Disclaimer : les persos ne sont pas à moi et les chansons non plus
Genre : pas UA même si j'ai dû faire des changements pour adapter, aventure, romance et angst ça c'est sûr.
Rating : M pour la suite
Couple : 1x2 bien sûr ! vous m'avez déjà vu faire autre chose ?
Merci pour les review auxquelles je n'ai pas pu répondre faute d'adresse, ça fait toujours plaisir et merci de continuer à me suivre malgré le rythme des plus aléatoires.
_ Quatre, enfin ! Que voulait Rashid ? Demanda Trowa en voyant le blond les rejoindre.
_ Vous n'allez pas le croire, répondit-il en souriant jusqu'aux oreilles. Ma sœur voulait que Rashid nous contacte car elle s'inquiétait à cause du reportage dont nous avons été l'objet, mais ce qui est important dans tout ça, reprit-il en voyant que les autres se demandaient où il voulait en venir, c'est que c'est Duo qui lui a parlé de ce reportage ! Conclut-il, fier de lui.
Les autres pilotes le dévisagèrent, bouches bées. Heero avait sentit comme un coup au cœur en entendant le prénom de Duo et de savoir qu'il allait suffisamment mieux pour parler le réchauffait comme un incendie en pleine été.
_ Il reparle ! C'est super ! S'exclama Trowa, sincèrement soulagé.
_ Oui, répondit Quatre avant de s'assombrir, par contre, il ne parle pas énormément, seulement pour lui demander où nous sommes et lui dire qu'il veut se battre avec nous. Il veut pouvoir nous protéger, pour lui nous sommes la seule famille qu'il lui reste. Iria pense qu'il se raccroche à nous parce que nous sommes les personnes les plus anciennes qu'il connaît même si ça ne fait pas très longtemps, d'autant que nous sommes le seul lien qu'il ait avec la jungle puisque c'est là-bas qu'il nous a rencontré, conclu Quatre.
_ Hors de question !
Toutes les têtes se tournèrent vers le japonais qui ouvrait la bouche pour la première fois depuis un bon moment. J fronça les sourcils devant ce soudain éclat, son soldat parfait n'était pas censé se mettre dans un tel état, il n'était pas censé avoir de réaction aussi démesurées !
_ Qu'est-ce qu'il te prend Heero ? Demanda-t-il d'une voix grave.
_ Nous n'avons pas besoin de quelqu'un inexpérimenté, qui ne connaît rien du monde réel et qui ignore la réalité de la guerre, ce serait trop long de tout lui apprendre, il serait une gêne et rien d'autre.
Si J sembla convaincu, Quatre et Trowa sentaient bien que le brun cherchait seulement à protéger Duo, à le tenir hors de danger.
_ Pourtant, il a su abattre à mains nues une escadrille entière de soldats armés, il est encore jeune et complètement ignorant, une vraie page blanche, un être que l'on pourrait former … commença J, comme se parlant à lui-même.
_ Et il se battrait comment ? A mains nues ? Encore ? Contre des armures mobiles ? Tenta Heero pour le faire changer d'avis, un poil agressif.
_ Il nous reste un Gundam Heero, tu le sais, celui de G, répondit le professeur avec un agacement prononcé contre ce qu'il considérait comme un éclat inconcevable de son soldat. Le Deathscythe n'a toujours pas trouvé son maître.
En son for intérieur, le japonais imagina celui qu'il avait comparé à un Shinigami aux commandes du Gundam maudit et eut un frisson d'excitation. Il se claqua mentalement et tenta de se ressaisir. Bien sûr que c'était tentant d'avoir Duo auprès de lui, mais ce serait surtout égoïste et beaucoup trop dangereux.
Seulement, il devait bien admettre qu'il ne savait pas pour qui ce serait le plus dangereux. Pour Duo ? Ou bien pour lui qui risquait de perdre tous ses moyens avec lui dans les parages ?
_ Je ne suis pas convaincu que ce soit une bonne idée professeur, commença Quatre. Vous savez mieux que personne que cet apprentissage est très long, de plus il n'est pas encore remis et reste fragile psychologiquement.
_ Je pense que ça ne coûte rien d'essayer, surtout si c'est lui qui en fait la demande. Si il est motivé ça n'en sera que plus facile, avança G, trop heureux d'avoir peut-être un pilote pour son Gundam.
_ As-tu des personnes sûres pour le conduire jusqu'ici, histoire de lui faire passer quelques tests ? Demanda S en se tournant vers le blond.
_ Et bien … oui, marmonna Quatre l'air franchement ennuyé.
Il était plutôt de l'avis de Heero. Il n'avait pas envie de voir le jeune sauvage sur un champs de bataille, il s'en voulait déjà trop d'avoir amené mort et désolation sur ce territoire encore miraculeusement sauvage et protégé.
D'un autre côté, il ne pouvait pas mentir aux profs, ce serait inutile en plus, ça ne ferait que retarder l'inévitable. Ils enverraient seulement un de leurs gardes le chercher. Et lui, il les suivrait c'était évident, Iria avait été catégorique. Il était impossible de le faire tenir en place, il voulait les rejoindre plus que tout.
