Chapitre 8 : au menu : un petit chaperon rouge

Note(s) de l'auteur: Bon alors ce chapitre n'a pas été de tout repos à réaliser (vous comprendrez très vite pourquoi).

ATTENTION RATING18: tout est dans le flash-back, si vous ne voulez pas lire, passez le.

Jetiens quand même à signaler que ce chapitre n'a pas un but zoophilique lol (bien qu'avec Miss Teigne, on peut se poser des questions). Je parle simplement en image et je me suis lancée dans le burlesque. Notre Remus a seulement une queue, des dents longues, des griffes et des yeux de loups. Je ne lui rien rajouté de plus

Alors buon appetito

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Rappel chapitre 6 : « Remus sut que sa fin approchait et il ne bougea plus histoire de passer inaperçu tel un caméléon, quand il vit les yeux de sa douce (Rogue) s'ouvrir lentement… »

Il resserra sa prise, ayant l'impression de s'emmitoufler dans un cocon doux et chaleureux. Mais à bien y réfléchir la situation n'était pas normale : son oreiller bougeait. Il n'avait pourtant jeté aucun sort (d'ailleurs quel en serait l'intérêt ?) Il ouvrit les yeux, qui peu à peu se stupéfièrent sur un mammifère de la famille des hominidés et des canidés. Il tomba de stupeur sur le sol frais du matin (1). Il tenta de se relever mais la souffrance parcourant l'ensemble de son corps était trop grande. Il resta donc par terre essayant de retrouver progressivement l'usage de ses membres. Il vit une main timidement se tendre vers lui, la main du loup, celui qui l'avait dévoré alors qu'il était tranquillement en train de ravager de mauvaises notes ses copies. Même dans ces moments de recherche de brides d'intelligence parmi ses élèves, il ne pouvait être tranquille.

Il le repoussa violemment, reprit ses affaires et sans même le regarder s'enfuit de son bureau en titubant, mais heureusement : encore en vie.

Il s'appuya à un mur au détour d'un couloir sombre, le corps et l'esprit encore frêles suite à cette nuit inqualifiable. Miss Teigne, étonnée, le regarda passer, sans un seul miaulement face aux nouveaux habits d'Adam du professeur, se disant simplement que ça lui allait plutôt bien.

Il réussit à atteindre ses appartements finissant le trajet presque en rampant et il s'effondra derrière la porte, le visage enfoui dans ses bras. Il se sentait perdu, et un seul mot lui venait en tête «pourquoi ? »

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Flash-back (R18+)

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Il sentit un petit pincement au cœur face à ce visage maladif, aux cheveux de soie s'entremêlant sur son torse où reposait la tête de l'animal.

« Hé Lupin, tu m'entends ? Réveille-toi ! » Inquiet, il lui donna quelques gifles, mais le petit loup ne bougeait plus. A peine Severus avait mis sa main délicatement sur le cou de l'animal pour vérifier les pulsations de son cœur, que la bête ouvrit vivement ses yeux. Mais ceux-ci, d'un naturel calme et doux comme la rosée du matin, étaient devenus étrangement différents et inquiétants. Ils avaient pris une couleur jaune menaçante, avec une lueur presque sanguinaire. Ses pupilles s'étaient manifestement dilatées, et un grognement, venu du fond de ses entrailles, se fit entendre.

Le professeur, étonné, le lâcha soudainement avec un frisson d'effroi.

« hum Lupin…ça va ?…Lupin ? » Il vit des griffes sortir des mains de l'animal, des canines s'allonger démesurément et une queue se dresser et fouetter le sol nerveusement. Une goutte de sueur froide glissa sans prévenir le long du front de Severus, qui commençait à comprendre ce qu'il se passait. Il allait servir de repas du soir à son collège carnivore.

