Lord of the Authority FR
Bonjour à tous,
Encore une fois mille mercis à tous ceux qui prennent le temps de m'envoyer des reviews c' est devenu une vraie drogue pour moi. Je pense avoir répondu à tout le monde mais si ce n' est pas le cas, je m' en excuse, je me rattraperai au prochain chapitre. Malheureusement, je ne peux pas répondre aux non inscrits mais je tiens vraiment à vous remercier quand même notamment : une fille, brooke, sophie-belier ,Cecyle B,maya et tous les autres…
J' en profite aussi pour vous conseiller d' aller faire un tour sur les profils de melacullen et de montana2008, dont j' adore le travail.
Disclaimer : Les personnages sont la propriété de Stéphenie Meyer et l' histoire appartient à Cullensgirl90.
Pour ceux et celles qui voudraient lire la fic en anglais voilà le lien : .net/s/5262856/1/Lord_of_the_Authority
Bon, trève de bavardages, bonne lecture et bises à tous.
Chapitre 8 :
Etre à l'étage avait ses avantages et ses inconvénients. N' importe où dans la maison valait mieux que d'être dans le sombre et puant sous-sol. Etre à l'étage signifiait que j'étais assurée d' avoir au moins deux repas par jour (trois si j'avais de la chance), j' avais accès à la salle de bains tous les jours et je pouvais aller aux toilettes plus d' une fois par jour. Je pouvais aussi voir les autres habitants de la maison. De temps en temps, quelqu' un entrait avec du linge propre ou bien pour passer l'aspirateur, faire les poussières ou nettoyer la salle de bains. Je n'étais autorisée à parler à personne pour le moment, mais ça ne m'empêchait pas d'être polie lorsque quelqu'un me disait bonjour ou me demandait comment j'allais. Mais je ne faisais ça que quand Edward n'était pas dans les parages.
Edward avait deux portes. L'une était une porte classique qui était solide et l'autre était barricadée. C'était le genre de porte qu'on pouvait voir dans les cellules de prison. C'était habituel que je sois cloîtrée dans la chambre, mais je pouvais malgrès tout voir le reste de la demeure. Je pouvais voir les gens aller et venir, je pouvais les voir regarder la télé au rez-de-chaussée, ou lire près de la fenêtre. J'aimais être assise près de la porte et regarder la vie de la maison. Parfois, Emmett et le blond aux cheveux bouclés, qui s'appelait Jasper, s' asseyaient face à leur énorme télévision et jouaient à des jeux vidéos. C'était amusant à regarder. Parfois, Jasper s'asseyait près de la fenêtre et lisait un livre volumineux qui ressemblait à un de mes manuels scolaires. Je n'ai jamais vu Emmett lire, à moins que ça ne soit le magazine Sports Illustrés. Tous ces magasines avaient des mannequins en maillot de bain sur la couverture. De temps à autre, Rosalie le surprenait dans sa « lecture ». Elle roulait toujours la revue et lui tapait le sommet du crâne avec. C'était mon couple préféré à regarder.
Une fois de temps en temps, Alice s'arrêtait devant la porte et me parlait, bien qu'elle sache que je n'avais pas le droit de répondre. J'appréciai juste d'entendre quelqu'un d'autre qu'Edward me parler. Elle s'adressait à moi comme si j'étais une personne normale mais pas une femme-esclave ou quoi que je sois.
Je ne parvenais toujours pas à comprendre pas comment Alice et Rosalie avaient tant de liberté. Elles pouvaient dire ce qu'elles voulaient à leurs maris et ne se faisaient pas sanctionner pour ça. Si jamais je parlais à Edward sans permission, il se défoulait sur moi. Il ne m'avait pas attachée et immobilisée depuis un bon moment, mais il n'hésitait pas à me gifler si je ne coopérais pas. Parfois, il attendait une réponse de ma part et je me contentai de le fixer. Ou bien il m'ordonnait de faire telle ou telle chose et je restais là sur la couchette pour chiens. Je m'ennuyai constamment, il fallait bien que je tente de me distraire.
Hormis, le fait d'ignorer ses ordres, j'étais une « bonne fille ». Je parlai rarement sans son autorisation, je ne m'enfermai plus dans la salle de bains et j'étais sûre de ne plus renverser « accidentellement » un verre de coca sur son tapis blanc à nouveau.
Edward était le seul inconvénient d'être à l'étage. Quand j'étais au sous-sol, je passai la majorité de mon temps seule. Il n'était pas dans les parages 24h/24 et 7j/7 essayant de me dresser comme son chiot. Il contrôlait tout. Il contrôlait ce que je mangeai et quand je mangeais. Il contrôlait quand je pouvais accéder à la salle de bains, il contrôlait quand j'avais le droit de regarder dehors, il me disait quand aller au lit et quand me réveiller. Putain, il surveillait même mes règles ! Il me mit même sous contraception pour que je n'aie plus mes règles. Quand il me la donna pour la première fois, J'avais peur qu' il essaye de me faire aller au lit avec lui la nuit, si vous voyez ce que je veux dire.