_ Rashid peut l'amener, dit-il d'une voix amer, les yeux dans ceux du japonais, espérant qu'il comprendrait.
Heero détourna le regard. Il était désespéré. Les profs avaient trouvé un nouveau jouet et consentant en plus ! Il espérait juste que G se chargerait de la partie entraînement militaire, qu'il n'ait pas à subir le même entraînement insensé que celui qu'il avait dû enduré.
Quinze semaines. Quinze longues et épuisantes semaines. Son entraînement n'était pas de tout repos. Duo n'avait presque pas fermé l'œil, il dormait à peine cinq heures par nuit. Il y avait bien trop de choses à apprendre, à connaître, à retenir. Il ne pouvait pas se permettre de perdre du temps. En outre, ses nuits, malgré les calmants qu'il prenait toujours, n'étaient peuplées que de cauchemars.
Depuis que Rashid l'avait conduit sous bonne escorte jusqu'à la base spatiale des profs, il n'avait pas arrêté une seule minute. Le voyage en lui-même avait été des plus fatiguant, il avait fallu rejoindre un spatioport où les attendait une navette privée qui les avait menés directement jusque là.
Duo avait tout regardé à s'en faire mal aux yeux. Lui qui ne connaissait que les arbres et la jungle s'était retrouvé plongé brutalement dans l'aridité du désert d'Arabie puis dans la civilisation puis dans le vide glacé de l'espace.
Son bref séjour dans la base souterraine des Manganacs ne l'avait pas du tout préparé à ce qu'il verrait à l'extérieur. Iria avait tenté de lui expliquer, lui avait même montré des photos et des vidéos comme Heero avant elle, mais la réalité dépassait de loin tout ce qu'il avait pu imaginer.
L'air différent, si sec, presque étouffant, la foule agitée ensuite, les bruits incessants et si étrange, … Puis, plus rien, le néant froid de l'espace contrastant avec l'éclat lumineux des étoiles à travers les hublots de la navette.
Il avait dû gérer tant de sensations et d'émotions nouvelles qu'il avait craint un moment que sa tête n'explose. Une fois les premières heures passées et certaines nouveautés un peu intégrées, il avait réalisé avec un soulagement mêlé d'effroi que cela lui permettait de penser à autre chose qu'à sa famille morte. Ça et aussi l'impatience de revoir les pilotes.
Toutefois ses espoirs furent vite refrénés quand, en arrivant à la base, aucun ne l'avait accueilli. Et pour cause, ils avaient dû sans attendre commencer leur mission pour débusquer le réseau de traîtres qui sévissaient parmi les rebelles. Mission qu'ils avaient accompli rapidement, au bout de trois jours d'investigation discrète, ils étaient parvenus à identifier le résistant qui les avait trompé. Deux semaines plus tard et ils étaient sûrs que celui-ci avait travaillé seul. Il voulait se venger des pilotes qui avait tué son frère, soldat d'Oz, et leur avait donné de fausses infos, espérant qu'ils se fassent tuer.
Ils avaient ensuite dû infiltrer une base ennemi pour tenter d'en apprendre plus sur les bombes nucléaires que Treize avait projeté de fabriquer. Ils n'avaient pas trouvé ce qu'ils cherchaient, juste quelques suppositions. Leur enquête les avait ensuite amenés à faire le tour des écoles les plus prestigieuses de la Terre mais Duo ne savait plus pourquoi. C'est tout ce qu'il avait retenu même si il n'avait pas tout compris. Ce qu'il savait c'est que les pilotes étaient en mission et non là où il se trouvait, lui.
C'était d'ailleurs la raison qui poussait Duo à tout assimiler au plus vite, il voulait les rejoindre, à tout prix. Heero, surtout, lui manquait énormément. Mais il gardait ça pour lui, il ne voulait pas en parler aux profs, il craignait en particulier le mentor du japonais. J lui faisait froid dans le dos. Heureusement qu'il n'avait pas trop souvent à faire à lui.
Une fois que G lui eut appris à lire, écrire et compter un minimum, le docteur J s'était contenté de lui apprendre tout ce qui concernait l'informatique et les armes à feu, laissant au prof G le soin de lui enseigner le maniement d'un Gundam ainsi que la mécanique à l'aide de Howard et des Sweepers.
Ces derniers avaient pris en affection ce petit homme et s'étaient amusés à lui apprendre tout un tas de choses, comme de conduire, que ce soit des voitures, des motos, des vélos, des camions, des hélicos et des avions, etc ... Une en particulier, Hilde, était devenue une très bonne amie. Ils se voyaient presque tous les jours et elle lui apprenait beaucoup.
C'était elle qui lui avait expliqué ce qui se passait entre un homme et une femme quand il l'avait surprise en train d'embrasser son copain du moment. Elle lui avait aussi expliqué la différence entre amour et désir physique quand il s'était rendu compte qu'elle changeait souvent de partenaire. Elle avait en quelque sorte complété l'enseignement des profs, qui elle s'en doutait ne penseraient pas utile d'aborder ce genre de choses.
