Disclaimer: I don't own Merlin.
(Ajout : Comme cela avait été demandé, l'auteur a posté cet 'épisode' dans Celui que l'histoire a oublié de manière à correspondre à l'épisode dans cette fic)
Whom History Won't Remember Episode: Twenty Years
Message de la traductrice de cette semaine : Abeille :
semaine de l'horreur la suite : ben oui enseignante ça prend du temps … donc voilà seulement le chapitre, celui de demain sera également en retard ne nous leurrons pas… mais celui de la semaine prochaine sera parfaitement à l'heure puisque ce ne sera plus moi ;) … heureusement que les vacances de noël arrive, je vais pouvoir reprendre un peu d'avance pour ne plus vous mettre dans l'attente comme ceci.
Bonne lecture et encore navrée pour le retard.
Abeille
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Chapitre 8: Valiant ~Partie 2~
La cloche sonna pour annoncer le début de la nouvelle journée, Merlin se dirigeant vers l'armurerie pour récupérer la cotte de mailles d'Arthur et sa coiffe. Il aurait du y aller la nuit dernière si ce n'est qu'il avait triché sur ses corvées, en utilisant la magie pour polir l'armure d'Arthur pendant qu'à la place il étudiait son livre de sort. Bien sûr, cela avait mis Gaius hors de lui, lui donnant presque une crise cardiaque lorsque le médecin avait été témoin d'un nombre certain d'objets flottant dans les airs en s'occupant eux-même les uns des autres. Si cela avait été quelqu'un d'autre, cela lui aurait donné un aller-simple vers les cachots. La peur qu'il ressentit dut suffisante pour lui rappeler qu'il faudrait être plus prudent à l'avenir.
En regardant les autres serviteurs qui en sortaient, Merlin soupira. Aujourd'hui allait être moins intéressante qu'hier. Avec seulement quatre combats pour prendre partie à la finale du tournoi, contre les vint-quatre d'hier, et en plus de cette heure de diversion juste avant midi, le reste de la journée allait être dépensée par les nobles en discussion sur les subtilités des combats dont ils seraient les témoins. Le premier jour servait à séparer les combattants les plus faibles des meilleurs, et ces huit 'meilleurs' passeraient les deux jours suivant à être le centre d'attention des divers rassemblements et fêtes.
Pour être honnête, tut cela lui semblait quelque peu inutile.
Secouant la tête, Merlin entra dans l'armurerie et alla jusque la table où se tenait ce qui appartenait à Arthur. En tant que prince, il avait de droit d'avoir que ses affaires ne soient pas mélangés avec ceux de quiconque d'autres. Cela voulait juste dire que son serviteur n'avait pas à fouiller dans les piles d'affaires entassées pour trouver celles avec le symbole des Pendragon dessus.
Il commença par vérifier les objets sur la table, notant que le bouclier avait été renvoyé après avoir été réparé et que la tunique d'Arthur se tenait couchée dessus avec sa cotte de mailles et la courte épée que les chevaliers portaient, mais qui n'était jamais utilisée dans ces tournois. Merlin supposait juste que c'était juste une autre chose inutile de la cérémonie, secouant la tête tandis qu'il se déplaçait pour attraper chaque chose.
Il s'arrêta encore, fronçant les sourcils alors qu'un bruit étrange atteignait ses oreilles et le faisait tressaillir.
"Il y a quelqu'un ? "
Il y eut un bruit de sifflement, assez sinistre pour lui faire se hérisser ses cheveux sur sa nuque. Il fut accompagné par un frisson glacial semblable à celui qu'il ressentait à propos de Lady Helen, qui comme cela s'était avéré était une sorcière qui avait l'intention de tuer Arthur. Méfiant, il marcha lentement en direction de l'endroit d'ou semblait venir le bruit, s'arrêtant avant de remarquer le bouclier du chevalier Valiant appuyé contre un support à ses pieds.
Toujours sourcillant, il s'accroupit pour le regarder d'un peu plus près, trébuchant presque en arrière lorsqu'il y eut juré voir un des serpents peint dessus lui cligner des yeux.
