Bonjour !
J'espère que vous avez passé un bon week-end et un bon début de semaine, pour ma part oui car j'ai plutôt bien avancé sur l'histoire, youhou ! ;)
Je remercie encore une fois ceux qui passent lire mon histoire et qui me laissent un petit mot, continuez !
J'espère que ce chapitre va vous plaire, il y a certains passages que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire alors je souhaite que vous en preniez autant à les lire !
Bonne lecture ! :)
Blond'sparkle
Réponses aux reviews :
Lusyne : Je suis contente quand je peux apporter un peu de plaisir à quelqu'un qui a passé une sale journée, ah, ah, j'espère que ce chapitre te plaira. Evidemment leur comportement vis-à-vis de l'autre va changer et évoluer, doucement mais sûrement et si ça peut te rassurer je suis tout autant préssée que toi que ça arrive ! ^^
Chapitre 7 :
Curtea Veche
- Poussez-vous ! Poussez-vous !...
Pareil à une litanie, elle répétait ces paroles, tentant de se frayer un chemin parmi la foule compacte des supporters venus fêter la victoire de leur équipe. La jeune femme joua des coudes et parvint finalement à atteindre une clairière, au loin on entendait le brouhaha incertain des fêtards mais ici personne ne viendrait la déranger. Elle enleva sa veste, défit les boutons de sa blouse avec fébrilité et tomba à genoux, doucement elle lâcha une plainte aiguë. Là, au milieu de sa poitrine, un enchevêtrement de runes brillait étrangement comme marqué au fer rouge. La jeune femme appuya de toutes ses forces sur le symbole en espérant faire disparaître la douleur, en vain.
- Laissez-moi tranquille... murmura-t-elle.
Puis, Charlotte se recroquevilla sur elle-même et pleura tout son soûl jusqu'à ce que sa souffrance s'apaise, elle bascula enfin sur le dos et observa les étoiles. Calmant comme elle le pouvait son souffle devenu erratique, la jeune femme se mit à détailler les constellations. Elle avait l'impression d'être là depuis des heures quand elle décida finalement de se lever, la nuit devait déjà être bien avancée car le camp avait retrouvé son calme, même si quelques groupes de noctambules fêtaient encore çà et là la victoire de la Bulgarie. La jeune femme déambula dans les allées avant d'arriver à l'emplacement des Weasley, elle essaya de faire le moins de bruit possible afin de ne réveiller personne.
- Qui est là ? dit une voix alors qu'on lui braquait un faisceau lumineux dans les yeux.
- C'est moi, c'est Charlotte, répondit-elle en levant les bras devant son visage.
La lumière diminua et la jeune femme remarqua Charlie qui lui faisait face, vêtu uniquement d'un bas de pyjama.
- Qu'est-ce que tu fais là ? dirent-ils d'une même voix.
- Je n'arrivais pas à dormir, répondit simplement le jeune homme et il se rapprocha d'elle, l'air soucieux. Mais... Qu'est-ce qui t'es arrivée ?
Il la prit par les épaules et sembla scruter son visage, gênée par ce contact elle se dégagea de sa poigne.
- Rien du tout, mentit-elle.
- Tu as pleuré, quelqu'un t'a fait du mal ? Tu n'es pas blessée ?
- Je n'ai rien Charlie, maintenant j'aimerais pouvoir aller me coucher... Je suis fatiguée...
Elle vit à son regard qu'il ne la croyait absolument pas mais il lui libéra tout de même le passage. Alors qu'elle allait entrer dans la tente il l'interpella.
- Si tu as besoin de parler, je suis là.
Charlotte se retourna et hocha la tête pour lui signifier qu'elle avait compris. Une fois dans sa chambre de fortune la jeune femme se coucha toute habillée, elle n'avait pas la force de se changer. Après une heure à tergiverser le sommeil ne vint pas la cueillir malgré la fatigue, elle se tourna mainte et mainte fois et soupira de frustration. Elle avisa sa montre et se leva finalement, au passage elle embraqua la bouilloire pleine d'eau et sortit de la tente. Il faisait encore nuit noire et seuls des bruits d'animaux lui parvenaient aux oreilles, avec toutes les précautions du monde Charlotte alluma un feu et plaça le récipient dessus.
- Insomniaque, alors ? murmura une voix dans un recoin sombre.
La jeune femme sursauta et se retint de pousser un cri, elle se tourna violemment pour voir Charlie assis non loin d'elle, un plaid autour de ses épaules.
- Tu m'as fait une de ces peurs ! Je croyais que tu étais parti te coucher ! souffla-t-elle avec véhémence.
- Il faut croire que non.
Charlotte ne répondit rien et s'affaira autour de la bouilloire, cherchant quelque chose du regard.
- Le thé est dans la boîte, dit-il simplement en tendant le doigt vers un carré métallique qui se trouvait sous un tabouret.
