Coucou tout le monde ! Voila enfin la suite du chap 6 ! Normalement cela devait etre un simple chapitre de transition de quelques pages ... Il s'est trouvé qu'il en fait pas moins de trente (14740 mots) vous comprennez pourquoi je vous l'ai posté en deux fois :p

Bon j'arrête mon blabla vous en avez eu assez la dernière fois lol ! (Lisez quand même les commentaires de ma beta d'amour avant de laisser une hypothétique reviews ^^ )

Chapitre 6 : Les Larmes du Fléreur (2)

Le Poudlard Express traversait la lande écossaise sous le regard pensif d'un jeune homme blond. Cela ne lui changeait à son habitude de ne pas se pavaner dans les couloirs, son insigne de préfet bien en évidence. Depuis son départ, il était là, silencieux, observant le paysage défilé. Parfois, on pouvait le voir esquissé un sourire comme si un souvenir fugace s'emparait de ses pensées. Tantôt, son visage se refermait et la déception se lisait sur son visage.

« Drago ? »

Il sortit de ses pensées. Pansy le regardait avec un air suspicieux.

« Tu as un comportement étrange…

-Ah ? Fit-il mine de s'étonner.

-Tu as l'air dans les nuages … Ca ne te ressemble pas … »

Pansy avait l'air inquiète. Sincèrement. Il lui offrit un sourire léger. Il devait se ressaisir et jouer son rôle. Il était sensé avoir torturé et tué Hermione Granger. Pour cela, il devait cacher au plus profond de son cœur les journées des vacances de Pâques où il lui avait rendu visite.

Il devait oublier ce baiser avorté au commencement par une Hermione hésitante. Il devait enterrer le rejet et, se souvenir de son hésitation comme une pointe d'espoir. Il s'était excusé et lui avait demandé pardon. Elle, soudain devenu tomate, avait barbouillé une phrase. Le silence s'était installé et le jeune Malefoy avait décidé de partir.

Tandis qu'il remettait sa cape qu'il avait laissée par terre dans sa chute, elle lui avait demandé s'il reviendrait. Alors avec son sourire les plus charmant – et non charmeur - il avait répondu par l'affirmative. Une marque de soulagement avait éclairé son visage et il avait disparu dans la cage d'escalier...

Il était revenu deux jours plus tard, sauf que Rogue était déjà présent. Ils avaient eu une discussion calme et il avait deviné que le ton du Maître des Potions étonnait la Gryffondor, peu habituée à un tel apaisement.

Leur conversation s'était centrée sur les problèmes matériels, le principal était l'absence de baguette pour Hermione. Elle l'avait rassuré en lui expliquant que le sortilège lui allait très bien pour l'instant. Mais qu'elle craignait de ne pouvoir se défendre en cas d'attaque surprise. Il fut décidé de mettre en place une sorte de pont de transplanage comparable à un juste milieu entre la poudre de cheminette, un Portoloin et une armoire à disparaître. C'est Hermione qui avait eu cette idée. En cas de problème majeur, un objet de son choix lui permettrait en un seul contact et en une seule pensée d'une destination de transplaner dans une zone de son choix. Ce dispositif ingénieux fut salué par le nouveau directeur de Poudlard qui regrettait de ne pas pouvoir l'étendre pour sauver des Nés-Moldus.

Peu avant que le maître des cachots ne retourne dans son antre, Drago le stoppa pour lui demander s'il pourrait rendre visite à Hermione durant les mois qu'il lui restait à attendre avant les vacances d'été. Rogue lui répondit qu'ils verraient cela en temps et en heure. Il disparut dans un mouvement de tissus, les laissant seuls.

« Pourquoi tu veux venir me voir ? Tu auras tes cours, tu n'auras pas le temps …

-Je le trouverai. Je n'aime pas te savoir seule et sans quelqu'un pour veiller sur toi pendant aussi longtemps.

-Tu as des Aspics à passer. Il va falloir que tu étudies. Je te dis que tu n'auras pas le temps.

-Hermione, tu penses sincèrement vu le destin qui m'est tracé, que mon nombre d'Aspic sera important ? Pardonnez-moi maître, mais j'ai échoué en Métamorphose. Oh ciel Drago, tu ne peux pas devenir un de mes sous fifres débiles et brutaux ! »

Hermione sembla se figer à ses paroles. Il remarqua facilement sa perte de couleur et craint qu'elle ne s'effondre.

« Hermione ?

-Je suis si stupide …

-Ne dis pas de bêtise, tu es la jeune femme la plus intelligente que Poudlard est abrité ! Je suis sûr que tu aurais eu tous tes Aspics si cela peut te rassurer.

- Je ne parle pas de ça …Marmonna-t-elle en devenant plus blanche qu'une feuille.

-Hermione, assis-toi, tu me fais peur à pâlir comme ça … lui ordonna-t-il doucement en la forçant à s'asseoir sur son lit.

-Tu … Tu vas devenir un mangemort. Il va apposer cette marque sur ton bras pour te récompenser de m'avoir torturée ! En me sauvant, tu te condamnes à être un criminel ! Alors que tu es quelqu'un de bien ! Bon sang Drago, il faut que tu t'enfuies de cet enfer ! Faire tout ça va te détruire… Cette violence … Cette haine… c'est comme un poison qui te transforme en ombre sans espoir, sans vie, sans lumière ! Je peux pas te laisser retomber dans ça … Je ne veux pas voir de nouveau ce masque de dureté Drago !

- Hermione … J'ai dis que je te protégerai, ce n'est pas grave si pour cela je dois de nouveau jouer un rôle… Je l'ai toujours un peu fait, mais la j'ai une double raison pour être un bon acteur …

- Mais tu vas souffrir … Je ne veux pas que tu te sacrifie pour moi … Je vais partir, me cacher ailleurs comme ça tu pourras te réfugier ici… Je … J'irai loin de la guerre … et … Je …

-Arrête …Tu ne pourras pas faire ça. Caractère de Gryffondor. Tu ne peux pas fuir alors que les gens que tu aimes se battent, lui expliqua avec un air neutre tellement vrai. »

Hermione leva son regard vers Drago. La culpabilité commençait à se répandre dans l'esprit de son aimé. Il l'avait vu. Il s'était alors promis de lui rendre son sourire. Elle était vivante, et bien qu'enfermée, elle devait être elle-même, pas une femme qui culpabilise.

