier avait eu la soixantaine bien entamée lorsqu'il avait été sorti de son emploi de diplomate en Russie par Dumbledore, il avait de facto encore plusieurs années devant lui avant de passer l'arme à gauche. L'expérience et les compétences de l'homme n'auraient jamais dû manquer au point de le savoir tué de sang-froid par un dissident Tchétchène une fois qu'il avait repris ses fonctions après 1984.

Notant que Slughorn le mirait avec une attention fort gênante, Melbourne finit par revenir à l'instant présent et lui annonça qu'il ne pouvait pas l'éclairer parce que personne n'était au courant de rien et qu'il fallait sans doute faire avec ce qu'ils avaient - l'ignorance subie sans doute préférable pour tout un chacun.

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Charlie était trop jeune encore pour suivre le cours enseigné par Melbourne, mais cela ne l'empêchait pas comme tous les autres élèves de le croiser sur une base régulière, le professeur ayant un emploi du temps plus léger que ses collègues et devant malgré tout suivre ses autres obligations, comme celle de patrouiller la nuit suivant le planning imposé aux enseignants et de superviser certaines études les soirs après les cours. De manière globale, les étudiants avaient plus de chance de le croiser dans les salles d'étude qu'ailleurs, davantage que ses collègues qui étaient de facto en train d'enseigner leurs matières. La neutralité entre Maisons régnait dans cette nouvelle pièce à disposition des élèves qui désiraient travailler ensemble et poser des questions à leur professeur qui était disponible dans ce but là comme cela avait été le cas l'année précédente dans la salle que Snape occupait dorénavant. Cependant, nul ne souhaitait ou ne voyait que cette impartialité était demeurée inchangée entre ces quatre murs, sans doute parce que la réputation du Corbeau restait bel et bien intégrée dans les neurones de tout un chacun, Harry Potter en tête. Quelques personnes isolées s'en étaient rendues compte mais ces dernières ne l'ébruitaient pas, déjà parce que nul dans leur entourage ne les aurait eu laissés s'exprimer là-dessus et ensuite parce que ces personnes en question étaient seules depuis le début de leur scolarité, telles que Luna Lovegood- à savoir que celle-ci était l'unique à être capable d'offrir son sourire le plus lumineux à un Snape que tous détestaient. Charlie, qui n'avait jamais eu de grief à l'égard de cet enseignant, malgré sa crainte à son endroit, avait beau garder ses pensées pour lui mais ne pouvait s'empêcher de trouver dommage que les autres étudiants ne faisaient aucun effort pour changer leur opinion rien qu'en observant ce qu'il se passait sous leurs yeux. Pour ce qui était des apparences, il en savait quelque chose donc il avait du mal à se projeter dans une autre vision de Snape que celle à laquelle il adhérait aujourd'hui.

Le tout jeune adolescent, qui était resté debout tout au long de son introspection mentale, consentit à s'asseoir à la place libre la plus proche tandis qu'un Melbourne soucieux le fixait depuis… Excellente question. Gêné, Charlie se mit à rougir comme une écrevisse et faisait son possible pour ne pas se montrer gauche dans chacun de ses gestes alors qu'il sortait de son sac son dernier cours de Défenses - décidément, le hasard n'existait pas, n'est-ce pas? C'était même une des phrases les plus prononcées par Snape depuis le tout premier cours, telle un mantra.

- N'y a-t-il aucune place en salle de Défenses, interrogea une voix basse derrière sa nuque.

Un sursaut de surprise élevée, comme celle que tous les élèves avaient connu lorsque le Corbeau enseignait les potions, fit se retourner Charlie. Le professeur d'Etudes des Muggles se tenait tout proche de lui, à une distance respectable néanmoins, mais suffisante pour qu'il lise sans problème par dessus l'épaule de l'étudiant. Rendu muet par la peur qu'il venait de subir, il mit du temps avant de recouvrer ses esprits pour bredouiller un simple "non, il n'y en a plus, monsieur". Un sourire fugace traversa les lèvres du jeune homme avant qu'il ne le laisse tranquille pour de bon.