Pour la défense d'Edward, il était très courtois en ce qui concerne le sexe. Il ne m'avait jamais touchée, jamais embrassée, il n'avait jamais essayé de me violer. Concernant ce sujet, c'était un parfait gentleman. Il avait ses bons moments, bien qu'ils fussent rares. Il ne m'avait jamais traitée de « salope » ou insultée. Il me rabaissait seulement. Il ne m'avait jamais hurlé dessus. Je trouvais le calme de sa voix en colère bien plus effrayante que ses cris. Parfois, il m'apportait un brownie ou un cookie si j'étais « sage ». Il me félicitait aussi et me laissait m'assoir sur son lit quand je me comportais comme un parfait petit ange.
Bien sûr, je ne pouvais pas être son parfait petit ange tous les jours. Il ya des jours où je n'avais simplement pas envie de coopérer. Ces jours là, je restai silencieuse jusqu'au moment de me laver. Je détestais l'heure du bain. C'était une pure torture. Edward me laissait me déshabiller alors qu'il était hors de la pièce et faisait couler lui-même l'eau de mon bain. Il me lavait dans le jacuzzi pour plusieurs raisons. J'étais parfaitement capable de me laver seule, mais il n'avait pas l'air d'en être convaincu. Le premier soir où nous avions expérimenté cela était le pire.
Pour m'empêcher de bouger, il noua une sorte de laisse à mon collier et l'attacha à l'une des grilles. Il y avait un tuyau qu'il pouvait utiliser pour me mouiller. J'avais d' abord peur qu il m'immerge sous l'eau. Pour une fois, l'eau était chaude, puis je fus agacée car il frictionnait mon crâne trop fort. Alors, j'attrapai le tuyau, ouvrai l'eau froide, et appuyai sur la gâchette pour qu'il arrête. Je vous laisse imaginer à quel point il avait bien pris ça. Il m'arrachait le tuyau des mains et m'aspergea le visage. Evidemment, je me tournai et lui crachai de l eau au visage. Alors, il m'aspergea de nouveau, et je lui recrachai de l'eau à la figure. Nous poursuivîmes ce numéro pendant plusieurs minutes jusqu'à ce que je me sente sur le point de me noyer et j'arrêtai de lui cracher de l'eau dessus.
J'adorais faire des trucs qui l'agaçaient, rien que pour m'amuser. Comme une fois, j'avais « accidentellement » fait tomber ses clés dans les toilettes. Je suis maladroite, il le savait. Et une autre fois, j'avais « accidentellement » téléchargé une chanson des Jonas Brothers sur son téléphone et lui avait mis en sonnerie. Bien sûr, ce n'était qu'après avoir fait toutes ces choses « accidentellement » que je sûs qu'elles pouvaient me valoir de sévères raclées. Mais bon, je m'ennuyais et il n'avait jamais précisé que je n'avais pas le droit de faire tout ça. Alors, après avoir eu droit à quelques claques, je décidai que si je devais encore « mal me comporter », je devrais l'embêter de manière plus subtile. Comme chaque samedi, il éteignait son réveil pour pouvoir faire la grasse matinée. Une fois, j'avais vraiment fait tomber le réveil de la table de chevet sans faire exprès et décidai que ça pourrait être drôle de le mettre en marche. Il sonna à 6h30 du matin et il le jeta à travers la pièce.
La seule farce que je ne lui avais pas faite fût celle pour laquelle je fûs blamée. Il soupçonnait habituellement les autres filles d'avoir déclenché son réveil et jeté ses clés dans les toilettes. Un jour, l'un des esclaves entra dans la chambre avec une bouteille de décolorant. Je n'avais pas relevé que c'était du décolorant car c'était dans la même bouteille que son shampooing habituel. Quoi qu'il en soit, pour faire court, Edward sortit de la douche et commença à se sécher les cheveux. J'étais allongée dans mon lit lorsque j'entendis un puissant « PUTAIN » en provenance de la salle de bains.
Avant même que je sache ce qu'il se passait, il me frappait, me hurlait dessus, et me fouettai avec sa serviette. Ses cheveux étaient blonds platine. Ca aurait été très drôle si je n'avais pas été battue pour ça.
« Tu trouves ça drôle ? » demanda-t-il en me montrant ses cheveux. « Tu adores me pourrir la vie ? »
« C'est pas moi qui ai fait ça ! » pleurai – je.
Il haussa le regard. « Connerie, comme si j'allais croire ça. Qui d'autre ferait un truc pareil ? »
« Pas moi. Je ne peux pas aller dans la salle de bains sans ta permission, » je lui rappelai.
« Comme si ça t'avait arrêté avant ! » Il marcha jusqu'à son placard et tira une ceinture cloutée d'un de ses pantalons.
« S' il te plaît ! Ce n'est pas moi qui ai fait ça ! Tu dois me croire ! »
« Pourquoi le devrais-je ? » grogna-t-il.