Il était pétrifié, perdu, prisonnier de son propre bureau. Il n'avait aucun moyen d'échapper à ces crocs en formation qui n'attendaient sûrement qu'une seule chose : le déguster avec lenteur après l'avoir assaisonné de paprika et de gingembre. Il ne voulait pas mourir ainsi, pas à Poudlard, pas par un ex-Gryffondor, pas par Lupin ! Mais comment arrêter un loup-garou boulimique de nourriture affriolante ? Et même si c'était possible d'utiliser un sort impardonnable pour le stopper avant qu'il ne commette un meurtre, Severus n'essayerait sûrement pas cette méthode radicale, se refusant à le tuer.

Cependant contrairement à ce à quoi il s'attendait, son charmant Lupin arrêta sa transformation et le fixa intensément, une lueur de désir dans les yeux. Il cilla quand il vit le prédateur se lécher les babines avec appétit et s'approcher furtivement de son unique proie.

A ce moment précis, il aurait donné n'importe quoi pour avoir la possibilité de transplaner loin de ces yeux lubriques de Mangeserpent (même si pour cela il devait se retrouver chez le Lord Noir ou chez les Griffons). Une pression sur son col lui annonça un d'écolage immédiat vers sa tombe. Mais, en réalité, il fut projeté sur son bureau, qui avait sûrement fait tomber les copies pour donner plus de place aux deux tourtereaux.

Le loup, installé bien confortablement sur son professeur de potions, commença à lui lécher le cou en guise d'amuse-gueule, vérifiant la tendresse de la chair fraîche. Il lui mordit un petit peu les lèvres tout en l'embrassant. Le corps gémissait. Le lycanthrope démoniaque était aux anges. La victime tenta de se dégager de cette chaleur suffocante, mais le poids de l'animal était conséquent. Agacé d'ailleurs par la fébrile résistance de son dîner, le loup lui plaqua les bras au-dessus de la tête, en plantant ses griffes dans le bureau. La proie ne pouvait plus bouger sans risquer d'abîmer sa peau de porcelaine qui frissonnait sous la langue experte de son cruel bourreau.

Désespérément pris au piège, Severus abandonna l'idée d'une quelconque échappatoire quand il sentit les dents aiguisées de l'animal arracher avec une rapidité étonnante les boutons de sa robe un à un. Il les entendait tomber au loin tout en espérant voir arriver son utopique sauveur au visage masqué.

Mais soudain, son esprit s'embrouilla face au violent désir qui venait de prendre son corps d'assaut…Ecorché…Oui, s'il l'avait pu, il aurait écorché vif Lupin pour avoir dévoilé à son loup l'endroit où était caché son point faible : un petit carré de peau sensible juste sous le nombril…L'agresseur à l'aide de ses canines s'y arrêta, s'y attarda, s'y acharna. Les mordillements multiples eurent pour seul effet de le faire immédiatement fléchir et crier de plaisir.

Et ce secret sur l'existence de cette partie diablement sensible, n'était connu que par son très estimé Lupin. Heureusement pour sa petite vie au long fleuve tranquille, ni Sirius, ni Lucius, ni James n'avaient été mis au courant… quoiqu'il s'en soit fallu de peu à une certaine époque…

Il se sentit alors se perdre lamentablement dans les morsures du loup, qui commençait à s'attaquer à une partie située autrefois sous un boxer, mais celui-ci fut préalablement déchiqueté en mille morceaux (trop encombrant selon l'animal). Les flammes des bougies qui les encadraient chancelèrent face à ce spectacle de luxure.

Le personnage principal essayait désespérément de faire taire l'excitation naissante sous les assauts violents du loup mais en vain… L'épisode sous le nombril l'avait fait fondre dans l'impuissance et la béatitude…(2)

Severus vit sans pouvoir l'en empêcher, un Remus au masque de loup avaler son 'entrée' dans des mouvements cruels et violents d'aller retour à n'en plus finir. Et il ne s'arrêta que lorsque, à sa plus grande joie, un déluge de chaleur annonça dans sa bouche que le rôti était fin prêt. Cependant il ne préchauffa pas le four avant de profiter de son plat principal, ce qui fit crier son pauvre collège de bureau sous les mouvements quelques peu lents à premières vues, puis plus rapides du carnivore.

