Bonjour à tous ! Bonne lecture, j'espère que vous aimerez le chapitre.

Au commencement, en lieu et place de notre système solaire se tenait le vide. Une immensité noire et amorphe s'étendait alors, sans la moindre trace de vie.

Seulement voilà, toute l'énergie libérée lors de la création de l'univers ne s'était pas dissipée. Des soleils s'allumèrent çà et là, éclairant le cosmos après la longue nuit qu'il avait connu. Les planètes suivirent, amas de métaux, de gaz et de roches en différentes proportions.

Et tout aurait pu s'arrêter là. Mais dans le feu des astres, l'énergie continuait à bouillonner, vive et débordante.

C'est ainsi qu'un beau jour notre soleil cracha un boule de feu différentes des autres. L'excroissance n'était que pure énergie drapée de flammes rougeoyantes. Elle se mit à errer dans le désert de la voie lactée ayant déchargé quelque peu le soleil de son trop plein de puissance.

Au fils des ans, les planètes se mirent à changer. Façonnées par les astéroïdes, les comètes, par leurs rotations autours des autres corps célestes, leurs surfaces évoluèrent bien différemment. L'anomalie changea elle aussi. Elle absorbait tout ce qui la percutait, le transformait en énergie et devenait de plus en plus puissante acquérant une conscience, une sorte de volonté. Les flammes qui continuaient de danser autour d'elle prirent finalement une forme alors inouïe : celle d'un énorme oiseau de feu.

Ainsi naquit le premier Phoenix, le faiseur d'aurore.

Chapitre 7 : Robin des bois

Résumé : " Le dossier Malfoy rouvert ! Une nouvelle pièce à conviction qui change tout !"

En première page du journal on pouvait lire :

Les évènements d'hier ont plongé le ministère dans une profonde panique.

En effet, au cours de la pause de midi chacun vaquait tranquillement à ses occupations quand une situation d'une rare violence psychologique survint : au milieu du grand Hall, perché sur la fontaine se tenait le seigneur des ténèbres en personne.

Le personnel en émoi se pressa vers les différentes sorties à l'exception de quelque courageux ayant décidés de se battre pour la liberté et la lumière. Ils remarquèrent alors que l'attention de celui-dont-on-ne-dit-pas-le-nom n'était pas sur la foule mais sur un homme en particulier.

Plusieurs témoignages confirment que le Lord noir faisait alors face à Lucius Malfoy, qu'il lui parlait. L'un des témoins l'a distinctement entendu déclarer :

"Lucius, Lucius, Lucius, où étais-tu pendant toutes ces années ? Pourquoi ne pas avoir cherché à me retrouver ?"

Et là toutes les versions s'accordent : mort de peur, à genoux dans son urine, Lord Malfoy aurait piteusement avoué qu'il ne savait pas que son maître avait survécu.

Seulement voila, un des braves employés du ministère ouvrit les hostilités en se tournant vers le Lord qui prit alors la forme de sa belle mère en slip de bain. Cette vision terrifiante glaça le sang de tout le monde avant que la réalisation ne frappe les témoins : la terrifiante silhouette qu'ils avaient prise pour le Lord noir n'était en fait qu'un simple épouvantard égaré ! D'un ridiculus il fut habillé d'une combinaison de licorne intégrale et stupéfixé dans un placard. Il s'avéra que la créature avait été introduite la veille lors d'un entraînement du service Aurore et qu'elle s'était échappée dans la matinée, se déplaçant dans le conduit d'aération avant de finir sa course au dessus de la grande fontaine où débouche la ventilation (système moldu d'aération installé en cas de défaillance du sortilège de renouvellement d'air). La créature est alors tombée né a né avec Lucius Malfoy et a pris la forme de sa plus grande peur : les reproches de celui qu'il a lui même appelé son maître.

Cet évènement sordide ayant envoyé dix personnes à St Mangouste à cause du mouvement de foule aura au moins eu le mérite de rouvrir le dossier Malfoy.

Lors de la conférence de presse couvrant l'évènement, les multiples témoins ont signalé l'emploi du terme maître par Lord Malfoy pour désigner l'épouventard. Pour rappel, Lucius avait plaidé l'Impéro lors de son premier procès où toutes les charges avaient été abandonnées. Il est actuellement en examen. L'enquête rouverte, les pièces à conviction semblent désormais pleuvoir (corruption, détention d'artéfacts de magie noire). Un second procès sous veritasérum est déjà évoqué !

Plus sur son premier procès en page 12

Les nouvelles pièces à conviction en page 16.

Et l'affaire ne traîna pas. Le procès eu lieu dès le lendemain, les autorités ayant trouvé au manoir Malfoy un objet soit disant indestructible dont la signature magique correspondait à celle de Voldemort lui-même.

