Titre original : Skeletons in the Closet
Auteur : Fading into the background
Traductrice : Gaeriel69
Chapitre 8 ~
Nanao passait près des bureaux de la huitième division lorsqu'elle s'arrêta au milieu d'un pas de shunpo et manqua de tomber du toit du batiment en glissant sur des tuiles. Elle pesa le pour et le contre à l'idée de ne pas rester seule, et décida d'aller jeter un petit coup d'oeil vu qu'elle était là. Sautant d'un bond du toit la jeune femme se rapprocha rapidement du bar d'où émanait le reiatsu de son capitaine. C'était l'un de ses favoris en raison de son atmosphère violente et de sa proximité avec la huitième division.
Entrant dans le bâtiment en quelques pas rapide, Nanao se demanda si c'était vraiment nécessaire. Il n'était pas si tard alors pourquoi aurait-il déjà bu ? Mais l'idée de devoir revenir dans quelques heures pour le traîner jusque chez lui lui fit presser le pas.
"Ise-san, venue pour le ramassage ?" Demanda joyeusement le barman derrière son bar.
"Nishikado-san," le salua t-elle chaudement. Elle avait toujours adoré ce vieil homme, et avait passé beaucoup de temps à discuter avec lui lorsque son capitaine la forcer à l'accompagner dans le bar en la menaçant d'inonder ses formulaires de saké. "Juste une vérification," dit-elle en regardant aux alentours.
"Essaye dans la pièce à côté," dit Nishikado en nettoyant un verre. "Ils ont fait la java aujourd'hui."
"Oh ?" Dit Nanao sans vraiment s'attendre à une réponse. Super, pense t-elle, maintenant il faut vraiment que je le ramène chez lui.
"Ils sont arrivés ya quelques heures en parlant de quelque chose à célébrer, et ils n'ont plus arrêtés depuis," la supplia Nishikado.
Nanao se mordit les lèvres en se demandant une fois de plus si cela valait le coup. Le bar était proche de la huitième division et même si Kyouraku finissait sa nuit ailleurs il ne risquait pas de lui arriver quelque chose de facheux. De plus elle pouvait se lever très tôt le lendemain matin et le forcer à aller chez lui sans que personne ne le voie dans la rue.
"Je suis sûr qu'il sera très heureux de te voir," dit Nishikado en la suppliant, se rendant compte qu'elle hésitait.
"Je viens de passer une soirée agréable," admit Nanao d'un ton rude. "Je ne suis pas sûre d'être préparée à la ruiner.
Nishikado laissa échapper un rire grave tout en rangeant la vaisellerie propre. "Il a commencé à mettre des boissons sur le compte de la division il y a de ça une heure."
"D'accord," dit Nanao en prenant une profonde respiration. "Je vais aller le chercher, et ensuite je le tuerais," le rire de Nishikado la suivit alors qu'elle se tournait pour entrer dans l'une des salles semi-privées et découvrir le désastre. Elle n'était pas si étonnée par tout ça finalement, puisque chaque endroits où se rendait son capitaine finissait par se changer en fêtes complètement folles.
"Ise-san !" Une voix l'interpella avant qu'elle ne puisse atteindre son capitaine. Se retournant elle remarqua que Abarai était présent. "Z'avez entendue les nouvelles ?" demanda t-il avec le sourire.
"Je suppose que le mariage organisé de Kuchiki-san ne se fera pas," dit Nanao rudement en espérant qu'il se lancera pas dans une longue explication.
"Yeah," dit Abarai joyeusement. " App'remment l'type a dit un truc dur sur Rukia par rapport à son adop'tion et tout. Kuchiki-Taicho était complèt'ment furieux." Il réfléchit un instant pour prononcer une autre chose, "et puis il lui a lancé un r'gard mortel et est sorti 'vec Rukia."
"Je pense que tu devrais moins boire, Abarai-san," dit-elle en soupirant et en prenant son verre pour le poser un peu plus loin. "Ne devrais-tu pas utiliser ton temps libre pour poursuivre Kuchiki-san ? Ou alors aller te coucher pour pouvoir le faire demain matin ?"
"Pourquoi je voudrais poursuivre mon capitaine ?" Demanda Abarai d'un air confus.
