Merci pour vos charmantes reviews !!
Alors fake ou pas ?
Que va-t-il se passer ?
En tout cas, j'attends vos réactions avec impatience =P
Bonne lecture !
CHAPITRE 8
House la mena à sa chambre, elle le succédait de près, à la limite de lui frôler le dos. Il ouvrit la porte et dans une once de galanterie, il la laissa passer en premier. Dans le fond du couloir, un bruit métallique se fit entendre. House se tourna vers le boucan, tout comme Cuddy, curieuse dans l'âme. Et ils virent apparaître fièrement, Anna assise sur un fauteuil roulant, traînant un autre de ces engins par l'accoudoir.
- HEEEY GREEG ! On fait la course ?!
Cuddy s'avança pour mieux voir la jeune fille un peu délurée qu'était Anna. Elle jeta un regard en biais et moqueur à House.
- Vous faites ça, vous ? rit-elle.
House baissa la tête en souriant.
- Non, pas maintenant, déclina-t-il.
Puis voyant que les deux femmes se jaugeaient du regard, il comprit qu'il était temps qu'il ne fasse plus fi des conventions.
- Cuddy, voici Anna. Anna, voici Cuddy...
Un énorme sourire barra le visage insouciant de la jeune fille. Elle tendit une main à Cuddy qui s'empressa de la serrer. Anna fit un clin d'œil, pas vraiment discret, à House qui leva les yeux au ciel.
- Bon... Je vous laisse alors. Gardez ça, dit-elle en désignant le char de course de House. Le personnel a décidé d'enlever le fauteuil de la chambre de Greg pour me dissuader d'y venir. Soit disant que j'y passais trop de temps.
- Foutaises ! ajouta House.
- Balivernes ! renchérit Anna.
Cuddy les contempla avec amusement. Anna grimpa sur son fidèle destrier, fit un demi-tour contrôlé et démarra au quart de tour vers le fond du couloir. House et Cuddy l'observèrent prendre un virage bien négocié, s'en suivit un bruit fracassant de chariot percuté et un « ANNABEL ! » de protestation et d'exaspération. House éclata de rire suivit par Cuddy. Il finit par la pousser à l'intérieur en refermant la porte derrière lui.
- Vous avez l'air de bien l'aimer, cette Anna.
- Moui, répliqua-t-il distraitement.
Il l'invita à s'asseoir sur son lit, ne pouvant définitivement pas lui laisser l'inconfortable fauteuil roulant qu'il entreposa près de la fenêtre. Cuddy était pourtant restée debout, considérant ça et là la pièce monotone qu'était la chambre de House. Aucune appropriation du lieu, rien, juste les murs beiges et le sol blanc cassé, sauf peut-être le tas de magasines au pied du lit. Il la regarda faire en se laissant mollement choir sur le lit.
- Vous vous attendiez à quoi ?
- Je pensais que vous auriez réclamé un piano...
- Je n'ai plus envie de jouer, dit-il en réprimant un bâillement.
Elle s'assit sur le rebord du lit, les jambes croisées, le regard rivé sur House. Il malaxait machinalement sa cuisse en se grattant les joues. Il avait les cheveux ébouriffés comme s'il venait de se réveiller. Elle l'aimait bien comme ça, au naturel. Elle se coucha à ses côtés, leurs épaules se frôlaient ce qui mit House mal à l'aise.
- J'ai été surprise, commença-t-elle.
Il pria intérieurement pour qu'elle se taise. Il n'avait pas envie d'en parler, il ne voulait pas en parler, il ne pouvait peut-être même pas en parler.
- Vous étiez prêt à assumer...
Il ne trouva rien à répondre. Et quoi, c'était la stricte vérité ! Il lui avait même proposé d'emménager ensemble. Il sentit la main de Cuddy sur la sienne. Il baissa les yeux en leur direction et les releva vers ceux de Lisa. Elle lui souriait timidement.
- Je compte sur vous, House, murmura-t-elle en le scrutant. Je compte sur toi.
Il déglutit, incapable de détacher son regard de celle qui lui faisait tant confiance. Elle leva la main en direction de sa joue gauche qu'elle caressa tendrement comme pour le rassurer. Il ferma les yeux, s'imprégnant de ses tendresses. Il se pencha vers elle, sentant son souffle chaud contre ses lèvres. Il en mourrait d'envie, l'embrasser... Goûter sa bouche sucrée, humer l'odeur acidulée de son cou.
- Vicuddine, soupira-t-il.
Il comprit qu'elle souriait, saisissant la portée de la comparaison. Elle captura ses lèvres, le cœur de House parut s'arrêter mais elle se détacha trop vite de lui. Il grogna de frustration.
- House, reprit-elle. Tenez bon.
Envolé le tutoiement, place à la cordialité, adieu moment d'intimité.
Il sentit qu'elle se levait. Il rouvrit les yeux et croisa son regard plein d'espoir, de confiance, d'envie... surtout d'envie. Elle l'embrassa prudemment sur le front et s'éloigna vers la porte.
- Je reviendrai, Greg. Courage ! Au revoir...
Il la regarda partir, se retenant de lui hurler de rester. Elle passa la porte en souriant et il la vit disparaître.
- RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! s'énerva-t-il. Putain ! Putain ! Putain ! martela-t-il en rouant du poing son matelas.
