EDIT : second postage suite à de nombreuses fautes d'inattention que j'ai dû corriger :c (il est tard ok)
Oh bah, le dialogue 8 est déjà sortit.
Aujourd'hui – enfin, hier, techniquement, car il est minuit passé – c'est l'anniversaire de ma senpai du FrUk, de ma camarade d'écrit, de quelqu'un que j'admire pour ses fanfictions puputes : Kurea-chan. Eh oui, je te ficha sans honte, tu es veille aujourd'hui, encore plus qu'hier~ Ne rougit pas derrière ton écran, je sais que tu aimes ça. Et un one-shot de cul c'est pas assez, fait pas ta mijorée.
Par la même occasion, je vais faire un truc de dingue : je vais ENFIN répondre aux reviews. Car j'ai été très agréablement surprise de celles reçues sur le dernier dialogue, et là franchement je me suis dis que je ne pouvais pas passer à côté. Alors voilà 8D Faites un vœu.
La princesse du jour -tousse- aka Kurea-chan : Je me suis dis que je pouvais profiter du système des dialogues pour passer un peu par tout les sujets qu'on a déjà vu sur les persos, dont l'insulte du violeur pour Francis. Et ça donne toujours un bon prétexte pour donner des hauts et des bas dans leur relation écrite, sinon on se ferait chier 8D Pareil pour le coup de rencontrer la personne sans le savoir, j'aime ces petits moments de rage. M'enfin, si t'as un truc sur lequel t'es pas contente, tu viens me taper en privé puis on se fait une bouffe hein~ Allez courage ! Et bonanif' poulette !
Molly Phantomhive : C'est pas grave, regarde, moi je fais des réponses plus petites ! Merci en tout cas, même si personnellement, je ne sais pas si j'arrive à faire dans le « attendrissant »... M'enfin si tu le dis c: ça fait plaisir, allez ciao~
Flesh Delirium : Merci à toi aussi, mention pour ton appréciation sur le contexte lycéen ! Et pour répondre à ta question, je fais une xxxème terminale. Je ne rajoute pas de détails 8D
Niniel Kirkland : Owww tant mieux si tu arrives à rentrer dans le moule ;w; C'est généralement ça le plus dur, réussir à s'identifier malgré les délires de l'auteur. Mais ça va, on dirait que j'ai réussi. Et il n'est jamais trop tard pour laisser de reviews~
Griselda Roseberry : Le petit boutchou~ Enfin te voilà, faudrait que je réponde à ton MP -tousse- Et je ne vois pas du tout de quoi tu parles pour le angst heeein j'ai plein d'idées fluffy dans mes FrUk -mais ce sera pas pour toi 8D- Merci d'être passé, on s'appelle~
zerroukiyousra1990 : Oh bah tu vois, je suis super étonnée d'avoir pu faire apprécié le FrUk à une non-shippeuse ! (success débloqué) Recevoir ce genre de reviews m'encourage à m'améliorer, ce n'est pas forcément juste pour le fanservice que j'écris sur mon OTP c: (même si, de base, une fic avec un ship sans rien d'autre, c'est carrément du fanservice) Mais je ne pensais pas t'attirer par ici ! À la bonne heure, merci beaucoup !
Adama-chan : Eh bien tu as de la chance, puisque je poste encore ce soir 8D Elle est pas belle la vie ? Merci de t'être ajouté aux rangs, j'étais vraiment contente de voir le chiffre monter d'un cran encore~ (bon par contre y'a cette frustration du chiffre rond qui est à CA tu vois quoi)
J'ai déjà fais mieux dans la sociabilisation, mais là il est tard. #IntroGéniale. Maintenant, je vous laisse avec ce huitième dialogue, en vous souhaitant la possible bonne lecture !
Francis avait acheté un cadeau de Noël supplémentaire. Un de plus que d'habitude. Chaque année, il en prenait cinq. Pour ses parents, sa sœur, et ses deux meilleurs amis. Ces personnes-là étaient déjà gâtées, ne manquait plus qu'une sixième personne.
Pour être tout à fait franc, Francis ignorait pourquoi ou même comment il s'était retrouvé à acheter ce sixième paquet. Évidemment, il était pour son mystérieux correspondant, dont il savait à peine les goûts (il avait tout juste retenu, en relisant la table en entier, qu'il regardait des séries anglaises). Pourtant, l'envie de lui offrir quelque chose l'avait rongé, si bien qu'elle lui serait resté en travers de la gorge s'il avait changé d'avis au dernier moment. Mais à peine l'avait-il payé que le latin s'était sentit soulagé d'avoir finalement quelque chose pour ce type sans nom ni visage. Maintenant, il devait trouver comment le lui offrir.
