Hello tout le monde ! Je tiens d'abord à m' excuser pour ma très longue absence...mais j'ai eu des problèmes de santés qui ont malheureusement entravés ma possibilités d'écrire mais surtout, mon envie :( Mais je reviens enfin avec ce chapitre sûrement un peu plus court et je m'en excuse d'avance. En espérant tout de même qu'il vous plaira:)

Je remercie aussi tous ceux qui m'ont commenté et je leurs fait de très très gros bisous:3

Je préviens aussi que j'ai changé mon idée de départ pour ce chapitre :)


CHAPITRE 8: A COEUR OUVERT

Le froid m'enveloppait tel un manteau de fourrure, encombrant, démangeant. Mes pieds refusaient de suivre la cadence acharnée de Sasuke...J'étais à bout, totalement vide, épuisé. Je n'avais pas vraiment dormi depuis ma fuite puérile. L'avoir fui m'avait fait plus de mal que ses mots tranchants et cruels. Je n'arrivais décidément pas à vivre sans lui...Et pourtant...malgré cette forte dépendance pour le brun, malgré cet amour, j'avais peur. Il me faisait vraiment peur. Cette colère, ces mots, je savais que j'allais recevoir la raclée de ma vie. J'allais payer pour ma curiosité, pour mon désir de le sauver des ses ténèbres. J'avais beau me rassurer avec de parfaites excuses inutiles, je savais qu'il n'allait pas y aller de main morte. Il était tel un fauve enragé à qui l'on avait osé essayer de prendre le territoire, déroger à ses règles. Il était le roi et je n'étais qu'un petit lionceau, sans importance, sans droits. Il allait encore me prouver que j'étais faible face à lui, que je lui cédais tout...et il n'avait pas tord. Ma maigre tentative pour prouver le contraire c'était soldé par un cuisant échec, me faisant passer pour un incapable qui ne savait pas dire non, s'affirmer. Chercher une excuse à mon comportement n'avait pas lieu d'être. J'étais coupable. Coupable d'aimer un être torturé, ignoble, à qui on avait volé le droit de grandir heureux. J'essayais encore de faire le deuil de mon cœur mort au combat, lasse d'espérer un fantôme. Pourtant, je n'arrivais toujours pas à éteindre la lueur d'espoir qui brûlait encore, tout au fond de moi et qui me murmurait de me battre pour lui, car, les plus belles choses étaient les plus inaccessibles, les plus dures à obtenir...Au final, ça en vaudrait la peine.

Sasuke ouvrit brusquement la porte de l'appartement et me poussa sans ménagement à l'intérieur, me faisant basculer et tomber lourdement sur les fesses. Son regard ardent de rage me toisait, immobile. Il ne fit aucun mouvement vers moi pour me frapper, se contentant de rester à sa place, à me fixer. Son silence était loin d'être un soulagement pour moi. Je ne savais pas ce qu'il comptait faire, s'il allait passer à l'acte ou simplement m'ignorer. Il restait là...terriblement stoïque...Je détournais le regard, le poids de ces yeux étant encore plus lourds que le poids de ses poings :

- « Ne détourne pas les yeux. »

Sa voix était autoritaire, n'admettait aucun compromis. Je m'exécutai alors, terrorisé par la punition que je risquais de recevoir si je ne le faisais pas. Malheureusement, je ne pouvais soutenir ce regard perçant, trop dur, trop intense. Mon cœur battait la chamade et je me sentais coupable de ce que je lui avait fait subir, alors qu'il aurait été tout à fait logique que cela soit l'inverse. Il avait retourné la situation, me soumettant comme toujours, me laissant à la merci de ses caprices :

- « Ne détourne pas les yeux j'ai dit. »

Il se mit à croupis ce qui eu comme effet de me raidir totalement, des perles de sueurs naissant sur mon front. Je fermais fortement les yeux, prêt à recevoir le premier coups. Mais il n'en fit rien, agrippant fermement mon menton.

- « Regarde-moi. »

Je mis plusieurs secondes à accéder à sa demande, totalement dérouté par la situation, mais aussi car la voix grave et vibrante du brun n'avait rien de rassurante. Je m'attendait à tout moment à ce qu'il explose enfin, déversant sa rage et sa frustration sur moi, qu'il me malmène jusqu'à ce qu'il soit enfin calmé. Mais encore une fois, il ne fit rien de tout cela, continuant de me considérer avec colère :

- « ça t'a fait marrer de me faire ça ? »

