Titre : La violence des Sangs Purs.
Résumé : 1975 Les maraudeurs entrent en cinquième année. Mais Sirius, d'ordinaire si charmeur et drôle, a maigri, sa tête a dégonflé et il parait fatigué. Que se passe-t-il ? Comment les Maraudeurs, le groupe populaire semant la bonne humeur pourrait-il survivre à l'éloignement du leader, Sirius Black ? Plongé dans l'intrigue de l'histoire des Maraudeurs.
Rating :M AUTOMUTILATION DANS CE CHAPITRE
Publication : Tous les mercredis (n'hésitez pas à me secouer si je traîne)
Attention, je ne fais pas l'apologie de la scarification. J'essaye juste d'expliquer au mieux ce que ressent Sirius. Surtout si vous êtes tentésde vous mutiler, appelez un ami, des parents, regardez une comédie, lisez un livre gai, bref changez-vous les idées. Et si vous sortez d'une dépression, je vous déconseille de lire ce qui va suivre.
Ps: je n'ai pas pu m'empêcher de faire un clin d'œil à Mulan. Les fans sauront quelle phrase c'est.
Bonne lecture.
Pdv Sirius
Nous sommes le Lundi 17 novembre.
Je me réveillais une fois encore dans les bras de James. Je reniflais l'odeur de ses cheveux. Je trouvais que son shampoing a une odeur exquise. De la pomme avec de la sève de pin. Je recouvrais mes esprits. Je ne devais pas me laisser divaguer ainsi. Il y avait réellement un problème chez moi. Après tout ce que m'avait fait Rogue et Lestrange, je devrais détester les hommes. Mais non, voilà que je tombais amoureux de mon meilleur ami. Ma vie est un enfer…
Il fallait que je me lève. Je me détachais doucement de l'étreinte de James et me dirigeais vers la salle de bain. Arrivé au milieu de la pièce, je me dirigeais vers le mur de droite et prononce la formule : Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises (ps : à cette époque, la carte des maraudeurs n'existe pas). Aussitôt, le mur se recula et laissa apparaître une boite. Je la sortais et l'ouvrais.
Différentes potions étaient posées là. J'attrapais la verte : potion de nutrition. J'avalais. Je fis de même avec la violette : cicatrisation interne et la orange : antidouleur. La bleu était pour un sommeil sans rêve, mais j'évitais de l'utiliser. C'était Rogue qui me les fabriquais. Et Merlin sait qu'elles m'étaient utiles.
Je pris alors ma douche, me frottant fort, essayant de me débarrasser au maximum de l'impureté qui me colle depuis Juillet. Je me séchais et sortais de la salle de bain. Je vérifiais que mes manches longues cachaient bien mes bras, je n'avais aucune envie que quelqu'un aperçoivent mes marques. Les ecchymoses, certes, mais aussi les coupures que je m'infligeais.
Je ne voulais pas mourir mais, au contraire, reprendre le contrôle de mon corps, de ma vie. Lorsque je me mutilais, j'étais le maître. Ce n'était pas comme avec Rogue ou Lestrange. Le soulagement que j'éprouvais au moment de l'acte était réel, comme si le sang emportait avec lui ce surcroît de tensions, comme si la douleur physique gommait ma souffrance intérieure. L'apaisement était, hélas, provisoire, et j'étais tenté de recommencer, même si j'avais promis à James.
Je vis alors que le reste du dortoir est levé, et m'observais. Je détestais cette sensation. Finalement, je leur dis salut et on discutais de tout et de rien. Une fois que tout le monde fut prêt nous descendîmes en salle commune. Malheureusement, à peine avais-je mis un pied sur le sol de la salle commune que Rose Brown m'interpelle, alors que pourtant je pensais cette histoire réglée :
《 Black ! J'ai obtenue l'autorisation de Dumbledore pour que tu me suives Mercredi à Sainte Mangouste.
- Et tu m'expliques pourquoi je devrais suivre une meuf en cloque de cinq mois, qui en plus prétend que JE l'ai engrossée.
- Mais justement pour prouver que TU m'as mise en cloque. Test de paternité. Demandé par ton cher père.
- Tu… Mon père ?