Il ne put faire un complément d'enquête, lorsqu'un pointe d'épée plutôt acérée apparut de nulle part pour se presser contre sa poitrine. Il se remit lentement sur ses pieds, tournant la tête pour voir un Valiant semblant mécontent, debout juste là.
Il fronça les sourcils.
"Je peux t'aider, mon garçon ? "
Merlin commença par secouer la tête, reculant face à l'épée et se dépêchant de rejoindre la table où se trouvaient les affaires d'Arthur.
"Non, C'est bon. Je rassemblais l'armure de mon maître. "
"...Tu ferais mieux d'y aller. "
Merlin ne se fit pas le dire deux fois, saisissant tout ce qui était sur la table en une seule grande brassée. prêt de tomber face contre terre lorsqu'il trébucha sur le chemin de la sortie. Avait-il réellement vu ça, où c'était-il imaginé des choses ? Il n'eut pas vraiment le temps de s'y attarder, étant donné qu'Arthur prenait son petit déjeuner avec son père et avait besoin de tout préparé dans les appartements du prince pour son retour.
Il fit son retour, portant déjà sa tunique quittée qu'il fallait porter sous son armure, pour s'arrêter de surprise en voyant les objets allongés et rangés correctement dans le bon ordre sur la table proche.
Arthur dut résister à l'envie de le fixer comme un idiot, choqué par ce qu'il armure était impeccable et étincelante, et son épée avait cette brillance sur ses bords due à la réflexion de la lumière qui montrait qu'elle avait été soigneusement aiguisée. Tandis que Merlin, qui se tenait debout, attendait calmement quelques commentaires sur son travail … Et franchement Arthur n'était pas trop sûr de savoir quoi dire.
Il avait délibérément surchargé Merlin avec du travail la nuit dernière, attendant de lui qu'il échoue d'une manière ou d'une autre, ou être en deçà des normes, afin qu'il puisse le virer ce matin. Pourtant ceci, même Bern aurait eu des difficultés à faire un travail aussi dans le temps qui avait été imparti à Merlin, et il avait dix ans d'expérience.
"Tu as fait ça tout seul ?"
Merlin hocha la tête, les mains cachées dans son dos tandis qu'il se tenait là nonchalamment.
"Oui, Sire."
Arthur lui lança un long regard.
"Voyons voir si tu peux m'équiper sans rien oublier. "
Merlin sourit très légèrement, une lueur dans ses yeux indiquant qu'il le prenait comme un défi. Il se dirigea droit vers la cotte de mailles, aidant Arthur à l'enfiler avant de la compléter en lui superposant la tunique en tissu arborant le blason des Pendragon. La ceinture pour l'épée suivit, ensuite le haubert, le plastron, les gantelets, les protège-poignets et la coiffe… Il glissa la courte épée dans son fourreau, puis fit de même avec l'épée principale avec un sourire amusé sur le visage. Puis finalement, il rangea le casque dans l'espace laissé par l'angle formé par le bras gauche et fit un pas en arrière pour admirer son travail.
"Est-ce à votre convenance, Sire?"
Arthur baissa la tête pour trouver tout ce que devait y être à sa place, et tout avait été fait en un peu plus de trois minutes. Pas aussi vite que quelqu'un de plus expert dans ce domaine, mais pour un complet novice, c'était tout à fait remarquable.
Il regarda Merlin, son expression indéchiffrable.
"C'était beaucoup mieux... Enfin, ça pouvait pas être pire."
Merlin haussa les épaules, souriant encore légèrement.
"J'apprends vite! "
"J'espère pour toi que oui."
Merlin ne mordit pas à l'hameçon, une perche destinée à lui faire dire quelque chose qui aurait pu lui attirer des ennuis. À la place il décida d'être honnête d'une manière différente et prononça seulement deux mots.
"Bonne chance..."
Arthur le regarda pensivement, avant de prendre une profonde respiration et de quitter la pièce.
