Merci pour vos coms et merci aussi à Luhu et x-Beautiful Blass-x pour leur soutient.
Gellergreen, oui, comme je le disais à ChuckluvBlairBass en mp, je me demande parfois si les scénaristes de GG savent qu'il existe autre chose que Paris et Monaco en France !
Moozana, here is the drama, and more ...
Chuck porta quasiment Blair, qui traînait à peine les pieds, jusqu'à l'extérieur du bâtiment.
Une fois dans la rue, à l'air libre, elle se mit à haleter. Il relâcha sa prise pour lui donner de l'espace et déposa sa veste sur ses épaules dénudées, elle avait la chair de poule.
Elle s'agrippa à lui de toutes ses forces pour ne pas s'écrouler, se serrant contre lui autant qu'elle le pouvait, à la place. Les larmes roulaient sur ses joues sans même qu'elle en ait conscience. Il referma ses bras autour d'elle pour la soutenir de son mieux et la berça doucement.
Elle respirait avec difficulté. Il la sentait faire des efforts démesurés contre sa poitrine pour réussir à faire descendre l'air dans ses poumons. Il se demanda s'il elle savait encore où et avec qui elle se trouvait en ce moment. Il crut même, l'espace d'une seconde, qu'elle allait perdre connaissance.
Il fit signe à un taxi et s'y engouffra avec elle, toujours incapable de la moindre réaction.
Une fois dans l'habitacle, elle resta prostrée contre lui, tandis qu'il caressait son dos et déposait des baisers sur ses cheveux et le haut de son front pour tenter de la calmer.
Elle reprit peu à peu haleine durant le trajet mais ses larmes continuaient de tremper sa chemise.
Chuck la maintint tout contre lui pour ne pas briser le contact et elle s'obligea à faire quelques pas, une fois arrivé à son hôtel. Il la ramena dans sa suite et se laissa tomber sur le canapé avec elle pour l'obliger à s'asseoir.
Il tenta de se relever pour lui ramener quelque chose à boire, mais elle ne voulait pas qu'il s'éloigne, ne fut-ce que de quelques mètres. Elle réaffirma sa prise autour de sa taille.
- Je vais te chercher un peu d'eau, je reviens, murmura-t-il.
Elle secoua la tête, le tirant vers le bas en se laissant aller contre lui à nouveau pour l'empêcher de la quitter.
- Ok, je reste là. Je ne vais nulle part.
Elle ferma les yeux pour que la pièce cesse de tourner autour d'elle. La chaleur du corps de Chuck la réchauffait, sa présence était la seule chose qui empêchait son esprit de dériver au loin.
Dans cette limousine, tandis que le bruit de la tôle froissée crissait dans ses oreilles et qu'elle ressentait la violence du choc du véhicule, stoppé net dans sa course contre la rambarde de sécurité, dans tout son corps, protégé par celui cd Chuck, qui faisait rempart du mieux qu'il le pouvait.
Elle avait entendu la voix de Nate leur crier de ne pas bouger et elle était restée là, accrochée à lui qui respirait à peine, jusqu'à ce que les secours viennent les sortir du véhicule et l'arrachent à ses bras.
Même à ce moment là, elle n'avait pas eu conscience qu'elle était blessée et que son bébé avait subi le contre-coup du choc absorbé par le corps de Chuck.
Elle avait entendu le jeune homme, avec qui elle voulait élever son enfant, gémir, quand les ambulanciers l'avaient déplacé pour l'évacuer. Puis, plus tard, l'avait vu sombrer dans l'inconscience en arrivant aux urgences, alors qu'ils étaient couchés sur des civières à quelques mètres l'un de l'autre.
Chuck la regardait continuer à trembler, blottie tout contre lui. Des spasmes soulevaient son corps frêle par intermittence, maintenant. Il attrapa le coin d'une couverture, disposée plus loin sur un fauteuil, et l'étala autour d'eux pour tenter de la réchauffer.
- T'en va pas, réussi-t-elle enfin à bredouiller.
- Je suis là, je suis là. Je ne vais nulle part, je te le promets, répéta-t-il en caressant ses cheveux.
Il était désemparé de la voir dans un tel état et de ne pas savoir quoi faire pour qu'elle aille mieux. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait, même s'il avait bien conscience des mots horribles que ce sale type lui avaient jetés à la figure.
- Tout va s'arranger, souffla-t-il, bien qu'ignorant exactement de quoi il s'agissait en réalité.
- Non, tu ne me pardonneras jamais, hoqueta-t-elle, s'agrippant désespérément à lui.
Son cœur rata un battement.
C'était lui qui était la cause de cette crise ?
Quel rapport y avait-il entre lui et la scène qui s'était déroulée avec son ex-mari au Buddha Bar ?
- Si c'est à cause de ce que Louis a dit …
- Il a raison, j'ai tué mon bébé. Jusqu'ici, il n'avait jamais osé me le dire en face. ... Et je t'ai presque tué, toi aussi, pleura-t-elle.
Ses sanglots redoublèrent et il sentit son cœur se serrer dans sa poitrine en découvrant l'étendue du problème.
