Encore un chapitre corrigé par Belette, auteur de Le ruban moucheté : la véritable version ! (Non, c'est pas vrai, je fais jamais de pub moi ) Elle est extra ! Ses conseils me sont super utiles !
Belette : En cours je suis en train de réciter tes conseils. Comme celui du si qui n'aime pas les rais ! Tout le monde me prend pour une folle ( enfin plus folle que d'habitude) mais au moins, mon orthographe à tendance à s'améliorer ! Thank you very much ! Tu as complété la formule de l'Avada, mon Dieu, on est tous perdus ! Merci pour tes reviews ! Elles me font super plaisir ! Des reviews de mon professeur de s*x, ça fait toujours plaisir ! XD
Merci à tous pour vos reviews, ça fait vraiment chaud au cœur.
D'autre part, je reconnais qu'il y a beaucoup d'incohérences mais, j'ai une excuse, ça fait longtemps que je n'ai plus ouvert un livre hp. Pour l'instant, je suis plus dans le Stephen King avec ses romans d'horreur. Aussi, j'écris en me reposant sur mes souvenirs. Croyez moi, je fais de mon mieux pour minimiser mes erreurs. J'ai commencé mon histoire avec des incohérences et je crois que je finirais avec elles. Je n'ai pas l'intention de corriger toute l'histoire étant donné que je l'ai déjà bien avancée et, malheureusement, certaines des actions déjà écrites sont, plus ou moins basées dessus. On dirait un discourt de président O.o XD Enfin… encore milles excuses pour toutes ces erreurs que je sais nombreuses.
Tioubo :Coucou, j'aimerais beaucoup que tu me corriges mais, je n'ai pas reçu ton adresse, donc…
La'ienth :La vengeance ! J'y travaille, j'y travaille. Normalement, Harry sera bien énerver. Encore faut-il que je trouve la vengeance, Harry ne s'énerve pas facilement. C'est dur d'écrire une histoire T.T ^^.
Je vous laisse pour la lecture de ce chapitre qui contient un événement historique. (suspens… lol)
Punitions et Quidditch
Ce samedi, Harry eut la chance (ou la malchance) de se retrouver seul avec Deirdre dans la salle des professeurs.
Il s'y était rendu dans l'espoir de rencontrer un de ses collègues. Toutefois, pas un ne montra le bout de son nez.
Harry était donc resté malgré tout pour tenter de mettre en place un programme convenable. Lorsqu'il s'assit devant son parchemin vierge, une plume en main, il resta complètement bloqué, fixant d'un air désespéré sa page restée blanche.
Ses quelques millénaires ne l'aidaient pas à trouver une trame concrète pour son programme. C'est alors que, soudain, il entendit la porte s'ouvrir. Espérant secrètement que se soit un professeur qui pourrait l'aider... Mais non ! Le destin en voulu autrement...
Dans l'encadrement, habillée de sa robe rouge d'auror, Deirdre se tenait là. Ses cheveux volants sous l'effet d'un vent imaginaire.
Elle adressa un sourire timide au jeune homme avant de rougir subitement et de se rendre au canapé où elle s'assit, un livre en main.
Harry, qui avait auparavant répondu par le même sourire, ne pouvait à présent plus en détacher les yeux. Il la regarda lire, un sourire vague dessiné sur ses lèvres.
N'y tenant plus, il se leva et alla s'asseoir aux côtés de la femme qui ne leva même pas les yeux, laissant son regard obstinément rivé sur le manuscrit.
- Comme ça, vous êtes auror ? demanda-t-il soudain en prenant la parole pour tenter d'engager une conversation. Vous me paraissez bien jeune !
Il se sentit un peu bête d'avoir entamé la conversation par une remarque sur son jeune âge. La femme pourrait s'en offusquer en prenant cela pour un doute sur sa capacité à exercer le métier d'Auror.
Cette fois ci, Deirdre fut bien obligée de le regarder dans les yeux.
- Oui, mais s'en vouloir vous vexer vous ne faite pas plus vieux que moi. Puis-je vous demander votre nom ?