Il s'était penché sur son front et y avait déposé un doux baiser.

« Drago … le gronda-t-elle sans grande conviction.

-Juste un bisou, pour retirer ce regard de tes yeux. Ne te torture pas l'esprit pour moi. C'est ma façon de te remercier de m'avoir ouvert les yeux. Je serai surement obligé de faire des choses que je ne veux pas, mais au fond, je saurai au fond qui je suis. Et puis je compte sur toi pour me le rappeler en cas de doute, lui expliqua-t-il dans un sourire rassurant. »

- Mais il va tu vas encore devoir tuer des innocents, ou les torturer ou je ne sais pas quoi d'autre ! Tu ne peux pas faire ça Drago ! Pas pour moi. Je ne suis pas plus importante que d'autres innocents !

- Hermione, calmes-toi. De toute façon, il ne m'a pas confié de mission pour l'instant. Et si cela arrive, je connais une petite tête bourrée de ruses qui m'aidera à limiter les dégâts.

- Drago…Je ne peux pas m'empêcher de penser que tu te sacrifies pour moi.

-Je ne le vois pas comme ça. Et puis, si c'est le cas, ce sera bien une des seules choses courageuses que j'aurai fait dans ma vie de Serpentard.

- Appartenir à la maison Serpentard ne fait pas de nous des lâches. Regarde, tu protèges ta mère aussi. C'est courageux.

- Et oui. Que veux-tu, c'est mon coté grand seigneur !

-Ah oui ? Et en quoi s'il te plait, questionna la jeune Gryffondor avec un sourire.

- Je protège les femmes que j'aime. »

L'atmosphère qui avait commencé à se réchauffer avec ce sourire refroidit aussi brusquement qu'il disparaissait. Drago s'était rendu compte qu'il en avait fait trop. Il venait de lui relancer ses sentiments à la figure alors qu'elle était complètement perdue. Mais il n'avait pas pu s'en empêcher. Il était maladroit avec elle, il ne savait pas trop comment agir pour faire évoluer leur situation. Il se refusait de la perdre. Il fallait qu'elle soit sienne. Il savait bien qu'elle était avec Weasley mais il n'avait pas envie de lui céder.

« Tu … Tu fais ça parce que tu m'aimes ? Bon sang … J'y crois pas … murmura la Gryffondor, juste assez pour qu'il puisse l'entendre et être envahit par la panique.

-Non ! Ne dit rien, dit-il précipitamment avant d'être coupé.

- Est-ce que tu m'aides parce que tu attends que je réponde à tes sentiments ? Le questionna-t-elle, soudainement très grave.

- Non ! Bien sur que non !, s'indigna-t-il autant qu'il paniquait de la tournure de la situation.

-Pourtant t'a essayé de m'embrasser et je ne parle même pas des sous entendus.

- Désolé, je … Je voulais pas te donner le sentiment que j'attendais quelques choses. C'est juste que je n'aie pas réfléchi à cette façon de voir les choses. J'ai bêtement laissé agir mon cœur, conclut-il en fuyant son regard. »

Mais il ne put s'empêcher d'éviter de la regarder car à cet instant précis, elle éclata de rire. Son visage s'empara du masque de l'incompréhension. D'où lui venait une tel hilarité alors que quelques instants plutôt, la tension était montée en flèche ? La voir ainsi rire si ouvertement provoqua en lui une vague de tendresse pour la jeune fille qu'il n'arrivait plus à s'arrêter. Elle essuyait ses yeux où des larmes de joies perlaient, provoquant ainsi l'apparition de longues traces marron. Son crayon marron qui avait mis son regard en valeur quelques secondes plus tôt laissait désormais des trainées de joies sur son visage rougie par le bonheur de rire.

Merveilleuse. C'était le seul mot qui lui venait à l'esprit dans cette contemplation. Alors qu'elle se forçait à souffler pour calmer son fou rire, le jeune homme se mit à rosir tout en frissonnant de la tête au pied. Il détourna les yeux pour qu'elle ne puisse pas lire à travers lui ce qu'il avait dans l'esprit. Les hormones lui faisaient parfois imaginer des choses bien étranges mais en même temps … Ces joues rouges, ce soupire et ce rire … Elle aurait eu le même visage si … Non il ne devait pas penser à ce qui se passerait s'il était ensemble. Il avait bien vu qu'elle n'était pas prête.

Mais il espérait. Sauf que dans son cas, l'espoir avait tendance à être mise au placard par un autre sentiment : la colère. La déception envahit également son cœur.

Pourquoi riait-elle ? Elle devait se moquer de ses sentiments. Voila tout simplement. Elle trouvait DRÔLE qu'il l'aime. En effet c'était hilarant. Mort de rire. Il lui avait avoué ce qu'il ressentait alors qu'elle savait très bien l'effort que cela demandait pour quelqu'un de son genre. Un fils de Sang-Pur faire une telle déclaration à une Sang-de-bourbe, que dirait la famille ? Surtout lorsqu'elle apprendra la réaction amusée de la sang-de-bourbe en question.

Il l'avait sauvé ! Il l'avait protégé en passant aux yeux de tous comme un assassin sadique. Une voix lui rappela qu'il était entrain de présenter ses actions comme des dettes que devrait éponger Hermione avec des sentiments réciproques. Alors qu'il venait de lui annoncer qu'il n'attendait rien en retour. Il mit sa tête entre ses mains. En fait si, avec le recul, il voulait qu'elle l'aime, qu'elle soit sienne.

La colère s'estompa mais il resta dans cette position, attendant. Et Hermione s'arrêta de rire brusquement lorsqu'elle le vit comme ça. Et son cerveau se mit en marche et elle comprit comment Drago avait interprété sa réaction. Et elle se sentit coupable.

Sa main se posa sur l'épaule de Drago de manière instinctive.

« Excuse-moi. Avec tout ce qui s'est passé ses derniers jours je suis fatiguée et plutôt stressée. J'ai du mal à m'endormir. Ta tante est toujours présente avec ce foutu couteau … Enfin bref, quand tu as dit que tu avais laissé parler ton cœur, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à un carré de chocolat noir très dur à l'extérieur mais avec un cœur tout doux au centre.