- Tu en veux ? proposa-t-elle après quelques instants. Le jeune homme prit la tasse, la remercia et ensemble ils burent leur breuvage en silence.
- Qu'est-ce qui te tracasse ? demanda Charlie.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Si tu n'arrives pas à dormir à une heure pareille c'est qu'il y a sûrement quelque chose qui te perturbe, expliqua-t-il.
- Je peux te retourner la question, répondit Charlotte tandis que son interlocuteur souriait d'un air taquin.
- Touché, dit-il à demi contrarié. Je propose que l'on parle de tout sauf de ce qui nous empêche de dormir, ça marche ? En disant cela il tendit la main vers elle. La jeune femme s'en empara et accepta le marché.
Alors que le ciel commençait à s'éclaircir ils décidèrent d'un commun accord de se rendre au point d'eau pour faire le ravitaillement, ils marchèrent côte à côte dans les allées silencieuses jusqu'à la fontaine située à l'entrée de leur quartier. Là ils remplirent un jerrican que Charlie porta jusqu'à un banc puis il s'assit dessus.
- Qu'est-ce que tu fais ? lui demanda Charlotte.
- Profitons de la vue pendant qu'il n'y a personne, répondit-il en montrant le ciel qui se teintait doucement de couleurs orangées. Le soleil ne va pas tarder à se lever et je ne voudrais pas manquer ça.
La jeune femme prit place à ses côtés et se mit également à observer le ciel, cependant avec l'aube qui tombait l'humidité se fit ressentir et Charlotte dû ramener ses jambes contre elle afin de se tenir chaud. Le jeune homme bougea et, sans un mot, se rapprocha d'elle puis entoura ses épaules du plaid qu'il avait gardé pour lui jusqu'à maintenant. La jeune femme se sentait mal à l'aise de cette proximité mais ne fit aucun commentaire, de peur de briser l'instant présent. A l'horizon le soleil apparaissait enfin, de sa lumière il inonda le bois et les alentours faisant briller de mille éclats la rosée du matin.
- C'est beau, murmura Charlotte et elle étouffa un bâillement.
- On devrait rentrer, suggéra le jeune homme. Quelques heures de sommeil ne nous feraient pas de mal.
D'un même homme ils se levèrent du banc et marchèrent doucement vers leur emplacement. Charlotte vit avec soulagement que personne n'était réveillé, elle voulait à tout prix éviter les questions gênantes. Avant d'entrer dans la tente la jeune femme se tourna vers Charlie et le gratifia d'un sourire.
- Merci, dit-elle simplement et elle pénétra à l'intérieur. Sans faire de bruit elle se glissa à nouveau dans sa chambre et accueillit le sommeil avec apaisement.
Quand elle se réveilla quelques heures plus tard Charlotte vit que tout le monde était debout.
- Où était-tu passée hier ? Nous t'avons cherchée après la réception, demanda Hermione avec un regard qui en disait long.
- Filius avait besoin de moi, je suis revenue tard dans la nuit, expliqua sa cousine en se servant une tasse de café. Où sont les autres ?
- Mr Weasley et Bill sont allés réserver le portoloin, Charlie et son collègue sont partis il y a une heure maintenant, ils ne pouvaient pas rester plus longtemps. D'ailleurs il y a un mot pour toi, un hibou a dû le déposer ce matin.
Tout en buvant Charlotte prit le parchemin des mains de sa cousine, le déplia et commença sa lecture.
Merci à toi.
Charlie
La jeune femme ne put s'empêcher de sourire, cet homme était vraiment étrange, elle termina rapidement son breuvage et s'engouffra sous la tente.
Après avoir quitté les Weasley en fin d'après-midi elle rentra directement chez elle, à Londres. Son supérieur lui ayant accordé plusieurs jours de congé, Charlotte savait qu'elle allait passer son temps à se reposer et cela commença par un bon bain chaud. La jeune femme tourna les robinets de la baignoire et alla se déshabiller dans la chambre attenante, alors qu'elle retirait un à un les boutons de sa blouse ses yeux rencontrèrent son reflet dans le miroir et tombèrent immédiatement sur la marque qui ornait sa poitrine. Elle s'y attarda quelques secondes et passa doucement ses doigts dessus, elle sentait à peine le relief sur sa peau mais les contours noirs, eux, étaient bien visibles. Charlotte ferma les yeux quelques instants et revint plusieurs mois en arrière lorsque cet étrange symbole avait fait son apparition, elle vécut la scène comme si elle y était à nouveau...
- Charlotte, viens... Il faut rentrer à la maison, ta mère nous attend.
- Je... J'arrive. Pars devant, je vous rejoindrais plus tard, s'entendit-elle prononcer. Son père la prit un instant dans ses bras puis transplana.
