Coucou tout le monde !!!!!

Je sais que vous attendiez impatiemment la suite pour savoir si oui il y avait rapprochement.

Je pense que j'en aie frustrée pas mal et j'ai eu droit à des petits surnoms gentils tel que « sadique » ou encore « vilaine » lol

Vous savez quoi : j'assume complètement mdr

Je remercie encore et toujours dri, mag et cha' pour l'aide et le soutien qu'elles m'apportent.

J'espère que ce chapitre vous plaira : bonne lecture.

Merci aux reviews anonymes de Onja, Lovecullenn, Marion, Estell_e, Katouchka, Siobhan, Alice et Halay

Très lentement, il réduisait à néant la dernière barrière entre nous me laissant ainsi décidé ce que je voulais. Mais avais-je réellement la possibilité de le repousser alors que tout mon être le réclamait. Je fermais les yeux et attendis. Alors ses lèvres se posèrent délicatement sur les miennes.

Chapitre 8

Dérapage contrôlé

Elles étaient douces et avaient un goût merveilleux.

Ce baiser avait une saveur différente, celle de l'acceptation et de l'abandon…….l'abandon de mes barrières……de mes doutes….mais aussi l'abandon de mon corps ……l'abandon total de mes sens.

Doucement, il força le barrage de mes lèvres avec sa langue et je la laissai entrer sans retenue. Nos langues entamèrent une danse sensuelle. Toute la frustration accumulée durant ces derniers jours s'évaporait au fur à mesure que ce baiser devenait plus passionné. Nos corps se rapprochèrent instinctivement et il passa sa main autour ma taille, me maintenant ainsi calée contre son torse.

Je savais que là était ma place. Plus rien au monde n'avait d'importance quand j'étais dans ses bras.

J'étais grisé par ce rapprochement mais cela ne me suffisait pas….ne me suffisait plus…..j'avais besoin de lui. Mon corps réclamait le sien. Le feu que j'avais tenté de maîtriser un peu plus tôt se ravivait d'un coup.

Alors, tout en continuant à l'embrasser, je déplaçai mes jambes afin de me retrouver assise à califourchon sur lui. J'étais dos au piano. Mes bras s'enroulèrent autour de son cou. Nos corps s'emboitaient à la perfection et je pu sentir l'effet que produisait sur lui cette nouvelle intimité.

Il avait raison. Je ne pourrai pas me contenter d'une relation cordiale avec lui. Cela serait tout ou rien, car entre ses mains je reprenais vie. J'étais sienne.

Il caressa mon dos, provoquant ainsi un émoi troublant. Je commençais à ressentir une tiédeur indéfinissable dans le bas-ventre, un sentiment de bien-être qui se répercutait à travers tout le corps. Pourquoi m'étais-je refusée à lui si longtemps ??? C'était tellement bon de ressentir tout cela ! J'avais la sensation d'être humaine à nouveau.

Je me réveillais enfin. Mon engourdissement prenait fin. Je n'avais plus qu'une chose à l'esprit :

LUI !!!!!

Bouboum …….bouboum……bouboum

Je me figeai entre ses bras.

Bouboum ……bouboum…..bouboum

Une brûlure intense remonta le long de ma gorge.

Bouboum…..bouboum……bouboum

Le venin se déversa dans ma bouche.

Bouboum…..bouboum……bouboum

La faim m'envahissait.

Bouboum…...bouboum……bouboum

Un grognement sourd s'échappa de mes lèvres.

Bouboum……bouboum……bouboum

Le son mécanique des battements d'un cœur emplissait mon esprit.

Bouboum……bouboum……bouboum

Une autre forme de désir prenait place !!!!!

Je repoussai férocement Edward, envouté par cette merveilleuse mélodie qui résonnait dans mes oreilles.

Une odeur des plus attractives emplissait mes narines.

Des humains se trouvaient dans le manoir et je n'avais qu'une envie : les boire jusqu'à la dernière goutte.

Non.

Non, je n'étais pas prête pour ça il fallait qu'on m'empêche de commettre l'irréparable. J'allais devoir combattre ma bête intérieure et ce dont j'étais certaine, c'est que je n'y arriverai pas seule.

- Edward, empêche-moi de faire ça, demandai-je totalement apeurée.

- Je ne peux t'empêcher d'être ce que tu es Isabella, dit-il durement.

- Ne me fais pas ça. S'il te plaît, l'implorai-je en allant me mettre dans le coin le plus éloigné de la porte, les genoux repliés sur moi et ma tête entre mes mains, essayant tant bien que mal de stopper ce tambourinement dans mes oreilles.

- Excuse-moi, se reprit-il en se rapprochant. Il se mit à genoux à côté de moi et me caressa les cheveux tendrement. Je vais t'aider ne t'inquiète pas, rajouta-t-il d'un ton radouci.