Et effectivement, cela ne fut pas au programme. Le docteur S lui avait appris à se fondre dans le décor, dans n'importe quelle situation et dans n'importe quelle société. Il avait dû les étudier pour ça et cela lui avait pris un temps fou, il y en avait tant ! Il en avait profité pour lui faire un résumé de l'histoire de l'humanité, insistant plus particulièrement sur les périodes post- colonies.
Le savant H, le mentor de Quatre, lui avait inculqué des notions de stratégie, de diplomatie et de politique. Ce n'était pas des choses évidentes à apprendre, pourtant, ce qui avait été le plus pénible à inculquer à Duo avait été les notions de politesse et de savoir-vivre.
Il lui avait fallu apprendre que « Non Duo ! On ne s'assoit pas sur la table pour manger ! Et oui, on utilise ses couverts ! », que se promener nu au milieu de la base était définitivement proscrit et que de regarder les autres dans leur sommeil ou dans leur douche après s'être introduit sans autorisation dans leur cabine n'était pas quelque chose qui se faisait entre gens civilisés ! Si maître O ne l'avait pas aidé, H serait sûrement mort de désespoir à l'heure qu'il est.
Maître O était aussi celui qui avait renforcé son savoir-faire en combat à mains nues et aux armes blanches, il avait donné des noms aux techniques employées instinctivement par le jeune sauvage et lui avait appris à se maîtriser et à canaliser son énergie.
Le fait de vivre sur une base plus grande et de côtoyer plus de monde, notamment les Sweepers l'avait beaucoup ouvert et il parlait maintenant couramment, il ne butait plus sur les mots et il apprenait de nouvelles expressions chaque jour. Grâce à eux, il commençait à comprendre le monde qui l'entourait et les relations humaines, les différents types de liens qu'il pouvait y avoir entre des personnes, les loisirs comme la musique notamment, même si il n'avait pas énormément de temps à y consacrer.
Le prof G avait fait venir d'un groupe de résistants une jeune doctoresse pour remplacer Iria et lui inculquer un minimum de connaissances médicales. Il s'était avéré que ce soit une bonne chose car Duo avait quitté Iria très rapidement après la fin de sa période mutique et tout ce que la jeune femme avait fait pour lui pendant cette période restait très flou.
Il fallut donc à Sally Po beaucoup de patience et de sang froid pour apprendre à ce jeune sauvage comment se laver seul, se brosser les dents, qui avaient été miraculeusement épargnées – sûrement grâce à cette habitude qu'il avait prise de mâchonner différentes racines – se coiffer et surtout utiliser les toilettes, car « Non Duo, on ne peut pas faire pipi dès qu'on en a envie ! Il faut aller dans un lieu spécial ! » lui avait-elle dit, mortifiée, lorsque ce dernier avait juste ouvert son pantalon pour uriner dans un pot de fleur en plein milieu de l'infirmerie.
Ce qui l'aidait toujours dans ces cas-là était que Duo les regardait tous avec un air de chien battu mélangé à un air d'incompréhension totale. Il avait bien conscience d'avoir fait toutes ces choses étant enfant et même auprès d'Iria, mais tout restait entouré d'un vague brouillard insondable.
Ces périodes de sa vie, il les avait reléguées dans un coin de son esprit et ne voulait plus y penser pour le moment. C'est pourquoi il avait beaucoup de mal à intégrer tout ça. Il retenait très bien tout ce qu'on lui disait, ça n'était pas le problème. Non, le problème était qu'il n'avait aucune pudeur ni aucune notion d'espace vitale alors il ne comprenait pas … Et qu'on lui réponde juste « parce que ça ne se fait pas Duo ! » ou « Ce n'est pas poli ! » et bien ça ne l'aidait pas du tout à comprendre.
Finalement, après trois semaines à se faire gronder comme un enfant de deux ans, il avait arrêté d'essayer de comprendre et se contentait de mettre en application tout ce qu'il avait retenu. Si ça leur faisait plaisir et lui permettait de rejoindre les pilotes plus vite, alors c'était bien pour tout le monde. Il se consacrait donc à ses études, passait des heures à lire, à regarder la télé et à surfer sur le net, avide de savoir et impatient comme un enfant le matin de Noël.
Ça aussi, les religions et autres choses métaphysiques, cela avait été un vrai calvaire à comprendre. Ce qui avait tout de même simplifier la tâche des profs était que Duo s'était révélé très bon élève, une véritable éponge, un petit génie qui comprenait très vite.
Malgré tout, il gardait une part de naïveté propre aux jeunes enfants qui pouvait lui porter préjudice et cela expliquait pourquoi les profs rechignaient à le laisser rejoindre les autres. Ils craignaient qu'une fois sorti du cocon protecteur de la base, Duo ne puisse faire face à l'hypocrisie qui régnait dans le monde adulte et à laquelle il aurait forcément à faire.