- Je suis vraiment désolé. J'aurais dû commencer par là. Je m'appelle Harry Griffith et j'ai vingt-trois ans.
- Enchanté. Je suis Estelle Deirdre. J'ai le même âge que vous.
- Et bien Estelle vous êtes ravissante.
Il accompagna son geste d'un baisemain courtois. La jeune femme, peut accommodée à ce genre de comportement le remercia en rougissant subitement.
- Quand à votre âge, poursuivit Harry, je n'aurais point été galant de vous le demander, mais je vous remercie d'y avoir répondu.
Un silence pesant s'installa. Estelle était bien trop intimidé pour dire quoi que ce soit. Quant à Harry, il se demandait ce qu'il lui avait pris de parler ainsi. Les secondes s'emblèrent durer des heures quand Harry se décida enfin.
- C'est un drôle de nom Deirdre. Ça vient de la mythologie je crois ?
- Oui, c'est ça. C'était une jeune fille qui, à la mort de son fiancé, se suicida.
Harry s'avait tout cela mais il ne l'interrompit pas, préférant écouter sa voix douce.
Puis, lorsqu'elle eut fini de parler, ils se retrouvèrent à la case départ car de nouveau ils ne surent que dire pour meubler le silence de plus en plus pesant.
- Heu…du thé ? proposa Harry, ne sachant que dire à présent.
- Oui. Je vais aller me servir une tasse.
- C'est bon, laissez, je vais le faire.
La conversation s'était un peu débloquée et Harry put enchaîner les sujets.
- Vous ne devez pas faire des rondes de surveillance ? demanda Harry.
- Si mais ce n'est pas mon tour ! lui répondit-elle en buvant une gorgée de thé. Je viens de finir ma ronde. Je suis en route depuis cinq heures du matin.
- Longue journée ! s'exclama-t-il. Vous allez faire ce petit manège longtemps ?
- Uniquement le lundi, le jeudi et le samedi pendant toute l'année. Les autres jours, je ne travaille que l'après midi de une heure à trois heure.
- Quoi ? s'étrangla-t-il d'étonnement. Le dimanche aussi ?
- Oui, répondit-elle avec un grand sourire amusé.
- Je vous plains ! soupira Harry. C'est pire que d'enseigner !
Estelle éclata alors d'un rire franc et cristallin qui réchauffa le cœur de l'homme.
La nuit était tombée depuis peu sur le château de Poudlard. Le repas du soir venait de prendre fin dans la grande salle et les élèves la quittaient peu à peu pour aller rejoindre leurs dortoirs respectifs, dans le brouhaha et l'animation.
Les Serpentards, toujours assis à leur table, ne cessaient de fixer leur professeur de défense d'un regard venimeux. Ledit professeur semblait quant à lui ne rien remarquer. Au contraire, il avait entamé une discussion passionnante, semble-t-il, avec tous ses collègues.
Quant arriva l'heure de la retenue, les Serpentards concernés se levèrent pour rejoindre le bureau de leur professeur.
Ce dernier quitta la grande salle quelque temps après. Lorsqu'il arriva à destination, il les trouva appuyés avec nonchalance sur le mur en face de la porte de sa salle.
- Allez ! Entrez dans la salle !
Ces derniers s'exécutèrent, non sans lui lancer un regard hautain. Le plus vieux ne dit rien, sachant pertinemment que cela ne servirait pas à grand-chose.
Il s'assit sur son bureau et ce geste décontracté étonna beaucoup les Serpentards. D'habitude, lors d'une retenue, le professeur prenait un air sévère en s'asseyant, le dos droit, derrière le bureau. Mais pas celui la. Il était très différent.
- Asseyez vous, leur enjoignit-il. J'aimerais vous parler.
Sans dire un mot, les élèves s'exécutèrent et attendirent que le professeur prenne la parole.
- Tout d'abord, je voulais savoir ce qui vous a poussé à traiter de la sorte miss Evans.
- On ne la pas traité, se défendit Belatrix. C'était elle !