Merlin le suivit, récupérant et passant à Arthur son bouclier, lorsqu'ils atteignirent la porte de l'arène, et tirant sur la coiffe pour la mettre en place afin d'enfiler le casque. Il ne fut pas conscient de l'arrivée de Gaius derrière lui, pas alors que la foule rugissait des encouragements ni alors que le prince entrait en vue en lui envoyant un frisson dans tout le corps. Oserait-il dire qu'il se sentait vraiment quelque peu fier de la manière dont Arthur se comportait dans ce tournoi ?
"Mon imagination me joue des tours ou tu commences à y prendre goût ?"
Merlin se retourna, pour voir Gaius qui se tenait derrière lui. Le médecin avait un sourire entendu sur son visage.
Son protégé soupira, incapable de le nier.
"Ce n'est pas un calvaire permanent... "
Il reporta son attention sur le combat qui allait commencer, acclamant Arthur lorsqu'il pilonna assez bien son adversaire sur le sol. Il sortit alors de l'arène, trainant autour des tentes pendant qu'un couple de bouffons amusait la foule pendant l'intervalle entre deux combats. Les deux prochains épisodes seraient tout aussi banals mais le dernier entre Valiant et Sir Ewan laissait un sentiment de tension dans l'air.
Le combat sembla rester dans une impasse dans un premier temps, puis Ewan réussit à prendre la main, mais alors Valiant le renversa, le clouant au sol avec son bouclier avant de le frapper à la tête avec la poignée de son épée. Il sauta alors sur ses pieds, victorieux et s'éloigna sous les applaudissements en laissant son adversaire couché par terre.
Ça laissa un arrière-gout amer dans la bouche de Merlin.
Gaius se précipita vers le chevalier tombé, jetant un rapide regard avant de faire un mouvement pour interpeller deux valets du tournoi et de leur ordonner de le porter jusqu'au château sur une civière. Merlin put seulement regarder, forcé de rester avec Arthur. Lorsqu'il revint chez Gaius une heure plus tard, il trouva le vieil homme en train de froncer les sourcils alors qu'il essayait de soigner Ewan toujours inconscient.
Merlin laissa tomber l'armure qu'il portait sur ses bras sur une table, son expression inquiète.
Comment va-t-il ?"
Gaius resta sourcillant, lui indiquant d'un mouvement de bras quelque chose et pointant une étrange marque sur le cou du chevalier.
"C'est bizarre. Regarde. Tu vois ces deux blessures ? … On dirait une morsure de serpent. "
Merlin sembla confus, secouant la tête.
"Comment ça aurait pu arriver ? Il a été blessé dans un duel à l'épée. "
Gaius sembla tout aussi perplexe.
"Les symptômes correspondent à un empoisonnement. Faible pouls, fièvre, paralysie. "
"Vous pouvez le guérir ?"
Gaius se leva, secouant la tête.
"Si un serpent l'a mordu, je dois extraire le venin du serpent qui l'a mordu pour faire un antidote. Sans ça, je ne pourrai rien de plus pour lui… Il mourra. "
Merlin regarda le visage enfiévré de Sir Ewan, grimaçant de manière malheureuse jusqu'à ce que quelque chose se rappelle à lui, et il sauta sur ses en se murmurant à lui-même.
"...Il combattait le chevalier Valiant."
Il traversa la pièce, Gaius lui donnant seulement un coup d'oeil en passant, ayant été trop distrait pour entendre le commentaire. Une fois en dehors, le jeune sorcier courut à travers le château et se cacha près de la chambre d'invité occupée par Valiant, attendant qu'il revienne.
Il le fit un court instant plus tard, portant son bouclier avec lui au lieu de le laisser à l'armurerie. Cela en lui-même était étrange, mais pas nécessairement suspect, pourtant ce que Merlin le vit faire avec le bouclier à peine quelques minutes plus tard l'était très certainement.
Depuis quand était-il normal pour un chevalier de nourrir avec des souris vivantes des serpents soi-disant peints mais apparemment vivants, qui se détachaient d'eux-même de la surface du bouclier. C'était une question à laquelle il ne pouvait répondre pour le moment, vu quelle soupir lâché par inadvertance à cette vue l'obligea à filer loin de la porte des appartements. S'il n'y avait eu sa capacité à accélérer son espace temps personnel qui lui permit d'atteindre l'arc bouté du couloir suivant, Valiant l'aurait vu. Mais le temps que le chevalier l'atteigne et regarde derrière celui-ci, Merlin avait déjà traversé à moitié le château.