C'était ce que G pensait encore quand il fut tiré de son sommeil par une main lui tapotant doucement l'épaule. Ouvrant les yeux, il tomba face à face avec le visage de Duo juste au-dessus de lui. Après avoir senti son cœur s'arrêter et repartir sous le coup de la frayeur, il se redressa brusquement.
_ Duo ! Tu veux ma mort ou quoi !
_ Pardon … j'arrive pas à dormir, lui répondit-il tout penaud.
Le vieux professeur se passa une main lasse sur le visage, essayant de ne pas regarder son réveil qui indiquait quatre heure du matin.
_ Que se passe-t-il ? Demanda-t-il en s'adossant mieux contre sa tête de lit.
Duo vint s'asseoir en tailleur sur son lit, en pyjama, les cheveux lâchés cachant en partie son visage baissé. Dans la pénombre on aurait pu croire à un petit enfant ayant fait un cauchemar mais il n'en était rien.
_ Je n'arrête pas de penser à tous ces hommes … commença-t-il d'une voix sourde. Ces soldats dans la jungle … je les ai tué …
_ Tu n'avais pas le choix, ils t'auraient tué si tu ne l'avais pas fait, toi ou les autres. Ils étaient un danger … tenta de le rassurer G, persuadé qu'il était d'avoir compris le problème de son élève.
_ Non... Vous ne comprenez pas … Je … Je suis content de l'avoir fait, dit-il en plantant ses yeux dans ceux de G. Chaque fois que j'y repense je sens comme … je ne sais pas comment dire … fit Duo en plissant les yeux, je me sens … … satisfait ! S'exclama-t-il, soulagé d'avoir pu mettre un mot sur son ressenti.
G le fixa un moment en silence, tentant de faire abstraction des frisson qui le parcouraient devant les yeux sombres de son pilote et Duo se mordit la lèvre, conscient que son professeur pourrait mal le juger après ça. Après tout, n'avait-il pas éprouvé du plaisir à tuer alors que son prof lui enseignait de respecter la vie ?
_ Duo … ces hommes venaient de tuer toute ta famille, commença-t-il bien conscient de la dureté de ses mots, c'est normal que tu es éprouvé de la satisfaction, c'est ça la vengeance.
_ Mais je … vous m'avez toujours dit de ne pas faire de pertes inutiles, de blesser et de ne pas tuer, fit Duo, l'air perdu.
_ Je sais ça et je le maintiens, mais là c'était un cas très particulier. Tu étais horrifié et en colère, tu n'étais pas en état de réfléchir, ce ne sera pas le cas sur un champs de bataille ou en mission. Tu garderas la tête froide parce qu'on t'a appris à le faire, répondit G d'une voix plus douce mais plus convaincue.
Duo ne dit rien, se contenta de le regarder encore comme pour être sûr qu'il lui disait la vérité, avant de finalement lui faire un petit sourire contrit et de retourner dans sa chambre.
G avait compris cette nuit là que cette naïveté enfantine n'était qu'une partie de Duo et qu'il cachait en son sein une part de ténèbres peut-être plus sombres encore que celle des autres pilotes. Il était prêt.
.
_ G ! appela Duo en rentrant dans le labo.
Le savant releva la tête de son ordinateur en sursautant.
_ Duo ! ... je t'ai déjà demandé de prévenir avant de hurler comme ça, bougonna-t-il.
Il s'était vite attaché à cet étrange garçon et n'arrivait pas à vraiment lui en vouloir. Toutefois, ses collègues avaient du mal à supporter ses constants débordements et son énergie apparemment sans borne, c'était donc pour ça qu'il essayait de le canaliser un peu.
_ Pardon, fit Duo en baissant la tête. Je voulais vous demander si vous aviez enfin pris une décision. Quand est-ce que je pourrai rejoindre les autres ? Demanda-t-il en trépignant.
G soupira, malgré sa décision, il avait préféré attendre que Duo en fasse la demande. Il n'avait pas eu à attendre bien longtemps, cela ne faisait que deux jours depuis leur conversation nocturne.
_ D'accord. On va t'expliquer ce qu'il en est et on organisera ton départ, abdiqua-t-il.
Duo se mordit la lèvre pour ne pas littéralement hurler de joie. Il se contint du mieux possible et attendit sagement que les autres se regroupent.
_ Les autres pilotes sont sur Terre depuis plusieurs semaines maintenant, ils ont infiltré avant-hier une école prestigieuse en Norvège. La plupart des grands officiers de l'Organisation sont passés par cette école, certain ont gardé des liens avec leurs anciens professeurs et ils continuent de recruter des élèves qui en sortent. On a pensé qu'ils … que vous, se reprit G, pourriez en apprendre un peu plus sur les intentions de Kushrénada en ayant les oreilles où il faut.
_ Penses-tu avoir le niveau pour les rejoindre ? T'en sens-tu capable ? L'interrogea maître O.