La jeune femme se trouvait désormais seule sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, elle s'installa sur les marches et posa sa tête sur ses genoux. Mais qu'est-ce qui lui arrivait ? En l'espace d'un instant elle venait de perdre son poste, sa réputation et son petit-ami, à cause de quoi ? D'une pulsion, d'un mal qu'elle pensait avoir enfoui depuis des années au fond d'elle-même. Mais qu'est-ce qui lui arrivait ? Ce n'était pas normal, elle n'avait jamais ressenti ça auparavant, ce n'était pas normal... Et pour la première fois depuis l'accident de ce matin Charlotte se mit à pleurer, elle ressentait tellement de choses qu'elle eut du mal à faire le vide dans son esprit. Soudain une douleur fulgurante lui vrilla la poitrine, semblable à une lame en fusion lui déchirant la chair, la jeune femme ne put que se plier en deux en espérant que cela cesse. Il lui fallut quelques minutes avant de pouvoir respirer correctement, alors qu'elle tentait de se redresser elle vit un homme s'approcher.
- Vous allez bien, Mademoiselle ? s'enquit-t-il. Vous voulez que j'appelle le Samu ?
Charlotte comprit que c'était un moldu et tenta de l'éloigner.
- Non, ça va aller. Merci mais il faut que je rentre chez moi... Elle se leva en trombe, malgré la douleur, et marcha rapidement vers les quais de Seine. La jeune femme attendit quelques instants et une fois qu'elle se sentit capable, transplana. Elle atterrit devant la maison de ses parents, poussa la grille en fer forgée et courut presque dans l'allée afin d'atteindre l'entrée du manoir. Elle n'eut pas le temps de toquer que sa mère ouvrait déjà la porte, l'angoisse peinte sur son visage.
- Ma chérie... murmura-t-elle en serrant sa fille dans ses bras. Est-ce que tu vas bien ?
- Maman, ça va... répondit la jeune femme. Je suis fatiguée, je vais aller me coucher...
Elle n'osa pas affronter davantage le regard inquiet de son père ni celui embué de larmes de sa mère et préféra s'éclipser à l'étage où se trouvait son ancienne chambre d'enfant. Charlotte ferma la porte derrière elle et s'adossa contre celle-ci, elle se déshabilla maladroitement et remarqua immédiatement que quelque chose clochait, la jeune femme s'avança vers le miroir le plus proche et examina son reflet. Là, sur sa poitrine, pile à l'endroit où elle avait ressenti une douleur, apparaissait désormais un tatouage difforme composé de symboles qu'elle discernait à peine. Prise de panique elle enfila un tee-shirt et ouvrit la porte à la volée, alors qu'elle commençait à dévaler les escaliers elle se stoppa net. Tel un flash elle revit les visages inquiets de ses parents, elle ne voulait pas les effrayer plus que de raison alors, doucement, elle remonta les marches et s'enferma à nouveau dans la chambre. Après tout cette histoire ne concernait qu'elle, c'était son problème alors Charlotte allait le régler seule...
La jeune femme rouvrit les yeux et repensa aux conseils de Fleur, c'était la seule avec qui elle avait partagé ses craintes même si elle n'avait que dévoilé la partie émergée du problème. Son amie avait raison, elle ne pouvait décemment plus prendre ces douleurs à la légère, elle ne pouvait plus faire semblant et cette marque sur sa poitrine était bien la preuve que toute cette histoire avait un sens... Mais lequel ? D'un geste de la main Charlotte chassa de son esprit ses pensées moroses et se dirigea finalement vers la salle de bains, en se glissant dans la baignoire elle soupira d'aise. Après quelques instants elle se mit doucement à somnoler tout en écoutant la pluie ruisseler sur les vitres, pas de doute...l'automne s'était bien installé à Londres.
La blonde termina rapidement son café et fit glisser quelques pièces sur la table, elle se leva et s'éloigna de la terrasse où elle venait de prendre son petit-déjeuner. Face à elle s'élevait un bâtiment très moderne composé de briques, de métal et de grands panneaux de verre : la British Library. Charlotte avait passé la journée de la veille à ruminer sur ce qu'elle devait faire ou non et il lui avait semblé que consulter quelques bouquins ne lui ferait pas de mal et peut-être même qu'elle apprendrait des choses sur son problème. Ce fut donc avec force et courage qu'elle se leva de bonne heure ce matin-là pour se rendre le plus tôt possible à la bibliothèque. Devant l'entrée Charlotte poussa la porte et, une fois dans le hall, chercha des yeux un quelconque renseignement pouvant l'aiguiller sur le chemin à prendre pour accéder à la section sorcière. Soudain elle vit un scintillement au niveau de l'escalier de gauche, des flèches oranges apparurent comme par magie et indiquèrent à la jeune femme la direction à suivre. Elle grimpa les escaliers et, au deuxième étage, avança vers un couloir sombre, elle s'y engouffra puis discerna à l'extrémité un tableau accroché au mur, celui-ci représentait une bibliothèque comme il pouvait en exister autrefois. Elle observa un instant la toile, se demandant comment pénétrer dans la section sorcière, avec hésitation elle avança la main vers le tableau et constata que celle-ci passait au travers, le reste de son corps suivi et Charlotte se trouvait désormais dans l'une des plus grandes bibliothèques qui lui avait été donnée de voir. Elle avait face à elle la réplique exacte de l'image qui figurait sur le tableau : un escalier de marbre surplombait les lieux, les murs étaient recouverts par des boiseries foncées et des tapisseries dans un joli nuancier de vert, la jeune femme ne pouvait apercevoir le plafond mais remarqua plusieurs lustres qui y pendaient éclairant d'une lumière douce les immenses étagères pleines à craquer d'ouvrages en tout genre. Charlotte aperçut le bureau d'accueil, derrière se tenait une petite sorcière avec des cheveux blancs noués en chignon où reposait un chapeau pointu mauve passablement défraîchi, la jeune femme s'avança et lança un vague « Bonjour » puis attendit que l'employée lui réponde. Après quelques instant la vieille femme réajusta ses lunettes en écaille sur son nez et avisa son interlocutrice.
