Chapitre 8 :
PDV de Bella :
Bella passa l'après-midi à l'institut de beauté de l'hôtel. C'était ça ou aller à la plage et attendre que les heures passent, en étant déprimée.
« Mais qu'est-ce que je vais faire ? »
Cette question la tourmentait sans relâche. Il n'y avait qu'une réponse : elle devait convaincre Edward de l'écouter. Elle devait lui faire comprendre qu'elle n'avait jamais voulue lui faire payer sa dette !
Son coeur se serra soudain. Seigneur, c'était maintenant à lui qu'elle devait de l'argent ! Elle devait lui demander un travail quelconque à El Paraíso : réceptionniste, femme de chambre serveuse. N'importe quoi. Elle rembourserait ce qu'elle devait petit à petit, comme elle l'avait fait avec Jessica.
Peut-être alors comprendrait-il qu'elle ne voulait pas de son argent...
Elle était toujours en kimono lorsqu'il fit irruption dans l'appartement. Il était à peine 6 heures et demie.
-Tu es en avance ! S'exclama-t-elle. Je ne suis pas encore prête.
Elle avait décidé de se comporter le plus normalement possible. C'était, après tout, la meilleure chose à faire. Ne pas entrer dans son jeu. Détourner sa colère.
-Tu l'as l'air tout à fait prête, querida.
Bella posa sur lui un regard incertain. Sa voix semblait normale, dénuée de la froideur dont il avait fait preuve jusqu'à présent. Elle eut un sourire hésitant.
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PDV d'Edward :
Il le vit, et cela l'amusa. Ou, du moins, cela l'aurait amusé s'il avait été enclin à s'amuser. En l'occurrence, il avait envie de faire l'amour.
Et Bella, vêtue de son seul kimono, était prête pour ça.
Durant l'après-midi, il avait été incapable de se concentrer sur ses rendez-vous. Ses comptables lui avaient débités des séries de chiffres relatifs aux résultats du mois passé, mais il n'avait rien entendu. Il réfléchissait.
Et il était parvenu à des conclusions logiques.
Isabella Swan l'excitait. Elle l'excitait plus qu'aucune autre femme avec laquelle il avait jamais couché. D'accord, elle avait ses propres raisons pour l'avoir choisi lui, mais ces dernières n'étaient pas incompatibles avec ce qu'il attendait d'elle.
Du plaisir. C'était tout ce qu'il voulait. Il l'avait désiré dès l'instant où il avait posé les yeux sur elle et l'avait prise pour une prostituée de bas étage. Il ne s'était pas vraiment trompé d'ailleurs. A ceci près qu'Isabella Swan n'était pas une prostituée de bas étage, mais de haut vol. Elle lui avait déjà coûté assez cher.
A présent, il était temps qu'elle lui rembourse l'argent qu'il avait donné à Mike Newtown. Qu'elle le dédommage pour avoir détruit son espoir d'avoir enfin trouvé une femme différente des autres.
Quelque chose lui serra le coeur. Il aurait voulu que ce soit de la colère.
Mais ce n'était pas le cas. Il s'agissait d'une émotion familière.
Une émotion sans danger, et qui convenait parfaitement à Isabella Swan.
Du désir.
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PDV de Bella :
Bella se pétrifia en voyant son compagnon s'avancer vers elle. Elle savait ce qu'il voulait. L'expression, dans son regard, était très, très familière.
Un frisson d'excitation la traversa, qu'elle tenta de réprimer aussitôt. Faire l'amour n'était peut-être pas la meilleure des solutions en cet instant. Ils devaient parler. Dissiper le malentendu.
Mais, déjà, Edward était devant elle. Du revers de la main, il lui caressa la joue. Ses yeux brûlaient d'une ardeur qui en disait long sur ses intentions. Il avait envie d'elle. Tout de suite.
-Il faut que nous parlions... fil-elle valoir d'une voix faible.
Elle n'alla pas plus loin. Les lèvres d'Edward couvrirent les siennes gourmandes, possessives. Sa main droite glissa sous son kimono et commença à jouer avec l'un de ses seins, qui bourgeonna immédiatement.