Le sorcier tomba en s'arrêtant, grimaçant tandis qu'un mal de tête instantané l'élançait pour avoir accéléré son temps si longtemps. Il devrait travailler sur ça, ne pas réagir de façon exagérée lorsque quelqu'un possédant une épée acérée avait la possibilité de vous attraper pour l'avoir espionné. Il aurait du arrêter la magie une fois qu'il avait atteint ce premier couloir, mais il avait été si nerveux qu'il l'avait utilisé sur tout le chemin jusqu'au début de l'escalier menant aux appartements de Gaius. Maintenant il en payait le prix.
Pressant son front contre le mur de pierre froid, il se tint là attendant que le sentiment de nausée dans ses intestins se calme. Maintenant qu'il savait que ce qu'il faisait était d'accélérer son temps, cela prenait tout son sens. c'était comme un vacillement lorsque le reste du monde le rattrapait, pire et plus long que le temps qu'il avait utilisé pour le faire. De petites périodes le vidaient juste, mais de longues le faisait se sentir comme s'il avait été piétiné par son nouveau cheval.
Se forçant à bouger, il s'éloigna du mur et commença à grimper les escaliers gardant une main sur un mur afin que son vertige actuel ne le fasse redescendre d'où il venait. Au moment où il atteignit la porte de Gaius, il revenait seulement à la normale, s'il ignorait le fait qu'il avait encore un mal de tête battant. Dommage que la conversation suivante n'en rajoute.
Il se précipita depuis la porte, se dépêchant de rejoindre Gaius, une expression urgente sur le visage.
"Je viens de voir l'un des serpents du bouclier de Valiant prendre vie. Il utilise la magie."
Gaius le regarda incertain.
"Tu en es sûr ? "
"L'une d'entre eux a mangé une souris... D'une seule bouchée, et c'était Valiant qui le nourrissait."
Merlin pointa le chevalier inconscient couché à coté d'eux.
" Ewan combattait Valiant quand il s'est écroulé. C'est forcément un des serpents du bouclier."
Il se tourna vers la porte.
"Je dois le dire à Arthur."
Gaius bondit sur ses pieds en l'interpellant.
"Tu es absolument sûr de toi ? "
Merlin s'arrêta et le regarda comme si la question était évidente.
"Je sais reconnaître la magie."
"Peut-être. Mais quelle preuve as-tu ? "
Merlin commença à sourciller.
"Vous ne me croyez pas ?"
Gaius soupira. Il semblait qu'il était temps pour Merlin d'apprendre une certaine vérité malheureuse mais inchangeable.
"J'ai peur que tu t'attires des ennuis. Comment expliquer ta présence dans les appartements du chevalier Valiant ?"
"Quelle importance ? Il utilise la magie pour tricher dans un tournoi ! "
Merlin était en train de devenir frustré par ces questions, ne comprenant ce que son protecteur lui voulait. Gaius comprit tout aussi bien cette frustration.
"Mais tu ne peux pas accuser un chevalier sans preuve, car pour le Roi ta parole ne vaut rien face à celle d'un chevalier."
Le froncement de sourcil de Merlin s'approfondit.
"Ma parole ne vaut rien ? "
"En ce qui concerne le Roi, quasiment. C'est comme ça."
Merlin resta fixement silencieux en réponse à cette déclaration, avant de se réfugier en furie dans sa chambre et de claquer la porte derrière lui. Gaius le regarda partir, soupirant avant de se diriger vers une de ses étagères.
Il hésita avant d'y prendre la petite boite en bois qu'il y avait cachée là, s'asseyant à la table qui lui servait de bureau. L'ouvrir révèla une bague en argent pure, sans décoration autre qu'une réplique de l'emblème des Pendragon. Avec elle, ce serait possible d'accuser Valiant sans réelle preuve, pour instituer une investigation sur le chevalier sur base de l'étrange mal d'Ewan et l'évident fait d'empoisonnement. Mais invoquer les droits que cette bague lui donnait, en tant que homme de confiance de Camelot, voulait aussi dire rappeler à Uther les raisons pour lesquelles il lui avait donné cette bague en premier lieu.