- Bonjour, répondit-elle avec la tête d'une personne qui semblait avoir avalé un citron entier. C'est pourquoi ?
- C'est la première fois que je viens ici, faut-il que je remplisse des papiers pour avoir le droit d'emprunter ?
La sorcière fouilla dans un tiroir qui débordait de parchemins et en sortit un formulaire qu'elle lui tendit.
- Remplissez-ça, pour les emprunts il faut simplement que vous passiez par mon collègue avant de quitter les lieux, dit-elle en pointant du doigt un bureau qui se trouvait un peu plus loin. Vous noterez votre nom et le reste se fera tout seul.
Charlotte acquiesça puis s'installa sur une chaise proche afin de remplir le document, après quelques instants elle redonna le formulaire complété à l'employée et s'avança dans la bibliothèque. La jeune femme remarqua un plan et préféra le consulter avant de commencer ses recherches, ne sachant pas réellement vers quelle section se tourner elle monta finalement au troisième étage où elle put lire sur le panneau «Niveau Trois : Les créatures fantastiques » et se dirigea vers la section « Hybrides ». Après deux heures à tourner dans les rayonnages, à prendre des livres pour les reposer ensuite, Charlotte emprunta trois ouvrages qui lui semblaient intéressants. Elle descendit au rez-de-chaussée et passa par le bureau des emprunts où elle dû noter son nom puis quitta la bibliothèque.
Dépitée, elle jeta le livre sur la table basse, s'enfonça davantage dans le sofa et poussa un profond soupir. Il était plus de six heures de l'après-midi et la journée n'avait pas été fructueuse, jusqu'à maintenant rien de ce qu'elle avait pu lire ne lui convenait que ce fut dans Hybrides à travers les siècles, Vélane et mystères ou Rompre le charme d'une Vélane : la vraie méthode ! Ces ouvrages étaient tout simplement inutiles. Elle se leva brutalement et se rendit dans son bureau, là elle rédigea une lettre pour Fleur où elle lui fit part de ses avancées et lui demanda également conseil, peut-être son amie aurait-elle d'autres idées ? La jeune femme ouvrit les fenêtres et avança sur le balcon, elle poussa un petit sifflement et vit une chouette hulotte foncer sur elle, elle attacha la missive à sa patte et lui murmura le nom de la destinataire. Elle regarda l'animal s'éloigner vers le soleil couchant jusqu'à ce qu'il disparaisse complètement, elle soupira et se fit la réflexion qu'il lui faudrait sans doute beaucoup plus de temps que prévu avant de trouver un quelconque indice sur sa condition...
Charlotte toqua à la porte, elle entendit son supérieur lui intimer d'entrer et pénétra dans le bureau. Elle était revenue au ministère depuis plusieurs jours déjà mais c'était la première fois qu'elle revoyait Filius Montgomery depuis la finale de la Coupe de Quidditch, la jeune femme l'observa un instant et le trouva moins fatigué que quelques semaines auparavant.
- Ah Miss, salua-t-il en lui serrant la main. J'espère que vous avez bien profité de vos quelques jours de repos.
- Oui, merci.
- Parfait ! Je vous ai convoquée car j'ai une très bonne nouvelle pour vous ! Tout d'abord Mr Brooms et Mr le Ministre sont pleinement satisfaits du travail que vous avez accompli lors de la Coupe, moi également je dois dire. C'est pour cette raison que j'ai fait le nécessaire pour vous réinvestir d'une mission dont vous aviez la charge en France. Charlotte, vous récupérez le dossier sur la régulation des transports magiques dans les pays de l'Est !
La jeune femme était sous le choc, elle se retint de pousser une exclamation de joie et remercia chaudement son supérieur.
