Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Genre : Humor
Note de l'auteur : Inspiré par un événement récent vécu avec mon frère, comme je me disais aussi qu'il fallait que je publie quelque chose rapidement pour ne pas faillir à mes obligations devant mes chers lecteurs, j'ai mis de côté le chapitre 16 de Total War Princesses qui n'est écrit pour le moment qu'à sa moitié pour écrire un one-shot rapide pour ce recueil. J'en ai quelques autres non achevé que je finirais dès que possible pour les publier (vu leur longueur, je ne pense pas que ce soit encore acceptable comme des « petits » défis, mais j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur) !
Défi choisit sur le thème: Interrogatoire
CONSPIRATION ? QUELLE CONSPIRATION ?
C'était une matinée comme les autres pour notre adulé colonel. Le soleil brillait, une légère brise venait agiter les branches des arbres avoisinant, les oiseaux pépiaient joyeusement en cœur, comme pour sublimer la perfection que promettait cette magnifique journée d'été. Sauf que Roy ne pouvait trouver cette journée magnifique. C'était impossible. Tout à fait impossible. Car cette journée, cette damnée journée, était une journée de travail.
Il entra donc dans le bureau, la mine renfrognée, s'attendant à voir surgir au devant de lui sa subordonnée avec une pile de dossiers à consulter, remplir et signer avant midi.
Il n'en fut rien.
Face à cette anormalité cruciale, il commença à considérer avec un œil un peu plus inquisiteur son environnement. Tout ses collègues paraissaient bosser sous la direction sous la direction vigilante d'Hawkeye... Sauf que ladite Hawkeye ne surveillait pas toute l'assemblée de son œil d'aigle. Elle fixait avec un froncement de sourcil plutôt intrigué un emplacement bien précis du bureau. Roy suivit la direction de son regard et s'attarda comme elle sur ce qui avait provoqué son étonnement. L'emplacement de toute cette intrigue était le bureau de Fuery, qui travaillait avec autant d'assiduité que d'habitude. Si on ne s'en tenait qu'à cela, la scène paraissait tout à fait anodine. Cependant, penché sur son bureau, Edward lui parlait bas, sans faire mine de s'intéresser à ce sur quoi il travaillait. Il scrutait sans faillir le visage de Kain en lui chuchotant quelques paroles avec vivacité. Fuery lui répondait sans détourner le regard de ce sur quoi il travaillait avec autant de concentration. Comme il remplissait parfaitement ses obligations, le lieutenant n'avait aucune raison de les interpeller, même si leurs comportements l'interloquaient grandement. D'ailleurs elle n'était pas la seule. À tour de rôle, les autres membres de la dream team se tournaient vers eux dans l'espoir de surprendre une quelconque parole de leur passionnante conversation.
Soudain, après une plus longue réplique inaudible de Fuery, Edward se pencha avec plus d'ardeur vers lui et lui susurra furieusement une réponse tout aussi peu élevée que la sienne, bien qu'étant plus virulente. Tout le bureau était maintenant aux aguets, ne se préoccupant plus que du duo d'intrigants au fond de la pièce. Kain se tourna alors vers Edward et s'apprêtait à poursuivre sur leur lancée quand Roy tapa dans ses mains pour attirer leur attention. Toutes les têtes se tournèrent vers lui, celles des deux compères y comprises. Il déclara d'un ton serein :
-Fullmetal, dans mon bureau je te prie.
Edward le considéra un long moment sans bouger, puis voyant que le colonel ne ferait pas un mouvement tant qu'il ne l'aurait pas rejoint, il se résigna et avança dans sa direction en martelant quelque peu le sol, visiblement contrarié d'avoir été interrompu. Le colonel lui ouvrit galamment la porte de son bureau, que non seulement Edward franchit en se fichant totalement de sa délicate attention, mais encore en lui écrasant sans ménagement les pieds au passage de sa jambe métallique, étant la plus lourde et la plus dure. Roy grimaçait encore en refermant derrière lui la porte tandis qu'Edward s'affalait dédaigneusement dans le canapé à côté de son espace de travail. Le colonel prit le temps de s'asseoir et de marquer un moment de silence pendant lequel il détailla l'expression fermée d'Edward. Il s'adressa à lui avec un calme impassible.
