Bien le bonsoir petits Nargols! :D

J'espère que vous allez bien. Je suis désolée de ne pas avoir publié plus tôt la suite mais je n'ai pas pu x3. J'espère que cette suite vous plaira, d'autant que je vous ai mis un chapitre bien plus long que d'habitude (à peu près deux fois plus long). Je sais que pour beaucoup l'intrigue semble longue à se développer, mais j'écris cette fiction en prenant le temps de développer, de mûrir mes idées et j'avais envie de prendre le temps de décrire. J'ai pour habitude d'aller assez vite dans mes écrits et je trouve ça bien d'essayer.

Ceci dit, ça n'empêche pas que des évènements arrivent dans la fiction et que comme dans toute histoire il y a un dénouement. Aussi, j'espère que vous aimerez suivre jusqu'au dénouement.

Je vous embrasse, laissez des reviews pour me dire ce que vous en pensez! :D

Millama.


Chapitre huit :

Je n'avais jamais été aussi content de ne pas dormir que cette semaine-là. Elle avait paru à la fois très courte – nous avions tout juste eu le temps de tout faire – et très longue. Très longue parce que Harry avait dû quitter plusieurs fois la maison et je m'étais retrouvé seul à ruminer mes pensées. Ça avait été difficile de croiser son regard sans m'en vouloir de chambouler sa vie à ce point. Je retournais littéralement un quotidien et une routine qu'il avait mis longtemps à atteindre et tout ça pour l'amener dans un nid de vampires. Certes, ils étaient plus aguerris que moi et ne le mettraient pas en pièce au moindre faux-pas, mais on ne les connaissait pas. Et moi…je n'avais pas confiance en moi pour tenir tout le temps du vol sans faire une bêtise.

Toute la semaine, j'avais tenté de me tenir le plus loin possible de lui pour ne pas céder à mes pulsions. C'était comme si l'on m'avait drogué, mais que je préférai rester à côté de ma dose de drogue sans la toucher et en luttant pour ne pas la prendre plutôt que de la laisser dans une autre pièce ou loin de moi. Ainsi, j'avais véritablement souffert de le voir partir à chaque fois. Surtout lorsqu'il partit annoncer à mes parents ma 'mort'. Quand il était revenu, il était pâle comme un linge et semblait prêt à fondre en larmes. Malgré le fait que ça faisait trois jours que je me tenais à distance raisonnable, il s'était jeté dans mes bras. Je l'avais étreint le temps dont il avait besoin, mon corps soulagé de pouvoir le tenir à nouveau dans mes bras et avant de le mettre en danger plus que nécessaire, je m'étais écarté. Il m'avait rapporté que mon père avait littéralement fondu en larmes, désœuvré de ne pas avoir pu me revoir et de ne pas avoir pu s'excuser avant ma disparition. J'avais sentis une boule se former dans ma gorge. Puis il m'avait dit que ma mère était restée de marbre. Il avait rencontré mon frère et ma sœur en bas de l'escalier et lorsqu'il les avait vu fondre en larmes il avait compris qui ils étaient et était rentré complètement bredouille. Détruit d'avoir brisé les cœurs de ces deux petits.

Finalement nous avions réussi à tout faire dans les temps. Il était allé faire quelques achats pour moi afin que j'ai quelques vêtements moldus, il m'avait lancé un regard appréciateur quand je les avais essayés et je m'étais aussitôt détourné. Nous avions terminé nos valises – auxquelles il avait jeté un sort de sac sans fond - la veille de partir et j'étais allé chasser le temps qu'il termine les derniers préparatifs. Il avait choisi de laisser une lettre à Ron et Hermione pour leur expliquer rapidement qu'il partait aux Etats-Unis et qu'il allait y habiter quelques temps. Il leur avait dit la vérité à mon propos, laissant deux longues lettres sur la table de la cuisine.