- Merci beaucoup Filius ! J'avais travaillé si fort sur ce dossier, je... je suis vraiment heureuse d'en récupérer la main !
- Vous travaillerez comme toujours en collaboration avec un sorcier détaché du Département de la Justice Magique, quelqu'un du bureau de contrôle de l'équipement magique je crois, mais aussi avec un membre du département des Transports Magiques, ils veulent mettre sur le coup un spécialiste des réseaux inter-continentaux.
- Ça ne me pose aucun problème, annonça-t-elle.
- Dans le cadre de de projet vous devrez également vous entendre avec l'agent français qu'ils vont envoyer sur place. Vous savez bien que cette affaire a été ouverte par les deux Ministères or une entente cordiale est de mise, avertit Filius.
Charlotte hocha la tête, moyennement rassurée par ce dernier point. Qui allaient-ils envoyer ? Quand même pas...
- Cet agent doit arriver cette après-midi par portoloin, vous pourrez le rencontrer à ce moment-là, ajouta-t-il, coupant la jeune femme dans sa rêverie.
- C'est parfait Filius ! Je vous remercie encore une fois pour votre confiance. Maintenant il faut que je vous quitte, j'ai beaucoup de choses à faire, répondit-elle d'une traite puis, sans attendre, elle quitta le bureau sous les encouragements de son supérieur.
Cette après-midi là Charlotte claqua la porte de son bureau et marcha d'un pas vif vers les ascenseurs, dire qu'elle était stressée était véritablement un euphémisme. Une fois les grilles de l'habitacle ouvertes, elle s'y engouffra et appuya violemment sur le bouton du sixième étage, dès que l'appareil s'arrêta au niveau du Département des Transports Magiques la jeune femme mit quelques instants avant de réagir, elle s'avança doucement vers le terminus des portoloins et avisa d'un œil morne le tableau des arrivées. Son visiteur serait là dans exactement cinq minutes, Charlotte soupira et tenta de calmer les battements de son cœur, elle craignait plus que tout d'avoir affaire à une personne dont elle ne pouvait décemment plus supporter la présence. Après ce qui lui semblait être une éternité la jeune femme vit au loin une silhouette féminine se matérialiser à l'heure prévue, elle soupira de soulagement puis la regarda passer par le bureau de contrôle avant de s'avancer en direction de la sortie.
- Agathe ? souffla-t-elle en reconnaissant finalement la personne face à elle.
- Surprise ! s'exclama l'autre en sautillant joyeusement vers la jeune femme. Tu ne t'attendais pas à me voir, hein ?
- C'est toi qu'ils ont envoyée ? questionna Charlotte, abasourdie.
- Eh oui ! Quand j'ai su qu'on te confiait à nouveau le dossier j'ai fait des pieds et des mains pour être sur le coup, je ne voulais pas que n'importe qui travaille avec toi.
La blonde lâcha un rire nerveux puis vint serrer la jeune femme contre elle, Agathe était l'une de ses amies proches et accessoirement sa collègue lorsqu'elle travaillait encore en France, elle était bien évidemment au courant de son altercation avec Paul et de sa... condition.
- Je suis tellement contente de te revoir, si tu savais !
- Moi aussi ! Ce n'est plus pareil sans toi au Ministère, avoua la brunette. Certains - et elle insista sur le mot - n'hésitent pas prendre leurs grands airs et à jouer les petits chefs, je crois que ça va me faire du bien de rester ici un moment.
- Où vas-tu loger ? Tu pourrais venir à la maison, j'ai de la place.
- Je crois que le Ministère m'a réservé une chambre d'hôtel mais je peux peut-être m'arranger, répondit son amie avec un clin d'œil.
Et ce fut bras dessus bras dessous que les deux jeunes femmes quittèrent le Département, se dirigeant désormais vers les bureaux de la Coopération Magique Internationale.
Depuis une semaine qu'Agathe était arrivée chez elle, la jeune femme n'avait pas vu le temps passer. Cela lui faisait un bien fou d'avoir de la compagnie et surtout une amie à qui se confier même si Charlotte se gardait bien de lui dire certaines choses. Alors qu'elle était en train de préparer le thé dans la cuisine, elle entendit son amie pousser un hurlement depuis le salon.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? s'inquiéta-t-elle en débarquant dans la pièce, glissant à moitié à cause de ses pieds nus.
- C'est normal qu'il y ait un hibou qui vole dans ton salon ?! s'exclama Agathe d'une voix hystérique.
Charlotte se retint de rire et fit un vague geste de la main.
- Ah, ce doit être La Gazette, donne-lui quelques mornilles et il partira, répondit la jeune femme laconiquement en retournant dans la cuisine. Elle écoutait son amie grommeler et tenter de se débattre avec l'animal pendant un instant puis celle-ci reprit la parole :
- Il ne veut pas d'argent, à bien y regarder je crois que c'est juste une lettre.