Car même si Arthur pouvait encore lui mettre des choses dans le casier, Francis, lui, ignorait toujours le numéro du sien.
Ils s'étaient mutuellement avoué leur confiance, et pourtant l'autre ne lui en avait toujours pas fait part. Avait-il oublié cette petite information que Francis se tuait pourtant à essayer d'avoir ? Avec un peu de chance, il allait l'obtenir à la fin de l'année...
« Bonne année ~ »
… sauf que c'était un cadeau de Noël, et que déjà en retard, il voulait le lui transmettre le plus vite possible.
« Bonne année. Bonnes vacances ? »
« Impeccables. Enfin, similaires aux autres années, surtout. Et les tiennes ? »
« La même chose, à un détail près : un de mes frères a passé le nouvel an ailleurs. »
« Ailleurs, du genre, en voyage ? »
« Chez sa copine. »
« Ah, bon. »
Parler d'amour, pour soi ou pour d'autres, devenait depuis peu porte ouverte à toute occasion à... parler pour eux au final. Sa curiosité le poussant à s'immiscer un peu plus dans sa vie privée, il écrivit à la suite :
« Et toi alors ? »
« J'étais avec le reste de la famille. »
« Je voulais plutôt savoir si tu n'avais pas fais quelque chose avec une quelconque fille. Mais pour le coup, tu réponds à ma question. »
« Non, j'étais avec mes autres frères et mes parents. »
C'est lui, ou son correspondant était étrangement froid ? Alors qu'ils venaient de se réconcilier, et même, de franchir un pas ? Autre chose devait le tracasser...
« Est ce que tout va bien ? »
« Pour être honnête, pas trop. Depuis que j'ai commenté son nouvel an avec sa dulcinée, on se dispute assez souvent ces derniers temps, et il m'a dit des trucs que j'ai mal digéré. »
« Commenté ou critiqué ? »
« Ta gueule. »
« C'est bon, ne soit pas comme ça... Qu'est ce qu'il te dit, en gros ? »
« Qu'il me trouve ridicule à ne pas assumer d'être gay. »
« Tu es gay ? »
« Non. »
Arthur hésita à rajouter ses pensées exactement comme elles venaient. « Enfin oui, mais non, enfin je sais pas... » Il raya sa première réponse et écrivit à côté :
« Pour être honnête, je ne sais pas. »
« Aurais-tu flashé sur un garçon du lycée pour te poser la question ? »
À cette idée, Francis sentit comme un petit pincement au cœur. Imaginer son correspondant mystère s'être trouvé quelqu'un, ou juste être tombé amoureux, ne l'enchantait étrangement pas... Étrangement... pff, arrête de faire l'idiot... En vérité, il savait très bien de quoi il retournait. Seulement, il était question d'un type qu'il ne connaissait pas personnellement, qu'il ne verra probablement jamais, et il était préférable pour lui d'effacer cette chose particulière de son crâne.
« Ça non plus, je ne sais pas. »
« Mais si tu te le demandes, c'est bien parce que tu as ressentit un certain intérêt pour lui, non ? »
En vérité, Arthur n'osait pas approfondir le sujet avec lui. Surtout pas avec lui.
« Tu me poses les mêmes questions que lui. »
« Et ça t'énerve ? Désolé. »
« Parlons d'autre chose, s'il te plaît. »
« Bien sûr. »
Le pincement au cœur de Francis n'avait pas disparu...
« Alors, ce projet de journalisme ? »
« Ça se présente bien. Le stage en été s'est bien passé et j'ai une chance d'être rappelé à la fin du lycée. Et toi ? »
Puis, juste avant de laisser sa réponse telle quelle, il tilta. Comme prit d'une légère panique, il raya le point d'interrogation et poursuivit.
« Et toi, tu n'étais pas censé prendre l'option cinéma ? Qu'est ce qui t'as pris de prendre la SVT, tout à coup ? »
Francis s'était attendu à ce qu'Arthur lui pose la question en début d'année, mais depuis, il avait oublié. Voilà maintenant que ça lui revenait en pleine tronche. Il semblait si sûr de lui pour aller en option cinéma (et il le voulait !) et pourtant, il n'avait pas prit ce chemin. Maintenant que ça intriguait son homologue, le français devait trouver une excuse valable. Il se sentit rougir en relisant le passage où ils évoquaient tout les deux la folle possibilité que l'un comme l'autre avait choisit cette option afin de se retrouver... Mais même s'il le découvrait, comment réagirait-il ?