Harry plaida pour Draco et sa mère, il avait bien préparé son discours et avait négocié avec le directeur d'assister à la séance pour soutenir son ami (le mot ami avait agit comme un sort sur Dumbledore qui avait alors semblé bien plus enclin à le laissé y aller).

Le petit brun avait déclaré qu'ils étaient également victimes de cet homme abject. Un bilan médical confirma ses dires. Cette intervention fit sensation. Même si la cours était tentée d'exproprier les Malfoy de tous leurs biens pour renflouer les caisses de l'état, la première apparition publique du survivant dissuada les élus d'en faire des exemples. On leur laissa le manoir et assez de fortune pour vivre sans travailler pour le reste de leurs jours.

Une heure plus tard, Lucius était en route vers un manoir plus grand, plus sombre et infesté de détraqueurs, il allait rejoindre ses anciens collègues à Azkaban.

oOo

Draco était heureux, son vœu le plus cher avait été exaucé. Plus jamais il ne verrait son père lever la main sur sa mère ou sur lui. Plus jamais il n'aurait cette sensation d'être sur le point de mourir puis d'être ramené dans la douleur par une potion avant sombrer de nouveau dans les ténèbres quelques sortilèges plus tard. Enfin il pouvait devenir ce qu'il voulait, avoir des rêves normaux, fréquenter les gens qu'il appréciait. Oh oui, Draco était heureux.

L'attitude des Serpentards ne fut pas celle qu'il attendait. Il pensait être méprisé par sa maison du fait de la déchéance de son nom mais les serpents continuaient de lui sourire, lui proposant même de l'aide pour tout et n'importe quoi. Souhaitaient-ils qu'il leur soit redevable? La gentillesse n'est jamais gratuite se dit-il. Sauf celle de Harry. Son Harry donnait sans recevoir, c'était un être unique, exceptionnel. Il n'en revenait pas d'être son ami, il ne le méritait pas. Pourtant rien que d'y penser cela gonflait son cœur et lui donnait du courage. Il se mit à rosir.

Dans son dortoir Blaise lui jeta un regard indescriptible avant de l'interroger sur son état et s'il avait besoin de quelque chose. Le blond fini par lui demander pourquoi tout le monde avait cette drôle d'attitude avec lui. Ca ne collait pas avec tout ce qu'il savait sur les sangs purs, sur Serpentard. Son nom était couvert de boue : plus d'influence, plus de fortune, plus de papa Mangemort. Ce n'était plus un allié de poids alors pourquoi lui faisait-on des ronds de jambe ?

Celui ci répondit simplement que tous les sangs purs avaient été très choqués et dégoutés par le comportement de Lucius. En effet, étant très soudés (consanguinité toussa toussa) et peu nombreux face aux sangs mêlés (et, pire, face aux sangs de bourbe), ils plaçaient leurs héritiers au dessus de tout. Ils portaient la magie ancestrale de leurs familles, leurs espoirs de gloire et de croissance. Dans leur culture, un héritier devait être chéri. Voila pourquoi le traitement de Draco leur avait inspiré tant d'effroi.

- Et puis, continua-t-il sans langue de bois, peut être un peu parce que tu es le meilleur ami du survivant et que ce dernier s'est montré bien influant sur la scène politique (ils restaient des Serpentard après tout...).

Draco se dit que l'acceptation de sa maison était un bonus bienvenu. Il s'était vraiment attendu a pire.

oOo

De son côté Harry s'inquiétait comme un fou pour son ami, il espérait que sa maison le laisserait tranquille. Draco lui avait parlé de ses craintes la dessus mais quand Harry lui avait dit de dormir dans la salle sur demande, il l'avait envoyé paitre en lui rétorquant que ce n'était pas un crocmol. Le ton était sans appel, le faiseur d'aurore laissa couler avec désespoir. Il sorti enfin les lettres de sa famille pour se donner un peu de courage et se calmer. Celle de Pétunia lui fit l'effet d'une cuillère de miel pendant une angine, elle avait même écrit une petite histoire rien que pour lui. L'histoire d'un garçon qui exauce les vœux. Elle racontait qu'elle écrivait de plus en plus et qu'elle lui ferait bien lire les premiers chapitres de son nouveau projet inspiré de son histoire et de ce qu'il lui avait raconté sur Poudlard : Happy Potter à l'école des sorciers.