- J'ai une tête de chocolat ?

- C'est très bon le chocolat ! Mon préféré c'est le fourré au nougat. Un vrai délice ! En plus, selon la température, le nougat est plus ou moins dur, je préfère quand il est un peu …

- Hermione ! Je me suis déclaré. Je ne sais pas si tu vois ce que cela représente pour moi … Et tu me parles de chocolat !

- Sartre, la réaction de la cocotte … murmura-t-elle plus pour elle-même.

-Pardon ?

- C'est un philosophe qui explique une expérience phénoménologique. Durant un rendez-vous plus ou moins galant, au fil de la conversation, le garçon prend la main de la jeune fille qui n'est pas encore fixé sur ses sentiments pour le dit garçon. Si elle retire sa main, elle risquerait de blesser le garçon et s'il se révèle qu'elle l'aime bien, elle sera malheureuse. Si elle la laisse, c'est comme si elle était entrain de répondre a ses avance… Pour mettre fin à cette hésitation, elle noie le poisson et elle se met à parler…. Je suis la cocotte dans cette histoire … Et surement la plus bavarde qui soit …

- Que dois-je en conclure ? l'interrogea-t-il, ne sachant plus s'il devait espérer ou non.

-Bon sang Drago ! Tu me demandes ça sans réfléchir aussi ?! Tu crois que j'arrive à faire le point ? Je suis sensée être amoureuse de Ron sauf que je ne peux pas m'empêcher de penser que tu as des sentiments pour moi. Ah oui ! N'oublions pas les petits détails. J'ai été torturé par ta tante, tu m'as sauvé de ton manoir alors qu'officiellement je suis ce que tu détestes le plus au monde. J'aurai pu me réfugier chez mes parents mais mince, c'est bête je me suis effacée de leur mémoire ! Qu'est ce que j'oublie… La plupart des gens que je connais pense que je suis morte en souffrant sous ta baguette et ceux qui savent que je suis en vie ne peuvent pas savoir où je suis et si je vais bien. Je ne peux pas non plus les aider à sauver le monde, ce que j'ai fait la plupart du temps… Pour conclure, j'ajouterais que je me sens impuissante sans baguette !

- Comment ça sensé être amoureuse de Weasley ? S'étonna-t-il. Tu n'es même pas sur de tes sentiments pour lui ? »

Hermione le regarda comme s'il était possédé avant d'hurler encore plus fort.

« Bon sang mais tu es vraiment un égoïste ! Totalement intéressé ! Sur toute la liste tu n'as retenu que ce qui t'arrange ! Je me suis trompée, tu es vraiment un Serpentard !

-Je dirai plutôt que je suis amoureux. Et les gens dans mon cas sont attentif à ce genre de déclaration … »

Le silence s'installa de nouveau. Hermione sembla se calmer et Drago finit par se lever.

« Je reviendrai dans quelques jours avant la rentrée …

-Malgré le fait que j'ai fait ma cocotte ?

-Malgré le fait que tu m'aies traité de chocolat. »

Ils s'échangèrent un sourire qui envoyait valdinguer loin dans leur esprit cette discussion. Seul restait ses sourires. Et il partit.

« Drago ?

-Oui Pansy ?

-C'est vrai ce que Théodore m'a dit ?

-Ca dépend de ce que t'a dit Théodore…

- T'as vraiment tué Granger ? »

Il savait que les Serpentards allaient lui poser cette question. Il savait également que le reste des maisons le haïrait malgré les instructions qu'apparemment on avait donné à la radio pirate. La réponse se fit sur le ton de la conversation.

« Ouais.

-Sérieux ?

-Tu veux que je te rappelle le sens du mot 'Oui' ?

-C'est bon j'ai compris …

-Désolé Pan… C'est juste qu'avec cette nouvelle notoriété, ma famille a redoré son blason. Donc les missions ne vont plus tarder à être envoyées.

-Même pendant Poudlard ? S'étonna-t-elle.

-Surtout pendant Poudlard, je pense. Il y a des jours où je devrais m'absenter. Rogue me couvrira. Mission Secrète bien évidemment.

- Tu peux compter sur moi Dray. Je ne dirais rien. »

Ce dernier ne pu s'empêcher de se dire qu'il avait déjà un alibi quand il s'absentera pour voir sa victime. Un sourire mystérieux s'épanouit sur son visage blanc alors que son regard ne quittait plus la lande écossaise.

OooooOooooO

« Plume Savante ! »

Le passage s'ouvrit et il monta les marches deux à deux. Deux semaines sans la voir. Deux semaines où Rogue l'avait fait patienter comme un fou. « Tu lui as déjà rendu visite récemment. Elle ne va pas s'en voler. En plus, tes absences ne sont pas discrètes. Les frangins m'observent tu sais. Ca met Lontra en danger autant que toi ! »

Lontra… Le surnom débile que lui avait trouvé Rogue. Bon d'accord, il était débile a cet instant parce qu'il s'était infiltré dans le bureau de Rogue pour venir jusqu'ici. Il devait la voir. Il avait besoin de la voir. Il poussa la porte de l'appartement, sans frapper, comme d'habitude.

La radio déversait son flot de musique dans la pièce, masquant son entrée légèrement essoufflé. Il jeta un œil autour de lui et son cœur se contracta violemment. Personne. Pas un Chat. Il avança plus dans la chambre, craignant le pire. C'est alors qu'il remarqua un bruit qui n'avait rien à voir avec le son qu'émettait la radio. Un liquide qui coulait doucement.

Son sang ne fit qu'un tour en imaginant sa nature. Il traversa le rideau de porte sans s'en rendre compte. Son instinct avait pris le pas sur la raison.

Un cri raisonna dans la salle de bain.

« MALEFOY ! Bon sang mais tu es malade de débouler comme ça ! Si je … Quoi ? S'arrêta soudainement Hermione devant le visage figé de son ami. Qu'est ce qui t'arrive ?

- Tu … euh … Je, bafouilla-t-il en rougissant violement … Je vais attendre que tu aies fini de t'habiller … »

Hermione baissa les yeux pour prendre enfin conscience qu'elle n'était encore quand serviette… Elle rougit violement avant de coller ses bras sur son corps dans un soudain élan de pudeur.