« Je me disais que je pouvais faire dans l'étude cinématographique après le bac. »
« Tu es sérieux ? Pourtant ça aurait été plus avantageux de prendre l'option là cette année ! »
« Eh bien, j'ai changé d'avis. »
Ça ne le faisait absolument pas. Francis se sentit rougir encore à écrire ces mensonges. Était-il vraiment possible qu'Arthur découvre le pourquoi du comment ? Non, c'est trop fou, et puis si je suis le seul à l'avoir fait pour ça, il va prendre la fuite... Le souhait de Francis à le rencontrer grandissait rien qu'en y pensant... mais il devait se faire au fait que jamais sans doute son correspondant ne le voudrait également.
De son côté, Arthur ne comprenait rien. L'hypothèse comme quoi il avait abandonné cette option exprès pour pouvoir lui parler encore effleura son esprit... avant de le hanter complètement. Il fit tiquer quelques élèves autour de lui en se frottant subitement la tête, essayant de se ressaisir. Calme-toi mon vieux, il n'a pas fait ça pour toi, il te l'a dit, il te le répète ! Mais quand même... Parfois, il y avait de ces coïncidences...
La semaine d'après, Francis se déclara l'état d'urgence.
« Fait comme tu veux après tout. »
« Au fait, j'ai un truc à te donner. Tu veux bien me passer le numéro de ton casier, cette fois ? »
« Un truc ? Quoi comme truc ? »
« Un truc. Et j'aimerais te l'offrir vite, alors ne me fait pas encore attendre une semaine, s'il te plaît... »
Sauf qu'Arthur était têtu et ne lâchait jamais une affaire lorsqu'il commençait à en tenir une. Alors même s'il n'avait plus aucune raison de douter, et Francis, toutes les plus belles intentions du monde, il allait encore une fois refusé.
« Pas question. »
« Mais pourquoi ? C'est débile à la fin, tu crois encore que je suis capable de te donner des choses bizarres ? »
« Eh bien, tu ne m'as pas dis ce que c'était. »
« C'est un cadeau. Tu ne vas pas refuser un cadeau, quand même ? »
S'il insistait à ce point, alors comment contre-argumenter davantage ?
« Tu n'as qu'à me l'offrir d'une autre manière. Ton gâteau pour mon anniversaire, tu t'es bien débrouillé pour me le transmettre, pourquoi tu ne recommences pas ? »
- Aaah, qu'il est têtu... marmonna-t-il en glissant une main dans ses cheveux.
« Tu me saoules, tu me fais perdre du temps, là... Mais bon, très bien. Laisse-moi trouver ça, et la semaine prochaine, je te dirai comment l'avoir. »
« J'attends. »
« Derrière le bâtiment C, après les cours, défait la corde. »
Arthur ne comprit pas la fin du message. Mais bien évidemment, sa curiosité – et puis, puisqu'un cadeau l'attendait, il n'allait pas l'abandonner là – le poussa à aller découvrir son sens. Lorsque presque tout les élèves du lycée sont donc rentrés chez eux, le Président de ces derniers s'aventura jusqu'au fond de la cour, où débouchait un jardin un peu vaste, mais bien entretenu. Jardin dans lequel il n'est jamais allé très souvent, mais qui, il fallait le dire, valait le coup d'oeil pour un établissement scolaire. La corde, quelle corde... Il analysa les lieux du regard et, en clignant des yeux, découvrit une corde attachée au tronc d'un arbre, et dont l'autre bout s'était perdu dans les feuillages en hauteur.
En approchant, Arthur constata que le nœud au niveau du tronc était facile à défaire. Il suffisait de tirer la corde pour laisser tomber ce qu'elle cachait là-haut. Intrigué, il s'exécuta, avec malheureusement un peu trop de précipitation, puisqu'il manqua de se faire assommé par un carton qui s'écrasa aussitôt sur le sol; les poignées attachées par plusieurs nœuds formés par l'autre bout de la corde.
- Sérieusement... ? marmonna-t-il.
Alors c'était ce genre de type. Ceci dit, depuis son anniversaire, il devait s'en douter.
Il s'accroupit pour l'ouvrir sur place, à défaut de le porter jusqu'à chez lui. Malgré la forme, il était très léger. Et pour cause : dans ce carton ne se trouvait qu'un cadre photo ainsi que l'appareil qui allait avec. Mais à bien y regarder, l'engin était plus petit qu'un appareil photo ordinaire, bien plus léger, au design assez kitch, et avec très peu de boutons. Il trouva bien vite que c'était ce genre d'appareil photo qu'on achète pour une bouchée de pain, dont la pellicule était très petite. Un appareil jetable, en somme.