« Parce que je ne t'ai jamais menti ! Et de toute façon, comment je pourrais me procurer du décolorant ? Je suis enfermée ici 24h/24 et 7j/7. ! »
Il me fouetta vers l'épaule, puis me mit un coup de pied dans le flanc pour ensuite me mettre un coup dans le dos. Je pleurais alors qu'il fouettait mon dos avec la ceinture cloutée, cela déchira mon débardeur. Finalement, quelqu'un entra dans la chambre en courant pour voir ce qui se passait.
« Edward, qu'est ce qu'il se passe ? »
Emmett s'était arrêté dans l'encadrement de la porte et éclata de rire. Il était plié et écroulé de rire contre le mur. Jasper arriva juste derrière lui.
« Bon Dieu, Edward ! Qu'est ce que t'as fait à tes cheveux ? » demanda - t-il.
Edward me frappa fort dans les côtes. « Demandes lui ! C'est elle qui m'a déteint les cheveux ! »
Ca ne fit qu'accroitre les rires d'Emmett. « Elle t'a déteint les cheveux ? Sérieux ? C'est le truc le plus drôle que j'aie jamais vu ! »
Son rire ne faisait qu'augmenter la colère d'Edward. Il fouetta mon dos d' autant plus fort et me fit crier. Ca commençait vraiment à me faire mal maintenant. Il releva sa main pour un autre coup, mais Jasper lui saisit le poignet pour l'arrêter.
« T'es sûr qu'elle t'a coloré les cheveux ?» demanda – t- il.
« Qui d'autre pourrait l'avoir fait ? » gronda - t – il.
« Mais comment aurait elle pu se procurer du décolorant, Edward ? Elle est verrouillée ici en permanence. Et elle ne parle jamais à aucune des autres filles. Comment pourrait-elle faire quelque chose comme ça ? Tu ne trouves pas ça logique ? »
Edward baissa ses yeux vers moi, mais je cachai mon visage pour ne pas le voir.
« Isabella, qui est venue ici pour apporter ma nouvelle bouteille de shampooing ? » m'interrogea – t – il ?
« J..Je sais pas comment elle s'appelle, » je gémissai.
« A quoi est ce qu' elle ressemble ? Décris la du mieux que tu peux. »
J' essayai de décrire la fille le plus précisément possible, mais j' avais du mal à me concentrer à cause de la douleur. Les trois garçons donnèrent un nom en même temps, puis quittèrent la chambre en courant. On entendait beaucoup de cris provenant du rez de chaussée, puis ils s' assourdirent. Edward criait sur quelqu'un et elle pleurait sauvagement. Elle commença à hurler et à le supplier d'arrêter ce qu' il était en train de faire. Au bruit, on aurait dit qu'il la fouettait.
Je rampai jusqu'à mon lit et essayai de me mettre sur le dos. La seule façon que j'avais de le faire était de coller le haut de mon corps au lit, et de laisser l' autre moitié sur le tapis. Mon dos me brûlait et piquait. J'enfouissai ma tête dans la couverture pour cacher mes larmes.
« Isabella ? » dit doucement Edward derrière moi.
J'eus un mouvement de recul alors que je le sentai toucher mon épaule. Il soupira et me retourna délicatement.
« Isabella, regarde moi, » dit il, en caressant mon visage contre lui. Je le fixai du regard, essayant de dissimuler mes émotions. Je ne voulais pas qu' il sache qu' il m' avait blessée. « Isabella, je suis désolé. Je t' ai accusé à tort de quelque chose que tu n' avais pas fait. Je n' aurais pas dû te battre aussi sévèrement sans avoir interrogé les autres d'abord. »
Je l'étudiai pendant un moment, essayant de trouver si il était sincère ou non. Ses yeux verts semblaient tristes mais il aurait pu feindre.
« On prend un nouveau départ, d'accord ? Je te donnerai un peu plus de liberté, si tu promets de bien te tenir et de ne pas essayer de me décolorer les cheveux ou des choses du genre. Ca te va ? » demanda – t – il.
Je faisais oui de la tête. « Oui, Monsieur, » murmurai-je.
« Je suis sincèrement désolé, Isabella. Tu me pardonnes ? »
Comment pouvais je lui pardonner ? Après tout ce qu'il m'avait fait, comment pouvais je simplement le pardonner et dépasser ça. Il m' avait arraché à ma maison, il m' avait battue jusqu'aux chairs, il m' avait enfermée dans un sous-sol sans eau, sans nourriture, sans accès aux toilettes. Il essayait de m' ôter mon identité, et il contrôlait tout. Il était impossible que je le pardonne pour tout cela. Il devrait trouver un autre foutu moyen pour essayer de se racheter et que je puisse éventuellement envisager de lui pardonner.
Cependant, je pouvais lui pardonner pour cet incident. C'était une simple erreur que tout le monde pouvait faire une fois dans sa vie. Je suppose que je pouvais laisser glisser celle-ci.
« Oui, Monsieur » murmurai-je.
Il sourit avec douceur et commença à rassembler des affaires de la trousse de premiers soins. « Tu n'as pas à m' appeler Monsieur, tu sais. Appelle moi Edward. »
Et je ne savais pas si c' était un progrès ou non.
Attention : Prochain chapitre, point de vue d'Edward… Bisous…