« Sors TOUT DE SUITE ! S'exclama-t-elle.

-C'est ce que je fais ! Répondit-il en passant le rideau de porte à reculons. »

Une fois sortir de ce bain de vapeur, il se laissa tomber sur le lit de la jeune femme. Un nombre incalculable d'insultes pour lui-même lui venait à l'esprit. Il aurait dû se douter qu'elle était sous sa douche ! Où voulait-il qu'elle soit donc ? Dehors ? A découvert ? Surement pas, sinon il serait déjà mort à cause de sa trahison.

Il soupira. Ses mains se posèrent sur ses yeux clos. Elle n'allait surement pas lui pardonner aussi facilement de l'avoir vu dans une telle tenue. Sans oublié sa réaction. Totalement figé le pauvre gosse…

Un raclement de gorge le sortit de ses sombres pensées. Il se redressa, n'osant croiser son regard qu'il devinait furieux. Après un long moment de silence, il leva son visage vers la jeune femme.

Ses poignes étaient fichées sur ses haches cachées par une longue robe de sorcière miteuse. Ses longs cheveux étaient encore trempés mais ils ondulaient déjà. Il n'avait pas remarqué qu'ils avaient autant poussés depuis la sixième année. En même temps, avec les derniers mois de cavale qu'elle avait passée avec le reste du Trio d'Or n'avait pas du lui laissé le temps de se les couper.

Et comme il s'y attendait, son regard lançait des éclairs.

« Hermione … Je suis…

-Chut !

-Mais je …

-Silence !

-Je …

- Tais-toi !

-D'accord. »

Hermione se pinça le nez, l'air totalement exaspéré.

« Peux-tu me dire ce qui t'es passé par la tête pour que tu te précipites alors que j'étais dans la salle de bain ? Une poussée d'hormones ?

-Je dirai plutôt d'inquiétude …

-Comment ça ?

- Ca fait deux semaines que je n'ai pas pu venir te voir parce que Rogue me répète sans cesse que je ne peux pas m'absenter toutes les semaines. Quand j'arrive à m'échapper de Poudlard, je trouve une pièce vide. J'ai paniqué quand j'ai entendu le bruit d'un goutte-à-goutte…

-Tu me voyais déjà entrain de me vider de mon sang dans la baignoire ?

-Quelque chose dans le style …

-Bin tu as du être rassuré de voir que j'étais entière.

- Oh je n'ai pas pu vraiment vérifié, ta serviette avait l'air de bien t'aimer.

- Drago ! S'exclama-t-elle en lui lançant un oreiller à la figure. Tu n'es pas possible !

-Oh arrête. On dirait McGonagall. J'ai eu peur pour toi, je n'aurai pas dû entrer dans la salle de bain. On peut changer de sujet maintenant non ? »

Hermione garda ses sourcils froncés encore un instant. Elle se détendit un instant et un sourire en coin apparut sur son visage d'un air amusé. Elle leva ses mains contenant le polochon et l'abattit sur un Drago complètement perdu.

« Mais qu'est ce qui te prends ? s'indigna-t-il en se protégeant les bras en l'air. Mais arrête !

- Non ! S'exclama-t-elle en riant et en le frappant de plus belle. C'est une trop douce vengeance.

-Mais je ne t'ai pas frappé moi !

-Oui mais tu t'es bien amusé ! C'est à mon tour maintenant, continua-t-elle en riant.

- Tu veux jouer à ça Granger … Très bien, sourit-il avant de s'armer d'un oreiller. Tu vas voir ce que bataille de polochons veut dire Miss-Je-Sais-Tout !

-Tu rêves Monsieur-le-Prince-des-Je-Me-Les-Cailles-Dans-Mon-Cachot !

-Alors ça c'était bas Miss-J'Embue-Ma-Salle-De-Bain !

-Pff t'as déjà trouvé mieux Monsieur-La-Fouine-Dans-Un –Pantalon-De-Gros-Plein-De-Soupe !

- Hé ! S'indigna-t-il de nouveau, laissant ainsi une ouverture à Hermione qui en profita pour lui acenser un coup qui fut le départ d'une longue bataille. »

Les deux corps étaient là, étendus sur les draps marqués par leurs activités précédentes. Leur souffle et la sueur qui faisait étinceler leur front était là pour rappeler l'effort qu'ils avaient effectué. La jeune femme avait ses cheveux encore plus ébouriffés qu'a son habitude, la rendant ainsi la lionne encore plus sauvage. A ses cotés, le Serpentard n'avait pas meilleure allure. Ses cheveux, d'habitude si bien coiffés, partaient dans tous les sens et ses yeux bleus brillaient d'une façon que l'on n'aurait jamais imaginé.

« Je dois l'avouer Malefoy. C'était pas mal … S'amusa Hermione entre deux souffles plein de rire.

- Je te l'avais dit que je ne me laisserai pas faire. Les cachots semblent froids mais les Serpentards savent s'amuser eux aussi …

-Je dois te dire que je ne pensais pas du tout que vous aviez ce genre d'habitude. Ca nous arrive un peu à Gryffondor mais toi, ça se voit que c'est un sport national.

- En cinquième année, on a eu un pique de folie, toutes les années se sont mélangées et on en a fait une géante dans la Salle Commune. Rogue a du venir nous calmer. Tu aurais vu sa tête. On aurait dit qu'il avalait un véracrasse.

- En même temps ce n'est pas commun de voir l'élite des Sang-Pur avoir une telle activité…

- Il n'y a pas d'origine pour les batailles de polochons… »

Hermione éclata de rire.

« Tu te rends compte de la réaction d'une personne de notre entourage si elle nous voyait comme ça.

-Tu veux dire allongé sur un lit en sueur ?

- Je veux dire à rire comme des idiots alors qu'on est sensé être ennemis. Arrête avec tes sous entendu.

-Mais ce n'est pas drôle si je ne fais pas de sous entendu… »

Un silence s'installa. Hermione tourna sa tête vers un Drago qui semblait obnubiler par le plafond.

« Je veux qu'on instaure des règles, déclara-t-elle soudainement.

-Pourquoi faire ?

-Pour éviter que je te tue si tu arrives alors que je me change dans ma chambre.