Bella battit des paupières et ferma les yeux, profondément troublée par le plaisir qu'il lui procurait. Lorsqu'il abandonna le sein qu'il caressait, elle émit un petit soupir de protestation. Mais sa main descendit le long de ses hanches, passa sur son ventre et se perdit dans ses boucles sombres. Elle gémit de nouveau et sentit Edward sourire, tout contre ses lèvres, comme il s'immisçait dans sa féminité.
Et soudain, sans le moindre effort, il la prit dans bras et la transporta jusqu'à son lit. Son kimono, qu'elle n'avait pas pris la peine d'attacher, glissa, révélant son corps nu. Le regard d'Edward s'embrasa et son propre coeur s'emballa en retour.
-Viens...
Elle tendit les bras vers lui, mais il était en train de se déshabiller. Il n'y avait aucune précipitation dans ses mouvements, et elle en fut quelque peu troublée.
Elle oublia cependant bien vite ses doutes au fur et à mesure que son corps apparaissait dans toute sa splendeur. Du bout des doigts, elle le caressa, explora chaque contour de sa plastique, chaque relief, chaque creux. Ses muscles roulaient sous sa peau mate.
Les yeux d'Edward brillèrent, et il fondit soudain sur elle, pareil à un prédateur. Il la prit sans autre forme de procès, sans préliminaires. Elle poussa un cri d'extase en le sentant au plus profond de sa féminité, ondula des hanches pour s'adapter plus étroitement à lui. En quelques instants, plus rien d'autre n'exista que leur corps enlacés, moites.
Elle atteignit la volupté quelques secondes avant lui. Puis il connu l'extase à son tour, avec un gémissement d'abandonnement. La jeune femme eut l'impression qu'une onde de feu la parcourait, faisant vibrer tout ses sens. Vague après bague, le plaisir s'abattait sur elle, la berçant sur des nuages paradisiaques.
Bella avait l'impression de flotter dans un entre-deux mondes délicieux, où ses soucis n'étaient que de lointains nuages noirs sur l'horizon.
Elle revient brusquement à la réalité en sentant son compagnon se dégager. D'ordinaire, ils restaient longtemps dans les bras l'un de l'autre après l'amour. Mais Edward s'était levé et, sans lui jeter un regard, se dirigea vers la salle de bains.
Elle le fixa sans comprendre. Que lui arrivait-il ?
Puis le bruit de la douche se fit entendre. Après quelques instants, elle se leva à son tour et referma son kimono. Elle aussi aurait voulu aller dans la salle de bains, mais elle sentait confusément que ce ne serait pas une bonne idée.
Engourdie, elle entreprit de ramasser ses vêtements. Son esprit paraissait s'être arrêter de fonctionner.
« Il faut que je parle à Edward », songea-t-elle.
Le problème, c'était qu'elle ne savait pas quoi lui dire...
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Pour la suite, c'est un peu le dicton '' Le calme avant la tempête ''.
Vous verrez le comportement D'Edward qui change, et il va aussi boire pas mal...
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Ils passèrent la soirée en mer sur le yacht l'Aurora. Ce dernier appartenait à un milliardaire français qui venait de séjourner à El Paraíso et s'apprêtait à entreprendre un voyage en Méditerranée.
Les invités rivalisaient d'élégance, les femmes arboraient robes de soirées et parures de diamants. Bella suivait Edward, qui se comportait comme si de rien n'était et s'entretenait avec chacun, tout à tour en français, en anglais ou en espagnol. Elle se contentait d'un sourire et de répondre par quelques mots polis lorsque quelqu'un lui adressait la parole.
Mais, au fond d'elle-même, un grand vide la glaçait. Qu'allait-il advenir d'elle ? De sa relation avec Edward ? Quand et comment pourrait-elle lui expliqué qu'il s'était trompé ?
Du coin de l'oeil, elle l'étudiait pour la centième fois. Buvait-il plus que coutume ou était-ce une impression ? Il s'en tenait généralement à du vin rouge et à du vin blanc, mais ce soir, il avait mélangé les deux. Et maintenant, Edward avait un verre de cognac en main.
Mais peut-être l'alcool l'aiderait-il à se détendre, après tout. Peut-être pourrait-elle enfin lui parler.
