Salut salut :)
Vous allez bien ? Alors voilà, j'essaie de poster le plus souvent possible parce que c'est les vacances, mais à partir de lundi je recommence à l'école et j'ai souvent BEAUCOUP de travail, alors je posterais sûrement (au mieux) une fois par semaine et j'essayerais de suivre ce rythme.
En attendant, je suis encore en vacances pour quelques jours (je ne veux pas recommencer à l'école !), donc j'écris :)
Une dernière chose : merci beaucoup pour vous reviews ! Vous êtes géniaux les gars :)
Bonne lecture et, enfin, les résultats de l'analyse ADN )
Chapitre 8 : enfin la vérité
- Kate, on a les résultats de ton analyse ADN…
Je déglutis péniblement à l'annonce de cette phrase. Les résultats. Je les attendais et les redoutait à la fois.
- Donc ? Demandais-je en essayant de cacher mon trouble.
- Pas par téléphone, Kate. Il faut que je te le dise de vive voix.
- J'arrive.
Je raccroche. Je connais Lanie. Je sais que si elle veut me le dire en face, c'est que cette vérité est douloureuse à entendre.
Castle me dévisage sans comprendre. Je lui souris pour le rassurer.
- Je dois aller voir Lanie, elle a quelque chose d'important à me dire…
- Tu veux que je vienne ? demande-t-il.
Il doit avoir perçu mon trouble, que j'essaye pourtant de cacher. C'est dingue, cet homme lit en moi comme dans un livre ouvert. Et c'est pareil pour moi. On sait quand l'autre ne va pas bien, on n'a pas besoin de mots pour se comprendre.
- Non, ça va. Un truc de fille, dis-je pour le dissuader de m'accompagner.
- Ah, si c'est un truc de fille, je préfère rester en dehors de ça ! Dit-il en souriant à sa blague.
Mais je vois bien que ce n'est qu'un sourire de façade. Je vois bien qu'il sait que je mens…
La morgue. Je me trouve devant la porte depuis déjà quelques minutes sans arriver à ressembler le courage nécessaire pour rentrer. Je souffle un grand coup et m'apprête à entrer dans la salle lorsque Lanie apparaît dans mon champ de vision.
- Kate ? Qu'est-ce que tu fais ?
- Je…
Je m'apprête encore une fois à inventer une histoire, mais je me ravise. J'en ai marre de mentir. J'en ai marre de jouer un jeu, de porter un masque. C'est Lanie, bon sang ! Je peux lui montrer qui je suis vraiment.
- J'ai peur, Lanie, finis-je par dire dans un murmure. J'ai peur du résultat. Si Rachel n'est pas ma fille, cette histoire va me ronger jusqu'à la fin de mes jours… Mais si elle est bien qui je crois, qu'est-ce que je vais faire ? Comment fais-je pouvoir lui dire, non seulement à elle, mais aussi à Rick ? Dans les deux cas, ma vie sera complètement bouleversée, dans les deux cas, rien ne sera plus jamais comme avant…
Elle écoute attentivement mon discours, puis elle me sert tout doucement la main pour me montrer qu'elle est là. Que je peux compter sur elle, que quoi qu'il arrive elle sera toujours de mon côté. Et ce geste trahis sa compassion, mais aussi le fait qu'elle est heureuse que je me sois enfin livrée, que le masque que je garde en permanence est enfin tombé.
Elle me mène jusqu'à une table, elle me fait asseoir dessus.
- Comment vais-je pouvoir t'annoncer les résultats ? me demande-t-elle comme si j'avais la réponse. Je ne veux pas te blesser.
- Dit le simplement, Lanie. C'est comme un pansement. Il faut l'arracher vite, ça fait mal sur le coup, puis ça passe.
Elle me dévisage quelques secondes.
- Désolée, je ne peux pas, finit-elle par dire avant de me tendre le papier où figurent les résultats.
Je le saisis, hésite quelques secondes avant de le regarder, puis le lis attentivement. Une fois. Deux fois. J'éclate en sanglots.
- Oh, chérie, murmure mon amie en me prenant dans ses bras pour me réconforter.
Devant l'appartement de Rachel. Je n'arrive toujours pas à y croire. Il faut que je le lui dise, à présent. Il faut, enfin, qu'elle sache la vérité.
Je frappe à la porte. La jeune fille m'ouvre, puis, en m'apercevant, elle affiche un air étonné.
- Lieutenant Beckett ? Qu'est-ce que vous faites ici ? Il y a un problème ?
- Je t'en prie, appelle-moi Kate. Je ne suis pas ici en tant que flic. En fait, je voudrais te parler.
Elle me dévisage avant de me laisser entrer. Je n'arrive pas à me faire à l'idée que je vais faire basculer sa vie dans quelques instants.
Elle m'invite à m'asseoir :
- Vous voulez quelques choses à boire ?
- Non, merci, Rachel. Je suis ici pour t'annoncer quelque chose de précis.
Qui, à mon avis, ne va pas te plaire… Ajoutais-je silencieusement.
- Tes parents sont là ? Demandais-je.
- Non, me mère est parie faire des courses. Mon père est au travail. Qu'est-ce que vous vouliez me dire ?
Je réfléchis à la meilleure façon de lui raconter toute l'histoire, avant de conclure qu'il n'y en a pas. Je peux lui annoncer avec de belles paroles, l'englober joliment, le contenu sera toujours le même. Je soupire en me perdant dans la contemplation de mes ongles.