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- Pourquoi apprendre des choses totalement inutiles alors que d'après la presse, nous sommes en guerre, lâcha un étudiant pendant un cours d'Études des Muggles. Non, mais c'est vrai: pourquoi perdons-nous du temps sur des détails pareils alors qu'on devrait plutôt centrer nos enseignements sur comment nous protéger des forces du mal?

Un silence de plomb glissa dans la salle tandis que Melbourne fixait l'élève qui venait d'exprimer une forme d'inquiétude qui, hormis la remise en question de l'utilité de ce cours, sonnait somme toute légitime. Le jeune homme semblait égal à lui-même, bien que des lueurs dans ses orbes auraient dû mettre la puce à l'oreille des jeunes gens assis devant lui, ces lueurs indiquant son agacement et sa colère contenus dans ce froid polaire qui lui était propre.

Il s'appuya à même le bureau et croisa les bras, tout en balayant la pièce de son regard.

- Sur quoi est basée cette guerre, demanda-t-il enfin, après avoir bien laissé ce silence gênant et étouffant pour marquer leurs esprits - sur ce plan, il avait des similitudes d'enseignement qu'un certain Corbeau en Défenses Contre les Forces du Mal.

- Sur ce que He-Who-Must-Not-Be-Named veut imposer en terme d'idéologie, proposa un autre élève après avoir levé la main pour demander la parole.

- Soit, sur quoi est fondée cette idéologie, questionna ensuite le professeur qui ne bougeait pas d'un iota.

Une agitation muette saisit les étudiants. Bien sûr qu'ils étaient au fait sur ce que Voldemort tentait de mettre en place, et ce depuis 1970; mais personne n'était prêt à oraliser cette vision du monde ô combien dérangeante. Conscient qu'il les forçait à cracher le bât qui blesse, Melbourne décida de prendre le taureau par les cornes pour soulager leurs conforts psychologiques - si tant était là leur problème à demeurer silencieux.

- Ce que le Mage Noir souhaite est une suprématie claire de la communauté sorcière sur toutes les autres, qui concerne toutes les créatures et humains qui sont catalogués parmi la liste des êtres vivants magiques. Vous êtes au fait que même les Loups-Garous font partie de cette liste élaborée par le Ministère, n'est-ce pas? Et parmi ces communautés considérées comme inférieures à celle à laquelle vous appartenez, il y a les Muggles. Cependant, si aujourd'hui, l'histoire se répète, c'est simplement parce que personne n'a encore réussi à faire changer notre vision sur ces personnes, qui peuvent être des proches, des gens que nous croisons dans la rue, des êtres qui, même sans pouvoirs, sont comme nous. Et pourquoi pensons-nous leur être supérieurs? Parce qu'ils n'ont pas de pouvoirs? Parce qu'ils sont une menace pour nous avec les armes chimiques et les bombes qu'ils sont capables de créer? Parce que s'ils savaient pour notre existence, ils pourraient prendre le dessus et nous utiliser pour leurs guerres sales? Or, si nous avons établi le Secret, ces craintes ne peuvent se réaliser et en dehors des points négatifs que nous leur trouvons, ce sont des personnes qui ont droit qu'on leur fiche la paix; sauf que nous persistons à raisonner à l'envers et voilà que nous nous permettons de laisser gagner l'obscurantisme qui impacte leur société au quotidien. La preuve: ne serait-ce que les Dementors perturbent tout le monde, Muggles compris. Alors, oui, j'ai bien conscience que l'on ne regarde que d'un point de vue théorique; mais on en a besoin si on ne souhaite pas reproduire les mêmes erreurs. Je vous aurais bien tous invités à mes cours de troisième année pour que vous soyez au fait que j'ai adapté mes cours au contexte actuel car il y a plus important que de montrer comment fonctionnent les jeux Muggles à des sorciers.

Le jeune homme s'arrêta pour reprendre son souffle, des murmures traversant les rangs clairsemés sous son attention.