Puis nous étions partis prendre l'avion à 4h du matin. Malgré sa fatigue, il n'avait pas dormi et le trajet jusqu'à l'aéroport s'était fait en silence. Avant que nous ne descendions du taxi, il avait murmuré deux sortilèges et à nouveau je ne sentis plus rien. Il ne voulait pas se jeter un sort qu'à lui et je lui en étais reconnaissant. J'avais peur que le vol ne se passe mal si j'avais la totalité de mon odorat aussi nous n'avions pas écouté Alice sur ce petit point, mais tout le reste était réglé à la perfection. En effet, nous devions nous rendre jusqu'à Seattle en avion et ils nous attendraient à l'aéroport pour nous amener en suite jusque chez eux. Harry – avec l'argent dont il disposait – avait acheté une petite maison non loin de Forks, la ville où ils habitaient et nous y logerions le temps de notre présence là-bas.

En soupirant, je montais dans l'appareil qui devait nous faire quitter le pays. L'hôtesse nous fit nous installer à nos places, lorgnant sans vergogne sur moi – j'en étais tout à fait conscient - nous donna toutes les instructions à savoir et enfin, non sans me lancer plusieurs coups d'œil insistants, nous laissa. Je regardais les gens autour de moi, je n'entendais les cœurs d'aucuns d'entre eux et je me laissais aller contre le siège, Harry avait pensé à tout. Cependant, j'avais un peu peur de ma réaction lorsque tous mes sens reviendraient à leur puissance totale. Je ne voulais pas craquer une deuxième fois alors que j'avais tenu toute la première semaine de ma vie en tant que vampire sans massacrer d'innocent…sans le tuer lui.

Je sentis sa main se poser sur la mienne et pour la première fois depuis que j'avais fait les essayages des vêtements moldus, je croisais son regard. Il était mal à l'aise, triste et absolument perdu. J'aurais dû enlever ma main de la sienne, mais son contact chaud réchauffait ma peau si froide et enflammait mes veines glacées. Son regard tomba dans le mien et ce fut comme si soudain alors que j'avais été dans le noir le plus total, on avait fait apparaître un soleil resplendissant. Ses grands yeux verts émeraude semblaient inquiets, criants leur souffrance. Je ne pouvais pas ne rien y faire, surtout quand je luttais depuis tant de temps pour ne pas l'embrasser. Alors je serrais un peu sa main et passais un bras autour de lui. Il poussa un profond soupir de soulagement et je sentis mon corps de glace se détendre, comme s'il n'avait attendu que ça pour se mettre hors-tension.

Mon odorat et mon ouïe surdéveloppés étant en sourdine, la soif n'implosa pas, laissant seulement place à un bien-être que je n'avais que peu connu jusque-là et la chaleur de son corps éveilla d'autres instincts primaires en moi. Il leva à nouveau ses yeux sur moi et il ne me lâcha pas du regard. Doucement, prudemment, sous l'effet hypnotique de ses yeux, je me rapprochais de son visage et posais mon front contre le sien. J'avais l'impression d'être parcouru par des vagues de courants électriques mais c'était si bon. Il frotta son nez au mien puis il déposa ses lèvres sur les miennes. Je me figeais et il passa brutalement ses bras autour de mon cou. Délicatement, je desserrais ses bras et fis revenir ses mains sur l'accoudoir, les tenant dans la mienne. C'était un étau de fer et il n'aurait pu se débarrasser de ma main. Il entrouvrit sa bouche et je fus à nouveau enivré.

A nouveau ma gorge explosa et le magma en fusion se répandit dans ma gorge. Mon corps prit feu sous le désir. J'étais partagé entre besoin de planter mes dents dans son cou et l'embrasser à nouveau, brutalement, mais je savais que le résultat serait le même. Il vit l'éclat de mes yeux et se recula vivement autant que ses mains prisonnières le lui permettaient. Je fermais les yeux. Je devais me contrôler. Nous étions dans un avion remplit de monde, j'avais tenu jusque-là, je m'étais nourris, je devais me contenir. Lentement, je relevais mes doigts et ôtais ma main de la sienne. Je me dégoûtais. J'avais encore failli faire des dégâts. Je fermais les yeux et me détournais, le visage fermé. Je m'en voulais et son air effrayé me faisait mal.