Ils n'avaient jamais abordé la question de sa fausse couche. Après l'accident, elle s'était enfuie loin de lui et n'avait pas cessé de courir jusqu'à récemment.
Éclairées par une lumière différente à cette simple phrase, toutes ses réactions incohérentes prenaient soudain un sens à ses yeux. Il se mordit la lèvre inférieure en réalisant les tourments qui habitaient la femme qu'il aimait.
Il pensait qu'elle avait surmonté la perte de son bébé depuis longtemps, et se le reprocha. Il la connaissait mieux que ça. Il aurait dû comprendre qu'elle se cachait simplement d'une réalité trop difficile à accepter pour elle. Elle avait toujours eu recours au déni pour masquer ses peurs et ses angoisses.
Il resserra ses bras autour de ses épaules et murmura contre sa chevelure.
- Toi et moi, savons parfaitement que ce n'était pas ta faute. Ce n'était même pas un accident. C'est le cousin de Nate qui est responsable et il s'est dénoncé à la police.
- Peu importe qui a trafiqué cette voiture, c'était ma décision.
Elle ouvrit lentement les yeux lorsqu'il passa une main sous son menton pour l'obliger à le regarder.
Il y avait tant de remords dans les yeux de Blair, où dansaient des larmes qu'elle déversait depuis leur départ du Buddha bar.
Il repensa au premier et dernier après-midi où elle était venue dans cette suite. Il était resté prostré pendant des heures avant d'être capable de se relever pour rejoindre Jack au casino.
Une larme pour chaque miette, se souvint-il.
- Tu n'es pas responsable de ce qui est survenu. Tu n'avais pas le pouvoir de le retenir auprès de toi, sinon tu l'aurais fait, j'en suis certain. Tu as été une mère parfaite pour ce bébé. Et un jour tu seras une mère parfaite pour son frère ou sa sœur, sans le moindre doute.
Il déposa un autre baiser sur ses cheveux et essuya ses larmes, qui coulaient encore et toujours.
- Est-ce que ce sera le nôtre ? demanda-t-elle, pleine d'espoir, plongeant ses yeux embués dans les siens.
Le cœur de Chuck palpita tout à coup plus fort, à cette hypothèse.
- Ce sera le nôtre, affirma-t-il doucement.
Elle reposa sa tête sur sa chemise détrempée et attrapa la main du jeune homme, qui caressait sa joue, pour entrelacer ses doigts aux siens, déposant un baiser sur le dos de sa main, avant de la ramener, avec la sienne, sous la couverture.
Ils restèrent silencieux un moment, pendant que les pleurs de Blair se calmaient progressivement.
- Quand on m'a annoncé que j'avais perdu mon bébé, je me suis sentie si vide, expliqua-t-elle soudain, d'une voix faible. La seule et unique chose que je voulais, c'était me réfugier dans tes bras. Mais, tu n'étais pas là… Tu n'étais pas là... Tu étais étendu sur ce lit, agonisant... et je me suis demandé pourquoi Dieu m'avait fait ça... Pourquoi il ne me permettait pas de venir avec vous ?
- Je suis désolé, dit-il tout bas. Je ne voulais pas te laisser seule.
- Je sais… Et j'avais si peur que tu t'en ailles pour toujours, toi aussi... Alors, j'ai prié... et j'ai promis… n'importe quoi. Tout ce qu'il voulait, tout ce que je pouvais, pour qu'il ne t'emporte pas de l'autre côté. Et ensuite, je t'en ai voulu, même si je savais que c'était injuste… J'avais tellement besoin de toi, tu étais le seul qui pouvait m'aider à surmonter ma peine, le seul qui pouvait comprendre mon chagrin... Mais tu n'étais pas là. Est-ce que tu pourras jamais me pardonner de m'être enfuie loin de toi quand tu avais tant besoin de moi, toi aussi ?
- Je suis là maintenant, avec toi, énonça-t-il d'un ton résolu, avec évidence.
- Oui, tu es là. Et je ne m'éloignerai plus jamais de toi. Je ne laisserai plus jamais quoi que ce soit nous séparer, pas même Bart Bass. Je veux partager mon futur avec toi, je veux bâtir Notre futur. Je veux être ton avenir. Je veux devenir ta femme et porter tes enfants.
- Et c'est comme ça que ça va se passer, parce que c'est ce que je veux, moi aussi, affirma-t-il en resserrant encore son étreinte autour d'elle.
- Promis ?
- Promis !
Rassérénée par les paroles de l'homme à qui appartenait son âme, elle ferma paisiblement les paupières, et, se noyant dans la fragrance boisée de son parfum, bercée par les battements sourds de son cœur, sa respiration se fit bientôt moins saccadée.
Chuck observa encore longtemps les traits parfaits du visage de la femme de sa vie, qui se détendirent peu à peu.
Elle était si belle !
Il sentait son petit corps, pelotonné contre le sien, se relâcher doucement, comme elle glissait lentement dans les limbes, et il finit par dériver vers le sommeil, lui aussi.
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