C'est pour ça qu'elle détestait parler à des gens bourrés et qu'elle avait du mal à boire elle-même. Parler à un bourré n'était drôle que lorsque tu l'étais aussi. "Je voulais dire peut-être devrais-tu dormir et essayer de parler à Rukia-san dans la matinée et voir si elle serait intéressée par un rendez-vous avec toi. Si vous ne le faites pas elle risque de vous échapper définitivement si un autre mariage arrangé est organisé et qu'il lui plaît plus."
Abarai sembla y réfléchir, et alors qu'elle pensait qu'il resterait là pour la nuit et qu'elle se levait pour aller chercher son capitaine... "T'sais quoi ? T'as p't'etre bien raison," dit-il en la stoppant net. "T'es vraiment intelligente Ise-san."
"C'est peut-être parce que je pense que mon conseil est basé sur un minimum de bon sens et que j'ai une habilité à ne pas boire jusqu'à perdre toutes mes neurones ce qui me permet de garder un haut niveau d'intelligence." dit-elle avec sarcasme. Elle aimait de moins en moins l'idée d'être venue et d'être entourée par des inconnus saouls et espérait pouvoir sortir le plus rapidement possible.
"Merci," dit Abarai sans aucune moquerie. Il commençait à partir.
"Hey Abarai-san," dit-elle avant qu'il ne sorte. "As-tu vu Kyouraku-Taicho ?"
"Ouais," dit-il en souriant. "L'est au fond avec tout' les femmes." Il se retourna et commença à sortir du bar d'une démarche vacillante.
Nanao soupira. Bien sûr il la ferait se promener un peu partout pour pouvoir le retrouver, et bien sûr il serait entouré de femme. A quoi elle s'attendait ? Elle commenca à naviguer dans la foule de corps se pressant en essayant de ne pas tressaillir à cause de la musique et du vacarme qu'elle produisait. La sensation de corps inconnus se pressant contre le sien de tout les côtés fit augmenter son irritation à un nouveau cran et elle lâcha un grognement. Soudain elle se retrouva dans un trou dans la foule et pu prendre une bouffé d'air fraiche, du moins aussi fraiche qu'elle pouvait l'être dans un bar.
"Nanao-chan ?" Une voix niaise résonna derrière elle. Elle se retourna pour voir son capitaine assis sur un canapé avec quatre femmes assises de chaque côté de lui et une quasiment sur ses genoux alors qu'il avait une bouteille de sake à la main et souriait d'un air stupide. "C'est ma Nanao-chan !"
Les femmes qui l'entourait se tournèrent aussitôt vers elle, mais comme cette scène s'était déjà produite des milliers de fois Nanao resta imperturbable. Les filles semblaient être des sans grades venant d'autres divisions, et quoi qu'elles fassent jamais elles n'auraient pu effrayer un jour Nanao. Celle sur les genoux du capitaine se pressa contre lui en gémissant, "Shunsui-kun, tu nous as promis plus de viins."
"Eh bien, il aurait du le commander plus vite, parce que maintenant c'est l'heure pour lui de partir," dit Nanao d'une voix impérieuse.
"Oh, j'adore quand tu es si autoritaire, Nanao-chan," dit Kyouraku joyeusement tout en prenant une nouvelle lampée de sake. "Magnifique."
"Combien avez-vous bu au juste, Taicho ?" Demande elle en ignorant la fille sur les genoux du capitaine qui lui caressait le bras pour essayer d'avoir de nouveau son attention.
"Beaucoup," dit Kyouraku en souriant, "mais c'est de ta faute alors tu peux rien dire."
"En quoi le fait que vous buviez est de ma faute ?" Demanda t-elle en se disant brusquement qu'elle n'aurait jamais de venir. Ca aurait pu être une soirée si agréable. "Sans parler de ça, combien de fois vous ai-je dit de ne pas mettre vos dépenses sur le compte de la division ?"
"Où est ton nouveau petit-ami, Nanao-chan ?" s'enquérit-il en ignorant ses questions.
"Mais bon sang de quoi parlez-vous ?" Demanda t-elle énervée alors qu'elle manquait de perdre son équilibre lorsqu'un idiot la cogna dans le dos. Elle regrettait vraiment de porter ces talons.
"Je crois que tu l'appelles, Mamoru-kun," dit-il en battant des sourcils et en prononçant le nom d'une voix légère.