Alors que je me fustigeais mentalement pour avoir de nouveau embrassé Harry et avoir – encore – failli le tuer, sa main se posa sur ma joue pour me faire tourner la tête vers lui. Je gardais les yeux fermés et la tête fermement maintenue au centre. Je me mordis la joue, je ne voulais pas rencontrer ses pupilles. Pourtant il força et je dus me résoudre à tourner la tête vers lui pour qu'il ne se fasse pas mal en tentant de ramener ma tête vers lui. Je n'ouvrais cependant pas les yeux. Il caressa mon visage et son toucher était pareil à une combustion instantanée de chaque endroit qu'il effleurait. C'était doux, chaud, agréable et je ne méritais pas tout ça après ce qui avait failli se produire.

Je tentais de retourner à ma place mais il plaqua ses deux mains sur mon visage et je soupirais. Il inspira à plein nez et j'ouvris les yeux. Son regard était tendre, m'appelait à me calmer.

_ Ne t'en veux pas comme ça, murmura-t-il pour que personne ne l'entende.

_ J'aurai pu te tuer, sifflais-je sur le même ton. Sais-tu ce que cela me fait, Harry, de t'embrasser ?

Il secoua la tête et je sentis la colère bouillir en moi. Il me caressa la mâchoire et son contact m'apaisa. Je ne devais pas m'énerver. Ici, dans l'avion, les conséquences seraient bien plus désastreuses que dans la maison vide de la famille Black. Ici, je mettais la vie de tous ceux à bords – à part la mienne – en danger.

_ C'est comme si l'on faisait passer un fer chauffé à blanc dans ma gorge et que seul ton sang pouvait l'apaiser, chuchotais-je mon regard rivé au sien. Je ne supporterai pas de te faire ça.

_ Tu ne l'as pas fait. A deux reprises, tu as su te contenir. Me rappela-t-il sur le même ton.

_ Non, c'est à longueur de journée quand je suis proche de toi. Harry, à chaque fois que l'on est dans la même pièce, tu es en danger.

_ Je suis sûr que tu arriveras à te contrôler.

Son regard était sûr de lui et confiant. Il me faisait trop confiance pour son propre bien, aussi laissais-je tomber. Je déposais un baiser sur son front et le repris dans mes bras comme quelques minutes auparavant, je ne voulais plus avoir mes yeux dans les siens, j'aurais cédé à l'envie de sentir ses douces lèvres sur les miennes. Elles étaient tendres, tièdes et si attirantes. Le feu reprit dans ma gorge et je serrais plus fort Harry dans mes bras qui toussota, me faisant comprendre que je le tenais beaucoup trop fort. Il posa sa tête sur mon épaule et entremêla nos doigts. La sensation de son corps tout proche était un véritable mélange d'Enfer et de Paradis mêlé.

_ Ne suis-je pas trop froid et mon corps trop inconfortable ? Demandais-je à son oreille et je sentis tout son corps devenir plus chaud, il devait rougir.

_ Un peu, avoua-t-il mais alors que j'allais me décaler il me retint, mais j'aime la façon dont le creux de ton épaule accueille ma tête. Restes-là, Dray.

Je hochais simplement la tête. La tête me tournait, je me demandais si c'était normal pour un vampire. D'autant que j'étais privé de deux de mes sens, je n'aurais pas dû me sentir aussi touché. Pourtant c'est comme si son corps contre le mien décuplait mes trois autres sens. Comme si son sang m'appelait à lui.

_ Pourquoi es-tu resté si distant ? Souffla Harry.

_ Je suis un prédateur maintenant, ne l'oublies pas, Harry. Plus je suis proche de toi, plus je te mets en danger.

_ Tu te débrouilles pourtant si bien.

_ C'est ce que tu crois. Tu devrais dormir maintenant, tu n'as pas dormi cette nuit et un peu de sommeil ne te ferait pas de mal.

Il opina de la tête et tout juste quelques minutes après il dormait.

On arriva enfin à l'aéroport de Seattle après 16h de vol. Je commençais à entrevoir quelques bons points dans le fait d'être un vampire, en effet, je ne ressentais ni la fatigue du voyage, ni celui du décalage horaire et surtout je n'avais absolument pas senti l'effet de l'ennui. Harry – qui s'était réveillé à la huitième heure de vol – avait eu beaucoup de mal à se maintenir en place. Soit il bougeait dans tous les sens, soit il prenait un livre, il le reposait, en prenait un autre, buvait de l'eau…un vrai remue-ménage. Aussi avais-je essayé de bouger un peu comme lui et ma concentration m'avait permis de voir défiler les heures sans une once d'ennui. J'avais fait des progrès dans la reproduction des gestes humains et j'avais continuais d'observer les comportements de Harry ainsi que des autres passagers. Je comptais le nombre de fois dont ils clignaient des yeux, bougeaient…c'était réellement fascinant.