- Allons, dit-il d'un ton conciliant. Inutile de nier. Je vous ai entendu la traiter de Sang de Bourbe.
- Bon, c'est vrai, on a commencé... Et alors ? Qu'est ce que vous allez faire ? Nous transformer en crapaud, le défia verbalement Malfoy.
Tous les jeunes rigolèrent ouvertement. Plus surprenant, Harry pouffa lui aussi.
- Non, bien sûr que non. Je n'en aurais pas le droit. Le Directeur ne serait pas ravi de ce geste. Sérieusement ! Pourquoi l'avoir fait ?
- Parce que cette Evans ne mérite pas d'étudier ici ! Ce n'est qu'une Sang de Bourbe ! On devrait la renvoyer sur le champs, expliqua Nott comme s'il s'agissait de l'évidence même.
- Vous croyez ? Pour vous, les enfants nés de parents moldus sont une race « inférieure » ? C'est bien cela ?
- Evidemment ! cracha Malfoy.
- Est-ce votre opinion ou celle de vos parents ?
- Je ne vois ce que nos pères ont à voire la dedans ! dit Belatrix d'une voix menaçante.
- Du calme, du calme, tempéra Harry. Je cherche juste à comprendre ce qui vous pousse à agir de la sorte.
Apres un silence pendant lequel les élèves regardèrent leur professeur qui semblait réfléchir, ce dernier reprit.
- Savez vous que cette idée me fait penser à une personne autre que Voldemort. Un moldu au nom d'Hitler. Vous en avez déjà entendu parler ?
- Si c'est un moldu, certainement pas ! répondit Avery.
- Eh bien, c'était un être cruel. Il pensait que les allemands qui étaient chrétiens étaient des êtres supérieurs, purs. Les autres n'étaient que des races inférieures qui méritaient de mourir. Je ne veux pas dire du bien de lui, mais d'un point de vue économique c'était un homme hors pair. Après tout, il avait réussi en deux temps trois mouvements et avec peu de ressources à redresser toute l'économie d'un pays. Mais, ses idées ont conduit à beaucoup de massacres. Lors de cette retenue, je voudrais simplement vous montrer à quoi toutes ces idées de race pure et ce à quoi la folie humaine peut nous mener.
Il se leva puis claqua simplement dans ses mains pour que tous se retrouvent dans un de ses souvenirs. A cette époque, il avait complètement changé d'apparence. Une chance ! Ainsi, personne ne pourrait le reconnaitre. Voici ce que les adolescents purent voir :
Flash back
Il y avait là de nombreuses personnes de toutes sortes. Des hommes, des femmes, des enfants de tout âges. Tous étaient habillés de vêtements sales et déchirés, laissant voir une peau maltraitée où énormément d'ecchymoses s'épanouissaient. Chacun portait sur sa poitrine une étoile jaune à cinq branches, l'étoile de David. Une couleur différente selon leurs appartenances.
Ils se déplaçaient en longue file, encadrés de tous les côtés par des soldats aux brassards rouges décorés d'une croix : la svastika, devenue l'emblème nazi.
La marche semblait avoir trop longtemps duré au vu de la sueur qui perlait sur le front des prisonniers. Ils furent traînés de force dans une grande cour entourée de miradors.
Là, quelques chiens retenus par une laisse aux mains des soldats regardaient passer avec appétit ce qui serait sans aucun doute leur dîner.
Dix des prisonniers furent extirpés hors de la file et alignés sur une ligne devant dix autres soldats armés eux de mitraillettes. Un commandant arriva et commença à aboyer ses ordres en allemand.
- En joue ! fit-il d'une voix habituée à donner des ordres qui étaient exécutés sur le champ.
Alors que les militaires obéissaient, on vit les dix prisonniers se tendrent.
- En joue !
Ils firent une dernière prièrent avant leur jugement dernier.
- Feu !