- Le type de guerre auquel nous faisons face est une guerre idéologique, fondée sur des préconceptions sur les choses et les gens, et la théorie à l'école y a toute sa place car c'est à travers elle que nous faisons éclater l'obscurité de l'ignorance sur les personnes qui ne sont pas cataloguées comme sorcières. Alors, si vous pensez perdre votre temps ici, déjà qu'est-ce que vous faites là? Et j'ajouterais même que si vous ne voyez pas le fond du problème, c'est que vous ne ferez jamais mieux que les générations avant vous.

- Vous n'avez pas peur pour votre vie pour d'un déjà enseigner ce cours, de deux dire ce qui est à contre-courant de ce que toute notre communauté pense, demanda ensuite un autre élève, après un silence long supplémentaire.

Melbourne ne répondit pas dans l'immédiat. Il se retourna quelques secondes le temps de s'emparer de son mug décoré à l'effigie d'un Premier Ministre Muggle, en but une gorgée, trouva toute faite sa réponse et montra sa tasse à une classe assez étonnée du geste.

- Ce grand homme là, sur mon mug, était un homme politique Muggle, qui a mené d'une main de fer la Grande-Bretagne durant la Seconde Guerre Mondiale, une guerre idéologique aussi. Et vous savez ce qu'il a dit, entre autres? If you're going through Hell, keep going.

- Mais vous jouez avec… le second étudiant qui avait pris la parole s'exclama avant de s'interrompre, assez mal à l'aise.

- Je suis Muggle-born, je pose problème depuis ma naissance, sourit le jeune homme.

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Snape se demandait ce soir-là ce qui était pire entre les trois surveillances qui lui avaient été consignées de force, au vu des énergumènes: cet impétueux de Potter, ce condamné de Malfoy et cet idiot de Melbourne. Soit, il n'avait aucun contrat, même moral, à l'encontre du dernier, si ce n'était la parole de Dumbledore, ce qui était loin d'être le cas pour les deux premiers pour qui il avait promis protection respectivement sur la tête d'une défunte qu'il avait aimée de tout son être et par un Unbreakable Vow qui le liait à la mère de l'autre. S'il n'y avait eu que Narcissa Malfoy qui lui avait rendu visite chez lui, à Spinner's End dans le courant de l'été, un simple serment oral aurait suffi à cette dernière qui avait toujours eu confiance en lui. Or, tous deux avaient dû faire face à Bellatrix Lestrange qui, elle, détestait cordialement le Corbeau et ne se satisfaisait pas de paroles. Les Muggles auraient dit dans ce cas: "les paroles s'envolent, les écrits restent"; sauf que les sorciers avaient plus d'un tour dans leur sac et ne se cantonnaient pas qu'aux serments écrits ensorcelés: ils avaient ce très controversé Vow. En reconsidérant l'auteur qui avait lié Mrs Malfoy à Snape, seul ce sortilège Noir correspondait au sadisme retors et glauque de cette dérangée de Lestrange. Nul doute qu'elle y avait songé dès lors qu'elle avait eu vent des inquiétudes de sa soeur car elle ne souhaitait qu'une chose: que le Maître de Potions tombe en disgrâce de manière définitive aux yeux du Mage qu'ils servaient.