Pourtant retrouver l'air libre me fit du bien. J'avais cru devenir fou à rester toutes ces heures si proches de Harry, finissant par sentir au moindre contact de sa peau contre la mienne, son sang couler dans ses veines et son cœur battre. Plus les heures avaient défilé plus ma capacité à sentir les battements de son cœur au travers son corps s'était développée et j'avais eu beaucoup de difficulté à me contrôler. Aussi je descendis les marches avec plaisir, tentant de réguler mon allure à celle de Harry. J'avais l'impression d'être un escargot avec trois coquilles tant c'était différent de l'allure à laquelle je pouvais me mouvoir en tant 'normal'.

Lorsque l'on arriva à l'intérieur, on vit trois personnes nous attendre avec une pancarte 'Potter' et l'on s'avança vers eux, de toute façon je n'aurais eu aucun mal à les repérer. Ils étaient tous les trois aussi blancs que moi, avaient de grandes cernes sous les yeux et les yeux avaient une magnifique couleur topaze. Ils ressemblaient tous les trois à des mannequins malgré l'air maladif qu'ils arboraient et tous les passants leurs lançaient des regards intrigués. La plus petite de taille – je ne pouvais pas me tromper en disant que c'était Alice – avait les cheveux courts et partant en tous sens, ils étaient bruns avec d'étrange reflets rouges. Elle était gracieuse même immobile comme une statue et avait un immense sourire sur le visage. A côté d'elle, un homme grand avec des cheveux courts et couleur bronze tenait la main à une fille aux longs cheveux. Ses cheveux à elle descendaient jusqu'au creux de ses reins et étaient bruns. J'aurais parié que se tenaient à côté de Alice, Edward et Bella. Nous arrivâmes à leur hauteur et tous sourirent. Certains passant s'arrêtèrent carrément pour nous observer mais ni eux, ni nous, n'y prêtâmes attention.

_ Bonjour, les saluais-je poliment. Je suis Draco Malefoy et voici Harry Potter.

_ Salut ! S'exclama Alice en nous embrassant. Je suis Alice et voici Bella et Edward.

J'avais vu juste. Un sourire étira mes lèvres et je saluais nos nouveaux amis. Edward nous observa Harry et moi, les sourcils froncés comme si quelque chose l'intriguait et le frustrait au plus haut point. Je tournais la tête et suivis Alice qui nous entraînait de sa démarche dansante vers la sortie. Je restai proche de Harry, protecteur et ce dernier me sourit comme s'il avait été parfaitement à l'aise. Je clignais de yeux mais laissais tomber. Après avoir récupéré nos valises, on se dirigea vers la porte alors que Bella et Alice parlaient, racontant que les autres étaient restés chez eux car s'ils étaient tous venus tout le monde nous aurait regardé et Harry fit remarquer que tout le monde nous avait observé. Alice et Bella rirent et Edward secoua la tête, apparemment ils avaient l'habitude. Enfin, nous montâmes dans une merveilleuse Volvo gris argenté et Harry se serra contre moi pour laisser de la place à Alice. Je retins un grondement et tentais de me contrôler.

_ Je peux vous poser une question ? Demanda Edward en sortant du parking.

_ Evidemment, répondit Harry en posant sa main sur la mienne.

_ Alice peut voir l'avenir et il s'avère que nous sommes plusieurs dans notre clan à avoir des dons. Ainsi, Bella – ma femme – est une sorte de bouclier vivant et moi-même, je peux entendre les pensées des personnes m'entourant. Comment se fait-il que vous deux, je ne vous entende pas ?

Il avait l'air vraiment curieux et je haussais un sourcil. C'est Harry qui, une fois de plus, prit la parole, sa main serrant la mienne. J'avais la vague impression qu'il ne montrait pas son stress mais si j'avais été humain il aurait probablement cassé un ou deux os de ma main en serrant si fort. Je lui caressais le dos de la main pour qu'il se détende.