Il se contenait, c'était plus que palpable et je me mis à trembler malgré-moi, au bord des larmes. Comment faire... ? Comment lui dire tout ce que je ressentais à ce moment précis ? Comment le lui expliquer sans qu'il ne se fâche pour de bon... ? Je ne trouvais aucun moyen de le faire et cela m'effrayait. Je n'arrivais jamais à dire simplement les choses avec lui, tout prenait des proportions immenses, exagérées. Et pourtant, cela n'avait pas toujours été ainsi. Il fût un temps où je lui racontais tout, où je ne pouvais m'empêcher de déblatérer sans arrêt, sans interruptions, une époque où j'étais inconscient et où je goûtais aux prémices du bonheur d'aimer sincèrement quelqu'un. Mais tout était avant que cela ne dérape...Avant que je ne me donne entièrement à lui, qu'il ne me montre de quoi il était réellement capable. J'avais alors découvert le véritable Sasuke, le Sasuke sombre, pourri. Je n'avais pas été déçu à ce moment-là, je n'avais pas fui – ce qu'une personne normale aurait sans doute fait, qu'elle soit amoureuse ou non – et étais resté auprès de lui, triste mais toujours éperdument épris de lui, toujours aussi fasciné par tout ce qu'il pouvait dégager. Je n'avais jamais cessé d'être sous son charme, de lui appartenir sans limites, et c'était cela qui le séduisait chez moi...Ma capacité à endurer sans broncher et à le servir étaient impressionnantes. Mais je ne le faisais que pour lui, je ne pardonnais qu'à lui, je ne cédais qu'à lui. Lui.

Je finis par faire un signe de négation, agitant faiblement ma tête. Il resserra sa prise sur mon menton, rapprochant son visage :

- « T'es sûr que ça t'as pas fait marrer de te réfugier chez ce putain d'enculé ? »

Je ne relevais pas l'appellation, ne voulant pas rajouter de l'huile sur le feu. Je savais ce qu'il pensait de Saï...et je savais maintenant qu'il avait découvert le petit secret que je partageais avec lui :

- « Non... »

Je me mordis violemment la lèvre et, ce geste eu visiblement un effet d'électrochoc sur Sasuke car, à peine le faisais-je qu'il me plaqua sans ménagement sur le sol, me dominant, comme à son habitude :

- « Ne va plus jamais chez lui, ne te fais plus jamais toucher par lui, ne baise plus avec personne d'autre, c'est compris ? »

Toujours des ordres, lancés sans honte, sans pincettes. Juste des ordres brutes et claires, qui n'appelaient à aucune négociations de sa part. Juste à de l'obéissance. Je n'osais lui dire : « Et toi ? Tu vas arrêter d'amener toutes ces filles ? Vas-tu enfin t'offrir exclusivement à moi... ? Moi qui t'aime tant... ». Mais rien n'osait sortir, ma gorge sèche, nouée. Je ne pouvais rien dire...Rien expliquer. Je me contentais alors d'un simple hochement de tête, visant à accéder à sa « demande » et à le maintenir sous un état d'infime raison. À tout moment la situation pouvait basculer et je priais pour que cela n'arrive pas.

Il passa son autre main à ma gorge, serrant presque imperceptiblement :

- « ça serait tellement facile de te tuer...Et tous mes problèmes partiraient pour de bon...Tu ne me ferais plus chier. Et, j'arrêterais d'agir comme un con... »

Je me figeais à cette révélation, prenant aussitôt les mots de Sasuke au sérieux. En était-il vraiment capable... ? Pouvait-il vraiment passer à l'acte... ? :

- « S-Sas'... » Ma peur était palpable.

- « Arrête de trembler comme un gosse. Je vais pas te tuer imbécile. »

Il retira aussitôt sa main pour me fixer à nouveau :

- « Tu me crois capable de le faire ? »

Je ne répondais pas...n'ayant honnêtement aucune réponse à cette question. Pouvait-il le faire... ? Me tuer ? :

- « Tch. »

Mon silence l'irrita et il se releva, serrant violemment les poings :

- « Je suis un connard mais pas à ce point. Te cogner okay mais de là te tuer...T'es vraiment con Naruto. »

Il quitta le salon et claqua la porte de sa chambre, me laissant sur le sol, penaud et perdu. Comment pouvais-je hésiter autant sur cette question, à propos de celui que j'aimais...

OoooOoooO

Sasuke ne réapparu pas le reste de la soirée. J'avais fini par rejoindre ma chambre mais, la nuit était déjà bien avancée et je n'arrivais pas à dormir. Il hantait mon esprit...et cette question aussi. De plus, sa réaction plus que modéré face à la situation était vraiment bouleversante. Trop déroutante pour moi. Je quittais doucement la chaleur rassurante et confortable de mon lit pour me glisser sans réfléchir plus dans la chambre du brun. Je fis grincer la porte au passage :

- « Qu'est-ce que tu veux ? T'as pas peur de t'introduire chez un meurtrier la nuit ? »

Il me tournait le dos mais sa voix trahissait comme toujours ses sentiments. Je l'avais réellement blessé et il n'arrivait pas à penser à autre chose, tout comme moi. Cela nous rongeait tous les deux, et impossible de dormir sans mettre les choses au clair.