Duo ne répondit pas de suite mais les toisa avec le plus grand sérieux du monde les uns après les autres. Il les fixa de ses yeux presque noirs de colère et d'impatience jusqu'à ce qu'il les sente frissonner, même J, et c'est avec un sourire contrastant totalement avec la lueur de ses yeux qu'il leur répondit.
_ C'est pour ça que vous m'avez formé, non ?
_ Bien sûr, avança H prudemment, mais le niveau de cette école est très haut et tu n'étudies que depuis peu … Il faudrait mettre au point une histoire un peu différente de celle des autres. Tu ne peux pas être juste un étudiant transféré, continua-t-il en voyant les sourcils froncés de Duo, ils ne prennent que les meilleurs ou les plus riches.
_ Tu dois comprendre Duo, tu es très intelligent mais il y a énormément de choses que tu n'as pas eu le temps d'étudier, conclu G.
_ Alors que fait-on ? Leur demanda-t-il.
J se gratta la gorge un moment et finit par se lever pour revenir aussitôt avec un dossier qu'il tendit à Duo.
_ J'avais prévu ce cas de figure, fit-il alors que Duo lui prenait la pochette cartonnée des mains. Tu garderas ton nom, personne ne le connaît et ce sera déjà ça en moins à intégrer. Tu seras le fils d'un riche industriel qui a vécu coupé du monde pendant des années, étudiant avec un précepteur car tes parents voyageaient beaucoup pour leurs affaires. Ils ont choisi cette école pour la fin de tes études car ils ont pris conscience que tu avais du retard et qu'il te fallait te sociabiliser pour pouvoir un jour reprendre la compagnie de ton père. Tu as tous les détails dans ce dossier, la navette partira demain, une fois sur Terre Howard te conduira sur place, il sera ton chauffeur. Avant de partir je veux que tu fasses un check-up à l'infirmerie, ajouta J pour finir.
Duo se contenta de hocher la tête. Il avait compris et n'attendait plus que de partir.
Le lendemain matin, à peine levé, il se mit en devoir de trouver Sally pour sa visite de contrôle, elle voulait également revoir le dosage de ses calmants. Son bureau était vide, aussi alla-t-il sans attendre à l'infirmerie. Il entra sans frapper comme à son habitude mais resta à la porte, la poignée encore dans la main, complètement indécis face à la scène qui s'offrait à lui.
Sally, les mains pleines de sang tentait de stopper l'hémorragie d'un soldat étendu sur sa table d'auscultation. Deux rebelles étaient de chaque côté et l'aidaient de leur mieux. Ce genre de scène, Duo s'y était fait depuis le temps. Non, ce qui le choquait c'est que le soldat que Sally voulait sauver n'était pas un des leurs. C'était un ennemi, un soldat d'Oz.
_ Attends dehors Duo ou entre mais ferme la porte s'il te plaît, lui lança Sally entre rapidement.
Choisissant la première option, il se rassit dans le couloir et décida d'attendre comme la doctoresse lui avait demandé. Une demie-heure plus tard, la porte se rouvrit pour laisser passer les deux résistants poussant un brancard sur lequel se trouvait le soldat, amoché mais bien vivant. Il rejoignit donc une Sally épuisée, assise un café dans les mains.
_ Je peux repasser si tu veux ?
Elle leva sur lui un regard chaleureux malgré sa fatigue et secoua négativement la tête.
_ Tu dois partir cet après-midi. On va faire ça maintenant. Viens t'asseoir.
Duo s'installa donc mais elle voyait bien que quelque chose le tracassait.
_ Que se passe-t-il Duo ? Tu sais que tu peux tout me dire !
_ Hum hum, fit-il en hochant la tête. Je ne comprends pas … Je sais que G m'a dit de ne tuer qu'en cas de nécessité mais … de là à soigner des soldats ennemis …
Il ne put finir, ne sachant pas trop comment s'exprimer, il ne voulait pas la vexer.
_ Oh je vois, c'était donc ça, sourit-elle. C'est ce qu'on appelle un prisonnier de guerre, c'est pour ça qu'il est là. Quant au fait de le soigner, j'ai fait serment en tant que médecin de soulager la souffrance humaine quand elle se présente à moi. C'est juste inconcevable pour moi de le laisser mourir. Et puis, il faut que tu comprennes Duo. La guerre est souvent quelque chose de complexe. Il n'y a pas les méchants d'un côté et les gentils de l'autre. Ce serait trop facile, non ? Demanda-t-elle sans attendre de réponse. Ceux qui se battent sont souvent persuadés de le faire pour la bonne cause, quelque soit leur camp. Les soldats d'Oz ont été pour la plupart trompés par leur recruteur et sont persuadés que les pilotes de Gundam ne sont que des terroristes... Il faut que je t'avoue quelque chose, continua-t-elle après un silence embarrassé, avant d'être dans la résistance, je faisais partie de l'Organisation Zodiacale, comme ton amie Hilde d'ailleurs.