_ Eh bien, il se trouve que dans le monde sorcier il existe un art qui s'appelle l'occlumentie. Cet art nous permet de protéger notre esprit et d'empêcher quiconque d'y accéder. Je n'ai jamais été réellement doué dans ce domaine mais il m'a fallu le travailler. Et Draco était un des meilleurs occlumens avant de devenir un vampire, peut-être que cela s'est prolongé dans sa vie de sang-froid.

_ C'est plausible, acquiesça Edward.

_ Votre clans à d'autres talents du genre ? Demandais-je.

_ Oui, répondit Bella en nous souriant. Jasper, le compagnon de Alice ressent les émotions des autres et est capable de les manipuler. Et il y a notre…

Je la vis lancer un bref coup d'œil à Edward qui opina d'un bref mouvement de tête et elle reposa son regard sur Harry et moi. Harry n'avait certainement pas du remarquer l'échange, il avait été très court et seul un œil averti aurait pu le remarquer.

_ Notre fille a une façon particulière de communiquer. Je ne saurai expliquer exactement en quoi cela consiste, mais il suffit qu'elle vous touche pour vous montrer ses pensées.

_ Votre fille ? Répéta Harry, sous le choc. Vous l'avez adoptée ?

_ Non, c'est notre fille biologique. Il y a deux ans de cela j'étais encore humaine et Edward et moi avons eu un rapport intime. Aucun d'entre nous ne pensions qu'il était possible qu'un humain et un vampire aient un enfant ensemble.

_ Certainement parce que le vampire ne devait pas réussir à se refreiner. Laissais-je échapper. Je suis d'ailleurs impressionné.

_ Je m'en suis beaucoup voulu, elle était couverte de bleus et lorsqu'elle a été enceinte…

Il ne continua pas sa phrase. Ses dents crissèrent les unes contre les autres et je le vis grimacer dans le rétro. Vraisemblablement ce n'était pas un souvenir agréable. Bella posa sa main sur le genou de Edward qui finit par se détendre. Harry se serra un peu plus contre moi et j'enroulais mon bras autour de lui. Si Edward avait aimé de façon aussi forte Bella qu'il avait réussis à se retenir de la tuer, alors je devais pouvoir y arriver aussi. Bien que n'avoir qu'une semaine en tant que vampire n'était pas un élément favorisant la survie de celui que j'aimais.

_ Bella a beaucoup souffert de la grossesse, mais elle et Nessie ont survécu à l'accouchement. Nous avons découvert assez rapidement son talent. Elle est très douée, sourit Alice.

_ Elle…vous en parlez comme si elle avait plus de deux ans de vie, remarqua très justement Harry.

_ C'est parce que les enfants à la fois humain et vampire grandissent plus vite que les autres. Ainsi elle est aussi intelligente que nous, parle très bien quoi qu'elle préfère s'exprimer par son don et elle a la taille d'un enfant de quatre ans à peu près. Détailla Alice.

_ Et pour ce qui est des autres membres de la famille ? Fis-je.

_ Eh bien, ils ont chacun amené un trait particulier de leur vie humaine dans leur nouvelle vie. Mais vous vous en rendrez compte de suite. Pour eux, ce ne sont pas des dons, mais plutôt une marque de caractère qui aurait pris une ampleur beaucoup plus grande grâce au venin. Dit Edward.

_ Vous rencontrerez donc, Esmée et Carlisle que l'on considère comme nos parents de bien des façons. Carlisle est le créateur de la plupart d'entre nous, précisa Bella, puis il y aura Emmett et Rosalie et enfin Jasper qui est le compagnon de Alice.

_ Et Jake ? Marmonna Edward.

_ Devons-nous vraiment en parler maintenant ? Se renfrogna Bella.

_ Oui, trancha Alice avant qu'un débat ne débute. Ils doivent tout savoir, ils vont vivre avec nous quelques temps, nous avons mis Jake et les autres au courant de la visite de Draco et Harry alors pourquoi ne pas exposer toute la situation à ces derniers ?