"Il est en train de dormir comme je devrais aussi le faire, mais je dois avant cela venir ramasser un saoulard," dit Nanao en regardant autour d'elle, essayant d'indentifier qui l'avait poussée.
Elle allait se retourner lorsqu'elle entendit un fracas et un glapissement qui l'a fit tourner la tête avant de se rendre compte que ses yeux venaient de se poser sur le torse de son capitaine. Levant les yeux à hauteur de son visage elle se rendit compte qu'il venait d'abandonner la bouteille de saké et la fille en un pas de shunpo. Elle allait s'éloigner lorsqu'un mouvement de la foule l'a poussa dans son dos et elle tomba contre lui.
Il enveloppa sa taille de l'un de ses bras et baissa la tête pour venir murmurer près de ses oreilles, "chez qui est-il en train de dormir ?" Demanda Kyouraku d'une voix basse et grave. Nanao ne put empêcher un long frisson de parcourir son corps lorsqu'elle sentit son souffle la caresser au creux de ses oreilles et se demanda sérieusement si son coeur n'allait pas sortir hors de sa poitrine à force de battre aussi fort. Il était beaucoup trop proche et elle était toujours légèrement influencée par le vin bu plus tôt; sa voix lui promettait tout ce dont elle pouvait rêver.
"La seconde," dit-elle finalement à bout de souffle, haïssant sa voix pour la trahir ainsi. "Je l'ai laissé aux portes de la seconde division."
La tension s'amenuisa considérablement et il posa sa tête au creux du cou de Nanao. "Le coeur de Nanao-chan bat très vite," observa t-il en déposant un baiser sur sa peau. Cela la ramena à son état normal et elle le repoussa violemment, s'éloignant de lui de quelques pas.
"Vous m'avez juste surprise en apparaissait comme ça devant moi," dit-elle, essayant d'expliquer de façon convaincante les fortes pulsations de son coeur. "Vous avez bu, vous devez rentrer chez vous."
"Seulement si ma Nanao-chan me raccompagne," roucoula t-il gaiement. Foutu homme et ses sautes d'humeurs.
"Apparemment vous pouvez très bien marcher par vous même," dit-elle en colère.
"Ce n'était qu'un pas de shunpo. Beaucoup plus facile que de garder mon équilibre pendant tout le trajet jusqu'à la maison," gémit-il.
"Bien, peut-on y aller maintenant ?" Demanda Nanao en fronçant le bout de son nez, sentant une migraine se rapprocher.
"Ma Nanao-chan est si bonne avec moi," dit-il en se saisissant d'elle et en la faisant tournoyer autour de lui avant de la reposer au sol.
"Mais Shunsui-kun," une voix écoeurante résonna au niveau du canapé. "Tu nous as promis plus de vin, on en a plus."
"Ah, c'est vrai," dit-il en leur lâchant un sourire qui faisait fondre toute les femmes sur place. Il regarda autour de lui, repéra un serveur et lui signala qu'ils avaient besoin de plus de vin.
"Pas sur le budget de la division, Taicho," dit Nanao d'une voix impérieuse.
"Bien," dit-il en faisant la moue. "Peux-tu me prêter de l'argent alors ?"
Nanao soupira mais ouvrit son porte-monnaie. Si une bouteille de vin était tout ce qu'elle avait à payer pour pouvoir sortir de cet enfer alors elle serait heureuse de le faire.
"Shunsui-kun," essaya de l'amadouer l'une des filles. "Tu ne vas pas venir t'asseoir avec nous pour le savourer ?"
"Eh bien, cela dépendra uniquement de ma lovely Nanao-chan," dit Kyouraku en lui souriant. "Ne veux-tu pas t'asseoir et boire avec nous ?"
Nanao jeta l'argent sur la table et le fixa. "Peu importe, je reviendrais vous réveiller demain matin. Je suis trop fatiguée pour m'occuper de vous. Je vais ordonner à Nishikado-san de ne plus accepter d'accompte sur notre division, alors je vous suggère de faire de cette bouteille votre dernière."
"Nan-a-o-chan," gémit-il. "Le vin sera beaucoup moins bon sans ton exquise présence."
"Je suis sûre que vous arriverez à vous y faire," dit-elle en se retournant, cherchant le meilleur chemin pour sortir d'ici avec tout ce monde. Sérieusement, il ne savait pas qu'ils devaient travailler demain ?