-De quoi parlais-tu avec Fuery il y a quelques instants ?
Edward lui lança une réponse cinglante :
-Ça ne vous regarde pas.
N'ayant pas perdu de vue un instant sa physionomie, Roy put constater avec étonnement qu'il mentait.
-Tes yeux me disent qu'au contraire, ça me regarde beaucoup.
Ed haussa un sourcil puis détourna la tête.
-Pff. De toute façon j'ai promis de me taire.
Même de profil, le colonel n'avait pas de problème à suivre son cheminement d'idées.
-D'accord. Je vais essayé de trouver de quoi il s'agit. Tu n'aura qu'à hocher la tête pour me dire si je vois juste ou pas.
Edward haussa les épaules mais recommença à le regarder en face. Roy réfléchit quelques instants avant de commencer.
-S'agit-il d'un complot ?
Ed hocha vaguement la tête, signifiant que ça pouvait en être un, cela dépendait du point de vue.
-Est-ce que ça se rapporte à mon emploi ?
Edward tourna la tête de droite à gauche et de gauche à droite plusieurs fois.
-Maes est dans le coup ?
Ed songea un instant puis haussa les épaules en signe d'ignorance.
-Ma famille peut-être ?
Cette fois il hocha formellement la tête et de façon négative. Elle n'était pas du tout dans le coup.
-Bon. Alors peut-être...
Roy afficha un sourire en coin des plus éloquents.
-Cela me semble trop évident, mais peut-être s'agit-il d'une histoire d'amour entre toi et Fuery ?
Edward ouvrit de grands yeux et fit non de la tête avec énergie, ébahi par la suggestion.
-Dommage. Remettre en cause mes talents de séducteur aurait été le complot idéal.
Le colonel prit un air rêveur, un brin suggestif sur les bords également. Il n'attira qu'une légère moue blasée sur le visage d'Edward. Et peut-être une réflexion résumant très bien sa pensée.
-Pervers.
Roy reporta son attention sur lui.
-Tu n'avais pas promis de te taire.
-Sur l'affaire oui. Mais j'ai pas dit que je fermerai le museau ad vitam a eternam.
Il détourna une fois de plus le regard, visiblement lassé de l'interrogatoire. Le colonel se leva, voyant qu'il n'en tirerait rien de plus, et ouvrit la porte en l'invitant à sortir.
-C'est bien ce qu'il y a de plus regrettable dans tout ça.
Ed se leva, avec une lenteur scénique assez parlante.
-Vous vous trompez. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus regrettable.
Il le prit par le bras et l'entraîna avec lui dans le bureau commun. Roy voulut protester mais s'arrêta au stade de l'intention quand une pluie de confettis s'abattit sur lui avec un « surpriiiise ! » tonitruant. Pendant le peu de temps qu'avait duré leur entrevue, la pièce s'était transformée en salle de fête et une montagne de cadeaux s'était élevée sur les tables rassemblées au fond. Toute l'équipe lui souriait joyeusement, Maes compris avec son inséparable appareil photo en main. Roy contempla bouche bée la scène, surpris au plus haut point par l'événement. Edward se tourna vers lui avec la plus parfait neutralité. La salle aurait pu être vide qu'il n'aurait pas affiché une mine moins affectée. Il déclara donc avec une placidité digne de l'olympe :
-Le plus regrettable, c'est que vous m'avez désigné d'office pour vous occuper pendant qu'on préparait la pièce. C'est ennuyeux. J'aurais bien aimé pouvoir aider à faire quelque chose de plus grandiose, pour pouvoir vous souhaiter bon anniversaire...