-Quel idée de se changer dans sa chambre…

- C'est un peu l'intérêt d'une chambre de s'y habiller …

- Très bien. Tu as des idées je suppose ? Attends avant d'écrire ! S'écria-t-il alors que la jeune femme s'armait déjà d'une plume et d'un parchemin.

-Attendre quoi ?

-On doit les négocier. C'est trop arbitraire que tu les choisisses toute seule.

- Très bien, accepta-t-elle dans un soupir»

Et la négociation commença. Chaque proposition d'Hermione s'accompagnait d'un commentaire du jeune Serpentard, ce qui donnait une discutions plutôt animée.

« Pas de contact physique sans mon autorisation.

-Et si c'est toi qui veux me tripoter ?

- Drago !

- Hé ! Les gifles ça s'apparentent aux contacts physiques je te rappel !

-Idiot… Bon deuxième proposition …

-J'ai pas accepté la première.

-Je considère qu'elle est acceptée vu que tu refuses mes gifles.

-Diablesse.

-Je préfère maline. Donc deuxième proposition. J'aimerai avoir des nouvelles de l'extérieur.

- Je ne pense pas que la Gazette te donne des nouvelles très objectives. Au pire, tu as la radio.

- Je veux quand même la lire, mais je veux aussi savoir ce que tu sais sur les missions que donne Tu-sais-qui.

-Hermione, te tenir informer du monde je veux bien, mais espionner ça pourrait être dangereux pour moi…

-Je ne te demande pas de chercher les informations, juste que tu me rapportes ce que tu entends. Apres, on pourrait toujours faire quelque chose pour sauver des vies …

-Très bien j'accepte, mais ne fait rien de risquer, céda-t-il.

-De toute façon c'est notre Fléreur préféré qui va devoir envoyer le message…

- Je m'en doutais bien. Troisième proposition ?

- Oui. Je veux que tu empruntes des livres à Poudlard pour moi. Ou sinon tu en achètes. J'ai déjà tout dévoré et si je veux pouvoir t'aider et aider Ron et Harry, il me faut un stock de connaissance.

-Je suis étonné que tu ne l'aies pas mis en premier dans ta liste.

-Très drôle. Tu es d'accord ou pas ?

- Cela me paraît bon tant que tu ne me demandes pas d'acheter « L'éloge de la maison Gryffondor » ou « La féminité en 100 leçons ». Ca pourrait sembler louche.

-Vraiment hilarant.

-Avoue que tu t'ennuierais sans mes piques.

- Tu ne peux même pas imaginer…

- Ironie or not Ironie ?

-Mystère. Bon quatrième proposition. Je veux que tu me préviennes quand tu débarques. Ou que tu me donnes un emploi du temps pour que je puisse à peu près voir quand tu risques de passer.

- Oh ! Tu veux te faire belle pour moi ?

- Vu cette réponse, la cinquième proposition s'impose : Moins de sarcasme. Si tu continues comme ça, l'industrie des blagues carambar va faire faillite.

- De quoi ? C'est quoi ça les caramels barrés ?

- Des friandises Moldues. Françaises même. C'est très bon j'en ai souvent mangé en y allant. Et il se trouve que des blagues sont imprimées sur les emballages. Elles sont plutôt connues pour être … nulles, pathétiques et parfois incompréhensible…

-Merci mon ego se sent bien d'un coup …

- De rien … Bon sixième proposition … euh … En fait non.

- Accouche Hermione.

- C'est affreusement niais … Je voudrais que tu m'achètes un cahier qui pourrait me servir de journal intime … finit-elle par demander en baisant les yeux.

- Sérieux ? Je ne te voyais pas du tout en jeune fille en fleur qui écrivait tout dans un carnet.

- Je ne suis pas comme ça ! C'est … C'est juste qu'avec tout ce qui s'est passé je me dis que ca me ferait du bien de tout éclaircir. Entre faux semblant, trahison, torture et mensonges je pense que si je n'explose pas avant la fin du mois ça tiendrait du miracle… »

Un silence s'immisça dans cette longue conversation. Hermione repartait dans ses pensées. Elle retrouvait son visage triste et plein de nostalgie. Le cœur de Drago se serra dans sa poitrine. Il détestait voir dans ses yeux les blessures que lui infligeaient les doutes et les remords...

« Il te faudrait de la compagnie, finit-il par dire pour briser le silence.

- Bonne idée mon cher mais je ne pense pas que le grand manitou chauve au nez de serpent apprécierait que tu tiennes compagnie à la fille que tu as sensé assassiner.

-Je ne parlais pas de moi banane.

-C'est bien la première fois, le taquina-t-elle.

-Je … Je pourrais récupérer ton chat…tenta-t-il.

-Tu … Tu veux aller chercher Pattenrond chez les Weasley ?

-Bah … Je l'attirerais avec des croquettes ou un truc du genre. C'est un chat pas fauve non plus ! »

Et Hermione éclata de rire. L'écho raisonna dans la chambre et fit sourire tout en étonnant le Serpentard.

« C'est vraiment gentil mais je ne pense pas que des croquettes vont suffire. Il est à moitié Fléreur.

-Cette terreur est si intelligente ?

- Terreur ? Tu ne l'as jamais rencontré !

-J'ai rencontré des rumeurs sur lui… Il paraît qu'il a tué le rat de Weasley.

-Il n'a rien fait. Et puis le rat en question, c'est Pettigrow. »

Drago se retint de dire 'était'. Il continua à écouter Hermione qui blablatait sur son chat. Elle semblait si sérieuse dans ses propos. Elle y mettait tout son cœur et elle en était adorable. Un petit sourire apparu son visage. Il profitait de son oratoire pour la détaillée. Ses fins sourcils se mouvaient selon s'est marque d'exaspération. Sa voix passait de l'aigue au grave lorsqu'elle imitait mal un garçon ou une midinette.

« …Et là j'ai demandé à Merlin s'il était possible que j'ai un concombre de mer pour mon anniversaire ! Tu sais ce qu'il m'a répondu ? Mais bien sûr, à condition que tu apprennes à une cacahuète venant de Mars à danser la salsa !

-Hermione.