Ce n'était jamais une bonne idée de rappeler à Uther qu'il y avait eu un temps où il avait admiré et respecté la magie, un temps où il avait été un roi progressif et reconnaissant envers son utilisation par son médecin dans le but de lui sauver la vie d'une blessure de guerre. Non, ce ne serait pas sage de risquer ça, pas à moins qu'il ne veuille mettre en danger Merlin en provoquant le roi qui commencerait par prêter plus attention à ce qu'il faisait dans ses appartements.
Gaius replaça la bague dans sa cachette, et puis revint aux cotés d'Ewan. Ils devraient faire de leur mieux sans elle.
~(-)~
Merlin fut d'une humeur morose avec lui le lendemain matin, sortant des appartements sans un mot pour aller préparer l'attirail d'Arthur. Il aurait voulu hurler sa frustration face à cette situation, pourtant il ne pouvait nier que Gaius savait ce qu'il disait. Il l'avait vu par lui-même, la manière dont les nobles se mettaient au dessus des roturiers qui les servaient. Était-il vraiment surprenant d'apprendre que les pensées exprimées implicitement par tant soi peu d'entre eux au jour le jour dans leur attitude ?
Laissant échapper un soupir, il grimaça pour lui-même. Comment diable était-il supposé protéger Arthur quand aucun des avertissements qu'il essayait d lui donner était grogné et ignoré, ou résultait qu'il soit jeté au pilori ou au cachot ? Toute cette histoire n'avait aucun sens.
Le début des évènements de la journée passa, la foule était divertie par un simulacre de bataille mis en scène par une douzaine de soldats réguliers. Il y aurait ensuite un autre tour de bouffons agissant comme des idiots avant que le treizième jour du tournoi ne s'achève après les deux combats des demi-finales… Et finalement demain, juste deux heures après l'aube, les gagnants de ces combats ferait face l'un contre l'autre en un duel finale avant que le vainqueur ne passe le reste de la journée comme le centre des festivités qui suivraient. Merlin trouvait tout ceci incroyablement ennuyant.
Cela changea juste un court instant plus tard, quand après avoir acclamé Arthur pour sa victoire comme un chevalier aussi gigantesque qu'un monstre, tout sa joie laissa la place à la glace lorsque Valiant gagna l'autre demi-finale.
Gaius se tenait à coté de lui lorsque cela arriva, et Merlin lui parla presque froidement.
"Valiant combattra Arthur en finale… Il utilisera le bouclier pour le tuer. "
Son ton aurait du faire que Gaius ose lui dire de rester en dehors de ceci, d'oser l'arrêter alors qu'il s'éloignait, mais il ne le fit pas. Il resta où il était, réfléchissant, avant de finalement se diriger vers ses appartements. Merlin était déjà là, assis aux cotés d'Ewan, et peut-être était-il temps que le médecin l'écoute.
"Concernant ce que je t'ai dit hier, Uther ne nous écoutera pas. Mais tu as raison… On ne peut pas laisser Valiant s'en sortir comme ça. "
Merlin le regarda, surpris par le changement d'humeur.
"On n'a aucune preuve."
Gaius regarda le. très proche et inconscient chevalier
"Si on pouvait guérir Ewan, il pourrait dire au Roi que Valiant a usé de magie. Le Roi croirait un autre chevalier. Mais se procurer l'antidote, ça, c'est une autre histoire."
Merlin lui lança un long regard, avant d'abandonner et de quitter la pièce. S'ils avaient besoin du venin des serpents pour faire l'antidote, alors il allait faire en sorte d'en obtenir.
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"Messire Valiant, vous pensez avoir une chance de battre mon fils ? "
Valiant regarda le roi de se place d'honneur assis à sa gauche, avant d'hocher la tête au prince assis en face de lui. Dîner à la table du roi et des huit participants restant du tournoi, fut l'occasion de joutes verbales et politiques.