Celle qui s'était toujours proclamée favorite de Lord Voldemort ne s'était jamais cachée du ressentiment qu'elle avait à l'égard de ce Half-Blood originaire des strates ouvrières du nord de l'Angleterre, et ce dès qu'il avait rejoint les rangs des Death Eaters. Selon elle, leur Maître s'était considérablement rabaissé pour recruter un descendant d'une lignée souillée par le sang, sauf que Voldemort n'avait sûrement pas eu d'autres choix dans le sens où Slughorn avait en tout temps réussi à passer au travers des mailles du filet et que la génération de Lucius Malfoy avait appuyé le profil atypique mais néanmoins prometteur de ce génie des potions et des arts sombres. Le Mage Noir avait fini d'arrêter son choix lorsqu'il eut vent des compétences supérieures de ce gringalet à l'air inamical sur celles de ce bon vieil Horace. Enfin, et cela, nul ne le savait; Voldemort avait finalement cessé de poursuivre l'ancien Directeur des Slytherins parce qu'il lui avait demandé des informations sur les Horcruxes lorsqu'il était lui-même étudiant à Hogwarts et il aurait été risqué pour lui de collaborer avec cet homme qui savait bien trop de choses pour son confort psychologique personnel. Cependant, si Bellatrix Lestrange n'était pas en possession de tous les éléments qui avaient motivé son Maître vénéré à recruter Snape, elle le haïssait de tout son être et faisait tout son possible pour le discréditer aux yeux de tous depuis 1977. Le Maître de Potions ne pouvait que s'incliner face à cet acharnement parce qu'il donnait matière à nourrir le ressentiment de sa "collègue" depuis qu'il avait pris la Marque. En effet, même si le jeune homme avait été surtout recruté pour ses talents particuliers, rien ne le prémunisait à participer à quelques meurtres et chasses sanguinaires commandités pour tous les Death Eaters, même ceux du cercle le plus proche du Mage Noir. Le Corbeau avait dû être témoin et coupable par le simple fait de sa présence à toutes ces horreurs sans nom. Il avait fait son maximum pour préserver un minimum son âme tout ce laps de temps, ne tuait qu'en dernier recours, surtout dès lors que la ou les victimes ne devaient l'apaisement que par une mort douce après des semaines de torture; néanmoins, il était conscient qu'il avait du sang sur les mains, que son âme s'abîmait et qu'il était un Death Eater jusqu'au fond de la moelle. Certes, il évitait tout cela autant que possible, n'y allait pas par conviction et désir malsain de tuer à tours de bras, ce que ses "collègues" lui reprochaient et se moquaient ouvertement de sa lâcheté manifeste. Tandis que Lestrange serinait tout le monde d'un sempiternel "Severus le lâche", Voldemort ne semblait pas s'offusquer outre-mesure de la main molle de son subalterne. De toute façon, il lui était trop précieux pour le propulser dans de telles actions au risque de se faire capturer, blesser ou tuer par les forces de l'ordre officielles ou celles officieuses qui se faisaient appeler Ordre du Phénix (tiens, comme par hasard, un nom fondé sur l'oiseau le plus représentatif de la Lumière, se moquait le Mage Noir).

En vérité, Snape s'en fichait presque de la haine de Bellatrix née Black. Il s'en était accommodé comme on s'accommode d'une déficience motrice, habitué à ce que personne ne l'aime. Si seulement elle n'avait pas été présente lors de ce soir sinistre à Cockworth… Il soupira, las, se pinça l'arête du nez avec ses longs doigts fins tachetés par une manipulation quotidienne de potions, avant de reporter son attention sur la pile de copies qu'il devait corriger.