-Tu n'avais qu'à m'écouter. Je n'aurais pas eu à inventer n'importe quoi. Pour en revenir à nos petites règles, je crois que tout y est.

-Attends. J'ai une proposition à rajouter.

-Ah ?

- Je veux pouvoir t'offrir des vêtements. Ce n'est pas sain de vivre dans des habits d'une défuntes.

-Alors là ca va pas être possible, s'interposa brusquement Hermione, le visage grave.

-Mais pourquoi ?

- Parce que m'offrir des vêtements reviendrai à connaitre ma taille ! expliqua-t-elle avec un air choqué comme si cela coulait de source. »

Et il se mit à rire. Tout simplement rire. Son sourire disparu, s'effaça dans l'étincelle de ses yeux. Bonheur. Et la fascination naquit dans son cœur. Fascination pour cet homme qui riait de ses bêtises. Homme qui redevenait humain à ses cotés. Homme qui doucement, sans qu'elle ne se l'aperçoive prenne une si grande place dans son cœur.

Alors elle se mit à sourire. Il tourna les yeux vers elle, son regard brillant d'amour. Oui d'amour. Ce n'était donc pas un caprice malfoyien. Il s'était vraiment épris d'elle. A cet instant, il était juste lui. Juste un être qui s'était épris de ce contraire qui l'avait rendu humain et qui l'avait fait mûrir.

Un rire qui en entraina un autre. Un fou rire dans l'obscurité de la guerre. Une étincelle de joie naturelle dans un océan de doute. Une flamme gonflant une brise d'espoir. Un éclat encore inconnu pour un cœur hésitant.

Un rire tout simplement.

OooooOooooO

Des cris. Une dispute. Hermione ferma les yeux comme pour échapper aux voix qui s'infiltraient par l'escalier dérobé. Elle espérait comme une enfant que cet handicape éphémère permettrai de faire disparaitre cet autre sens. Surtout ce qu'il lui permettait de reconnaitre en fait.

Rogue. Drago. Des cris. Et une voix brisée. C'était la sienne.

Son empathie lui avait dès le début fait comprendre qu'il s'était passé quelques choses de grave. Elle avait reconnu leur voix tout de suite mais n'avait osé descendre de peur qu'il y ait une personne qui ne s'exprimait pas.

Elle aurait eu le courage descendre. Oui elle l'aurait eu jusqu'à ce qu'elle entende sa voix se briser. Des larmes. De colère et de tristesse.

Un mort. Il n'y avait que cela. Une mort qui le touchait directement. Son cœur se serra en s'imaginant le pire.

Puis il eut ce bruit sourd avec une exclamation forte. Des pas qui raisonnent sur un escalier accompagné de cris. Des appels désespérés plutôt.

La porte s'ouvrit d'un geste et se referma tout aussi rapidement, condamnant le Maître des Potions à rester en dehors.

Elle sursauta.

Elle s'était éloignée de la porte, se glissant entre le mur et son lit. Elle était là, debout, le regard figé sur Malefoy.

Malefoy. Car en cet instant, son visage était tellement remplit de haine qu'il était le digne portrait de son père. Oui. Un véritable portrait craché… S'il n'y avait pas ce flot de larmes qui noyait sa face.

Leurs regards se croisèrent et la peur envahit la jeune femme. Une crainte vive, froide et douloureuse s'infiltra dans ses veines.

Elle n'eut pas le temps de dire un mot. La maison qui était d'habitude si calme était le théâtre d'un bien étrange phénomène. La voix de Rogue raisonnait dans la cage d'escalier. Il demandait à Drago de ne pas lui faire de mal. Lui faire du mal ? A elle ? Mais pourquoi il ferait ça ? Ca semblait tellement ridicule … En fait non. Il suffisait de le regarder pour deviner qu'il n'avait qu'une envie : la tuer.

Elle n'avait rien pu dire qu'il la plaquait violement contre le mur derrière elle.

« POURQUOI ?! JE CROYAIS QU'IL NE DEVAIT PAS AVOIR DE REPRESAILLES ! IL ETAIT PREVU QU'ON NE M'ATTAQUE PAS ! ALORS POURQUOI TES MEMBRES DE L'ORDRE L'ONT TUE ! Hurla-t-il en la secouant par les épaules.

- Je … Je ne sais pas de quoi tu parles … Drago tu me fais mal …

-ET TU NE CROIS PAS QUE CA LUI A FAIT MAL À MA MERE DE SE FAIRE ASSASSINÉ PAR DES AMIS DE LA FEMME QUE SON FILS PROTEGE EN SECRET ! »

Hermione blanchit à cette annonce.

« Ta … ta mère … Drago je …

-NON ! Ne dis rien ! Il devait ne pas avoir de représailles ! Alors pourquoi ils l'ont tué ? C'était ma mère ! Elle … Elle était innocente. INNOCENTE. Elle n'avait pas la marque RIEN. Je t'ai aidé ! Je t'ai mise à l'abri des rafles et c'est comme ça que ta 'famille' me remercie ? En tuant la mienne !

-Drago …

- Tu parles du camp du bien ! C'est des assassins ! Quand je pense que je me suis fait avoir par ton baratin…

- Mais bon sang arrête ! L'Ordre n'aurait jamais fait ça à ta mère !

- Et qui veux tu que ce soit ? Ton Saint Potter avec le Roi Belette qui te sert d'écarte cuisses me détestent assez pour me faire ça … Quand je pense… »

Il n'eut pas l'occasion de finir sa phrase qu'Hermione réussit à se libérer pour le gifler. Il sembla choqué de cette réaction tout aussi violente que son arrivée. Toute fois, cela permis à Hermione de reprendre.

« Je t'interdis ! Jamais ils n'auraient fait une chose pareille ! Ils ont bien compris que tu m'aidais et ils ne se risqueraient pas à être hostiles envers la personne que tu aimes le plus au monde !

