Coucou tout le monde, je suis bien heureuse de vous retrouver après ces quelques jours d'angoisse « vais-je pouvoir publier ? », de colère « mais pourquoi ça marche pas ? » et enfin de grand bonheur « Nyappy, ça fonctionne ». ^^
Attention maltraitance sur enfant dans ce chapitre, si vous ne le supportez pas, ne lisez pas
Merci aux reviewers : Kageroprincesse, Midwintertears et Real or Not.
Disclaimer : tout appartient à J.K Rowling sauf l'histoire
Bonne lecture
Chapitre 8
Rogue était parvenu à calmer le jeune garçon, à force de paroles réconfortantes et de promesses. Les deux hommes se tenaient maintenant face aux Weasley au grand complet. Mais le rouquin n'était pas rassuré pour autant. Son regard fuyant, sa respiration rapide, ses mains qui devenaient moites étaient les premiers signes de l'arrivée imminente d'une crise d'angoisse.
Flash Back
Deux hommes maintenaient le rouquin si fermement que ses bras, engourdis, le faisaient souffrir de martyr. Ils entrèrent dans une sorte de grange ou d'autres enfants étaient enfermés dans des cages, parqués comme des animaux. Ils finirent par s'arrêter devant une cellule vide. Au sol, il n'y avait qu'un petit tas de paille et une vieille couverture marron sale et toute déchirée.
- Voilà ta nouvelle maison, petit !
- Non, pitié, ramenez moi chez mes parents, je ne dirais rien, je vous le promets !
L'homme ouvrit le loquet avec sa baguette et jeta le jeune garçon à l'intérieur avant de refermer la porte derrière lui. Le roux s'agrippa à la grille et, en larmes et mort de peur, supplia ses deux ravisseurs de le laisser partir.
- Tait toi ! Cria l'un d'entre eux en s'approchant de la cage d'un air menaçant
- Monsieur, s'il vous plait !
- Endoloris !
Le gryffondor frappé en pleine poitrine par ce sort s'effondra de douleur sur le sol avant de perdre conscience. La dernière chose qu'il entendit avant que tout ne devienne noir fut les rires des ravisseurs qui quittaient la grange. Quand Ron ouvrit les yeux quelques heures plus tard, il constata qu'il était toujours dans sa cage. Il avait tant espéré se réveiller dans son lit bien douillet au Terrier, que tout ça ne soit qu'un horrible cauchemar mais il fut bien vite ramené à la réalité quand il entendit les cliquetis de la serrure. Il se tourna et vit un homme s'approcher de lui. Il était plutôt petit et grassouillet. Ses cheveux gris étaient attachés dans une queue de cheval. Son visage ravagé par les rides affichait un petit air satisfait. Il portait un long manteau blanc, orné de boutons noirs et au vu de l'immense respect que lui témoignaient les différentes personnes présentes, le roux jugea que ce devait être lui leur véritable chef.
- Oui, oui, c'est un très beau spécimen, félicitation M Smith !
- Nous le gardons, Monsieur ?
L'homme tendit sa main pour tenter de caresser la joue du jeune garçon, mais celui-ci ne se laissa pas faire et le poussa si fort qu'il tomba. Il sortit en courant de sa cage mais l'un des malabars le rattrapa rapidement. Sa tentative de fuite avait échoué.
- Non, non, hurlait le garçon en se débattant, lâchez moi !
- Punissez-le ! ordonnait le vieil homme en se relevant et en époussetant sa veste de toute la poussière qui avait pu s'y agripper
L'homme qui le tenait força le jeune roux à s'agenouiller. Avec la lame de son couteau, il déchira son t-shirt de façon à ce que le dos du garçon soit à l'air.
- 50 coups de fouet devraient suffire !
- Non, je vous en supplie !
Mais les supplications du rouquin n'eurent aucun effet et il s'en rendit bien compte quand il sentit les premières flagellations. Il avait tellement mal qu'il ne pouvait pas retenir ses cris et ses pleurs. Quand les coups cessèrent enfin, sa peau était à vif, de larges plaies s'étaient formées et des bleus commençaient à apparaître un peu partout
- J'espère que tu as bien compris la leçon, le chien, si tu es gentil, je te récompense, si tu es méchant, je te punis. Bien, marquez-le et ensuite remettez-le dans sa cage ! ordonnait l'homme avant de quitter la grange
On le releva et on l'approcha du poêle près de la porte. L'homme qui se faisait appelé Smith sortit un tison, rougit par le feu.
- Qu'est ce que vous allez faire ? demanda t'il terrorisé
- Tiens-le !
- Non, non, non !
Il hurla de douleur quand le morceau de fer brulant toucha sa hanche. L'homme appuya un peu plus afin d'être sûr que le motif imprègne la chair du garçon. Il plaça ensuite une compresse mouillée sur la brulure qu'il maintenu quelques secondes avant de le jeter de nouveau dans sa cage. Ron pleurait, replié sur lui-même souffrant de martyr, jamais on ne l'avait aussi mal traité et il ne comprenait pas pourquoi on lui avait fait tant de mal. Il ne connaissait pas ces hommes, il n'avait rien fait à personne. Son seul tort fut de s'être porté volontaire pour aller chercher le souaffle et d'avoir été témoin d'une scène atroce. Il sursauta quand il entendit une petite voix lui parler.
- Tu vas voir, ça va vite passer ! tentait-elle de le rassurer
Il releva la tête et aperçu un jeune garçon un peu plus âgé que lui dans l'enclos à coté du sien. Il était brun, le teint très pâle, le visage creusé par la faim mais il lui souriait gentiment.
- Je m'appelle Nathan !
- Ron, murmurait-il
- Tiens
Il tendit sa main vers le roux et lui donna un petit carré blanc.
- C'est du sucre, parfois quand tu es sage, il t'en donne un morceau, celui là, c'est le mien mais je te l'offre !
Ron rampa tant bien que mal vers le jeune brun et prit le cadeau du garçon.
- Merci !
Le jeune captif lui sourit.
- Mon père travaille au ministère, il me cherchera, et il nous libérera d'ici ! lui assurait le gryffondor
- …
- Tu verras, mes parents viendront nous sauver, j'en suis sûr !
Fin du Flash Back
Il était face à sa famille presque cinq ans après sa disparition.
- Ron !
Sa mère s'approcha de lui, mais le roux la gifla avant de se refugier derrière le professeur Rogue. Tout le monde fut particulièrement surpris de le voir faire preuve de violence envers sa mère.
- Ils m'ont abandonné, criait-il comme pour se justifier, ils ne sont jamais venus me chercher, je les ai attendus mais ils ne sont jamais venus. Je ne veux pas rester ici, ils m'ont abandonné, je les déteste, je les déteste, je les… !
Rogue eut juste le temps de rattraper le garçon qui venait de perdre connaissance avant qu'il ne heurte le sol.
Voilà pour ce chapitre. Pauvre Ronron quand même. Qui sont ces hommes ? Quels châtiments l'attendent encore ? Comment s'intégrera t'il dans sa famille ? Et Rogue brisera t'il sa coquille pour aider ce jeune garçon ? La suite très vite.
Biz
Mev