Camille en revanche semblait très fâché. Il demandait c'était qui ce garçon avec un prénom tout bizarre, à quoi il ressemblait et ce qu'il avait de si spécial. Il lui disait de le laisser se débrouiller et de prendre plus de temps pour écrire des lettres à la place. Harry savait qu'il était un peu triste et jaloux mais c'était trop injuste, le pauvre Draco avait traversé tellement d'horreurs et lui n'avait vraiment pas eu le temps d'écrire plus ! Il répondit brièvement, vexé, que heureusement qu'il s'en été mêlé et que grâce à lui Draco était en sécurité. Il écrit aussi que s'il avait bien aimé le blond au début c'est parce qu'il lui faisait penser à lui. C'était ça qu'il avait de spécial. Nah. En lâchant Athéna avec les lettres il se dit que c'était son premier différent avec Camille.

oOo

Harry croisa Draco à l'entrée de la grande salle qui lui raconta un peu sur sa soirée de la veille.

L'esprit plus léger, l'héritier Potter alla s'asseoir sur son coussin à la table des Gryffons pour déjeuner. Il discuta tranquillement avec les jumeaux qui venaient toujours à ses côtés quand il échouait sur les bancs or et rouge.

Comme tous les matins, ils jetaient sans arrêt des regards vers la porte pour voir entrer l'objet de leurs fantaisies. Quand Diggory passa le porche, les deux garçons se turent et se mirent à le fixer avec un intérêt maladif. Harry ne comprenait pas la moitié de ce qu'il lisait dans leurs yeux ambre et ça valait mieux : il était beaucoup trop jeune pour y voir tant de promesses charnelles. Le petit brun se tourna vers Cédric pour le saluer.

Cédric. Cédric et son aura sable.

C'était une blague ? Maintenant qu'il y pensait... La mafia de Poufsouffle, les kits de farce et attrape hors de prix que toute la maison avait pu s'offrir et puis son caractère, pas de doute. C'était bien lui le maître chanteur. Le vert de ses yeux n'avait encore jamais tant ressemblé à un Avada Kedavra.

- Vous saviez ? Sa petite voix avait pris des accents menaçants

- Savoir quoi Harry ? Les jumeaux avaient-ils répondu simultanément en lorgnant la silhouette qui s'asseyait tranquillement en bout de table.

- Pour les lettres que votre petit copain envoi à tout le monde. Le ton était froid.

- Chuuut Harry, dit Fred

- C'est un secret, dit Georges alarmé.

- Pourquoi je me tairai ? Je ne sais pas ce qui me retient de tout dire au Directeur, vous ne vous rendez pas compte de tout le mal qu'il fait aux gens ?

- Tu ne sais pas pourquoi il fait ça, je t'en pris n'en parle à personne. D'ailleurs comment sais-tu que c'est lui ?

Harry réfléchit un instant.

- Je suis capable de reconnaitre les signatures magiques. Ses petits oiseaux portent la sienne.

- Incroyable ! Décidément le jeune Potter les surprenait toujours. En plus d'être très mature pour son âge, il avait du talent et des dons à foison.

- Je vais aller lui parler.

- NON ! Il va s'énerver c'est sur ! Il t'adore mais c'est un vrai porc-épic ! Quand il se sent menacé il te plante ses épines sous la gorge. Surtout si tu fais ça devant tout le monde.

Très bien, jouons la prudemment, se dit-il, Diggory dégage quelque chose de dangereux.

- J'imagine que vous savez comment rentrer dans sa salle commune ?

Après les cours il se faufila au troisième étage. Il prit la direction des cuisines et s'arrêta devant une pile de tonneaux dont un énorme fût de bière couché sur le flan.

- Ca doit être la. Sur ce, il saisit le robinet comme une calanche et l'actionna.

- Bingo. Devant lui s'étendait un tunnel exigu auquel les murs tapissés de chaux donnaient un vrai air terrier. Il souhaita passer inaperçu et s'engouffra dans l'antre des blaireaux.

La salle commune de Poufsouffle était chaleureuse et accueillante. De petites fenêtres rondes par lesquelles on pouvait admirer un paysage typique de la campagne anglaise répandaient une douce lumière d'été. Des patchworks bien chauds garnissaient les canapés de velours moutarde et des chaudrons de cuivre servaient de décoration dans tous les coins de la pièce (par exemple un porte parapluie, l'autre, à l'envers, servait de table basse).

Cédric était assis comme un roi sur son trône, affalé dans un imposant fauteuil situé au centre la pièce. La paume dans la main, il écoutait d'une oreille distraite les gazouillis d'un petit oiseau ensorcelé qui se tenait sur son épaule. Harry pressa le pas en évitant de bousculer les autres élèves. Arrivé devant son ainé, il attrapa les accoudoirs et approcha son visage de celui de Diggory.

Il se rendit visible seulement par lui. Cela fit sursauter l'autre d'une façon peu gracieuse puis il se condit compte qu'il s'agissait de Harry et la lueur sauvage qui était apparue dans ses yeux se volatilisa. Il observa ensuite les membres de sa maison qui ne réagissaient pas.