Rassemblant alors mon courage, je m'assis sur le lit :

- « Sas'...Je... »

Ma voix tremblait. Mon désarroi fit à nouveau surface, ma fatigue, ma peur, mon envie d'enfin tout déballer, tout revenait à moi en pleine face, meurtrissant un peu plus ma conscience et mon endurance :

- « Sas'...J-Je... »

Il se retourna alors pour me regarder, ses pupilles brillant dans le noir. Elle n'exprimaient absolument pas l'émotion dont je croyais qu'il était atteint. Il était calme, prêt à m'écouter. Je craquais alors, prenant son attitude pour un encouragement :

- « Bien-sûr que non que je ne pense pas que tu es un tueur...Malgré le fait que tu me frappes je sais...je sais que tu ne me tueras pas. Et...Je t'aime...alors...alors ça me va de ne coucher qu'avec toi. M-Mais, s'il te plaît... »

Je sentais mes yeux se noyer de larmes et j'étais incapable de les retenir :

- « Montre-moi que je suis important, pitié...montre-moi que je compte pour toi... »

Il ne bougea pas, ne dit rien, me regardant simplement pleurer. Et je me laissais aller, car il ne fit rien pour m'en empêcher, ne dit rien pour me casser un peu plus. Il restait là, dans le noir, silencieux. Les pleurs se déversaient de moi, des plaintes accompagnés de gémissements fuyant de ma bouche. Tout partait enfin et devant l'intéressé. Il voyait enfin ma douleur éclater au grand jour. Il voyait enfin tout le mal qu'il me faisait, tout ce qu'il me faisait endurer. J'avais souvent pleuré devant lui, mais jamais ainsi. Je me mettais à nus par mes pleurs, je voulais lui faire sentir mon désespoir. Je m'effondrais sur le lit, cachant mon visage dans les couettes pour étouffer ma voix tremblotante et brisée. Et je continuais de pleurer...durant dix longues minutes. Quand je fus à cours de larmes et de voix, je sentis une main se poser sur mon dos. Une présence chaude, douce mais virile. Je sursautais légèrement :

- « Naruto... » Il marqua un long temps d'arrêt. « Non...je ne peux pas. »

Il était sincère...ni en colère, ni mesquin, juste...sincère et légèrement désolé. Mon cœur ne put s'empêcher de se serrer à cette réponse simple mais claire. Des mots que Sasuke ne sortait pas d'une mascarade mais de lui, du vrai lui, tout aussi désespéré et perdu que moi. Mais ils étaient d'autant plus douloureux car ils étaient authentiques...Le brun ne pouvait m'aimer comme je l'aimais...même s'il essayait, il ne pouvait pas. Il n'y arrivait pas :

- « D'accord... »

Je ne pouvais supporter plus, je souffrais tellement, tellement trop pour une seule personne...Je me redressai dans l'idée de fuir ce mauvais rêve, cette mauvaise idée d'aller le voir en pleine nuit, mais, Sasuke me plaqua sur le lit, capturant avidement mes lèvres. Je me laissais faire, épuisé, amoureux.

Il m'étreignit ce soir-là comme il ne l'avait jamais fait avant. Cela n'était ni brutal, ni passionné, ni tendre, mais triste. De la tristesse à l'état pure. Il ne s'excusait pas, il prenait simplement conscience de son sort, de sa solitude. Je pleurais durant tout notre ébat et je ne vis pas une seule fois le visage de mon amant, qui resta hors de portée, tout comme ses lèvres. Ses gestes étaient épuisés, un peu maladroits. Il montra le temps d'un instant sa vulnérabilité, sa peine d'avoir subi tout ce qu'il avait eu à subir durant son enfance. Il me montrait enfin que cette histoire l'atteignait, qu'il n'avait pas eu le choix que de vivre avec mais que cela l'avait rongé, de manière irrémédiable. Il en faisait les frais, j'en faisais les frais, mais personne ne pouvait rien y changer. Cela était trop tard...

Et le lendemain, à mon réveil, il était parti...


Et voilà ! Le prochain chapitre risque d'être le dernier mais il serra plus long ! Je le poste dès que je peux et le plus vite possible en essayant de ne plus jamais vous faire attendre aussi longtemps Encore désolé.

AVIS DE RECHERCHE : je me permet aussi de poster ici car j'ai besoin d'aide:) En effet je cherche une dessinatrice (ou dessinateur) qui saurait bien dessiner les mangas pour commencer une petite aventure avec moi. Voyez-vous je dessine depuis longtemps mais j'ai perdu il y a un moment l'envie de dessiner et pourtant...une idée me taraude et j'aimerais la concrétiser et pourquoi pas en faire une web-comic:3 n'hésitez pas à me le dire si cela vous intéresse et je laisse mon email pour ceux ou celles qui ne sont pas inscrits à fanfiction ( ce qu'il faut qu'ils fassent ! Bouh pas beau ! ) tiffu ( blabla) hotmail ;) ( je peux pas l'écrire en entier fanfic veut pas ! ) voilà ^^

Je rajoute aussi que par rapport au prochain chapitre, Naruto, parlera enfin à Sasuke comme son égal...oui finit de se laisser faire. ^^ je l'avais promis pour ce chapitre mais je pense qu'il est encore un tout petit peu trop tôt pour notre petit blond :)

et aussi...JOYEUX NOEL A TOUS !