Une rafale partit et les malheureux tombèrent sur le sol poussiéreux, morts. Et s'ils n'étaient pas tout à fait morts, ils trépasseraient quand même dans le trou après une longue agonie... Aucun soldat n'ayant envie de gâcher une balle pour abréger les souffrances de ce sous-homme...
Des soldats, vinrent dégager les corps et les jetèrent dans une fosse où les chiens se précipitèrent sur les cadavres encore chauds pour déchirer les chairs aux endroits les plus tendres. Deux chiens se disputèrent même un morceau de viande humaine...
Une nouvelle vague de captifs prit place et bientôt, tous retombèrent, le torse criblé de balles. Ce petit manège dura quelque temps jusqu'à ce que cinq recrues de l'armée arrivent.
Le massacre cessa pour quelque instant. Ils tenaient par le bras un jeune homme d'une vingtaine d'années. Ses cheveux courts, blonds et en batailles lui retombaient sur le front. Ses yeux noirs ne laissaient voir aucune crainte.
Sans trembler, il prit position seul devant les dix. Les ordres furent donnés et les balles tirées. Elles atteignirent leur but et, devant les yeux larmoyants de chaque civil, le jeune homme s'écroula, le regard vide. La vie venait de le quitter et la mort l'avait emporté dans sa danse macabre.
Son cadavre fut jeté comme les autres dans la fosse. Les chiens s'en approchèrent sans pour autant le mordre. Les yeux ternes regagnèrent brusquement leur éclat d'origine. Le cadavre cligna des yeux et les trous creusés par les balles disparurent peu à peu.
Levant la main, le survivant caressa doucement un des chiens. Une grimace de douleur passa sur le visage de l'humain. Il jeta un regard impuissant aux autres qui se faisaient assassiner lâchement, ne pouvant intervenir dans ce conflit humain totalement barbare.
Si la magie l'avait renvoyée dans le passé, ce n'était que pour battre Tom. Il ne devait en aucun cas trop changer un destin qu'était celui de la deuxième guerre mondiale. L'histoire devait se dérouler de la même manière qu'elle s'était déjà déroulée auparavant, la seule différence étant qu'à l'époque, il n'était pas encore né...
De toute façon, s'occuper de ce qui ne le regardait pas ne pouvait qu'empirer la situation actuelle. Enfin, après un dernier regard sur cette folie humaine, il disparu sans un bruit.
Derrière lui, le génocide continua. Un enfant, un vieillard et une future mère trouvèrent la mort... comme des millions d'autres...
Fin du flash back
De retour dans sa salle de classe, Harry regarda ses étudiants. Ils s'emblaient troublés.
- Maintenant, vous pouvez partir, fit-il d'une voix douce.
Les Serpentards, sortis de leurs torpeurs ne se firent pas prier. La retenue n'avait duré qu'une petite demi-heure. Sur le chemin du retour, Belatrix qui avait repris contenance s'exclama d'une voix haineuse :
- S'il croit qu'il suffit de nous montrer ça pour nous faire changer de camp, il se fourre le doigt dans l'œil ! De toute façon, je suis sûre que ce pseudo souvenir n'est qu'une pure invention de sa part. Comment voulez vous qu'il se le soit procuré ?
Disant ses mots, elle tentait de se convaincre elle-même. Toutefois, cela eut l'effet d'enhardir les sangs purs dans leurs convictions.
- Ouais t'as raison ! dit Crabe. Et puis, ça tient toujours pour « tu sais quoi » ?
- Bien évidement ! s'exclama-t-elle comme si ce genre de chose pouvait changer.
- A la bonne heure ! J'ai hâte de voir Griffith pleurer sous ta vengeance. En fait, tu as réfléchi pour ce que tu allais faire ?
- Pour tout t'avouer, mon cher Lucius, pas vraiment. Mais je trouverai. Ne t'en fais pas.
- Oh. Je ne m'inquiète pas pour ça. Mais plutôt pour notre ami. Je te fais confiance en matière de plan sournois. Tu n'es pas la reine des Serpentards pour rien.
- Tu me flattes. Mais j'espère pouvoir compter sur mon roi.