Rachel finit par se racler la gorge pour me ramener à la réalité.
- Désolée, j'étais dans mes pensées. C'est à propos de ta mère…
- Je vous l'ai dit, elle est partie, dit-elle d'un ton un peu plus sec, l'air agacé.
- Non, ta mère biologique… Est-ce que tu as déjà pensé à partir à sa recherche ?
A mon grand étonnement, elle s'esclaffe :
- Quoi ma mère biologique ? Bien sûr que non, pourquoi est-ce que je partirais à sa recherche ? Mes parents sont ceux qui m'ont élevée. Ils ont réussi à voir au-delà de l'enfant insolente que j'étais, ils ont réussi à m'apprivoiser. Ce n'est pas ma mère, cette garce, qui m'a abandonnée alors que je n'étais qu'un bébé ! Qui peut faire ça ? Abandonner un enfant sans défense ? je n'avais rien demandé, moi ! Il ne faut pas me dire que c'est pour que j'aie une belle vie, parce que qui peut s'épanouir dans la vie en la commençant sans parents ? je vous le répète, ma mère est une garce. Et si vous la croisez, vous pouvez lui dire d'aller se faire…
Je l'arrête d'un geste avant qu'elle ne finisse sa phrase, qui aurait fini de m'achever. Alors je prononce d'une voix blanche que je reconnais à peine :
- Rachel, ta mère biologique, c'est moi.
Elle ouvre la bouche, s'apprête à me dire quelque chose, mais elle se ravise. De longues minutes s'écoulent, j'attends qu'elle prononce une parole, en vain :
- Rachel ? Finis-je par demander. Ça va ?
Toujours pas de réaction.
- Rachel, parle-moi ! Dit quelque chose !
Au bout d'un moment, elle finit par articuler d'une voix où ne perce plus aucune émotion :
- Partez.
- Rachel, s'il te plaît, laisse-moi m'expliquer ! Tu crois sûrement que j'ai fait ce geste parce que je ne t'aimais pas, mais tu te trompes ! J'ai fait ça justement parce que je t'aimais…
- Ne me racontez pas n'importe quoi ! Les excuses, toujours les excuses ! Je n'avais rien fait pour mériter ça, vous entendez ! Comment avez-vous pu me faire ça ? S'il vous plaît, partez, j'ai besoin de réfléchir…
- Rachel, je sais que tu es blessée, mais…
- Je vous ai dit de partir ! M'interrompt-elle en hurlant. Je ne vous raccompagne pas, vous connaissez la sortie.
Désemparée, je me lève et me dirige vers la porte. Voilà, c'est fini. Tout est fini. Est-ce qu'elle se rend compte qu'en prononçant ces paroles elle a détruit ma vie ?
Je rentre dans mon appartement vide. Affreusement vide. J'ai trois appels en absence de Castle, qui s'inquiète du fait que je ne le rappelle pas. Je ne prends pas la peine de lui répondre, je ne suis pas d'humeur. Je m'affale dans le canapé. Mon estomac crie famine, mais je n'ai pas envie de manger. Je n'arrive même plus à me souvenir à quand remonte mon dernier repas. Je m'assieds en tailleur, et me perd dans mes pensées. Je suis ramenée à la réalité par mon téléphone qui vibre dans ma poche. Je soupire, je ne veux parler à personne. Il s'arrête, recommence. Je suis tentée encore une fois de ne pas répondre, mais agacée d'être dérangée dans ma réflexion, je finis par décrocher. Je ne prends même pas la peine de regarder qui m'appelle.
- Ecoute, Castle. Désolée de ne pas t'avoir rappelée, mais je ne suis pas vraiment d'humeur à voir quelqu'un ce soir. Ne t'inquiète pas, ça n'a rien à voir avec toi, tu n'as rien fait de mal et je ne suis pas en colère. Je veux juste rester seule. Je t'expliquerais.
Une respiration saccadée au bout du fil. J'attends une réponse qui ne vient pas. Lorsque j'entends un sanglot étouffé, je m'inquiète :
- Castle. Ça ne va pas ?
Des centaines de question tournent dans ma tête, et j'oublie pour un instant mes problèmes personnels.
Est-ce qu'il veut rompre ? Est-ce qu'il en a marre de mes silences ? Est-ce qu'il en a assez de mes sautes d'humeurs ? Est-ce qu'il ne m'aime plus ?
Ou bien est-ce qu'il est arrivé quelque chose à Alexis où à Martha ? Mais qu'est-ce qu'il se passe, enfin !
Tant de questions qui restent sans réponses.
Tant de questions qui s'envolent comme autant de papillons lorsque je reconnais la voix au bout du fil.
Ce n'est pas Castle.
- Lieutenant ?
- Rachel ? quelque chose ne va pas ?
- Je suis tellement désolée pour tout à l'heure… je m'en veux si vous saviez…
- Non, Rachel, c'est moi qui suis désolée…
- Je ne voulais pas vous faire de la peine…
Au bout d'un moment de silence, je finis par murmurer :
- Je crois qu'on a beaucoup de chose à se dire toi et moi...
Alors, qu'est-ce que vous pensez de la réaction de Rachel ?
Vous avez aimé ?
N'oubliez pas de laisser un commentaire et la prochaine fois promis, l'explication à Rick et sa réaction…
A bientôt ! :D
