BONNE ANNEE ! Je vous souhaite tout plein de bonnes choses, et tout le tralala !

Ce chapitre s'est fait attendre, j'en ai conscience, mais entre les délires de ma meilleure amie (associés aux miens), le nouvel an et mes devoirs, j'ai pas trop eu le temps d'écrire.

Les 3 Magnifiques : C'est vrai que Léo est... à baver aussi, mais j'ai toujours eu une préférence pour les bruns ténébreux -et puis je ressemble trop à Léo au niveau du caractère (et des blagues). Hâte de voir ça ! Et sinon pour les Chapitres, il va y en avoir une dizaine à peu près, je pense. Celui-ci est un peu moins plein de suspense, et il y a moins d'action, mais il est nécessaire. Le suivant sera certainement dans le même style, avec plus d'action.

P'tite Poulette : Pour la phrase, non non, le Chapitre n'était pas déjà écrit ;) Je trouvais qu'elle collait très bien aux circonstances, alors je me suis permis de la réutiliser, lol. Tu peux donc être fière !

: Je te fais qu'une seule réponse et je ne traite que les questions dont la réponse n'est pas dans les chapitres suivants, ce serait idiot de te donner deux fois la même information. Il est vrai que je me suis inspiré de la quête de Jason, Léo et Piper, parce que niveau rimes et poésie, je ramais un peu. Mais non, je peux déjà te le dire, l'ennemi ne sera pas le même. Pour la relation entre Ambrosia et Nico, ça aussi je vous le dis à tous : OUI CA VA DURER.

Donc voilà, je vous laisse lire maintenant !

Une fois armée, Ambrosia rejoignit Calico. Et elle vit l'étendue des dégâts. La tempête avait repris, gagnant en puissance et en intensité. Le bateau était sérieusement endommagé, et au vu de la force des vagues, il n'en resterait bientôt que du petit bois. Le dieu pirate tentait d'arranger les choses comme il pouvait, mais la fille de Poséidon sentait que c'était peine perdue. Elle s'accroupit alors et posa les bout des doigts sur le sol, mobilisant toute sa concentration pour calmer la mer afin qu'ils puissent rejoindre la rive. Lorsque Nico la rejoignit elle était pâle. Ses yeux étaient révulsés et elle saignait du nez. Quelque chose de puissant troublait les fonds, cette tempête n'était pas normale. Et la jeune fille d'Artémis allait y passer si elle continuait ainsi. Il se jeta alors sur elle et rompit le contact entre le sol et la rousse.

Elle reprit soudainement connaissance. Elle se sentait fatiguée, vidée de l'intérieur. Chaque muscle contracté lui arrachait des cris de douleur. Mais la vue de son navire la fit reprendre le dessus. Elle regarda ses compagnons et déclara qu'il fallait abandonner le bâtiment. Calico secoua la tête d'un geste vif et sa prise sur la barre se fit plus ferme. Une vague passa au-dessus du pont. Ambrosia insista.

« Non ! Je n'abandonnerai jamais mon navire ! Partez ! Accomplissez la quête sans moi ! C'est mon destin ! »

Des larmes bordèrent les yeux émeraudes d'Ambrosia. Mais elle ne pouvait pas le faire changer d'avis, elle l'avait compris. Ce bateau était plus que le Princess Anne's Revenge. Il était le William. Il était la vie de son compagnon. Alors, à contrecœur, elle attrapa Nico par le poignet et ils se jetèrent à la mer. Le fils d'Hadès paniqua. Il perdait beaucoup d'air. Ambrosia respirait tout à fait convenablement, mais elle finit par prendre conscience que son ami allait mourir si elle ne faisait rien. Elle se mit alors à psalmodier. C'était une vieille incantation qui lui était revenue en mémoire afin que les gens non-habilités à respirer sous l'eau le puissent pendant une heure. Elle le rattrapa par la main et dirigea les courants vers la rive. Elle venait de recouvrir l'un de ses pouvoirs. Ils traversèrent la tempête sous-marine jusqu'à arriver à une plage. Ils avaient passé trois quarts d'heures dans l'eau glacée. Lorsqu'ils sortirent, Nico se mit à tousser et à crachoter. L'eau qui était entrée dans ses poumons lors de sa chute n'était toujours pas sortie.