"C'est un grand guerrier, Monseigneur. J'espère me montrer à la hauteur. "
Uther le regarda pensivement, avant de prononcer des paroles qui fit froncer les sourcils de son fils à ses cotés.
"Vous devriez rester à Camelot après le tournoi. J'ai besoin de chevaliers de votre trempe."
Valiant nota la trace de déplaisir dans la réaction d'Arthur à celles-ci, souriant légèrement un moment avant de répondre au roi.
"J'en serais honoré. "
Merlin regarda par la porte de la salle du conseil, remarquant que Valiant y étaient encore occupé et parfaitement conscient de la joute verbale qui s'y déroulait. Il voulait juste savoir cela, s'assuré que le chevalier ne retournerait pas à ses appartements avant un moment, il était sur d'y entrer à la poursuite des serpents.
Il s'éloigna en courant, les laissant à leur discussion, faisant son chemin jusqu'aux appartements du chevalier pour jour les trouver fermées à son arrivée.
Il regarda la porte pensivement, avant de tendre la main et d'utiliser un sort simple qu'il était sûr que Gaius désapprouverait de lui avoir appris dans le grimoire.
"Allinan..."
Le verrou de la porte glissa en produisant un clic, Merlin la poussant et se glissant dans la chambre. Le bouclier était là, appuyé sur une chaise, mais même lorsque Merlin s'en approcha, les serpents peints dessus ne firent rien. Il commença à sourciller, se demandant ce qu'il devait faire, lorsqu'un bruit dans le couloir à l'extérieur le fit reculer et se retourner nerveusement.
Son dos à présent libre pour eux, un des serpents émergea de la surface du bouclier, dans l'intention de tuer cet intrus.
Merlin entendit le sifflement, se retournant pour voir un bouche pleine de crocs se diriger droit sur lui avant qu'ils ne se trouvent soudain qu'à quelques centimètre de son visage.
Il laissa échapper une respiration frissonnante alors qu'une lueur dorée quittait ses yeux, remerciant tous les dieux d'avoir été capable de le bloquer avant qu'il ne regarde autour de lui en se demandant ce que diable il devait faire maintenant. Après quelques minutes, il obtint sa réponse, attrapant l'épée sur le râtelier proche et coupant la tête de la chose qui dépassait. Une honte fut que de le faire, le sort se brisa et permit aux deux serpents restant d'émerger avec des intentions évidentes.
Il attrapa la tête en premier sur le sol, se retournant et fuyant la chambre aussi vite que ses jambes pouvaient le supporter. Il ne nota jamais le fait qu'il était suivi, ou qu'il avait été suivi sur l'ensemble des deux derniers jours, bien que cette fois l'homme qui le filait put seulement pousser un soupir de soulagement de voir que le sorcier n'utilisait pas la magie pour fuir à toute jambe. Hier lorsque Valiant l'avait presque attrapé, un moment il avait été là et la suivante c'était comme s,il avait disparu.
Fyren était allé à sa recherche, déjà surpris par les extrémités auxquelles Merlin était prêt pour tout ceci. Cela rendait seulement le rapport de Georg concernant l'aversion entre Merlin et Arthur encore plus perplexe.
Il aurait pu continuer à se perdre dans ses pensées, s'il n'y avait eu le fait que l'apparition du chevalier Valiant à sa place ne l'oblige à se cacher. Pourtant cela ne changea pas le fait que la tête rousse le regarda passer avec dégoût. Les hommes comme lui étaient ceux qui donnaient une mauvaise réputation à la magie.
Il recommença à suivre Merlin, l'attendant jusqu'à ce qu'inévitablement il n'entre dans les appartements de Gaius avant de repartir peu de temps après… Serrant la tête du serpent à l'aspect plutôt vicieux.
Merlin fit son chemin vers les appartements d'Arthur, le prince à présent revenu des fête et assis dans sa chambre. Cela avait été un soulagement de revenir ici, de ne plus être forcé d'être assis là-bas, à écouter les insultes voilées et les flagrants défis cachés et dirigés contre lui par Valiant. Le commentaire que Merlin avait fait de lui était pour le moins apport… Raclure était la façon la plus idéale de le décrire.