Un soupir résonna derrière elle et elle entendit Kyouraku dire à ces faibles femmes un bonsoir et les encourageaient à apprécier le vin. Puis il apparut brusquement devant elle en lui attrapant la main. "Allez Nanao-chan. Je ne peux pas laisser une délicate jeune femme tel que toi tracer son chemin dans cette foule de voyous. Quelqu'un pourrait en profiter pour placer ses mains là où il ne le devrait pas."
"Et il est plus probable que ce soit quelqu'un comme vous, monsieur," dit-elle en essayant de tirer sa main hors de sa poigne. Elle eu soudain un hoquet de surprise en sentant quelque chose de froid se déversait dans son dos. Se retournant rapidement, elle vit un serveur à l'air penaud à terre entouré par son plateau renversé contenant des verres à vin et elle vit que la fille qui cajolait son capitaine en étant sur ses genoux avait sur son visage un air des plus satisfait.
"Je suis vraiment vraiment désolé," dit le serveur avec un air horrifié. "J'ai trébuché sur quelque chose, je sais que c'est grave mais c'était vraiment un accident, je suis si désolé !"
Nanao l'arrêta dans sa tirade en un signe de la main et lui donna un faible sourire. "Ce n'est pas grave, ce n'est pas de votre faute." Dit-elle en fixant du coin de l'oeil la femme qui était en train de se moquer d'elle. "Ne vous inquiétez pas pour cela." Elle sentait le vin gouter lentement le long de son manteau et soupira.
Le serveur semblait déjà plus rassuré et dit, "laissez-moi vous offrir une bouteille aux frais de la maison. Vous devriez vraiment nettoyer rapidement votre manteau, mademoiselle, ou cela pourrait rester. Voulez-vous que je le fasse pour vous ?"
"Non merci," dit Nanao calmement, se rappelant de son dos exposé lorsqu'elle ne portait pas le manteau. "Mais s'il vous plaît amenez cette bouteille à ces demoiselle ici présente." Elle leur jeta un coup d'oeil et la femme la plus entreprenante haussa un sourcil, avant de jeter un sort de kido silencieux. "Pouvons-nous y aller ?" Demanda t-elle en se tournant vers Kyouraku.
"Bien sûr," dit-il en ayant perdu son air habituellement joyeux alors qu'il regardait les autres femmes. Comme elle l'avait dit, il était loin d'être stupide, mais il ne ferait jamais rien envers une femme.
Elle soupira et l'attrapa par son haori rose alors qu'elle fendait la foule pour reprendre sa route. Ce n'était pas la première fois que les conquêtes de son capitaine lui jouaient un mauvais tour de la sorte. Elle avait appris tôt que le récupérer des mains d'autrui était souvent plus compliquer que prévu. Si tout les hommes du Seireitei savaient que son capitaine clamait haut et fort qu'elle était à lui, toutes les femmes elles savaient que leurs nuits d'amusements avec lui pouvaient être arrêtées à tout moment par la prude et autoritaire vice-capitaine. Elle avait entendue tant d'insultes murmurées dans son dos qu'elle n'y prêtait plus la moindre importance. Pas forcément chuchotées d'ailleurs, notamment lorsqu'elle interrompait quelque chose. En dehors des femmes de l'association des femmes Shinigamis il n'y en avait pas beaucoup qui l'appréciait uniquement à cause du temps qu'elle passait aux côtés de Kyouraku.
Une fille cria derrière eux et Nanao essaya de ne pas pouffer de rire tout en naviguant dans la foule, Kyouraku près d'elle. Le cri fut suivit par un "Arrêtez-ça !" et ce fut à ce moment que des sifflements admiratifs se firent entendre. Nanao sortit de la foule et marcha d'un pas confiant vers la porte, s'inclinant en direction de Nishikado avant de sortir.
"J'ai l'impression qu'il y a du grabuge derrière," commenta t-il alors qu'elle venait d'ouvrir la porte.
"Oui, je m'excuse d'avance, Nishikado-san," dit Nanao en gardant une expression stoïque.
"Elle l'a probablement méritée," répondit Nishikado avec un clin d'oeil. Il avait été plus d'une fois le témoin d'une des vengeances de ces filles sur Nanao lorsque celle-ci venait récupérer Kyouraku et il avait sûrement remarqué la tâche de vin sur son manteau. Il lui disait souvent de prendre sa revanche, mais elle lui avait toujours dit qu'elle n'avait pas de temps à perdre pour ça.