Un quart d'heures plus tard, ils étaient parés. Ambrosia avait séché sa chevelure autant qu'elle le pouvait. Ils avaient toujours aussi froid : la fille de Poséidon n'avait pas pour pouvoir de rester sèche même sous l'eau. Ils remontèrent. Pas de route, juste un vieux chemin en terre. L'endroit semblait désert et une végétation abondante y poussait. Un vent fort faisait ployer les hautes herbes et agitait les arbres. Il était dangereux de marcher. Mais ils le firent jusqu'à arriver à l'orée d'une forêt. Là, la rousse sourit. Elle porta deux doigts à sa bouche et poussa un long sifflement. Suivi d'un autre, quelque peu plus aigu. Et deux chevaux sauvages apparurent. Un alezan et un à la robe noire comme l'ébène. Ils paniquèrent un peu à l'odeur du fils d'Hadès. Seulement, la rousse parvint à les calmer en quelques mots chuchotés à leur oreille. Et l'alezan accepta mieux le garçon que l'autre cheval. Ils enfourchèrent leur monture, et d'un coup de talon, Ambrosia fit galoper la sienne. Elle leur servait de guide. Lorsqu'elle se sentait un peu perdue, elle faisait aller son cheval au pas et laissait sa main effleurer les arbres. Sinon, son instinct faisait le reste. Cela leur permettait de réfléchir. Au bout de plusieurs heures de calme absolu, Nico brisa le silence :

« -Miss Bonny ? Croyez-vous que votre bateau a...

-Oui. Oui, il gît au fin fond de la mer. Mais Calico n'est pas mort. Il est un dieu malgré tout. »

Le fils d'Hadès sentait la tristesse de celle qu'il aimait. Car c'était malgré tout son navire à elle aussi. Elle y avait passé toute une vie. Elle avait un cœur et une âme de pirate, et son destin avait toujours été de voguer aux côtés de son amant et de son amie, Mary Read, en abordant, pillant, égorgeant et coulant tout navire à l'horizon. Il se doutait qu'elle n'avait jamais imaginé une autre vie que celle-ci. Et cette autre vie il était capable de la lui offrir. S'ils arrivaient à arrêter, à empêcher la nouvelle menace d'agir, s'ils parvenaient à sauver Artémis, il pourrait lui offrir la vie qu'elle n'avait jamais imaginée. Celle d'une demi-déesse normale, avec un frère, un petit-ami, des amis, une éducation, et des parents mortels aimant. Oui, il pouvait lui offrir tout ça, s'il ne la détournait pas de son but. S'ils accomplissaient la Prophétie. Soudain, Ambrosia leva la main. C'était le signal qu'elle percevait quelque chose. La dernière fois ce n'était qu'un simple animal sauvage sur lequel elle avait tiré et qui avait fait leur repas.

Là, c'était autre chose. Quelque chose de puissant. Et de faible à la fois. La rousse descendit de son cheval et fit signe à l'étalon d'attendre. Nico l'imita et la suivit. Il laissait deux mètres les séparer. Il devait couvrir ses arrières. La fille d'Artémis écarta les buissons, se fraya un passage entre les hautes herbes, et découvrit une biche, à l'agonie. Seulement le sang qui s'écoulait de sa plaie n'était pas rouge. Il était doré. Ce n'était pas du sang, mais de l'ichor. Il fallait agir vite. Elle prit sa gourde de nectar, que Cal' lui avait offerte et en versa non seulement sur la blessure de l' « animal » mais déposa quelques gouttes dans sa bouche. Elle se hâta de faire un bandage serré afin de stopper l'hémorragie. Petit à petit, la biche prenait une forme humaine, pour finir par devenir une jeune fille d'une douzaine d'années, aux yeux de la couleur du clair de lune et aux cheveux roux sombre. Son T-shirt argenté était déchiré et elle avait un bandage maladroit, comme fait en vitesse, le même que celui de la biche. Ambrosia recula, les yeux emplis de terreur, d'admiration, de joie et de tristesse.