-Mais ils sont complètement stupides ! Ce sont des gamins qui sont aussi paumé que moi ! Ils sont assez crétins pour dire le tabou. Et tu risques ta vie pour eux, tu t'en rends compte ? Je me souviens de la tête de Saint Potty quand il est arrivé au manoir. Tu vas me dire que tu n'aurais pas eu le temps de transplaner pour sauver ta peau ? Non ! Tu as préfère le faire ressembler à un Troll ! Tu es une Née-Moldue putain ! Ce monde de haine veut ta mort ! Et toi, tu te permets de vouloir sauver un incapable ?! TU AS ETE TORTUREE HERMIONE ! TORTUREE ! TU AURAIS PU MOURIR A CAUSE D'UNE STUPIDITE PAREILLE ! Tu défends des personnes qui profitent de toi ! Et qu'est ce qu'elles font ? ELLES TUENT MA MERE ! Elle était sur le Chemin de Traverse … Elle faisait des achats pour mes résultats d'ASPIC. Et ils l'ont abattu en pleine rue. Ma mère s'est faite tuer par TON camp et toi tu continus à le défendre.

-Et toi alors ? Tu défends quel camp ? Tu peux me le dire ? Jusqu'à maintenant c'était le camp de ta mère. Et maintenant ? Tu es tellement aveuglé par la haine que tu ne te rends même pas compte que tu es manipulé ! L'Ordre n'a pas pour politique d'assassiner des mères de famille ! Mais sert toi de ton cerveau, idiot de Serpentard ! Ta maison est celle des rusés et des manipulateurs. A qui peut profiter la mort de ta mère ? L'Ordre ? Au contraire, je suis comme ton otage dans un sens, Harry ne risquerait pas ma tête.

- QU'EST-CE … tenta le Serpentard furieux

- LA FERME ! Explosa Hermione. C'EST UN COUP MONTE ! TU-SAIS-QUI A ORDONNE L'ASSASSINAT DE TA MERE POUR ETRE SUR QUE TU SERAS DANS SON CAMP ! IL TE MANIPULE POUR QUE TU SOIS SA MARIONNETTE ! IL VEUT MOTIVER UNE VENGEANCE POUR TE FAIRE SOMBRER DANS LA MAGIE NOIRE ! Il te veut comme mangemort Drago… Il veut que tu sois un petit chien assoiffé de sang… Et tu ne t'en rends pas compte !

-Tais-toi …

-Drago…

-Ta gueule …

-Abruti … Ne me dis pas que tu penses sincèrement que les « gentils » puissent faire ça ? Ne me dis pas que tu vas vraiment aller te venger ?!

-J'ai toujours été dans le camp du Seigneur des Ténèbres, lâcha-t-il en même tant que ses épaules pour se diriger vers la porte. D'ailleurs je vais faire ce que j'aurai du faire depuis le début. En bon Mangemort. »

Hermione blanchit à cette annonce. Puis la fureur monta dans ses yeux. Ses poings se contractèrent. Elle attrapa le bougeoir qui était sur sa table de chevet et le lança sur son dos tourné. Malefoy s'affaissa sous le choc avant de se redresser vers elle, l'air tout aussi furieux.

Presque en fait. La Gryffondor était dans un tel état de rage que la magie qu'elle n'avait pas put exprimer depuis presque trois mois et demi semblait rayonnée autour d'elle. Une pointe d'inquiétude traversa le regard plein de colère qu'avait Drago depuis ces dernières paroles

« CRETIN ! ABRUTI ! TU TOMBES EN PLEIN DEDANS COMME UN DEBILE ! Il est beau le prince des Serpentards ! Et tout ça pour le camp du mal ? Ton camp ? Laisse-moi rire ! Tu es paumé ! Tu l'as dis toi-même, mais à ce niveau là c'est un euphémisme ! Et je ne te parle même pas de tes actes ! Tiens, je vais faire la mission que m'a ordonnée le grand méchant tout noir ! Oh mais si je manipulais la Sang-De-bourbe qui a largement plus de jugeote que moi ? Alors merde je tombe – soi-disant amoureuse d'elle mais je ne peux pas la libérer de son impérium parce que je dois protéger ma mère ! Tiens la fille que j'aime m'aide sans que je l'aie enchanté ! Je me demande bien comment je vais la remercié !

- Tais-toi …murmura-t-il.

-Oh mais je sais ! Je vais faire entrer une bande de Mangemorts dans Poudlard sans la prévenir ! Encore une brillante idée ! Et quand j'aurai permis l'assassinat d'un des plus grands mages qui aurait pu aider à cette putain de guerre cesse, je m'enfuirai comme un couard. Et là comme une idiote, je t'ai aidé ! S'exclama-t-elle, les larmes de colère coulant librement sur ses joues. J'aurai du te laisser te faire prendre ce sort ! Et comme ça tu ne m'aurais pas aidé dans ton foutu manoir ! J'aurais été tué ou libéré par mes amis mais pas enfermer avec un menteur ! Ils sont beaux tes sentiments ! Tu m'annonces que tu m'aimes et là, tu es prêt à me vendre à la personne qui a commandité la mort de ta mère. Oh mais j'y pense, ce n'est pas toi qui m'avait dis que Bellatrix n'hésiterait pas à tuer ta mère si ça pouvait la rapprocher de ton grand manitou ?! Je suis sûr que tu seras ravie pour elle de voir qu'elle a pris du galon. Mais ne t'interroge pas trop sur la raison, tu risquerais de te rendre compte que j'avais raison. Le problème c'est que tu es tellement aveuglé par ta colère que tu ne vois rien…

- C'est sûr que tu vois tellement bien toi, commença-t-il en se rapprochant d'elle. A t'entendre on dirait que je suis un monstre. J'en suis peut être un mais tu n'es pas mieux Hermione. Tu m'as aidé à faire autant de mal. Tu as cru que j'étais bon au fond de moi, j'ai peur que ce qui c'est passé aujourd'hui m'a retiré cette partie de mon être. J'ai perdu la personne que j'aimais le plus au monde. Je suis perdu. Et je suis un monstre. »

Sa voix n'était plus qu'un murmure. La colère qui l'avait tant animé semblait avoir disparue à cette prise de conscience. Il se voyait comme un monstre. Une partie de son âme l'était surement. La partie modelée par ses origines et son père. Mais il y avait l'autre part de son âme. Celle qu'elle pouvait voir à cet instant couler de ses yeux. Sa part d'humanité.