Duo avait bien tout compris mais il n'était pas sûr de ce qu'il ressentait. Il aimait beaucoup Sally et Hilde, il avait du mal à croire qu'elles étaient des ennemis avant. Quant à tous ces hommes, cela voulait-il dire qu'il n'aurait pas du tuer ceux qu'il avait affronté dans la jungle ? Pourtant G lui avait affirmé le contraire …
_ Toutefois, il y a des hommes qui ne font la guerre que par amour du sang et de la bataille, ceux là ne peuvent être raisonnés et se battraient pour n'importe qui, contre ceux là, tu ne dois pas avoir de scrupule, rajouta-t-elle, ayant parfaitement compris son malaise.
Il leva vers elle des yeux remplis de gratitude, l'information serait dure à encaisser mais il y parviendrait. Sa visite se passa bien finalement et Sally baissa même le dosage de ses calmants. Il avait l'autorisation de son médecin de rejoindre les autres.
Il se dépêcha donc de retourner à sa chambre pour réunir ses affaires, ce qui ne fut pas bien long, dans une grande valise noire luxueuse fournit par les profs pour l'occasion. Au niveau des vêtements, il n'avait pas à s'inquiéter, l'école fournissait un uniforme et le peu que lui avait donné Quatre suffirait, d'autant qu'en farfouillant ici et là dans ce que les Sweepers avait ramené de leurs divers travaux de récup, il s'était confectionné une tenue qu'il aimait beaucoup, toute noire avec ce qu'il avait appris après être un col de prêtre. Les autres lui avait alors expliqué ce qu'était un prêtre, il avait trouvé ça bizarre mais s'y était habitué alors il l'avait gardé.
De toute façon, dès qu'il serait seul, il se débarrasserait de ces encombrants morceaux de tissus et de ces choses affreuses appelées chaussures. Il n'y avait pas idée de mettre ça, franchement !
Il jeta un dernier coup d'œil à sa chambre pour s'assurer qu'il avait bien tout empaqueté et ferma la porte derrière lui sur un soupir de contentement. Il allait le revoir, enfin ….
Howard arrêta la voiture devant les grilles imposantes en fer forgé et baissant la vitre de sa portière, il appuya sur le bouton de l'interphone.
_ Oui ?
_ J'amène M. Maxwell, dit-il d'une voix si sérieuse que Duo douta un instant que ce fut bien lui qui eut parlé.
_ Bien. Entrez.
Les grilles s'ouvrirent doucement sans un bruit et Howard s'engagea dans l'allée bordée d'arbres qui serpentait devant lui.
_ Et ben mon p'tit gars, tu vas pas t'ennuyer ici ! Rien que le parc vaut le détour, c'est moi qui te l'dit ! S'extasia le barbu avec une voix déjà plus habituelle pour Duo.
_ Si tu le dis, répondit Duo, un rien amusé malgré son stress.
_ T'inquiète, le p'tit blond doit venir t'accueillir. On a dit au directeur que vous vous étiez déjà rencontré grâce au travail de vos pères. Quatre est le seul qui soit là sous son vrai nom.
_ Hum.
Duo n'écoutait plus que d'une oreille. Au stress de tout ça se rajoutait l'impatience de le revoir. Il sentait son estomac se contracter et son ventre papillonner. Il se laissa guider par Howard lorsqu'ils descendirent de la voiture, bien trop impressionné par cette immense bâtisse pour regarder où il mettait les pieds.
Il pouvait apercevoir des silhouettes, parfois des visages, à travers les fenêtres qui donnaient sur la cour où ils venaient de se garer. De toute évidence, son arrivée ne passerait pas inaperçu, lui qui aurait voulu au contraire se faire tout petit.
Un frisson le secoua de la tête aux pieds sans qu'il ne puisse dire si cela venait de cette impression d'être le point de mire de tous ou de la température beaucoup plus basse que ce à quoi il était habitué.
Pour la première fois, il comprenait l'utilité que pouvait avoir les vêtements et il remerciait silencieusement Howard de l'avoir forcé à enfiler un manteau. Et dire qu'on n'était qu'en automne ! A ce qu'il avait compris ce serait pire en hiver. Il espérait ne plus être là à ce moment.
Une main dans son dos le poussa à avancer. Il se retourna pour lancer un regard d'excuse à son ange gardien et commença à monter les marches de cet immense escalier. Non pas qu'il était très haut mais il était incroyablement large à sa base, rétrécissant progressivement à mesure que l'on s'approchait de la double porte aussi monumentale que le reste.
Arrivé devant l'entrée, Duo se sentit vraiment tout petit et surtout très perdu. Il avait comme un trou au fond de l'estomac, tout le reste était oublié, il se demandait seulement ce qu'il pouvait bien faire là et pourquoi. Avant que Howard ai pu frapper, une des deux portes s'ouvrit devant un homme d'un certain âge en costume noir et chemise blanche.
_ Bonjour Monsieur Maxwell, commença-t-il avant de se tourner vers Howard, Monsieur. Veuillez me suivre s'il vous plaît messieurs. Le directeur vous attend dans son bureau avec votre ami, Monsieur Winner.