Le plaisir s'insinua dans le corps frêle de Severus. Il ne se rendit pas compte, que ses cris étaient passés de la souffrance à la jouissance. Cette voracité dont il était la victime, faisait défaillir sa conscience, son cerveau et surtout sa prostate : il se libéra enfin, suivi de son loup, qui eut la bonne idée en même temps de donner les premiers coups de griffes dans le dos de son aimé.

Mais le problème, c'est qu'un carnassier de cette taille et de ce poids, doit manger abondamment pour le bien être de son corps et de sa santé mentale. Et donc, finir un dîner sans un bon dessert, ce serait un pur gâchis. Toujours à l'intérieur de son Severus, il fit donc retourner cette crêpe appétissante et complètement épuisée. Puis il reprit sa cadence qui les firent une nouvelle fois visiter le septième ciel et frapper à la porte du vieux St Pierre (qui en avait franchement marre de les repousser vers la terre). Mais cette fois-ci l'animal acheva le repas, non pas par un rot comme tout bon moyenâgeux ferait après un bon dîner, mais par un rugissement d'extase déchirant à nouveau de ses griffes la peau de lune de Severus, complètement avachi sur son bureau par ce mélange de plaisir et de souffrance….

Le loup calmé, la proie en miettes, ils sombrèrent dans un sommeil réparateur…

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Fin du flash-back

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Il se sentait désespéré, et pas seulement à cause de ses courbatures se dandinant sur l'ensemble de son corps. Il n'avait jamais vu Remus dans cet état auparavant. De cruelles idées un peu farfelues traversèrent son esprit encore confus : « c'était peut-être une vengeance comme le coup de la cabane hurlante ? Un moyen de le faire partir de Poudlard afin que Black récupère son poste? A moins que ce ne soit juste un jeu, histoire de s'envoyer en l'air avec son pire ennemi…Ou alors il était en période de reproduction …. Non ! Faites par Merlin que ce ne soit surtout pas ça…. »

Il en devenait fou, si bien qu'il se mit à pleurer sans vraiment savoir pourquoi enfin si au fond il le savait. Il s'était fait violer et il avait détesté aimer ça. Par Merlin sur son destrier ! Les rumeurs étaient donc vraies : c'était un sadomasochiste en quête de plus de souffrance ! Mais en réalité il ne se posait la bonne question : aurait-il eu la même réaction avec quelqu'un d'autre que Remus (3) ?

Face à ce constat affligeant, il devait trouver un moyen de tuer à petit feu ce loup, qui s'était joué de lui. Le cyanure était au départ destiné à Black ou à lui-même, au cas où le mage noir lui ferait des avances. Mais là, Remus avait dépassé les limites de sa patience. Et seul Merlin savait à quel point elle était phénoménale étant donné qu'il était professeur, enseignait dans l'école d'un dégénéré sénile, avec pour élèves des enfants bêtes comme leurs pieds et des collègues qui rivalisaient en incompétence.

Ses pensées tragiques ne purent aller plus loin, car des coups furent frappés violemment à sa porte. Il ne voulait pas répondre… Pas dans cet état de loque vivante… Pas à ce stupide être poilu qu'il appelait son collège de travail… Il s'apprêtait à chercher sa carabine (ayant oublié sa baguette probablement sous la table de son bureau) pour faire une chasse au loup, mais une voix le retint.

«S'il vous plaît ouvrez, professeur c'est moi !

-Malfoys ?

-s'il vous plaît c'est urgent ! »

Il se figea, étonné par cette voix apeurée et suppliante de la seule personne dont la voix ne pouvait correspondre à ces deux critères. Encore dans une tenue qui était à la mode sur une plage nudiste, Severus enroula rapidement autour de lui le restes de ses vêtements à la manière d'une serviette de bain.