Pour le moment, en tout cas, la patience était requise. Plus tard, il en fut de même. En effet, le canot qui les remmena à terre transporta d'autres invités, interdisant toute intimité. Un fois débarqués, Edward s'attarda longuement pour les saluer tour à tour.
Enfin, tous deux se retrouvèrent seuls et prirent le chemin de l'hôtel, le long d'une allée serpentant entre les massifs de plantes. L'air était saturé d'odeurs végétales, des spots habilement dissimulés éclairaient le chemin.
« Dis quelque chose, maintenant ! Dis juste ''Edward, il faut que nous parlions.'' »
Mais elle resta silencieuse en continua de marcher à ses côtés. Malgré leur proximité physique, Edward semblait à des milliers d'années-lumière de là. Il ne lui avait pas pris la main, n'avait pas mis son bras autour de ses épaules.
Enfin, ils arrivèrent au casino. Les salles jeu étaient encore ouvertes, et très fréquentées. Edward se tourna vers Bella.
-Je vais faire une tournée d'inspection. Monte à l'appartement.
Sans attendre sa réponse, il s'éloigna. Bella resta un instant immobile, à le regarder, puis soupira et se dirigea vers les ascenseurs.
Edward ne réapparu qu'une heure après. La jeune femme s'était douchée, déshabillée, démaquillée, et l'attendait sur la terrasse en faisant semblant de lire. A son kimono, elle avait préférée le peignoir bleu marine de son compagnon. Une tasse à café vide était posée près d'elle sur une table basse..
Elle se raidit en entendant la porte s'ouvrir dans son dos. Des bruits de pas se firent entendre, et elle sut qu'Edward avait ouvert le cabinet à liqueurs en entendant un tintement de glace, et un son de liquide qu'on versait.
Enfin, il sortit sur la terrasse, un whisky à la main. Il la dévisagea en silence, un long moment. Bella affronta son regard sans ciller.
-C'est l'heure d'aller se coucher, dit-il enfin.
-Edward, il faut que nous parlions...
Quelque chose bougea dans les profondeurs de son regard, comme un animal tapi dans l'ombre.
-Que nous parlions ? Répéta-t-elle comme s'il s'ennuyait. De quoi ?
-De l'argent.
Le mot la répugnait, mais elle devait bien aborder le sujet tôt ou tard.
-Je sais que tu es en colère contre moi, mais tu n'as pas de raison de l'être.
Avec nonchalance, Edward but une gorgée de whisky.
-Je ne suis pas en colère, dit-il avec indifférence.
-Edward, je t'en prie... Ce n'est pas ce que tu crois.
Soudain, sans raison, elle sentit sa gorge se serrer. Des larmes lui brûlèrent les yeux, qu'elle tenta en vain de ravaler.
-Ne me fais pas le coup des sanglots, querida. Tu m'as eu la dernière fois, à Marbella, mais ça ne marche plus . D'accord ?
Il n'y avait aucune émotion dans sa voix. Ni colère ni ironie, rien.
-Alors sèche tes yeux et viens au lit.
-Edward, s'il te plaît...
Il s'avança alors vers elle, posa son verre et s'agenouilla pour rapprocher son visage du sien. Ses yeux étaient noirs comme la nuit.
-Arrête, querida,dit-il en lui prenant la main. Ça ne sert à rien. Nous nous entendons à merveille au lit, toi et moi, et c'est tout ce qui compte. Le fait que tu attendais de moi que je paye ta dette ne change rien à l'affaire. Je ne vais pas te renvoyer à cause de ça. C'est une somme ridicule. Mais, par pitié, arrête de prétendre que ce n'est pas ce que je crois, que je me trompe, que l'argent ne t'intéressait pas. Comme je l'ai dit, le sujet est clos. Et maintenant, ajouta-t-il en la faisant se lever, au lit.
Bella le dévisagea avec incertitude. Elle ne pouvait pas l'atteindre. Il s'était faites une opinion et n'en démordrais pas. Elle aurait beau insister, elle savait qu'il ne l'écouterait pas.
Avec un soupir, elle se rendit dans la chambre. Edward la suivit, tout en se débarrassant de sa veste.
-Je vais prendre une douche, annonça-t-il. Et toi aussi.