Cette simple phrase redonna le sourire à Duo et il emboîta le pas du major d'homme sans hésitation, Howard le suivant avec ses bagages. Leur trajet se passa discrètement, Duo en déduisit que les élèves devaient être en cours et il en fut soulagé. Après maints détours dans des couloirs pratiquement tous identiques, ils s'arrêtèrent devant une porte où une plaque dorée prévenait les visiteurs que l'on se trouvait devant le bureau du directeur et ce en plusieurs langues.
_ Entrez ! Fit une voix après que leur guide eut toqué deux coups.
Ils s'avancèrent dans une pièce luxueuse aux murs recouverts de tentures et très richement décorés. Cela avait beau être impressionnant, Duo n'aimait pas du tout, c'était trop... trop ! Son inspection finit, ses yeux se posèrent sur Quatre, assis bien droit face au directeur, un homme d'une cinquantaine d'années mais d'une rare élégance, très distingué. Ce dernier se leva et lui tendit la main, l'invitant par là même à s'asseoir.
_ Je vous en prie Monsieur Maxwell, entrez et prenez un siège. Nicolas va conduire votre chauffeur à votre chambre pour qu'il y dépose vos bagages avant de partir.
Duo se retourna sur Howard, lui jetant un coup d'œil nerveux. La présence du vieil homme le rassurait et par conséquent son départ l'angoissait. Jusqu'à présent, il s'était senti protégé, Howard était le lien avec le lieu qui lui avait servi de maison pendant presque quatre mois.
Le vieil homme s'inclina légèrement et, sans que les autres ne puissent le voir, lui fit un petit clin d'œil.
_ Au revoir et à bientôt Monsieur, je vous souhaite un bon séjour dans votre nouvel école, le salua-t-il avant de sortir.
_ Merci Howard, à bientôt, fit Duo d'une voix à peine audible avant de prendre place aux côtés de Quatre.
Ils s'étaient à peine jeté un regard mais l'aura dégagée par le blond l'apaisait un peu. Duo écoutait d'une oreille légèrement distraite le discours de bienvenue du directeur, ce dernier lui expliqua dans les grandes lignes le fonctionnement de l'établissement mais Duo ne s'en inquiéta pas, il savait que quoi qu'il se passe, Quatre lui referait un topo ensuite. Il revint un peu à la réalité en entendant une sonnerie légèrement stridente, suivit aussitôt de raclement de pieds de chaises sur le sol au-dessus de lui, d'exclamations et de bruits de pas annonçant la fin des cours pour la journée.
_ … bien, si vous n'avez pas de question, je vais vous laisser aux soins de votre ami qui va vous faire visiter et vous conduire à votre chambre. Il est arrivé peu de temps avant vous mais il s'est vite habitué à son nouvel environnement. J'espère qu'il en sera de même pour vous Duo.
_ J'en suis certain Monsieur le directeur, je vous remercie.
Sur ces bonnes paroles, les deux pilotes se levèrent et après avoir salué le directeur déjà retourné à ses papiers, ils fermèrent la porte derrière eux. Enfin seuls dans le couloir, ils se regardèrent vraiment pour la première fois et Quatre eut le souffle coupé devant la vision de celui qui il y a encore quelques mois ressemblait à un sauvage.
Duo portait à ravir l'uniforme noir au blason bordeaux, il moulait parfaitement son corps svelte et pourtant musclé et ses cheveux ressemblaient enfin à des cheveux et étaient parfaitement maintenus dans une longue tresse.
Quatre lui fit un magnifique sourire et le prit dans ses bras pour une brève étreinte avant de se reculer pour le regarder encore.
_ Duo ! Je ne t'aurai pas reconnu ! Tu nous beaucoup manqué. Comment vas-tu ?
Duo ne put que sourire en retour, touché par la sollicitude du blond envers lui.
_ Un peu perdu et intimidé je crois.
_ Ta transformation est vraiment époustouflante ! Continua Quatre. Non vraiment, c'est à peine croyable, insista-t-il en secouant la tête, incrédule. Bon … fit-il en tentant de reprendre un peu ses esprits, je vais juste t'expliquer un peu l'organisation des lieux et pour le reste tu verras avec Heero.
Duo se contenta de hocher la tête, la mention du japonais dans la conversation l'empêchant de formuler ses pensées à voix hautes.
_ Bien. Alors en bas tu as tout ce qui est administratif et salle de repos, bibliothèque, salle vidéo, salle informatique et tout ça. Au premier ce sont les salles de classe, les labos de science et les ateliers d'art. Au troisième, les dortoirs des filles et au quatrième ceux des garçons. Nous sommes deux par chambre. Quand nous avons appris que tu nous rejoignait sur cette mission, Heero s'est infiltré dans leur système informatique et fait en sorte de se retrouver dans une chambre seul de façon à ce que tu sois mis avec lui en arrivant, il trouvait préférable de ne pas t'imposer la présence d'un inconnu dans ton espace vital, au cas où. Et pour les installations sportives, tout ce trouve dans le parc, le gymnase, la piscine, les cours de tennis et le stade. Tu retiendras ? Demanda Quatre, un peu inquiet du mutisme de Duo.