Le feu de cheminée crépita, et il se rendit compte qu'il s'était à nouveau noyé dans ses pensées, lorsqu'il en avait été venu à la conclusion qu'une seule personne, hormis les membres du staff qui le considéraient et sa chère et tendre Lily, avait eu l'air de s'accrocher à lui comme une huître à son rocher malgré le fait que cette même personne avait eu tôt su qu'il avait cette Marque hideuse sur le bras gauche. Melbourne avait ce côté naïf et bon enfant qui dépassait la moyenne et qui ne cessait de troubler et d'agacer tour à tour le Maître de Potions. Jamais le gosse, à l'époque, ne lui avait jeté des regards de dégoût ou de rejet, même lorsqu'ils avaient pris des distances par mesure de sécurité - bien que cela n'avait jamais empêché quiconque de s'en prendre au petit Ravenclaw. Puis, lorsque Snape avait pris son poste d'enseignant, et que la distance entre les deux avait pris une autre tournure, celle de l'éthique de la profession, le gosse devenu adolescent ne s'était jamais ému de la sévérité de son aîné. Bien sûr qu'au départ, il avait eu cette tendance à s'effaroucher, de manière moins virulente que Potter cependant, mais il avait accepté toutes ses retenues sans broncher parce qu'il savait qu'il allait trop loin. Son principal problème n'avait pas été de questionner le système, mais bien celui d'oublier sur l'instant que ce système existait; alors qu'il connaissait le règlement intérieur par coeur, presque mieux que tous les enseignants réunis. De plus, même si Melbourne avait soigneusement choisi de ne pas dire à haute voix qu'il aimait les potions, qu'il appréciait être terré dans les cachots loin des insultes et sorts qui lui tombaient dessus; Snape avait vite cerné cela de lui, et bien qu'il n'avait rien fait pour faire fuir cet idiot de dunderhead de sa bulle de sécurité d'alors, cela l'avait bien entendu irrité au possible de constater avec effarement que Melbourne ne lui vouait rien d'autre qu'un immense respect et une écoute polie et intéressée, parfois troublée par son fort caractère et souvent distraite due à sa tendance à rêvasser non-stop. A croire que malgré le temps et le fait que la vie les avait menés tous eux sur deux chemins différents et les plaçait dans des camps opposés (oublions son rôle de double-agent, comme l'avait toujours dit Mad-Eye: "Death Eater un jour, Death Eater toujours"), Melbourne avait gardé en lui ce lien d'affection mesurée qu'il avait développé quelque dix-neuf ans en arrière. Le dernier élément qui appuyait la constatation du Corbeau remontait à cet attentat de 1989. Alors que Scrimgeour, Chef des Aurors à l'époque, s'était époumoné à exiger de Melbourne qu'il s'écarte pour que les Aurors fassent leur boulot, le jeune homme n'avait pas réagi - certes, il y avait une haute question de sécurité à cela, car cet idiot avait eu invoqué le Cercle, un champ magique tel un dôme qui séparait les protagonistes dedans du monde extérieur pour éviter des dommages collatéraux; et s'il s'était écarté, il y aurait eu des dégâts pires que ceux déclarés par la suite. Cependant, la pression dégagée par Scrimgeour avait poussé Dumbledore à trouver une alternative: il avait demandé à lui, Snape, de commander le gosse, persuadé que cela fonctionnerait. Malheureusement pour lui, le professeur de Défenses avait obéi, il avait toute l'institution sur le dos et n'avait pu faire autrement alors que sa conscience lui avait hurlé de ne pas le faire… Sauf qu'il avait ordonné à Melbourne… Et Melbourne lui avait obéi promptement. Evidemment, le terroriste en avait profité pour se faire exploser pile à cet instant, mais par on ne savait quel miracle: il n'y eut aucun mort, même pas Melbourne qui avait pourtant été en ligne de mire du souffle de l'explosion. Tout ce qui avait découlé par la suite avait repoussé le moment des réflexions pour le Corbeau; or aujourd'hui, il avait enfin ce temps-là et cette obéissance presque aveugle prouvait l'attachement qu'avait le professeur d'Etudes des Muggles à son endroit. Jamais le Death Eater n'avait confronté qui que ce soit à être autant conciliant et confiant à son égard qu'une certaine Lily à l'époque et la confiance sans la consilience de la part de Dumbledore. C'était là que le bât blessait: comment pouvait-on lui faire confiance? Aucun de ses autres collègues n'y était parvenu de manière aussi naturelle et instantané que Melbourne, et il avait fallu toute la force de persuasion du Directeur pour que tous les enseignants lèvent les derniers voiles du doute à son égard. Le jeune homme n'en avait jamais eu besoin pour sa part. Quoiqu'aurait pu faire Snape, Melbourne ne changerait pas d'avis à son égard.

Eh bien, le jour où le Directeur des Slytherins devra tuer Dumbledore, juste ciel il ne parvenait pas à lui faire changer d'avis, la confiance de l'ex employé du Ministère en prendra un coup, songea de manière grinçante l'homme en noir.

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