- Mais oui Mr Sirius Black, ton père ! Le mien à envoyer un hibou au tien, qui a décidé de faire un test de paternité. Bonne journée Black》
Sur ses mots, Rose et Elona Patil s'éloignèrent en gloussant d'une manière très féminine. James me regarde le regard plein de compassion, et nous partons manger. Je me sers un peu de bacon et d'œuf, sinon James aurait râlé. Un verre de jus de citrouille m'aide à avaler le tout. Alors que j'avalais un morceau de bacon, l'heure du courrier arriva. Des centaines de hiboux pénétrèrent dans la grande salle. Jusque-là tout était normal. Sauf que le hibou grand duc gris des Black se dirige vers moi, alors que d'habitude c'était vers Regulus qu'il se dirigeait. Je vis alors quelque chose qui me pétrifia d'effroi : le hibou tenant entre ses griffes une lettre rouge. Rouge comme… comme une… Beuglante. Merde, merde, merde et re merde ! Je l'ouvris péniblement, les mains tremblantes. La voix magiquement amplifié de mon père résonna dans la cantine de Poudlard, calme et aristocratique, comme à l'accoutumée.
Sirius Black !
Je n'arrive pas à croire que tu oses me faire ce nouvel affront ! D'accord, Miss Brown est une jeune fille respectable, issue d'une famille tout aussi respectable, mais enfin un enfant hors mariage ! Tu jettes une fois de plus l'opprobre et le déshonneur sur notre famille ! J'aurais dû te noyer dans ton berceau alors que tu venais de sortir du ventre de ta mère ! Tu es une erreur de la nature ! Pourtant, la correction que je t'ai infligé et qu'ils doivent probablement poursuivre à ce jour est la pire qu'on puisse imaginer ! (d'après les lois magiques, un parent est libre de ses choix tant qu'il n'engendre aucun handicap définitif) Que dois-je faire pour te dresser ? Je ne vois pas plus haut dans l'échelle des punitions, à part la vente au marché aux esclaves ? As-tu envie de devenir esclave Sirius ? Surtout que nous savons toi et moi qui t'achèterait. J'avais été clair à ce sujet ! Quand mettras-tu ta famille à l'honneur ? C'est mon dernier avertissement. Oh, et ta présence et requise au manoir pour Noel. Il y aura tes cousines Bella et Cissy, Rodolphus et Rabastan Lestrange, ainsi que leurs parents à tous.
Ton père.
Lorsque la lettre tombait en confetti, les Serpentards et Rose avec ses amis hurlèrent de rire. James me regarda avec un air qui ne disait rien de bon. Qui me disait : 《Toi et moi mon ami, nous allons avoir une discussion. Une discussion mal agréable pour toi.》Je soupirais et sortit de table. Le reste des Maraudeurs me suivirent. Alors que nous allions monter l'escalier principal, Rogue et ses amis nous accostèrent. Ce fut Rogue qui parla le premier :
《 Ah ! Voici l'erreur de la nature ! Celui que son propre père voudrait voir mort.
- Tu t'y connaîs toi en erreur de la nature, hein Rogue ! Lança James.
- Je te conseille fortement de surveiller tes mots, Potter, ou bien ton chien pourrait avoir à le payer cher. Très cher.
- De quoi tu me parles ? Demanda James
- Mais oui Black, de quoi je parle ? Me dit Rogue
' Stop ! Black ! Potter ! Déjà à chercher des ennuis ! Hurla Lily-Parfaite. Je vais vous tuer ! Allez en cours ! Maintenant !》
Suivant notre instinct de survie, nous descendîmes dans les sous-sols pour le cours de Potion, ou je suis avec James en binôme. Peu à peu, le couloir se remplit d'élèves alors que le professeur Slughorn nous invitait à entrer.
《 À l'occasion du second trimestre, je vais changer les binômes en plaçant les plus faibles avec les plus doués et bien sûr, dans le cadre de la solidarité en ces temps sombres, je vais mixer Gryffondor et Serpentard. Potter et Avery, Lupin avec Zabini, Evans avec Bullstrode, Malfoy avec Pettigrow, Londubat avec Goyle, Black avec Rogue…》
Je n'entendis pas le reste des groupes. J'étais cloué sur place. Ce n'était pas possible. Pas avec Rogue. Tout sauf Rogue. Slughorn me sortis de ma torpeur en me demandant si je comptais prendre racine. Je me dirigeais lentement vers la place à coté de Rogue. Ce jour là, nous préparions un philtre de mort vivante. À mon grand bonheur, Rogue se contenta de donner des instructions, d'une voix sèche mais sans essayer de me déstabiliser en faisant allusion au cercle de violence qui s'est installé entre nous. J'aimerais en sortir, mais si jamais je le dénonçais il s'en prendrait à Regulus. Je sais qu'on ne se parlais pas beaucoup à ce moment, mais il restais difficile de vouloir que mon frère se fasse violer. J'avais quand même un minimum de cœur. La sonnerie retentit, et Rogue me chuchota à l'oreille : 《ce soir, 20 heure》. Moi je voulais bien mais ce soir là… Ce soir c'était la pleine lune.