"Passez une bonne soirée, Nishikado-san," dit-elle avec un salut en s'apprêtant à sortir. Elle entendait vaguement quelqu'un criait des obscénités dans l'arrière salle mais n'y prêta aucune attention. Kyouraku l'a suivie jusqu'à la porte puis fit un grand pas pour pouvoir la rattraper et marcher à ses côtés.
Ils marchèrent en silence pendant quelques temps avant que Kyouraku ne le brise. "Passée une mauvaise soirée, Nanao-chan ?"
"Elles le sont toujours quand je dois venir vous ramasser," dit-elle sèchement.
"Que lui as-tu fait ?" Demanda Kyouraku avec curiosité.
"Un simple sort médical," dit-elle sèchement. Elle ne se réjouissait plus de cette soirée et voulait juste rentrer chez elle et s'affaler dans son lit.
"Nanao-chan," gémit-il, "tu es grincheuse délibérément, c'est si cruel."
"C'est un sort pour dissoudre les vêtements," dit Nanao en accélérant l'allure, espérant qu'à ces mots Kyouraku stopperait sa marche sous le choc. Malheureusement pour elle, il l'a rattrapa bien vite.
"Comment cela pourrait être un sort médical ?" Demanda t-il avec curiosité. "ca sonne plus comme un sort dont on se servirait dans une chambre."
Nanao lui jeta un regard exaspéré avant de prendre la parole, "C'est un sort très précis et délicat de kido. Il est utile pour enlever les vêtements de victimes brûlées ou dans d'autres situations lorsque les vêtements causent certaines irritations. Seul des guérisseurs vraiment expérimentés l'utilisent, puisqu'il faut un contrôle parfait tout du long du sort pour éviter que le patient ne sente de chaleur et que seul les vêtements soient affectés."
"Intéressant," dit Kyouraku avec sincérité. Quand Kyouraku le voulait il pouvait être l'une des personnes les plus intéressante et intelligente avec qui parler au sein du Gotei 13. C'était juste qu'il se comportait ainsi tout les trente-six du mois. "Mais cela pourrait aussi être utilisé dans une chambre."
"Seulement si votre partenaire à d'excellentes dispositions avec le kido," dit Nanao avec logique. "Autrement vous finiriez brûlé." Mon dieu elle préférait ne pas penser à son capitaine au lit avec l'une de ces filles ennuyeuses voulant essayer ce sort.
"C'est une bonne chose que ma Nanao-chan soit si douée en kido," dit-il joyeusement. "Je n'aimerais pas que ma peau soit roussie."
"Monsieur, le seul cas dans lequel je me servirais de ce sort sur vous serait si vous étiez victime de brûlure. De plus, je ne pense pas que de vous dénuder en public ne vous apprenne quoique ce soit. " Dit-elle fermement. En faite, elle était sûre qu'il apprécierait cette dernière situation.
"Si dure," dit-il en boudant. Ils marchèrent un peu en silence avant qu'il ne reprenne la parole, "dit, Nanao-chan, tu ne penses pas avoir été un peu dur avec elle ? La laisser nue dans un bar bondé est une punition rude."
"Elle avait un long manteau posé sur le canapé," dit Nanao simplement, ne commentant pas le fait qu'il défendait cette pimbêche. "Le sort n'était concentré que sur ce bout de tissu qu'elle devait appeler une robe. Si elle portait des sous-vêtements, ce dont je doute fort, elle les auraient gardés. Ce sort n'est pas si puissant si on ne se concentre pas. Alors si l'une de ces filles a été assez intelligente pour prendre le manteau et lui mettre ça n'aura été qu'un bref moment d'embarras et un avertissement a ne pas jouer à un jeu auquel elle n'est pas préparée."
"Je ne suis pas sûr qu'une tâche de vin vaut une humiliation public," dit-il pensivement.
Nanao s'arrêta brusquement et se retourna pour lui faire face. "Pourquoi prenez-vous le côté de cette femme ? Ce n'est pas parce que je ne réchauffe pas votre lit que je dois avoir tord lorsque je me défend contre vos saoulardes. Je ne sais même pas pourquoi je me donne autant de peine. Rentrez chez vous par vous même, vous n'avez pas tant bu que ça."