« Je … Je suis seul… Hermione … Je suis vraiment seul maintenant … Ma mère … elle est morte et … et je fais ses choses stupides qui font que tu vas me haïr… Pourquoi ça fait si mal … Bon sang, c'était ma mère ! Ma mère ! s'écria-t-il en se laissant glisser à terre. »

La colère d'Hermione s'apaisa, comme glacé par les larmes qui coulaient les joues du garçon. Car à cet instant il avait tout d'un enfant. Recroquevillé sur lui-même, perdu dans un monde où il ne trouvait plus sa place, sans sa famille.

Des larmes de tristesse imitèrent celles de Drago. Ses genoux se plièrent et ses bras enlacèrent l'orphelin. A cet instant, Hermione et lui étaient les mêmes : sans famille, seuls et particulièrement stupides par la colère qui les avait manipulé.

« Pardon Drago … Je n'aurai pas du dire tout ça … J'aurai du voir ta souffrance … Excuse-moi … »

La seule réponse fut de nouveaux sanglots qui l'agitèrent. Ainsi que la porte de la chambre qui s'ouvrait sur un Rogue aux yeux rougis. Hermione avait levé ses yeux vers lui, toujours sans lâché son ami qui s'accrochait à elle comme… à sa mère.

Dans un regard, la Gryffondor comprit que Rogue était soulagé de la voir encore envie. Soulagé que Drago n'ait pas sur ses mains le poids de la Mort de la femme qu'il aimait.

Il s'accroupit auprès d'eux et posa une main compatissante sur l'épaule du jeune homme.

OooooOooooO

En une journée il avait perdu sa mère … En une journée, il aurait pu perdre tellement plus … Et en gagné tellement peu …

OooooOooooO

Le jour se levait doucement tandis qu'il se glissait dans sa robe de sorcier. Pendant quelques instants, il contempla de nouveau cet orage peu saisonnier.

De l'orage… En fin d'automne… Drago plissa des yeux, la contrariété se lisant dans son regard. Ce n'était pas courant. Ce n'était pas normal.

Un frisson le parcourra. C'était magique.

Son instinct lui annonçait clairement que quelque chose n'allait pas. Son sang ne fit qu'un tour. Hermione.

Il descendit en trombe l'escalier. Aucun bruit. Il fila dans cette cuisine où il espérait la trouver.

Il tomba sur le vide. Et il sentit son cœur être aspirer par sa peur lorsqu'il vit la lumière du placard à alcool entre-ouvert.

Il avait bien essayé de faire disparaitre le contenu de ce meuble. Mais à chaque fois, Hermione entrait dans des colères noires et le remplissait de plus belle … pour le vider au plus vite.

Il s'en approcha et l'ouvrit. Il manquait trois bouteilles.

La colère enivra ses sens et il ferma la porte dans un bruit étourdissant. Il laissa tomber sa tête sur le placard, le temps de reprendre ses esprits.

Il n'y arrivait pas. La colère, la déception … Ces tristes amies qui s'étaient invitées chez elle et dans son couple depuis six mois.

La fin aurait du lui apporté bonheur. Au lieu de cela, ces instants de joies étaient trop souvent pervertis par ces incarnations de son malheur. Il sentit des larmes dans le coin de ses yeux. Il les ravala. Comme toujours. Il lui avait dis qu'il resterait toujours auprès d'elle. Son cœur se serra. Il doutait. Le pourrait-il vraiment ? Pourrait-il supporter de se voir si inutile dans la guérison d'une telle dépression. Car à ce niveau Hermione était dépressive.

Un bruit de chute le fit sursauter.

Le salon.

Il s'y dirigea dans un mouvement et se figea sous le triste spectacle qui s'étendait sous ses yeux … Elle était là, assoupie, assommée par l'alcool, sur le canapé. Un cadavre de bouteille tenait compagnie sur le sol à deux jumelles …

Son visage blanc était orienté vers la grande fenêtre qui donnait sur leur jardin. Elle avait l'air si mal. Si elle rêvait, cela devait être des cauchemars. Des cauchemars où elle devait revoir sans cesse cette bataille finale qui l'avait détruite.

Son cœur s'emplit de jalousie qu'il essaya de refuser comme ses larmes. Elle souffrait. Elle était plus importante. Il lui devait bien cela après tous ses sacrifices.

Ses mains attrapèrent une couverture qui avait élu domicile dans le salon par habitude.

Un éclair illumina la pièce. Un flash lumineux qui en révéla plus qu'il ne devait. La couverture glissa des mains désormais tremblante de Drago Malefoy. Les larmes en firent de même.

Une illusion. Un jeu de lumière… Et pendant quelques secondes, le visage d'Hermione Granger c'était transformé en celui de Narcissa Malefoy.

Et la peur l'avait envahit. La crainte de perdre son seul être cher le figea sur place. Il sentit le froid se repartir dans son corps. Sa raison s'enclencha, comme pour le sauver d'une léthargie qui finirait par le tuer. Il avait besoin d'aide.

Il avait besoin d'aide pour la sauver d'elle-même mais aussi pour le sauver du désespoir qu'elle créait dans son cœur.

Sa main glissa dans sa poche intérieure et s'enroula autour de sa baguette magique.

D'un mouvement de poignet et d'une pensée, il disparu, laissant sa triste bien-aimée pour aller demander de l'aide. A qui ? Aux personnes qu'il avait considéré jusqu'à très récemment comme ses ennemis. Des ennemis qui allaient le remplacer dans son rôle de prince charmant. Des ennemis qui auraient une influence sur cette Hermione qui ne voulait plus d'elle.

Note de l'auteur : Voila ! La deuxième partie de ce chapitre est ENFIN finie ! Elle m'en aura pris du temps j'en suis encore une fois désolée … L'architecture c'est décidément génial mais on a plus une minute pour taper ! Mais ! Une bonne nouvelle ! Mon anniversaire a été riche en petit sous du coup je me suis achetée un petit ordi pour écrire dans le train ! Donc ça devrait avancer plus vite d'ici quelques semaines ^^ Allez smile !

Ps : J'espère quand même que vous avez aimé ce chapitre XD

Mot de la beta =

Un magnifique chapitre. Ton style se confirme. Tu sais nous faire vibrer à travers les souvenirs comme au présent. J'espère que les lecteurs ont appréciés ce chapitre, que je trouve particulièrement réussis.

En quelques mots : Magique.

Dairy22.