_ Oui, t'en fait pas, répondit-il d'une voix distraite.
Il allait partager sa chambre avec Heero. C'était plus que ce qu'il avait espéré et attendu. Il en était ravi. Le brun lui apportait cette chaleur et ce réconfort qui lui manquait tant, il retrouvait auprès de lui la même sensation qu'auprès de sa mère et de ses frères et sœurs.
_ Ok, fit Quatre en le conduisant vers l'ascenseur. Je dois quand même te prévenir, les élèves d'ici sont tous issus de familles riches. Beaucoup sont très arrogants, se prennent pour le centre du monde, ne supportent pas d'être contredit, il faudra faire attention à ne pas trop t'approcher d'eux, conclut-il en le poussant hors de la cabine.
Duo se tourna vers Quatre, l'interrogeant des yeux pour savoir dans quelle direction il devait aller. Le blond lui indiqua de la main le sens de la marche et ils reprirent leur conversation comme si elle n'avait jamais été interrompu, ignorant autant que possible les quelques élèves qui les croisaient en les dévisageant sans vergogne.
_G m'a prévenu, répondit-il en hochant la tête, il m'a dit de ne faire confiance qu'à vous et d'éviter les autres. De ne leur parler que si eux me parlent et de ne pas approfondir.
_ Il a eu raison, approuva Quatre. Ah voilà ! Nous y sommes.
Quatre s'arrêta devant une porte semblable aux autres portant le numéro 412 mais au lieu de frapper à la porte, il se tourna d'abord vers Duo. Il posa ses mains sur ses épaules faisant sursauter le jeune homme.
_ … C'est incroyable … Je n'arrive vraiment pas à croire que c'est toi. Tu parles si bien, tu sembles tellement à l'aise et si différent, il s'interrompit une seconde avant de reprendre, l'air plus grave. Duo … ne te méprends pas, nous sommes heureux de te voir et que tu sois avec nous mais tu dois savoir, tu en as le droit... Nous n'étions pas d'accord pour que les profs t'engagent, nous voulions te tenir éloigné de tout ça, reprit-il plus vite en voyant les sourcils de Duo se froncer, ne pas te mêler plus encore à cette guerre.
_ Je comprends … commença Duo avec précaution, cherchant toujours un peu ses mots pour être sûr de ne pas se tromper. Mais dis-toi que vous n'auriez pas pu me tenir loin de vous. Vous êtes devenu ma famille même si ça me semble encore étrange à moi-même, je n'aurai pas supporter de vous savoir en danger sans moi plus longtemps. Je souhaite juste ne pas être une gêne et vous apporter mon aide, je me débrouille bien avec Deathscythe tu sais … et …
_ C'est bon Duo, le coupa Quatre, tu n'as pas à te justifier, je sais ce que tu ressens.
La main sur la poitrine, Quatre sourit à Duo pour lui faire comprendre qu'il ressentait la même chose que lui. Et c'était vrai, les émotions brouillons de Duo parvenaient sans peine à l'esprit de l'empathe et même si elles étaient désordonnées, elles étaient compréhensibles.
_ Tu es prêt à voir Heero ?
Un sourire sincèrement heureux apparut sur les lèvres du natté sans qu'il ne s'en rende compte et il jeta un regard brillant à son ami, impatient. Quatre toqua un coup et ouvrit la porte devant Duo, s'écartant en même temps pour lui laisser le passage.
D'abord intimidé, Duo n'osa pas entrer mais quand il aperçut le japonais qui se levait de son lit après avoir entendu la porte s'ouvrir, ce fut plus fort que lui, il se jeta en avant et s'accrocha au cou du brun avant que ce dernier n'ait pu faire un geste.
Emporté par son élan, il déstabilisa Heero dont l'arrière des genoux heurta le bord du lit qu'il venait de quitter et ils tombèrent tous les deux dessus. Perdu dans les yeux du jeune sauvage qu'il avait eut beaucoup de mal à reconnaître, Heero continua à le dévisager en silence, une expression indéfinissable sur le visage, ne bougeant pas jusqu'à ce qu'un grattement de gorge se fasse entendre.
_ Heu … Hee … Heero ? Fit une voix douce et encore inconnue de Duo.
En entrant dans la chambre telle une tornade, il n'avait pas eu le temps de réaliser la présence d'une jolie jeune fille blonde assise sur le deuxième lit de la pièce.
Alors ? Qui est donc cette fameuse jeune fille ? Vous devinez pas ? Oh allez c'est facile ...
Bon je vous laisse chercher !
J'espère que ça n'avance pas trop lentement pour vous mais je suis assez satisfaite du rythme, ça va s'accélerer dans le prochain chapitre, un peu plus d'action, tout ça, tout ça, retrouvailles and co !
Bizzz