- Dans ce cas donne-lui simplement quelques friandises, il y en a dans le buffet à côté du sofa.
La jeune femme beurrait des tartines depuis quelques instants quand elle entendit Agathe lui posait une question.
- Tu peux répéter ? Je n'ai pas écouté, marmonna-t-elle.
- Qui est Charlie ?
- Quoi ? Comment ça ? demanda Charlotte, interloquée, tandis qu'elle revenait dans le salon. Là, elle vit son amie avec une lettre décachetée à la main.
- Tu as lu mon courrier ?! s'indigna-t-elle en lui prenant le parchemin des mains.
- Quoi ?! Je voulais juste m'assurer que ce n'était pas une lettre malveillante, répondit Agathe avec un aplomb à toute épreuve.
- Mais bien sûr, répondit la blonde, sarcastique.
- Alors ?
- Quoi ? s'impatienta la jeune femme en tentant de lire la lettre.
- Qui est Charlie ? répéta-t-elle avec un sourire malicieux.
- C'est un ami, dit simplement Charlotte en reprenant sa lecture.
- Oh, un ami, intéressant...
- Est-ce que je peux lire mon courrier s'il-te-plaît ? insista son amie.
- Vas-y, je vais terminer de préparer le petit-déjeuner, déclara Agathe en se rendant dans la cuisine.
La jeune femme leva les yeux au ciel devant la désinvolture de son amie puis reprit sa lecture.
Chère Charlotte,
Comment vas-tu ? Nous n'avons pas eu le temps de nous dire au revoir la dernière fois mais je pense que tu avais du sommeil à rattraper, d'ailleurs ce fut une agréable à soirée, merci encore pour ta compagnie.
Plus sérieusement, je me tourne vers toi sur les conseils d'Hermione, elle m'a assuré que tu possédais plusieurs exemplaires du Droit commun magique – Les structures d'accueil et de vie et notamment le tome deux sur les créatures fantastiques. Est-ce que ça te poserait problème de me le prêter ? Celui de la bibliothèque de la réserve a disparu et j'en ai besoin pour des recherches personnelles.
Merci d'avance pour ton aide.
Amitiés,
Charlie
La jeune femme haussa les sourcils d'étonnement, elle ignorait que le rouquin puisse s'intéresser à un sujet aussi barbant que le droit magique, lui qui vivait au grand air... Elle replia la lettre et se promit d'y répondre plus tard dans la journée quand Agathe arriva avec le plateau du petit-déjeuner. Les deux amies s'installèrent en silence et commencèrent à manger, la brunette ne put cependant pas se retenir davantage et posa d'autres questions à Charlotte :
- Alors ? Qui est ce Charlie ? demanda-t-elle avant d'avaler une gorgée de jus d'orange.
- C'est un ami, Hermione sort avec un de ses frères, Ron.
- Ah oui, les Weasley... Sacrée famille ! remarqua Agathe tandis que son ami hochait mollement la tête.
- Est-ce qu'il te plaît ? reprit-elle après quelques instants.
- Qui ça ? questionna Charlotte alors qu'elle lisait un article de La Gazette du sorcier, fraîchement arrivée.
- Mais enfin Charlie ! s'exclama son amie, comme si c'était une évidence. Charlotte ferma les yeux et se retint de lâcher un soupir.
- Écoute, ce n'est pas parce que tu vis le parfait amour avec Simon que tu dois te sentir obligée de jouer les entremetteuses pour les autres, la sermonna-t-elle. Et d'abord, qu'est-ce qui te fait croire que je m'intéresse à lui ?
- J'en sais rien, il a l'air charmant, répondit-elle en jetant un coup d'œil à la lettre posée sur un guéridon. Est-ce qu'il est mignon ?
Charlotte haussa les épaules, elle n'avait vraiment pas envie de répondre aux questions de son amie et encore moins à l'heure du petit-déjeuner. En restant silencieuse elle espérait la faire taire, cela fonctionna pendant quelques minutes mais Agathe osa reprendre la parole :
- Et... qu'a-t-il voulu dire par « une agréable soirée » ?... Vous avez couché ensemble ?
Son amie qui ne s'attendait pas à une telle question recracha le thé qu'elle venait de boire et manqua de s'étouffer.
- Non mais, ça ne va pas ! s'énerva-t-elle.
- Ma parole, mais tu rougis ! ricana la brunette
- C'est toi qui me mets mal à l'aise ! s'insurgea Charlotte en épongeant du mieux qu'elle pouvait le thé sur le table. Tu sais très bien que je n'ai ni le temps ni l'envie de sortir avec des hommes. Pour ce qui est de Charlie, c'est juste un ami, rien de plus.
- Tu devrais tourner la page et recommencer à sortir tu sais, ça te ferait du bien. Moi, quand Michel est parti, j'étais véritablement bouleversée mais par la suite j'ai rencontré de nouvelles personnes et ça m'a vraiment aidé.