- Ils ne peuvent pas me voir, souffla Harry

- Bonjour petit Potter, lâcha-t-il d'une voix trainante. Qu'est ce qui t'amène ici ?

- Je suis venu parler de ton buisines.

L'autre haussa les sourcils et prit un air calculateur.

- Si je te dis que je ne vois pas de quoi tu parles tu ne me croiras pas n'est ce pas ?

- Effectivement. Je n'en reviens pas que ca soit toi ! Les jumeaux m'ont convaincu de discuter avec toi avant de te classer définitivement dans la catégorie des êtres détestables.

- Quels idiots ! Ils m'ont donc trahi ! La moutarde montait doucement mais surement au nez de Cédric, la lueur dangereuse réapparu.

- Non, ils te sont trop fidèles pour ca. Son interlocuteur le questionnant des yeux, il lui expliqua pour les signatures magiques. Visiblement très intéressé, le grand blond décida de se montrer de meilleure foi.

- Ne t'inquiètes pas pour Draco, je ne répèterai rien. Je ne suis intéressé que par son argent. Du moins l'étais-je avant qu'il n'en perde une si grande partie. Il n'est plus une cible pour moi.

- Pourquoi ? Juste pourquoi tu fais ça ? Il ajouta honteux : Et comment l'as tu su toi ?

- Haha j'envois mes petits oiseaux par dit ! Une stratégie infaillible, je leur insuffle un tout petit poil de magie que personne n'a jamais remarqué d'ailleurs je suis épaté de ta sensibilité et je les envois dans les alcôves, aux fenêtres des dortoirs, dans le parc. Ils reviennent avec des nouvelles plus ou moins intéressantes mais je te rassure, je n'écoute pas tout. Je regarde d'abord si le client est riche.

- C'est pour l'argent que tu fais ça alors ? Je ne te pensais pas pareille ordure.

- Des fois les gens font de mauvaises choses pour de bonnes raisons tu sais ? Je t'ai dit que cette maison est ma famille Harry. Et figures toi que c'est aussi la maison où il y a le plus de nés Moldu. Tu connais le taux de conversion de la livre au Galion ? Bien sur il y a quelques aides mais ce n'est pas assez pour payer toutes les fournitures scolaires et quelques petits plaisirs à ces enfants. Les gamins de familles sorcières ont soufferts eux aussi. Poufsouffle est restée neutre pendant la guerre mais nous sommes devenus des cibles fortunées et isolées, nous avons été attaqués par les deux camps pour financer leurs campagnes militaires. Résultat ma famille comme beaucoup d'autres est ruinée, et ma mère… ma mère a péri pour une cause qu'elle n'avait jamais fait le choix de défendre ! J'en ai eu marre de voir les Serpentards se gaver pendant que mes Poufsouffles n'ont rien. Ce n'est pas une ponction de 100 Galions qui va ruiner les gens que je dépouille ils sont bien trop riches ! Et regarde ces gamins avec leurs kits de farce et attrape ! Il désigna un groupe de premières années qui riaient aux larmes. Tu ne penses pas qu'ils méritent quelques sous pour un jouet ? Ces gamins ont onze ans ils ont le droit à un peu de superflu bordel.

- Tu veux de l'argent pour rétablir l'égalité ? Ne fais pas les choses de cette manière Cédric tu vaux mieux que ça (quelqu'un d'aussi drôle et intelligent ne pouvait décemment pas ce comporter ainsi !). Tu n'as jamais pensé à monter une association ? A lever des fonds ? Je suis prêt à te financer, à te prêter mon image aussi.

Les yeux gros comme des soucoupes, Cédric le fixait. Il ne savait même pas pourquoi il avait tout déballé à ce gosse qu'il connaissait à peine. Il y avait quelque chose en lui, quelque chose d'incroyablement sécurisant, de fascinant, ses paroles faisait sens : avec son statut, les riches se saigneraient aux quatre veines pour entrer dans ses bonnes grâces. Ses premiers pas sur la scène politique avaient confirmés qu'il allait être un acteur majeur dans les années à venir…

- Quel est ton vœu le plus cher Cédric.

Sa voix était hypnotisante, son odeur, son visage, tout. Il s'entendit répondre :

- Devenir assez puissant pour ne plus jamais qu'on m'enlève quelqu'un de ma famille.

Et la magie s'éleva dans les airs.

oOo

Voilaaaa ! J'espère que ça vous aura plus ! Cet acte terminé, les personnages principaux sont bien en place, prêts à jouer leur rôle pour l'arrivée de Tom dans la vie d'Harry.

Alors surpris ? Qu'avez-vous pensé du coup de Cédric ? Ce chapitre m'est venu super vite, un vrai bonheur. Vos reviews m'ont boostée à fond, c'est peut être ça aussi ^^.

Je vous remercie d'amour pour ce soutien, à très bientôt