« Mère ?

-Ma fille... Tu m'as sauvée...

-Mère... Où est la menace ? Celle dont parle la Prophétie ?

-Chut mon enfant, calme-toi... Tu crois la poursuivre en me poursuivant moi... Et cela Elle l'a compris. Elle m'a blessée à mort. Tu es arrivée à temps. Tu m'as trouvée moi, mais pas Elle. Il vous faudra galoper encore longtemps. Mais avant cela, tu dois trouver qui tu es. Tu dois faire la paix en toi et en ton esprit. Tu dois allier tes deux personnalités. Quant à toi Nico tu devras l'aider. Elle n'arrivera à rien sans toi. Cette vie que tu veux lui offrir alliera Ambrosia et Anne. En attendant... Il y a des personnes, à 100 mètres à l'Ouest, qui veulent te parler. Va les voir, elles t'apprendront peut-être quelque chose sur la Menace. »

Nico comprit très bien le message. Il devait les laisser seules. Mère et fille avaient besoin de se retrouver et peut-être même de se comprendre de nouveau, pour que celle qu'il aime puisse réconcilier ses deux personnalités. Il ne pouvait pas dire qu'Ambrosia ou Anne était la vraie. Elles étaient toutes les deux vraies. Mais son âme était un mélange des deux. C'était ni Anne ni Ambrosia qu'il aimait, mais cette pâme-là. Cette âme sans nom cachée au plus profond du cœur de la fille d'Artémis et de Poséidon.

Artémis prit alors, bien que difficilement, une forme adulte et cala son enfant contre elle. Cette proximité, elle n'avait jamais pu la lui offrir. La déesse berçait doucement l'adolescente en lui expliquant la situation.

« Cette menace est très ancienne. Elle semblait avoir disparu avant même que nous autres dieux existions. Nous pensions que Gaïa l'avait détruite. Mais apparemment ce n'était pas le cas. Elle l'avait juste expédiée, brisée. Mais elle était toujours présente et elle reprenait petit à petit du pouvoir, à notre insu. Je l'ai vue. Même pas ton ami Nico qui a pourtant connu le Tartare ne pourrait la regarder droit dans les yeux. Ni même de biais. Ce n'a pas à être votre combat. Ce doit être celui des dieux et des Titans. Tu dois renoncer à cette quête et nous laisser cette guerre.

-Mais, j'ai vu ce qu'il t'a fait. Je ne peux laisser à cette Menace le droit de faire du mal à ma famille ! Il pourrait s'en prendre à Nico et à qui sais-je d'autre ! Non. C'est notre destin. Nous avons été choisis pour cela.

-En t'appelant je ne 'étais pas rendue compte du danger. Je ne le connaissais pas encore. Ou du moins pas complètement. Cette menace n'est que mort, chaos et désordre. Vous ne pourrez la combattre.

-Tu m'as toujours dit, en me berçant, que contre ces choses il y avait une solution efficace. Les rêves. Les rêves d'un âme pure.

-Ce n'est qu'un simple dicton pour que les enfants n'aient pas peur de leur sommeil et s'endorment plus facilement ! Des paroles en l'air...

-Aucun dicton n'est parole en l'air, mère, et vous le savez parfaitement bien. Pour sauver ma famille, j'affronterai cette menace.

-Ta loyauté est sans failles, mon enfant, mais elle est ton plus grand défaut, de la même manière qu'elle est celui de ton frère, Percy. Mais je ne peux t'empêcher de partir. Tu es un esprit de la forêt. Un esprit libre et sauvage. Aucune de mes paroles n'auront d'effet sur toi, j'en ai conscience. Mais, je t'en prie, fais attention toi. Tu es ma seule enfant, je ne veux pas te perdre. Même si tu es involontaire, même si j'ai failli t'abandonner lorsque tu es née, tu es mon trésor. ET si cette menace te fait le moindre mal, je défendrai ta famille, notre famille, au péril de mon Immortalité. Car sans toi, je ne suis plus rien. Comme sans toi, Nico n'est plus rien.