_ Très bien, grommela Bella avec peu d'entrain ce qui fit sourire tous les occupants de la Volvo grise. Jacob est un indien de la réserve Quileute ne se situant pas très loin de Forks. Ils ont pour particularité de se transformer en loup quand il y a un grand danger – les vampires surtout. Ces derniers mois il y a eu pas mal de chamboulement et ils sont très nombreux. Parmi eux se trouve mon meilleur ami, Jacob.

_ Il est très présent vers chez nous parce que bien que les vampires et cette sorte de loup soient habituellement ennemis, un phénomène particulier a fait que nous nous sommes rapprochés et sommes passés du statut de 'ennemis' à 'presque une famille'. Enchaîna Edward en soupirant.

_ Et on vous dit tout cela pour toi Draco, pour que tu te prépares parce que tu vas être…révulsé et très sûrement déstabilisé par leur proximité. Ils ont une odeur de chien mouillé qui brûle le nez, c'est assez infect. Rigola Alice.

_ Draco, tu devras aussi te concentrer pour ne pas les attaquer, tes instincts vont te crier de te défendre mais…tu verras nos familles sont unies.

_ Qu'est-ce qui vous déplaît exactement, dans cela ? Ne pus-je m'empêcher de demander face à leur grimace à chaque fois qu'ils parlaient de cette unité.

_ Oh, ce n'est pas dû au fait que l'on soit désormais unis, mais plutôt parce qu'il existe un phénomène chez cette branche de loup qui fait trouver son âme sœur aux demi-loups. Cependant…jamais nous n'aurions pensé que Jacob s'imprègnerait de Renesmée, gronda Bella et Harry se figea dans mon étreinte complètement effrayé.

_ Vous…il…quoi ? Bégaya Harry.

_ Oh, ne t'en fais pas Harry, le rassura Edward, ses sentiments évoluent en fonction de ce dont Nessie a besoin. Si elle a besoin d'un grand frère il sera le parfait grand frère, si elle a besoin d'un meilleur ami, c'est ce qu'il sera, jusqu'à ce qu'elle soit assez grande et mature pour qu'ils aient une relation…autre.

Deux grondements mécontents s'élevèrent de l'avant et je ne savais si je devais rire ou être comme eux. Mais leur position était celle de parents qui protégeaient leur enfant aussi je souris simplement, à l'instar de Alice qui rigolait presque.

_ Harry, détends-toi, ils ne vont rien te faire, dit-elle malicieusement. Ils sont juste agacés.

_ Tu devrais utiliser un sort pour contrer le stress. Lui dis-je en me rappelant vaguement avoir utilisé ce genre de sort lors des sessions d'examen à Poudlard.

_ Un…c'est possible ? Fit Alice.

Harry opina de la tête et je le regardais s'écarter de moi et sortir sa baguette magique. Le vide qu'il laissa entre nous me fit me sentir mal. Comme si on venait de détacher un bout de moi. Je me rapprochais de façon imperceptible pour ne plus avoir cette étrange sensation qui pourtant persista. Voilà qui allait devenir compliqué. Si je ne pouvais plus m'éloigner de lui alors même que ma gorge hurlait sa soif, ça allait devenir ingérable. Harry fit un mouvement de baguette et jeta le sort sur lui. Aussitôt ses épaules s'affaissèrent un peu et il soupira. Cependant, il s'empressa de ranger sa baguette et de se remettre contre mon torse comme si un élastique l'y avait tiré.

_ C'est fascinant ! S'écria Alice de sa voix argentée. J'ai une question à propos de la magie. Comment est-ce possible que ses yeux à lui soient gris ?

_ C'est un sort pour cacher la véritable couleur de ses yeux. Tu veux essayer ?

_ Essaies sur Bella ! Tu peux leur donner toutes les couleurs ?

_ Oui, mais je peux faire mieux, sourit Harry, je peux leur donner exactement la même couleur que lors de son vivant.

Il y eut trois exclamations de surprises et je souris. Le trajet continua ainsi pendant près de trois heures. Alice et Bella redécouvrant leurs pupilles d'avant leur mort, puis tous posèrent des questions auxquelles on s'efforça de répondre. Mais il était évident qu'ils gardaient les questions essentielles pour le moment où nous rencontrerions le reste de la famille.