- Bien sûr que tu le peux ! Je serai enchanté de pouvoir t'aider.
Harry sentait le vent dans ses cheveux, une sensation inoubliable.
Il était de nouveau sur un balai. On était dimanche.
Alors que l'auror se levait à peine, le Griffondor avait eu l'envie de voler. Il s'était donc préparé rapidement et, profitant que tous dormaient encore, il avait attrapé son « Rayon de Zeus », le meilleur balai du monde à ce jour, et pas encore disponible sur le marché d'Angleterre.
Habillé d'une robe de Quidditch bleue foncée, il avait rejoint le terrain du château après avoir fait un détour dans la réserve, près des vestiaires pour y dénicher la malle contenant toutes les balles.
Voila comment, malgré l'air froid de cette matinée, il se retrouvait à faire la course avec un personnage imaginaire.
Après quelques heures d'acrobaties, rien de très méchant, il redescendit et libéra d'un coup de pied les deux cognards ainsi que le vif d'or.
Les deux balles de bonnes tailles s'envolèrent aussitôt, très excitées par leur sortie.
La plus petite s'éleva en douceur et fit tranquillement le tour du joueur. Elle semblait presque le narguer.
D'un coup rapide du talon sur le sol bien sec, il monta en tourbillonnant dans le ciel dégagé.
Aussitôt, il se retrouva face à un cognard. Il l'évita d'un brusque tonneau et se mit à accélérer, le corps allongé contre le manche du balai.
En entendant derrière lui la masse volante qui sifflait dans le vent il l'estima à un mètre et demi de lui.
Puis, son œil fut attiré par un mouvement rapide. Le Vif ? Non ! Trop gros, beaucoup trop gros ! Le deuxième cognard ! Il l'évita en montant en chandelle.
Quinze mètres, vingt, vingt-cinq, trente mètres. Alors, d'un geste brusque, il retourna complètement sa monture pour se retrouver en train de foncer vers le sol.
En chemin il croisa les deux cognards qui continuaient de monter. A un mètre du sol, il rétablit une trajectoire parallèle au terrain qu'il longea sur quelques mètres.
Trop concentré sur son jeu, il ne vit pas qu'il était à présent neuf heures. Il ne fit pas non plus attention à l'équipe de Griffondor qui attendait de pouvoir s'entrainer.
Ces derniers avaient remarqué le professeur et, rageur de ne pas avoir la place, étaient montés dans les gradins.
Cette colère se dissipa bientôt pour laisser place à l'admiration lorsqu'ils virent avec quelle aisance leur enseignant se déplaçait dans ciel et avec quelle agilité il enchaînait les figures, les feintes et les sauts périlleux.
Le Survivant se mit debout sur son balai qu'il utilisa comme une planche de surf, faisant des zigzags à un mètre de l'herbe verte.
Entendant le vent siffler à sa gauche, au dessus de lui, il fit une rapide embardée. Quiconque aurait tenté un coup pareil serait tombé, désarçonné de son balai. Mais pas lui ! Harry garda l'équilibre avec une facilité déconcertante.
A cinq mètres de sa position actuelle, le pauvre cognard venait de s'enterrer lui-même, lui donnant du fil à retordre pour se dégager. Harry savait son jumeaux pas très loin. Il sauta donc pour se rasseoir et accéléra du plus qu'il pût. Ce faisant, il discerna avec netteté le vif et se précipita sur la balle de couleur or.
Les cognards étaient à la traîne, laissant le champ libre au joueur. Ce dernier suivait déjà la petite balle d'or. Celle-ci le fit passer dans les gradins où il remarqua enfin le groupe de spectateurs.
Décidant de mettre un terme à sa course-poursuite, il joua du mieux qu'il lui était permis. Il passa sous les poutres à l'aide de virages serrés et rattrapa en un rien de temps le vif.
Harry sauta ensuite de son balai pour atterrir juste devant le groupe de Griffondor. Voyant ces derniers le regarder la bouche ouverte, il toussota, passant une main devant les yeux de Bastien Ravenwood, élève de septième année, poursuiveur et capitaine de l'équipe.