Il ouvrit la porte, tandis que son filleul se jetait dans ses bras comme un noyé sur une bouée de secours, et sans tenir compte de sa tenue.

« Parrain, renifla-t-il, j'ai été victime d'une agression ! Et le déluge de larmes recommencèrent à pleuvoir et se déversa sur le pauvre Severus, dont l'humeur noire avait atteint son degré le plus culminant.

- Par qui ?

- Nos… ennemis…Parrain….la pire…. canaille de tout… Poudlard, hoqueta le blondin.

- Weasley et Potter, siffla le plus vieux

- Eux…mêmes…enfin surtout Weasley

- Les chiens, j'aurais dû me méfier (4)…. Mais dis-moi, qu'entends-tu par agression ?

- Ils m'ont sauté…dessus pendant mon sommeil.

- Les chacals aux yeux de crapauds!…Tu resteras ici, à mes cotés, gronda-t-il les yeux exorbités en s'apercevant que son filleul à moitié débraillé ne portait qu'une fine chemise de nuit. Il se demandait si la famille Weasley se rendrait compte de la disparition d'un de leurs nombreux fils.

- ...Vous êtes…sûr…il se rendait soudainement compte, entre deux soupçons de larmes, que la tenue et les vilaines blessures de son interlocuteur n'étaient pas habituelles

- Ne t'inquiète pas pour moi, je ne laisserai pas la bande de Griffons gagner cette guerre… Ils ont voulu s'attaquer aux Serpents, ils vont être mordus pour la peine.

- …très…très bien… »

Draco étreignit une nouvelle fois ce corps à moitié dénudé quand la porte se rouvrit devant eux. Bref, Severus avait l'impression que ses appartements étaient un vrai moulin à vent, qui faisait entrer et sortir n'importe qui, surtout dans les mauvais moments. Mais il ne dit rien de tel et il se figeât à l'arrivée de l'inconnu. Il faut dire qu'il n'était pas vu sous son meilleur profil : avachi, habillé comme un homme du Neandertal, et tenant dans ses bras un jeune élève sanglotant en chemise de nuit transparente. On pouvait en effet se poser des questions peu recommandables (surtout par les parents d'élèves) en voyant ces deux déchus de Poudlard…..

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(1) je rappelle qu'il est sur le bureau… (oui, Sev adore travailler en binôme)

(2) -B : arrête, je suis sûr que t'as adoré, même sans le truc du nombril —S : je suis pas sado-maso d'abord ! —B : au fait, comment ça se fait que je participe pas aussi ? —R : moi j'aimerais bien un grattoir pour cette scène — raa ces personnages, pire que des acteurs !

(3) en effet, je ne pense pas qu'il aurait apprécié avec Dumbi lol

(4) oui rappelez-vous : Sev trouvait ça louche que ses chouchous (Weasley et Potter) deviennent des gardes du corps et que Lupin se mêle de cette affaire de Princesse

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-D : je veux des explications et je les veux maintenant

-Auteur: Draco tu pourrais me faire descendre du plafond

-D : pourquoi as tu fais pleurer un homme, un serpentard, un Malfoys, un futur Mangemort dans les bras de mon professeur, du directeur de serpentard, d'un Rogue et d'un Mangemort? Tu as trois seconde pas plus

-A: Mais c'est parce que t'es trop craquant quand tu t'énerves

-D : LA FERME ! Je vais t'Avada Kedavraniser ! Quoi ? Pourquoi vous me retenez ?

- H : allez vient Dray

- R : oui y a que nous qui devrions avoir le droit à ta colère, à tes yeux orageux, à…

-D :LA FERME J'AI DIT ! Laissez moi la tuer

-H : mais non, mais non.

-R : on va te ramener dans la chambre

-A: bon ba en attendant, je n'ai plus qu'à me venger de toi Dray , pendant que t'es occupé

-D : on se reverra !

-A: bien entendu