Dans le fond du carton gisait une note. « Pour prendre en photo la table lorsqu'elle sera entièrement taguée à la fin de l'année~ Promets-moi de l'afficher dans le cadre, hein ;D » Arthur pouffa.
C'était adorable comme stupide. Mais étrangement, ça l'amusait plus que ça ne le blasait.
Il ne jugea pas nécessaire de rester plus longtemps et prit un autre chemin, plus court, pour quitter l'établissement.
De l'autre côté, Francis courait en regardant un peu partout. Alors qu'il finissait d'installer son petit système, un surveillant l'avait interpellé et fait quitter les lieux pour savoir ce qu'il fichait avec une boîte bizarre, une corde et un arbre – et l'idiot pensait sérieusement qu'il avait des pensées néfastes en impliquant ces objets dans un créneau où plus personne ne devait être au lycée... Ainsi, Francis fut retardé pour assister au moment dont il espérait être témoin : apercevoir son correspondant trouver le carton.
Dans sa course, il croisa Arthur, qui avait déjà rangé le cadeau dans son sac.
Et une fois de plus, les deux s'éloignèrent l'un de l'autre sans se douter de rien.
Francis constata donc avec dépit qu'il avait raté l'occasion qu'il s'était créé.
« Merci pour le cadeau, c'est plutôt original. »
« Mais de rien~ Tu as été rapide, non ? »
« Rapide ? Est ce que tu as essayé de me croiser ? »
« Oui. Je n'abandonne pas l'espoir, qu'avant le bac, on puisse se rencontrer pour de vrai. »
« Très franchement, qu'est ce que ça t'apporterait ? »
« Un nouvel ami ? La fin extraordinaire d'une histoire qui risque de se finir de manière morose trois ans plus tard ? Tu en connais beaucoup des gens qui se parlent pendant leurs années lycée via une table et qui continuent parce qu'ils s'attachent à leur correspondant ? Je trouve que c'est génial ce qui nous arrive depuis la seconde, ce serait vraiment dommage de ne pas y donner une conclusion propre. »
« Tu ne lâcheras jamais l'affaire, hein. »
« Jamais. »
Arthur n'avait jamais eu autant l'impression de ressentir tout le sérieux de ce simple mot écrit sur une table.
« Et après ? C'est plutôt rare, les lycéens qui restent en contact après le bac. Surtout qu'on est pas dans la même classe, toi et moi. »
« C'est une raison ? Tu préfères qu'on arrête là ? »
« Je n'ai jamais dis ça. »
« Alors accouche, plutôt que de me donner des petits bouts de réponse ! J'en ai assez de devoir attendre une semaine pour obtenir le quart du quart de ce que je veux savoir ! »
Oui, Francis était passablement vexé. Il affectionnait cette personne, et tout ce qu'elle trouvait à lui dire à chaque fois, c'était que se rencontrer était tout simplement inutile ? J'ai des goûts de chiotte, putain... Quelle tête de mule ! Il pense un peu à moi, des fois ?! Agacé, Francis quitta la salle d'SVT en laissant la réponse telle quelle.
Ce qu'Arthur trouva assez surprenant. Son correspondant était toujours calme, et même s'il s'énervait, son écriture restait toujours posée. Mais là, dans son style comme ses mots, elle était criante de colère. Comme s'il l'avait écrit aussi vite qu'il ne l'aurait hurlé avec la rage. La frustration de Francis, ce n'était pas son problème. Et pourtant, il se sentait pour la première fois être allé un peu trop loin. Avec un calme olympien, il reprit donc son stylo.
« Je suis désolé... »
« Pour ne pas trouver quoi dire de plus, j'espère bien que tu l'es. »
« Soit pas aussi cassant, j'ai compris... En fait, j'ai un blocage. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne me sens pas de te rencontrer. »
« Il y a quelque chose qui te dérange dans l'idée de nous voir ? »
« C'est mon frère. Il va en rajouter. »
« Tu veux dire, celui qui se foutait de toi parce que tu es possiblement gay ? Je ne vois pas le rapport. »
« J'ai peur de déclencher quelque chose en t'ayant en face de moi. »
Là il le perdait de nouveau.
« Explique. »
« J'ai fais l'erreur de parler un peu de toi à mon petit frère, et lui l'a entendu. Comme je ne parle jamais de l'école, il s'est mit en tête que j'étais en train de tomber amoureux d'un homme. Ça ne le dérangeait pas, il n'a aucun préjugé là-dessus. Mais à force d'essayer de m'en persuader – ou de soi-disant me faire ouvrir les yeux – j'ai commencé à me disputer avec lui. »
« Je ne vois pas vraiment en quoi c'est mal de me rencontrer, après ça. »
« J'ai peur de me laisser emporté par des illusions, si on fait ça. »
Francis cligna des yeux sur cette réponse. Était-il en train de lui dire qu'il commençait à avoir des sentiments ? Pour lui ?