Aussitôt, James et Sirius reprirent leurs esprits et explosèrent tous deux en même temps :
- OUA ! Mais vous êtes trop fort !
Puis, les questions des deux compères fusèrent de tous les côtés :
- Dite, pouvez-vous me donner des conseils ? Je suis aussi attrapeur.
- Comment vous faites tout ça ?
- C'était impressionnant ! J'en suis tout retourné !
- Vous n'avez jamais songé à rentrer dans l'équipe nationale ? demanda Sirius Black. Le salaire est meilleur que celui de prof !
Harry les regardait, amusé.
- Du calme ! fit-il en levant les mains pour tenter de les calmer un peu. Du calme. Je veux bien vous donner des conseils. Comment je fais tout ça ? Grâce à des années d'entrainement. Et non monsieur Black, je n'ai jamais pensé à rentrer dans l'équipe nationale. Ai-je répondu à toutes vos questions ?
Les deux maraudeurs se jetèrent un coup d'œil alors que leur jeune professeur éclatait de rire, bien vite suivit par le couple de farceurs. Puis, l'hilarité gagna le reste de l'équipe. Quand tous se calmèrent, le plus vieux reprit.
- Avez-vous une bonne équipe cette année ? demanda Harry pour se renseigner sur leur niveau.
- Oui, on a toutes nos chances de gagner ! lui répondit-on avec de la fierté dans la voix.
Celle qui avait donné cette réponse se nommait Julia Baker. Elle était en sixième année.
- Quel est votre poste à chacun de vous ? s'enquit Harry pour connaître un peu mieux les membres de l'équipe.
- Ah, oui désolé ! s'excusa l'un des membres.
Ainsi le capitaine Ravenwood désigna le rôle de chacun de ses comparses.
- Il y a Sirius Black et Frank Londubat au poste de batteur. Julia Baker, Cassie Wayland et moi sommes les poursuiveurs. Francis Dubois s'occupe des buts et James Potter du Vif. Eh… J'ai fait le tour.
Harry sourit intérieurement. Ainsi son père avait le rôle d'attrapeur, comme lui même avait eu la tâche bien plus tard... Bon sang ne saurait mentir ! Cela lui réchauffa le coeur.
- Dites-moi, monsieur Griffith, vous voudriez bien nous donner des conseils ? demanda Cassis d'une voix suppliante.
Harry sourit et acquiesça. Aussitôt, un tonnerre d'applaudissements ainsi que de cris excités explosa parmi les rangs des joueurs.
- Allez, tous sur son balai ! ordonna-t-il.
Il passa le reste de sa matinée à regarder les Griffondors s'entrainer alors que lui-même volait tranquillement autour du stade.
Malgré cela, ses yeux perçants voyaient chaque erreur, même minime. Dans de tel cas, il arrêtait le jeu, sifflant entre ses dents. Il corrigeait les défauts avant de siffler de nouveau pour qu'ils repartent.
Vers midi moins le quart, il arrêta définitivement l' entrainement. Les joueurs, fatigués et sales se traînèrent jusqu'aux vestiaires pour prendre une douche bien méritée.
Au dîner, le professeur de défense sentit tous les regards admiratifs tournés vers lui. Il fit semblant de rien mais il savait pertinemment qu'à présent toute l'école était déjà au courant de ses prouesses aériennes.
- Tu n'as pas peur qu'il te trouve impartial d'aider les Griffondors ? demanda une voix féminine bien connue à ses côtés.
Il leva les yeux vers Estelle qui venait de parler est regarda les Serpentards. Leurs yeux semblaient lancer des « Avada Kedavra ». Quant aux autres tables, les avis étaient partagés. Il finit par répondre.
- J'ai commencé avec les Griffondors. Après tout, ils me l'ont demandés. Maintenant, si les autres viennent aussi me voir, je me ferais un plaisir de les aider.
A la semaine prochaine,
Votre auteur préférée que vous aimez tant (et qui est très modeste) XD.
Skarine