- Je rêve ou tu viens de comparer ma rupture avec la mort de ton chat ?
- C'est pour l'exemple, répondit Agathe.
Son amie râla et débarrassa la table, voulant à tout prix éviter que la conversation ne s'éternise. Alors qu'elle venait de s'installer à son bureau, Charlotte vit la brune passer sa tête par l'entrebâillement de la porte.
- Je vais prendre une douche, ça ne te dérange pas ? questionna-t-elle.
- Non, vas-y. J'ai encore des choses à faire de toute façon.
- Comme répondre à Charlie... chantonna son amie. La blonde lui jeta un regard noir puis lui lança un coussin qui se trouvait à proximité. Toutefois elle rata sa cible car Agathe venait de claquer la porte, évitant ainsi le projectile. Charlotte entendit son amie s'éloigner dans le couloir en ricanant, elle-même ne put s'empêcher de lâcher un petit rire, amusée par son comportement.
- Quel temps ! Je regrette de ne pas avoir pris un manteau plus chaud, grommela Agathe, en traînant tant bien que mal sa valise derrière elle.
- Je t'avais prévenue, lui répondit son amie. Et pourquoi n'a-tu pas rapetissé ton bagage ?
- Je suis nulle pour ce genre de sort, à chaque fois il y a des ratés, se plaignit-elle.
- Tu aurais dû me demander, je l'aurais fait.
Son amie haussa les épaules et reprit sa marche, elles se stoppèrent finalement devant une ancienne cour en pierre, à l'entrée se trouvait une colonne avec le buste d'un homme et derrière on pouvait distinguer trois arches arrondies taillées dans un mur en pierre, ces dernières paraissaient particulièrement sombres. Charlotte avança la première et s'arrêta au niveau de la statue, son amie la suivit et murmura :
- Brr, ça me donne froid dans le dos. J'ai l'impression d'être à l'entrée des catacombes à Paris. Tout en disant cela elle se rapprocha de la plaque de bronze sous le buste et la lut : « Vlad III de Basarab dit « l'Empaleur » », mmh charmant ! ajouta-telle, sarcastique.
- C'est Dracula, répondit la blonde en observant la statue.
- Quoi ? Qui est Dracula ?
- Lui, dit Charlotte en pointant le buste.
- Tu veux dire que... Lui, c'est Dracula ? Le vampire ?
Son amie hocha la tête et continua d'observer les lieux.
- Mais alors... Il faut partir tout de suite, c'est un piège ! Nous allons mourir, vidées de notre sang ! cria-t-elle en tirant sur le bras de la blonde.
- Chut ! Tu vas nous faire repérer ! Et tout ça, ce ne sont que des histoires ! Tout le monde sais que Dracula n'a pas fait tout ce que les moldus racontent dans leurs livres, on l'a vu en Histoire de la Magie à l'école.
- Ah..., répondit Agathe, sa verve redescendue comme un soufflé.
- Au lieu de dire des bêtises aide-moi plutôt à trouver comment on entre, lui demanda Charlotte.
Ce fut à ce moment-là que la jeune femme remarqua un imperceptible mouvement de la statue, elle entendit alors un léger chuchotement près de son oreille.
- Bienvenue à Curtea Veche – siège du Ministère de la Magie Roumain. Que puis-je faire pour vous ?
- Euh...Nous sommes les agents Charlotte de Montmorency et Agathe Verneuil, des Ministères Britannique et Français. Nous avons rendez-vous avec Roman Blàs, le directeur des relations internationales.
- Veuillez vous diriger vers l'arche centrale, vous êtes attendues dans le hall principal. Bon séjour à Bucarest !
Les deux amies se regardèrent puis avancèrent vers l'endroit indiqué, une fois l'arche traversée elles se rendirent compte qu'elles n'étaient plus sur la place humide et vide mais dans l'Atrium du Ministère roumain. Il ressemblait beaucoup à celui qu'il y avait à Londres mais en beaucoup plus rustique, en témoignaient les structures en bois sculptés typiques des pays de l'Est. Charlotte regardait partout autour d'elle quand elle remarqua un petit homme s'approcher : la trentaine, les cheveux bruns coupés à la brosse et le visage bienveillant.
- Bonjour Miss ! salua-t-il dans un anglais approximatif. Je suis Alexander Zidar, je serais votre guide pour ces prochaines semaines. Je travaille au service d'accueil des sorciers étrangers. Aujourd'hui nous allons vous installer dans vos chambres respectives puis nous irons à la rencontre de Mr Blàs et de Mr le Ministre. Si vous voulez bien me suivre.
Il fit une petite courbette et s'empara de la valise d'Agathe avant de se diriger vers les escaliers. Les deux jeunes femmes n'osèrent parler et suivirent le jeune homme, une fois sur la première marche de l'escalier il se stoppa et elles firent de même.