Je l'entendis appeler Emmett tandis que j'essayais de maintenir la bête enfermée. Il ne fallait pas qu'elle soit libérée sinon je perdrais la dernière trace d'humanité qui me restait.

J'étais immergée dans ma détresse. La bête prenait de plus en plus de place. Edward essayait de m'apaiser par des caresses affectueuses mais cela ne fonctionnait pas.

Je me mis à grogner de plus en plus fort : je devais rejoindre cette odeur qui m'appelait et me faisait tellement souffrir.

Emmett entra en trombe dans la pièce. Edward lui demanda de lui rapporter des poches de sang.

Il m'avait à présent pris dans ses bras, m'empêchant de la sorte de céder à mes impulsions.

Mais il n'était pas assez fort et lorsque la bête pris enfin possession de mon corps et de mon esprit, il n'arriva pas à me retenir. Je me levai d'un bond et fonçai vers la porte qui s'ouvrit à ce moment là. Je percutai Emmett et le fis valser vers le mur d'en face. Cela ralentit ma course et Edward réussit à me rattraper et me plaquer au sol. Emmett s'était relevé et était venu prêter main forte à Edward. Ils me ramenèrent dans la pièce alors que je continuais à me débattre afin d'accéder à l'objet de mes convoitises.

Ils me maintenaient entre eux et me forcèrent à boire le sang qu'Emmett avait apporté.

- Vas-y bois Bella, me dit Edward.

J'avalai goulument ce nectar qui tout doucement se mit à tapisser ma gorge, calmant ainsi la douleur diffuse.

Petit à petit la bête se tut. Je reprenais lentement conscience. Ma soif s'estompait.

Mon dieu qu'avais-je été sur le point de faire ?

S'ils n'avaient pas été là…….si Edward ne m'avait pas aidé, j'aurai perdu le peu d'estime qu'il me restait encore.

Je me sentais encore fébrile. Je pouvais encore craquer à tout moment.

Edward me berçait en attendant que je sois complètement rassérénée. Je le senti se dégager et me libérer de son étreinte.

Je me sentais vide…………vide de toute résistance………vide de toute émotion.

Emmett resta à côté de moi de peur que je tente à nouveau quelque chose. Il savait que je ne supporterai pas de craquer.

Edward quitta la salle de piano pour en revenir 5 minutes plus tard muni de deux sacs de voyage.

- Emmett, j'emmène Bella dans notre chalet de montagne elle a besoin de s'éloigner un peu, surtout avec les soirées qui s'annoncent. Occupe-toi d'elle le temps que j'aille me nourrir.

- Ok, pas de problème………Merci Edward de faire ça pour elle !!!!

- Je n'ai pas le choix : si je ne le fais pas, elle m'en tiendra responsable et je veux qu'on avance, mais cela ne veut pas dire que je sois d'accord avec elle. Il faudra qu'elle accepte ce qu'elle est un jour.

- Tu sais bien qu'il y une autre possibilité, dit Emmett fermement.

- Je ne veux rien entendre là-dessus Emmett. Est-bien clair ? répondit-il durement.

- Tu devras la mettre au courant un jour ou l'autre.

- Non, le sujet est clos.

Et il quitta la chambre.

J'avais suivi leur échange mais la brume qui envahissait mon cerveau ne m'avait pas permis d'en comprendre le sens.

Emmett m'expliqua que j'allais partir en voyage avec Edward pendant quelques jours.

J'étais à la fois effrayée et impatiente. La boule de désir qu'il avait fait naître réapparaissait maintenant que j'étais repue, et tout mon être le réclamait.

Je n'en pouvais plus de lutter contre mes sentiments…….je luttais déjà contre trop de choses………J'avais, à ce moment précis, besoin de lui.

Peu importe ce qu'il me cachait, il m'avait montré une autre facette de lui et je dois avouer que j'avais envie d'en connaître plus.

Il était temps de me libérer de cette frustration qui m'enveloppait.

Nous étions sur la route et chacun de nous était muré dans un silence quasi religieux, perdu dans ses pensées. Une atmosphère tendue envahissait l'habitacle de la voiture.

J'appréhendais de rester seule avec lui. Et s'il reprenait ce masque d'arrogance qui le caractérisait tant. Maintenant qu'il m'avait laissé entrevoir de la douceur et de la tendresse, je n'avais plus envie d'autre chose de sa part. Pourtant, une petite voix intérieure me disait que ce n'était pas encore gagné, trop de secrets étaient encore présents entre nous.

C'est lui qui brisa le premier ce silence.

- Tu es bien silencieuse, Isabella.

- Toi aussi, répondis-je

- C'est vrai, acquiesça-t-il dans un sourire.

Là, je le regardais interloquée.

- Et bien, il y a du progrès. Edward Masen Cullen reconnait enfin quelque chose, dis-je narquoisement.

