~ Chapitre 7 ~
- Non, tu ne comprends pas ce que je veux dire Hide !
- Ne t'en fais pas, je vais te laisser de l'espace et du temps et même tout ce que tu voudras d'autre mais…
- C'est toi que je veux !
Kaneki avait hurlé cette phrase en se levant d'un seul et unique mouvement qui traduisit sa colère. Après cela, plus aucun son ne se fit entendre. Un blanc angoissant prit place dans la pièce à vivre. Il dura quelques longues minutes qui avaient semblé être des heures.
- C'est toi que je veux … le brun répéta sa phrase plus doucement cette fois-ci. Je ne veux pas de temps ou d'espace, ni même d'argent ou je ne sais quelle autre sottise.
Mon colocataire s'écroula, las, sur le sofa. Il se recroquevilla sur lui-même, ses épaules tremblaient. Je ne sais pas s'il pleurait ou si c'était à cause de la colère, mais tout son corps tressaillait. J'étais toujours abasourdi par ce qu'avait révélé l'étudiant. Etait-il sincère ? Je n'en savais rien. Peut-être qu'il ne m'aimait pas comme je l'espérais, mais il ne semblait pas non plus vouloir que je quitte notre lieu de résidence. Je me rapprochais lentement de lui et vins l'étreindre avec douceur. Mon but premier était de le calmer mais ses tressaillements redoublèrent dès que nos chaleurs corporelles réciproques se trouvèrent confrontées l'une à l'autre. Je ne savais pas ce que je pouvais faire, ce que je devais faire, pour que tout s'arrange.
- Hide…
La voix de Kaneki me parvint, étouffée contre son pantalon. Je lui répondis que j'étais à ses côtés. C'est alors que nous avons commis l'irréparable.
Le visage dégoulinant de larmes du brun s'était relevé dans ma direction et moi, incapable de supporter ce triste spectacle, je n'avais rien trouvé de mieux à faire que de poser mes lèvres sur les siennes. Une première fois dans la précipitation, dans l'inquiétude et la désorientation, je suppose. Ou bien, j'avais seulement cédé à mes envies. Pourtant lors du second baiser, j'étais pleinement conscient de ce que je faisais. Je ne l'embrassais plus pour le calmer, je l'embrassais parce que j'en avais assez de faire semblant. J'en avais assez de me priver. Je me suis comporté comme le pire des égoïstes me direz-vous. Vous auriez raison de le faire. Jai agis de manière égoïste, je le reconnais. Je n'avais aucun argument pour me défendre. Le fait est que mon acte est parvenu à calmer mon colocataire qui ne bougeait plus d'un pouce.
- Qu'est-ce que … ?
- Tu es un idiot Ken … un soupire m'échappa. C'est toi que je veux aussi triple buse. J'en peux plus de cette ridicule comédie. Tu es celui que j'aime, tu es arrivé dans ma vie il y a presque quinze ans et depuis, je suis ton ami. Je t'ai toujours soutenu et je te soutiendrais pour l'éternité, tu peux en être certain. Cependant, au fil des années, mes sentiments à ton égard se sont développés. Ils se sont métamorphosés, ils ont grandi si tu préfères. C'est devenu presque invivable pour moi de faire comme si de rien n'était. Je craque …
Je termine ma tirade dans un souffle en ravalant les larmes qui menaçaient de couler. Le jeune homme à me côtés, qui jusqu'ici était resté muet comme une carpe ouvrit enfin la bouche. Son ton était hésitant, probablement car les choses n'étaient pas tout à fait claires dans sa tête. C'était mon cas également.
- Je ne suis pas un idiot. C'est toi qui l'est … tu aurais dû me le dire directement au lieu de me laisser poireauter dans l'incertitude la plus complète.
Je ris légèrement en entendant sa réflexion. Il avait un petit côté enfantin et je devais bien admettre que c'était loin de me déplaire. Cette facette de Kaneki était distrayante, je ne pense pas que serais capable de m'en lasser et c'est pour le mieux. Un sourire prit enfin place sur le doux visage du jeune homme toujours assis à mes côtés. Cette fois, ce fut à lui que revint l'honneur de prendre l'initiative : il m'offrit un doux baiser avant de se lever avec nonchalance.
- Je vais me coucher... viens avec moi Hide !
Je ne savais pas si je me faisais des idées mais je trouvais Kaneki beaucoup plus entreprenant que ce que j'avais pu voir jusqu'à présent. Ce n'est pas tellement que ce fait me déplaisait mais j'avais du mal à me faire à cette idée. Je décidais tout de même de céder à son regard suppliant. Je me levais donc et le laissa m'entraîner jusque dans sa chambre. J'étais nerveux, évidemment. Qui ne le serait pas dans une situation semblable à celle dans laquelle je me trouvais actuellement ? Le brun me poussa sur le lit et j'atterris sur le matelas confortable. Dès que mon dos toucha ce dernier, Kaneki s'allongeât sur moi, ne me laissant aucun répit. Il soupira d'aise.
- Je me sens bien comme ça. un petit sourire timide s'étendit sur ses joues alors qu'il détournait le regard, probablement à cause de la gène.
- Je n'en suis pas convaincu.
Je souris à mon tour et le serra contre moi avant de le retourner de sorte que nos positions respectives se retrouvent inversées.
- Là c'est mieux. Tu ne penses pas KenKen ?
Mon interlocuteur ouvrit de grands yeux sous le coup de la surprise et rougis intensément tandis que je bloquais ses poignets au dessus de tête d'une main. J'étais incapable de ne pas profiter d'une si belle occasion, alors je rapprochai nos visages, pour voir de plus près l'expression adorable de l'autre homme. Seuls quelques misérables millimètres nous séparaient, mais, selon moi, c'était tout de même quelques millimètres de trop. Dans un mouvement de tête rapide, je me jetais sur les lèvres de Ken. Très vite, je mordillais l'une d'entre elles pour l'inciter à m'offrir l'accès à l'intérieur de sa bouche. Le brun lâcha un petit gémissement que j'avalai. Ma langue passa immédiatement contre sa consœur, m'octroyant, au passage, un frisson tout le long de ma colonne vertébrale. À court de souffle, nous nous séparons, contre notre gré.
- Hide ? je relevais la tête pour lui faire comprendre que je l'écoutais. Reste avec moi. Cette nuit et demain et le jour suivant et ceux qui suivent.
Cette question me prit de court, certes, mais je ne pouvais rien entendre qui me ferait plus plaisir à cet instant.
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Voilà le chapitre ! Oui, il a été long à sortir. La raison ? Bah... La philo. En fait je passe énormément de temps à reformuler mes cours, c'est pourquoi quand je termine de travailler il est très tard !
Bref ! Comme toujours, je vous invite à me donner vos avis, recommandations, remarques et autres et je vous salue jeunes pastèques !
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