« Des illusions du genre... tu serais amoureux de moi ? »
« Non, pas du tout, justement ! Déjà, qui tombe amoureux d'une personne qu'on n'a jamais vu ? »
Il heurta un point sensible, puisque Francis se battait en ce moment avec lui-même pour justement se persuader que ce type ne lui plaisait pas. Ou du moins, qu'il ne se sentait pas attiré au point d'avoir absolument envie de le rencontrer. La discussion prenait un tournant dangereux.
« Il y a bien des gens du genre. »
« Oh pitié, quoi. Tu vas pas me dire que tu en fais partit ? »
« Et si jamais j'en faisais partit ? Si je te disais qu'il y avait une possibilité, aussi infime soit-elle, que je sois tombé amoureux de toi ? »
Là, Arthur se battait intérieurement avec ses démons. N'essayait-il pas plutôt de le déstabiliser ? De lui faire avouer des torts, parce qu'ils se sont toujours prit la tête de toutes façons ? De le faire tourner en bourrique juste pour le piéger ? Ah, eh bien, si ce n'était que ça, il allait le battre à son propre jeu.
« Eh bien qu'est ce que tu attends pour me faire ta déclaration ? »
De quoi ? Il était sérieux ? Francis passa la moitié de son heure à trouver les mots justes. Il se fichait de lui, forcément.
« Eh bien je t'aime. »
Non, fait pas ça. Ne répond pas à ses conneries... Ce n'était qu'une blague, il s'était laissé emporté par la bêtise et la provocation. Mais par respect pour sa propre personne et ses sentiments encore flous, il n'allait sûrement pas le laisser lire chose pareille. À contrario d'Arthur donc, il put prendre un effaceur, et enlever toute trace d'encre plume pour la remplacer par autre chose.
« Ça devient ridicule, là. »
« Tu te dégonfles ? »
« J'agis plus intelligemment, c'est tout. »
Pour le coup, Arthur se sentit stupide à finalement n'avoir pu parvenir à le piéger. C'est toi qui a commencé, abruti... maudit-il. Mais il fallait se l'avouer, ça devenait n'importe quoi.
« J'arrête, d'accord, pardon. »
Quand bien même, il ressentait ce petit pincement au cœur. Pendant un instant, un bref instant, il espérait pouvoir faire ressortir quelque chose de différent, qui n'avait rien à voir avec la moquerie. Mais il l'avait peut-être un peu trop énervé pour ça.
Francis, lui, se sentait aussi idiot que malin à l'avoir échappé belle.
Tout les deux ignoraient comment gérer ce petit soucis du « cœur ». Ils se sentaient aussi bêtes que proches de la vérité, et pourtant, l'un comme l'autre refusait de faire pleinement face aux faits, qui semblaient juste là pourtant... ! Mais non, ces mois-ci encore, ils se tournaient autour, sans jamais oser dire clairement ce qui n'allait pas. Pourtant ils devaient le savoir, ils devaient s'en douter. Mais à force de penser aux réactions de l'autre, ils restèrent sur cette limite, et aucun d'eux ne se décida à crever l'abcès.
« Sinon... paré pour le bac blanc ? »
« Ne m'en parle pas. À cause de nos enfantillages, les révisions me sont passé un peu au-dessus. »
« La même chose pour moi. Je suis plutôt confiant pour les oraux, par contre. »
« Le charisme naturel, tout ça ? »
« Exactement~ »
Francis rit doucement et Arthur se mit à sourire.
« J'ai parlé à mon frère cette semaine. On ne se dispute plus. »
À deux semaines des épreuves, Francis se réjouit de la nouvelle.
« C'est vrai ? Super alors, ça tombe plutôt bien ! »
« Et il avait raison, je suis gay. »
Tin tin tinnnn cette fin c'est n'importe kooooaaaa~
Alors voilà, j'ai vite posté le huitième dialogue, puisque quelqu'un se devait d'avoir plein de FrUk à lire aujourd'hui 8D Vous savez aussi que ça signifie la fin imminente de la fanfic. Le neuvième dialogue sera le dernier ! Sans épilogue, eh oui ! Et promis, ce sera mieux écrit, car là, je ne sais pas ce que j'ai fais, mais je l'ai fais.
Revoyure~