- Niveau résidentiel, annonça-t-il fortement avant de claquer son talon sur le sol.
Tout à coup les marches se mouvèrent pour les faire grimper en colimaçon dans les étages. Durant le voyage Charlotte reprit enfin la parole.
- Qu'est-ce que vous entendez par le « Niveau résidentiel » ?
- Ici, au dernier étage du Ministère, se trouvent des chambres destinés aux employés qui travaillent tard et aux dignitaires étrangers. C'est plus pratique que l'hôtel et il y a moins de risque d'arriver en retard à ses rendez-vous, sauf si cette brave bête décide d'en faire à sa tête, répondit-il en tapant la rambarde de l'escalier qui lâcha un grincement lugubre.
Les deux jeunes femmes se lancèrent un coup d'œil rapide mais ne dirent mot. Une fois dans sa chambre Charlotte commença à défaire ses bagages, alors qu'elle rangeait ses robes dans la penderie elle vit Agathe entrer.
- C'est super ici, non ? lança-t-elle. On a une grande salle de bains, notre propre cheminée, d'ailleurs Alexander m'a dit qu'on pouvait se connecter au réseau de cheminette français, je vais pouvoir parler avec Simon pendant des heures ! ajouta la brunette tout sourire avant de sortir de la chambre de son amie.
Cette dernière secoua la tête de dépit, Agathe avait décidément une véritable force d'adaptation, le séjour n'allait pas être triste avec elle à ses côtés !
- Qu'est-ce que tu vas faire demain ? lui demanda la brune, alors qu'elle se vernissait les ongles dans sa chambre.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Nous avons la journée de libre, tu l'avais oublié ?
- Ah ? Je l'ignorais, répondit Charlotte.
- Pas moi ! Depuis une semaine que nous sommes ici, c'était bien la moindre des choses de nous accorder un peu de repos ! s'écria la jeune femme avant de reprendre calmement. Je pense faire un peu de shopping, j'ai repéré une superbe robe pour la réception du mois prochain, elle sera parfaite !
- Nous n'avons même pas signé les accords que tu parles déjà de réception et de robe de cocktail, tu es incroyable ! se moqua gentiment la blonde tandis que son amie haussait les épaules.
- Il faut bien faire marcher l'économie locale, fut sa seule réponse. Et toi, que vas-tu faire ?
- Je ne sais pas, un peu de tourisme je suppose. Il y a la réserve de dragons que j'aimerais bien visiter, Charlie y est dresseur, ce serait l'occasion de lui passer le bonjour.
- Du tourisme, hein... lança Agathe, un sourire jusqu'aux oreilles. Mais bien sû...Mpff... Hé ! s'énerva-t-elle en relançant l'oreiller qu'elle venait de prendre dans le visage. Ne joue pas à ce jeu avec moi, tu risques de déchanter !
Charlotte explosa de rire et ce fut en chahutant que les deux amies terminèrent la soirée.
Le lendemain Charlotte dût se lever de bonne heure car le seul portoloin qui pouvait l'amener au nord du pays, là où se trouvait la réserve, partait à sept heures. Ce ne fut que quelques heures plus tard que le Magicobus la déposa dans les montagnes, au pied de ce qui semblait être une ancienne bergerie en ruine. La jeune femme s'avança doucement, sentant qu'elle passait une barrière de protection magique, et découvrit avec stupeur une immense grille en fer forgée flanquée de grands bâtiments en pierre. Charlotte fut arrêtée par un sorcier de sécurité qui lui fit passer plusieurs tests de malveillance, il lui posa également des questions sur la raison de sa venue et, après plusieurs minutes de pourparlers avec un de ses collègues, la laissa finalement se diriger vers le bâtiment central. Une fois là-bas, quelqu'un l'attendait, sûrement un dresseur car il portait à sa ceinture une paire de gants en cuir épais ainsi qu'un masque de protection, ce dernier l'enjoignit de le suivre, lui expliquant qu'il allait la conduire à Charlie Weasley. La jeune femme acquiesça, au fond d'elle-même elle avait hâte de revoir le rouquin, elle adorait Agathe mais celle-ci avait tendance à lui rappeler sa vie passée en France ce qui était parfois douloureux pour la blonde. Ce fut donc avec entrain qu'elle suivit l'homme devant elle, ravie de retrouver une personne qu'elle avait rencontrée en Angleterre, là où était désormais sa vie présente.
Note de l'auteur : Voilà ! J'espère que vous avez aimé ce chapitre ! Vous avez sans doute remarqué qu'il est un peu plus long que les précédents, ce n'est pas volontaire mais j'ai juste suivi le cours de l'histoire et tenté de couper au bon moment ce qui, je l'avoue, n'a pas été facile pour ce chapitre car il y a pas mal d'infos, et j'ai essayé de faire de mon mieux pour éviter que ce ne soit pas trop décousu. N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé ! :) A la semaine prochaine !
Blond'sparkle