-Je viens d'en prendre une, objecta-t-elle.
-Prends-en une autre.
Bella eut un sourire incertain.
-D'accord...
D'une façon ou d'une autre, il fallait bien qu'ils brisent cette insupportable tension entre eux. Ils avaient fait l'amour dans la douche un nombre incalculable de fois, et c'était une expérience incroyablement érotique.
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Après l'extase, ils restèrent un long moment haletants sous le jet d'eau. Puis, d'un geste brusque, Edward coupa les robinets et sortit.
-Sèche-toi, dit-il en lui lançant une serviette.
Elle l'attrapa et obéit, tandis que lui-même se séchait, le dos tourné. Il sortit le premier. Lorsqu'elle passa à son tour dans la chambre, elle vit qu'Edward l'attendait, allongé sur le lit, les bras derrière la tête. Il avait toujours en vie d'elle.
-Viens ici, fit-il d'une voix grave, tapotant les draps.
Elle sentit un picotement lui parcourir les reins. Lentement, elle s'avança vers lui. Mais alors qu'elle s'apprêtait à ouvrir les draps pour se glisser contre lui, elle s'arrêta.
-Allonge-toi, querida,insista-t-il. Viens me prouver ta reconnaissance.
Elle le dévisagea, hésitante. Et soudain, au sein de l'excitation qui montait en elle, un autre sentiment explosa.
-Non ! S'exclama-t-elle.
Elle repoussa sa main et renchérit :
-Non ! Je ne suis pas ton jouet !
-Tu te trompes, querida. Tu feras tout ce que je te dis de faire.
Non ! Non, elle refusait de lui donner ce plaisir. Oh, elle aurait tout fait pour lui. Mais pas dans ces circonstances. Pas avec ce regard qu'il posait sur elle. Car elle savait que si elle lui obéissait, si elle faisait ce qu'elle demandait, elle deviendrait alors ce qu'il l'accusait d'être.
-J'ai dit non, répéta-t-elle en faisant un pas en arrière.
Le visage d'Edward se durcit, une lueur inquiète éclata dans ses yeux.
-C'est « oui » que tu dois dire, querida. C'est le seul mot que je veux entendre. Oui, Edward. S'il te plait, Edward. Tout ce que tu veux, Edward. Tout ce que tu veux pour les sept mille euros que je te dois.
-Tu as dit... tu as dit que le sujet était clos !
-En effet, querida. A moins que tu ne me forces à te le rappeler. Mais je ne veux pas parler de l'argent que tu me dois. Je ne veux pas parler de Mike Newtown, ni même savoir pourquoi tu m'as menti en me disant que tu n'avais pas eu de relations avec lui. En fait, je ne veux pas parler du tout. Alors viens ici et fais ce que je te dis.
Mais Bella secoua la tête. Elle avait l'impression qu'un cercle d'acier lui enserrait la poitrine, l'empêchant de respirer.
-Non.
-Pourquoi non ? Tu as toujours aimé faire l'amour avec moi. Alors pourquoi te refuser soudain à moi ?
-Parce que les choses sont différentes. Tu as changé la donne.
Son compagnon, à ces mots, crispa la mâchoire.
-Non, c'est toi qui as changé la donne ! Pas moi. Toi ! C'est toi qui as des dettes.
Bella posa une main tremblante sur le noeud qui retenait sa serviette et répliqua :
-Devoir de l'argent ne fais pas de moi une criminelle ! Je ne voulais pas que tu découvres cette histoire de dettes ! Et jamais, jamais je n'ai voulu te faire payer à ma place ! Tu n'as pas le droit de me traiter comme tu le fais. C'est injuste. Et je ne le supporterait pas.
-Eh bien va-t'en, alors, la défia-t-il. Va te trouver un autre amant. Un autre type riche. A moins que tu ne préfères rejoindre Jessica au Portugal ? Vous pourriez reformer votre fine équipe.
Ses mots étaient comme autant de coups de poignard. Elle ferma les yeux, épuisée. Elle aurait voulu s'enfuir. Ou le gifler pour lui faire ravaler ses insultes.