Son petit sourire disparu et il soutint mon regard en me disant :

- Il m'arrive d'être sincère et honnête Isabella, répondit-il peiné.

C'est parfait ! Maintenant, je culpabilisais comme une enfant pris en faute ! C'est grâce à lui que je n'avais tué personne aujourd'hui, je devrais plutôt le remercier au lieu de le narguer comme ça.

- Excuse-moi Edward, je ne voulais pas te blesser.

Il ne répondit rien et le silence retomba, laissant planer une atmosphère encore plus lourde.

Après quelque minute, je n'y tins plus.

- Merci pour ce que tu as fais plus tôt, dis-je simplement.

Le regard toujours fixé sur la route, il répondit :

- De rien !

Il était vraiment vexé. Je ne voulais pas créer de tensions supplémentaires et c'est ce que j'avais fait, malgré moi. Je n'avais pas besoin de ça maintenant, j'étais encore trop fragilisée.

- Edward, je suis réellement désolée. Je te dois beaucoup. Je n'aurai jamais cru que tu ferais ça pour moi et cela m'a un peu chamboulé. S'il te plait pardonne-moi.

J'attendais nerveusement. C'était la deuxième fois de la journée que je m'excusais. Je faisais tout de travers pour le moment.

Je voulais qu'il me pardonne pour qu'on puisse démarrer sur de nouvelles bases.

- Je ne suis pas fâché, Bella. Je me dis simplement qu'entre nous c'est compliqué. Nous ne sommes jamais sur la même longueur d'onde, avoua-t-il d'un ton las.

- On pourrait peut-être faire des efforts chacun de notre côté ? Proposais-je d'une petite voix.

Il fallait qu'il soit d'accord car je ne crois pas que je supporterai encore longtemps nos petits affrontements. De plus, je me sentais tellement mal que mon seul besoin actuel était de me blottir dans ses bras.

- Je n'en sais rien. On est bien trop têtu tout les deux. Je ne suis pas certain qu'on y arrivera.

Ce qu'il dit me fit mal et je pris conscience qu'en plus de l'attraction physique qu'il exerçait sur moi, je commençai à nourrir d'autres sentiments à son égard.

- On ne le saura pas tant qu'on n'aura pas essayé, tentais-je dans un dernier élan.

Pourvu qu'il soit d'accord ! J'avais besoin de lui. Il ne pouvait pas me lâcher maintenant.

- Ok, Isabella. Essayons.

Et enfin, il me sourit. Un poids s'échappait de mes épaules. Je pouvais enfin me relaxer. Je lui souris en retour.

- Parfait ! Dis-je satisfaite.

La journée ne se terminerait pas si mal que ça tout compte fait. J'avais encore des difficultés à assumer ce que j'avais failli faire, mais à ses côtés je saurais surmonter cela.

Avant que je ne puisse entamer la conversation, il dit :

- Nous sommes arrivés à destination, Mlle Swan !!!!

Je descendis de la voiture et regardais notre hébergement temporaire. C'était superbe !!! Un chalet en bois trônait au lieu d'une végétation luxuriante, comme un solitaire dans son écrin.

Nous étions isolés de tout.

Je n'aurais pu rêver mieux qu'être dans un tel décor avec lui. Je me sentais à la fois anxieuse et heureuse. Nous ne nous étions jamais retrouvés à deux, hors du contexte du manoir, mais j'avais la certitude que cela contribuerait positivement à l'évolution de notre relation.

- C'est magnifique, Edward, dis-je d'une voix émerveillée.

- Je trouve aussi, répondit-il simplement.

- Tu viens souvent aussi ?

- Régulièrement oui surtout quand j'ai besoin de prendre mes distances et de réfléchir.

- C'est un peu ton refuge secret alors…

- En quelque sorte, répondit-il en rigolant.

- Je suis désolée d'envahir ton espace personnel, affirmai-je sérieusement.

Il ancra ses yeux dans les miens et dit :

- Je voulais partager cet endroit avec toi, Isabella.

Je ne savais si c'était la profondeur de son regard ou le velouté de sa voix, mais une étrange sensation se produisit dans mon bas- ventre, comme si des dizaines de papillons s'étaient mis à virevolter.

Je peinais à reprendre consistance. Il était parfaitement conscient de l'effet qu'il avait sur moi et en jouait même quand il essayait d'être vrai.

- Je suis touchée, répondis-je timidement.

Nous entrâmes dans le chalet. L'intérieur était cosy et chaleureux. Je sus immédiatement que je me sentirais bien ici.

J'allais passer trois jours en tête à tête avec Edward Masen Cullen et au-delà de l'appréhension, c'est un tout autre sentiment qui prit place. J'étais heureuse.

Alors, cela vous a plus ????

Le rapprochement n'était pas comme vous l'espériez mais on avance quand même.

Pour une fois, je n'aie pas fait de fin sadique lol

Merci encore de me lire

Bisous

Lu'