Nanao commença alors à se servir de son shunpo, se concentrant sur sa respiration et évitant à son reiatsu de s'élever. Elle était fatiguée, ce bourdonnement désagréable dans son esprit venait de se changer en un mal de tête et elle avait mal à l'estomac. Elle aurait du très bien savoir qu'il n'apprécierait pas la vengeance. Il s'agissait, après tout, de l'homme qui était prêt à offrir un verre de sake à son ennemi si cela pouvait retarder leur combat. Eh bien, elle avait enduré assez de mots et d'actions blessantes au cours de ce siècle passé et pour ce soir seulement elle ne resterait pas stoïque plus longtemps. Elle vacilla en avant lorsque deux bras se saisirent de sa taille au beau milieu de l'un de ses pas de shunpo.
"J'ai blessé ma Nanao-chan," dit Kyouraku en gardant le dos de la jeune femme contre sa poitrine bien que celle-ci tenta de se défaire de son étreinte. "C'est impardonnable, dis moi quelle punition je mérite et je ferais tout pour être de nouveau dans les bonnes grâces de ma déesse."
"Vous ne pouvez pas rester sérieux ?" Siffla t-elle de colère avant de se servir d'un sort de kido pour envoyer un choc électrique dans le bras de son capitaine. Celui-ci glapit et la relâcha aussitôt, permettant à celle-ci de se retourner pour lui faire face, l'une de ses mains rougeoyant de reiatsu encore non libéré.
"Nanao-chan abuse aujourd'hui," dit-il en secouant sa main. "Certaines personnes ont peut-être eus une mauvaise influence sur elle."
Nanao le fixa sans faire diminuer la taille de la balle de kido se formant au dessus de sa main. La dernière chose dont elle avait envie de parler maintenant était Mamoru.
Kyouraku soupira et dit, "Yare, Nanao-chan, je ne voulais pas prendre le côté de cette femme. C'est juste que ta réaction m'a surpris. D'habitude tu les ignorent toujours lorsqu'elles font ce genre de coup bas."
"D'habitude elles me traitent simplement de garce prude qui ruine leur vie," dit-elle froidement. "Je ne me soucie pas de ce qu'elles pensent de moi, mais cette femme n'avait aucun droit de me ruiner un bien personnel. C'est une chose pour vos groupes de poufs de penser qu'elles peuvent commérer sur moi mais c'en est une autre de penser pouvoir s'attaquer physiquement à moi et s'en sortir indemne. Comme vous n'êtiez certainement pas sur le point de faire quelque chose à propos de cela alors je me protège de moi-même. Quoique dans le futur je vous laisserais sûrement boire en paix et les laisser avoir ce qu'elles veulent de vous. En quoi cela me concerne t-il ?
"J'aime que Nanao-chan se préoccupe de moi," dit-il de cette voix grave qui l'a faisait habituellement faiblir pendant quelques instants. "Je pense que j'ai du raté un certain nombre de cruautés que tu as du endurée pour moi, et pour cela je m'excuse sincèrement."
Nanao renifla mais fit disparaître le sort de kido. "La plupart du temps vous êtes trop ivre pour le remarquer," dit-elle avec raideur. "Ce n'est pas comme si cela me dérangeait habituellement. Je commencais juste à apprécier ce manteau." fini t-elle sans conviction maintenant que sa colère s'était apaisée, la laissant las.
"Hmm," répond-il évasivement. Une brise fraiche passa alors et Nanao trembla lorsque celle-ci passa le long de son manteau humide. "Viens, tu vas mourir de froid avec ça sur le dos."
"Monsieur ?" Demanda t-elle, pas tout à fait sûre de comprendre ce qu'il voulait dire par là. Avant de pouvoir réagir il l'a prit dans ses bras et, deux pas de shunpo plus tard, ils se retrouvèrent devant la porte d'entrée de la maison du capitaine. Il ouvrit la porte et la remit sur ses pieds une fois dans l'entrée.
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Merci pour vos reviews !
Demain, je pars dans le Sud et je n'aurais pas internet, je ne reviendrais que lundi prochain. Pour me faire pardonner, voilà la traduction du chapitre 8, en espérant que vous aurez eus autant de plaisir à le lire que moi !
Et comme toujours, n'oubliez pas de laisser un petit mot =D