Mais elle ne fit ni l'un ni l'autre et préféra se concentrer sur la vérité, ses les sentiments nichés au plus profond d'elle-même. Elle aimait Edward, et elle était bien déterminée à ne pas laisser cette histoire d'argent anéantir ce qu'ils partageaient.
Elle resta un instant immobile, laissant colère et dégoût s'évanouir. Enfin, elle rouvrit les yeux et le regarda. Il était toujours dans la même position allongé.
-Je ne te laisserais pas nous détruire, déclara-t-elle doucement. Ces moments ont étés les plus merveilleux de ma vie. Si je ne t'ai pas mentionné ma dette, c'était pour ne pas les gâcher. Oh, je sais bien qu'ils ne dureront pas éternellement. Je le sais depuis le début. Je ne suis qu'une fille parmis tant d'autres pour toi. Mais je l'accepte, pour le bonheur que tu me donne. Et une nouvelle fois, je ne te laisserais pas le rabaisser comme tu essaies de le faire. Parce que ce que nous avons vécus est magnifique.
Elle se tut. Edward la dévisageait. Avait-elle réussi à le toucher ?
-Impressionnant, dit-il enfin. Très convaincant, vraiment. Mais convaincante, tu l'as toujours été. Et tu as joué avec moi très habilement, n'est-ce pas ? Tu ne m'as jamais rien demandé. Tu m'as laissé croire que tu étais différente des autres femmes. Et que comptais-tu faire lorsque Newtown se présenterait pour toucher son argent ? Parce que tu devais savoir que c'était ce qui finirait par arriver, non ? Tu aurais inventer une histoire le coeur ? Quelque chose plus touchant que la vérité, à savoir que tu as trop dépensé en robes de soirée ?
Il s'interrompit pour prendre une inspiration sifflante, rageuse, et enchaîna presque aussitôt :
-En tout cas, comme je te l'ai dit, je me plie bien volontiers au rôle de ton nouveau « bienfaiteur ». Mais je pense avoir droit à un peu de gratitude en retour, non ?
Il tapota le lit et reprit :
-Allez, querida, viens me montrer que tu n'es pas ingrate...
Une lueur glaciale, presque maléfique, brûlait de nouveau dans ses yeux. Bella détourna la tête, désespérée. Elle ne savait plus quoi faire. Partir ? Pour aller où ? Aucune importance. Ailleurs. Loin d'ici.
D'un pas vacillant, elle se dirigea vers le dressing.
-Qu'est-ce que tu fais ?
-Je m'en vais, répondit-elle d'une voix lointaine.
Elle attrapa le premier pantalon qui lui tomba sous la main. Au même instant, elle entendit son compagnon bondir hors du lit, et pivota au moment où il l'agrippait par les épaules.
-Tu n'iras nulle part !
Tremblante de rage, Bella recula d'un pas.
-Ne me touche pas ! Ne me touche pas !
Sans le quitter des yeux, elle ramassa son pantalon et l'enfila.
-Je pars, Edward. Il le faut.
A tâtons, elle ouvrit un tiroir situé dans son dos et en tira le premier haut qu'elle trouva. Changeant de stratégie, Edward se dirigea vers la porte et s'adossa, nu, contre la porte.
-Et l'argent que tu me dois ?
Bella sentit son coeur se serrer.
-Je te rembourserai, jusqu'au dernier centime. Je pensais te demander un travail au casino, mais maintenant...
Sa voix se brisa. Elle ne pouvait plus parler. Edward posa sur elle un regard de dérision, qu'elle ignora pour continuer de s'habiller.
Mais elle redressa brusquement la tête en l'entendant jurer en espagnol.
-La plaisanterie a assez duré, déclara-t-il d'un ton cinglant. Arrête ta comédie. Tu crois vraiment que tu vas partir au milieu de la nuit ? Tu espères qu'une autre crétin s'arrêtera pour te prendre en stop ?
Mais Bella l'ignora et passa une veste. Son coeur battait à cent à l'heure, et elle le sentit soudain monter dans sa gorge. Une vague de nausée la prit.
Oh, non ! Elle allait vomir... C'était le pompon !
Elle plaqua sa main sur sa bouche. Puis avec un sanglot étranglé, elle se précipita vers la salle de bains.