-Vous ne m'en voulez pas de 'aimer ?

-Tu es ma fille, pas moi. Rien ne t'empêche de tomber amoureuse et d'avoir des enfants. Aucun serment, aucune promesse, rien. Tu ne fais même pas, à ma connaissance, partie de la Chasse. Maintenant, je vais te poser une unique question. De quoi te souviens-tu ? »

Et Ambrosia se rendit alors compte qu'elle avait recouvré une majeure partie de ses souvenirs. Elle se souvenait presque de tout, mis à part la période dont aucun humain ne se rappelle, celle avant les quatre ans.

« De la Chasse. Au tout début, je faisais partie des Chasseresses sans n'avoir fait aucun serment. Vous m'avez appris à vivre, vous m'avez éduquée, vous m'avez donné toutes mes connaissances sur la chasse, la forêt, le tir à l'arc, tout en développant les capacités que je tiens de vous. Puis il y a eu Poséidon. Il est arrivé un jour, sans crier gare. Il vous a dit que vous n'aviez tout d'abord pas le droit d'avoir d'enfants, mais en plus que vous n'aviez pas le droit de m'élever seule. Vous avez répondu que cette dernière chose lui était alors interdite à lui aussi. Vous m'avez ensuite conduite, avec Zoë, à la Colonie. Je ne voulais pas vous quitter. Je me cramponnais à la lieutenante et à vous comme je le pouvais. Vous m'avez remise à Chiron en lui expliquant la situation et en lui faisant jurer sur le Styx qu'il ne dirait rien. J'ai grandi à la Colonie, en tant que fille de Poséidon, nommée Anne Bonny. Mais je tenais de vous toutes mes aspirations à la guerre et au maniement des armes, au dépit des autres jeunes filles. Je me faisais maltraiter par les hommes, hormis mes frères qui me voyaient comme l'honneur de leur bungalow. C'est également là-bas que j'ai rencontré Calico Jack, maintenant dieu des pirates, fils d'Hermès. Je suis devenue ennemie officieuse d'Edward Teach. Puis les dieux m'ont retrouvée. Ils m'ont reconnue et m'ont condamnée à l'exil. Mary Read, fille d'Athéna, qui était mon amie, et Calico ont décidé de s'exiler avec moi. Nous avons trouvé un bateau, des hommes et avons commencé à voguer. La suite jusqu'à mon jugement, je n'ai pas besoin de vous la conter, je la connais, comme tous. Lorsque j'ai accouché, j'ai tué mon propre enfant. Je ne pouvais le garder. Car Poséidon m'avait fait une offre. Si je restais sans enfant, il me protégeait. Avec mon sabre d'abordage, je l'ai tué. D'un seul coup. Je l'ai ensuite enterré, et une fois la simple messe dite,, je me suis jetée dans les flots. Là, mon père m'a prise sous son aile. J'ai vécu pendant trois cents ans, maugréant contre Triton et ses conquêtes, et ayant une vie que je qualifierai presque de normale, pour une fille de l'Océan. Puis, je me suis réveillée sur la plage, emmenée par les courants que mon père avait dirigé pour que j'arrête de fuir le monde auquel j'appartenais. Et j'ai perdu la mémoire. Je viens de la recouvrer. Je suis Ambrosia l'Immortelle, fille d'Artémis et de Poséidon, femme pirate. »

Haha ! Notre Ambrosia sait qui elle est ! Mais il reste encore plein de mystère ! Qui sont les personnes qui voulaient voir Nico ? Qu'ont-elles à lui dire ? Et la menace, une petite idée ? Dans deux chapitres vous en aurez un aperçu et pour le dixième chapitre, vous saurez son nom ! Vous avez vu comme je suis généreuse ?

J'vous remet pas le tralala sur les reviews, je pense que vous avez compris, lol.