'fou' aurait pu être une manière appropriée de décrire Merlin, ou c'est ce que ses pensées lui dirent quelques minutes plus tard quand le serviteur apparut et lui parla des serpent dont il avait coupé la tête de l'un d'entre eux.
Arthur le regarda de manière sceptique, après avoir jeté un coup d'oeil à la tête du serpent qui se trouvait maintenant sur la table.
"Toi ? Toi, tu lui as coupé la tête ? "
Merlin roula les yeux, pas d'humeur pour des plaisanteries dans une situation aussi sérieuse.
"Ewan a été mordu par un serpent du bouclier de Valiant. Gaius vos montrera ses blessures au cou, là où le serpent l'a mordu. Ewan avait pris le dessus, il a été obligé de tricher !"
Arthur soupira, incapable de croire qu'une telle excuse si commode pour se débarrasser d'un homme, qu'il détestait tellement, se présenterait de la bouche de son serviteur.
"Valiant n'userait pas de magie ici. "
Merlin commençait à être ennuyé, il pouvait le voir.
"Ewan était écrasé sous son bouclier, personne n'a vu le serpent le mordre. "
"Je ne l'aime pas, mais ça ne veut pas dire qu'il triche. "
Il se leva et lui tourna le dos. Là, il lui avait dit, peut-être que maintenant son idiot de serviteur allait se taire et s'en aller. Mais Merlin n'abandonna pas, à la place ses paroles suivantes contredirent l'idée selon laquelle il était complètement stupide.
"Gaius prépare un antidote au venin. Quand Ewan sera conscient, il vous dira ce qui s'est passé. "
Arthur lui fit face, à présent capable de voir à quel point Merlin était sérieux.
"Si vous combattez Valiant en finale, il utilisera son bouclier contre vous!..."
Il attrapa la tête, la montrant au prince.
"Regardez ! Vous avez déjà vu ce genre de serpent à Camelot? ..."
Arthur commença à sourciller, acceptant de regarder de plus près la tête.
"Non je dois l'admettre, mais cela ne …"
La voix solennelle de Merlin l'interrompit.
"Je sais, je ne suis qu'un serviteur et ma parole n'a aucune valeur. Je ne vous mentirais pas. "
Et ce fut là, un de ces moments d'illumination qui apparaissait de temps à autre. Il s'était demandé pourquoi il se souciait que Merlin s'amuse à ses dépends ou l'insulte … et peut-être que maintenant il savait pourquoi… C'était parce que malgré le rang, la tradition et toutes les petites règles régissant la façon dont les roturiers devaient se comporter avec les nobles, Merlin les ignorait toutes. Il était honnête avec lui-même, et traitait le prince qu'il servait comme s'il était un homme qui devait gagner son respect. Il ne s'attendait pas à autre chose de lui, sauf de lui qu'il fasse de même. Il le trait en égal, en homme ordinaire, quand tous les autres qu'il connaissait dans sa vie, voyait toujours 'le prince' avant 'Arthur'.
Il hésita, ses pensées tournant dans sa tête. Est-ce que Merlin était un roturier qui valait peut-être la peine de mériter le respect ? Peut-être était-il temps de le découvrir.
"Je veux que tu me jures que ce que tu dis est vrai."
Merlin le regarda dans les yeux, inébranlable et sans hésitation.
"C'est la vérité, je le jure."
Pouvait-il argumenter avec ça ? Pouvait-il argumenter avec un serviteur qui n'avait rien à part être honnête envers ses pensées, même lorsque cela signifiait devenir impertinent ?
Arthur lui lança un regard de plus, avant d'hocher la tête légèrement.
"Alors, je te crois."
Il regarda la tête du serpent dans sa main une dernière fois, avant de sortir de la chambre avec Merlin sur ses pas…
Aucun des deux conscient que des yeux reptiliens qui les avaient regardé depuis les poutres qui les surplombaient.
~(-)~
à suivr
